Classée FRR (socle)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Revenus & Emploi
Niveau de vie et emploi à Charlieu : revenu médian 20 420 €/an, chômage 13,5 %. Revenus, pauvreté, catégories socioprofessionnelles, diplômes et navettes domicile-travail.
Données Filosofi 2021 — le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Pour comprendre la structure des revenus, on classe les ménages du plus modeste au plus aisé puis on les répartit en dix tranches d'effectifs identiques. Les bornes D1 et D9 encadrent ainsi 80 % des situations, tandis que la médiane partage la commune en deux. Plus la distance entre ces deux bornes est large, plus les écarts internes sont marqués.
La distribution des revenus de Charlieu s'étage de 12 110 € pour les 10 % les plus modestes à 33 970 € pour les 10 % les plus aisés, pour une médiane de 20 420 €.
| Décile de niveau de vie | Revenu disponible (€/UC/an) |
|---|---|
| 1er décile (D1) | 12 110 € |
| D2 | 14 780 € |
| D3 | 16 750 € |
| D4 | 18 830 € |
| Médiane | 20 