Classée FRR (socle)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Guiscriff.
Commune rurale de 2 037 habitants, Guiscriff conserve un tissu économique de proximité. Le revenu médian y est un peu en retrait par rapport à la moyenne nationale.
Environ 43,4 % des actifs occupent un emploi dans la commune, les autres rejoignant principalement Gourin et Scaër. Parmi les principaux employeurs figurent LES VOLAILLES DE KERANNA et MAIRIE. Les ouvriers forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (55,7 % des emplois).
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation), ainsi qu'à 2 autres dispositifs d'aide territoriale. Un projet a été subventionné par l'État pour 250 000 € d'aides d'investissement.
Pour référence, Tréméven (17 km) affiche 23 000 € de revenu médian
Le revenu médian de Guiscriff s'établit à 20 540 € par UC, un niveau inférieur à la médiane nationale. Au regard de la médiane du département (23 100 €), le revenu de Guiscriff est inférieur d'à peu près 2 560 €. La distribution des revenus affiche une dispersion modérée (D9/D1 = 2,7): le 1er décile se situe à 11 470 €, le 9e à 31 150 €.
Le bassin local présente un chômage élevé (11,2 %) et un taux d'emploi limité (63,5 %) au regard des repères nationaux. La structure socioprofessionnelle privilégie les ouvriers (55,7 % des emplois occupés).
Selon Sirene (2023), Guiscriff compte 152 établissements actifs, avec une part industrielle supérieure à la moyenne française. Sur le plan sectoriel, commerce, transports, hébergement et restauration concentre 19,1 % des unités productives. En 2024, 20 établissements ont été créés, dans une trajectoire décennale à +43,4 % — une dynamique de création forte. Le tissu local compte parmi ses principaux employeurs LES VOLAILLES DE KERANNA et MAIRIE.
La situation financière apparaît confortable en 2024, avec 344 €/hab d'épargne brute sur 1 018 €/hab de recettes. Il faudrait 1,9 années d'épargne brute pour rembourser la dette (courte), dans une commune qui consacre 711 €/hab à l'investissement. Un projet local a bénéficié de 250 000 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Le taux global de taxe foncière sur le bâti — 37,11 % en 2024 — se situe sous la médiane nationale. Comparée au département (40,11 % de médiane TFB), Guiscriff présente un écart de -3,00 points — la part communale pure s'élève à 33,03 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 22,37 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 19,51 %.
L'économie locale s'apprécie dans le cadre régional: Guiscriff est au cœur de la Bretagne intérieure. La commune est couverte par plusieurs dispositifs — FRR (France Ruralités Revitalisation) et Zone de Revitalisation Rurale (ZRR) — pris en compte dans certaines aides publiques. Les flux domicile-travail font état de 491 résidents qui vont travailler dans une autre commune. Sur le versant social, la CAF dénombre 305 allocataires, dont 35 foyers bénéficiaires du RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Les déciles de revenu classent les ménages locaux en 10 paliers d'effectifs égaux. Sous le seuil D1 vivent les 10 % les plus modestes ; au-delà de D9, les 10 % les plus aisés. La médiane (Q2) sépare la population en deux moitiés équivalentes. L'écart entre ces seuils donne la mesure visuelle des inégalités locales.
Les déciles révèlent un écart de 2,7 entre les 10 % aux plus faibles revenus (11 470 €) et les 10 % les plus aisés (31 150 €), autour d'une médiane de 20 540 €.
Pour chaque tranche d'âge du déclarant, on lit la médiane de revenu (trait foncé) et l'amplitude des 50 % centraux (zone claire, entre Q1 et Q3). Les courbes générationnelles révèlent souvent un pic de revenu autour de la cinquantaine et un retrait après la retraite.
À Guiscriff, les 40-59 ans tirent la médiane (20 540 €) vers le haut, tandis que les moins de 30 ans et les 75 ans et plus se positionnent typiquement plus bas.
Le revenu disponible moyen est ici éclaté par origine : traitements et salaires, revenus d'indépendants, retraites, fruits du patrimoine (loyers, dividendes, plus-values) et prestations sociales. La somme dépasse parfois 100 % car les impôts directs, retranchés à part, apparaissent comme un poste négatif.
Les salaires représentent 47,3 % du revenu disponible local et les pensions 40,7 %, signe d'un profil de Guiscriff marqué par son équilibre démographique.
En croisant revenu et composition familiale, on isole les profils favorisés (typiquement les couples sans enfant, soutenus par un double salaire) et les plus exposés (monoparents et personnes seules). La médiane (barre foncée) et l'écart interquartile Q1–Q3 (zone claire) résument chaque catégorie.
Cette ventilation par configuration familiale mesure l'écart à la médiane locale (20 540 €) et pointe les profils les plus fragiles.
Du décile D1 au décile D10, la composition du revenu disponible bascule progressivement : redistribution et minima sociaux occupent une place centrale en bas de distribution, tandis que salaires et patrimoine prennent le dessus en haut. À l'opposé, la ponction fiscale (poste négatif) s'amplifie nettement vers les déciles supérieurs.
La composition par décile de Guiscriff met en évidence le basculement progressif: poids majeur des prestations sociales chez les plus modestes (D1-D3), domination des salaires puis du patrimoine chez les plus aisés.
Cette ventilation par statut d'occupation révèle des écarts récurrents : les propriétaires disposent généralement du niveau de vie le plus élevé, tandis que les locataires du parc social figurent parmi les groupes les plus fragiles. Le Gini calculé pour chaque groupe affine le diagnostic en mesurant l'inégalité interne.
Comparaison des revenus médians perçus par les ménages selon la nature de la ressource principale. Les salaires et les pensions sont généralement les sources les plus stables, tandis que les revenus d'activités non salariées ou du patrimoine présentent une dispersion plus importante (écart Q1-Q3 plus large).
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 16 890 € | 20 670 € | 25 620 € |
| Pensions, retraites et rentes | 16 440 € | 20 590 € | 24 020 € |
Le revenu déclaré est le revenu brut avant impôts et prestations sociales. Le revenu disponible est ce qui reste après redistribution (impôts déduits, prestations ajoutées). La différence entre les deux mesure l'effet de la redistribution sur le niveau de vie de la commune.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 14 220 € | 16 100 € |
| Médiane | 19 970 € | 20 540 € |
| 3e quartile (Q3) | 25 290 € | 24 870 € |
| Indice de Gini | 0,28 | 0,22 |
| Effet de la redistribution | +570 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Le taux d'activité regroupe actifs occupés et chômeurs au sens du recensement ; le taux d'emploi exclut les seconds et ne retient que les personnes ayant effectivement un travail. Le taux de chômage mesure, au sein des seuls actifs, la part de ceux en recherche d'emploi (concept INSEE, distinct des chiffres administratifs de France Travail).
Cette ventilation par sexe et par âge met en évidence des écarts récurrents. Le taux de chômage atteint typiquement ses plus hauts niveaux chez les 15-24 ans (parcours encore en formation), et tend à se résorber à mesure que l'on monte dans les tranches d'âge actives.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 71,5 % | 63,5 % | 11,2 % |
| Hommes | 75,6 % | 66,5 % | 12,0 % |
| Femmes | 67,0 % | 60,2 % | 10,2 % |
| 15-24 ans | 50,2 % | 39,5 % | 21,3 % |
| 25-54 ans | 89,7 % | 81,8 % | 8,8 % |
| 55-64 ans | 50,5 % | 43,3 % | 14,2 % |
Les emplois sont décomposés par CSP (cadres, professions intermédiaires, employés, ouvriers, artisans-commerçants, agriculteurs). On lit ici le tissu d'emplois présent dans la commune, pas la structure socioprofessionnelle des ménages résidents.
Premier groupe de l'emploi local, les Ouvriers représentent 55,7 % des postes occupés sur le territoire communal.
Les emplois se répartissent entre cinq grands secteurs économiques. Cette structure dépend fortement du type de territoire : campagnes tournées vers l'agriculture, bassins ouvriers organisés autour de l'industrie, villes intermédiaires portées par le tertiaire public et privé.
À Guiscriff, 48,5 % des postes relèvent du secteur Industrie, qui structure le bassin d'emploi local.
Comment les actifs de la commune se rendent-ils au travail ? La voiture reste largement dominante en France, surtout en zone rurale. Les transports en commun et le vélo sont plus fréquents dans les grandes agglomérations.
Le graphique des modes révèle la prééminence de Voiture (87,8 %) — un indicateur clé de l'offre de mobilité disponible de Guiscriff.
On lit ici comment les salariés se distribuent entre CDI, fonctionnaires, CDD, intérimaires, apprentis et autres statuts. Les emplois pérennes (CDI + fonction publique) forment, en France, l'ossature dominante du salariat.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (82,0 %), signal de la solidité du marché du travail local.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Pour mesurer le capital scolaire local, on retient le diplôme le plus élevé déclaré par chaque résident. Le champ d'observation couvre la population non scolarisée à partir de 15 ans ; les jeunes encore en formation sont écartés. La catégorie « Sans diplôme » englobe également les titulaires du seul CEP.
L'échelle s'étire du « sans diplôme » au bac+5 et plus. Une forte proportion de diplômés du supérieur long trahit habituellement une commune à profil cadre et profession intellectuelle ; une part marquée de CAP-BEP renvoie plutôt à un tissu ouvrier ou artisanal.
À Guiscriff, 25,6 % de la population non scolarisée n'a aucun diplôme, indicateur utile pour situer le capital scolaire local.
Le différentiel femmes-hommes en matière de diplôme s'est largement inversé sur trois décennies. Chez les jeunes adultes, le capital scolaire féminin dépasse désormais le masculin en moyenne nationale ; chez les plus de 60 ans, l'écart est encore favorable aux hommes.
La courbe par tranche d'âge dessine le parcours scolaire : quasi 100 % entre 6 et 14 ans, un palier élevé en maternelle et au lycée, puis une décrue progressive à partir de 18 ans. Un niveau soutenu chez les jeunes adultes reflète une commune accueillant des étudiants en cycle supérieur.
La courbe par âge de Guiscriff permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Parmi les 305 foyers allocataires de Guiscriff, 1 perçoivent une aide au logement, 1 la prime d'activité et 1 le RSA — la hiérarchie des prestations éclaire le profil social local.
La commune bénéficie de 2 dispositifs d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
AFR 2022-2027
Commune éligible aux aides à finalité régionale : subventions d'investissement, exonérations fiscales pour les grandes entreprises industrielles ou tertiaires qui créent de l'emploi dans des territoires en retard de développement.
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | LES VOLAILLES DE KERANNA | Industrie manufacturière (NAF 10.12Z) | 250 à 499 salariés |
| #2 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 20 à 49 salariés |
| #3 | BISCUITERIE LOUIS LE GOFF | Industrie manufacturière (NAF 10.72Z) | 10 à 19 salariés |
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DSIL | Construction d'une maison de sante pluriprofessionnelle | 1 884 102 € | 250 000 € | 13,3 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
On recense 152 établissements actifs à Guiscriff, soit 7,5 pour 100 habitants. Le renouvellement entrepreneurial atteint 13,2 %, avec 20 créations récentes. Les activités se concentrent dans Commerce, transports, hébergement et restauration (19 %) et Administration publique, enseignement, santé, action sociale (19 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0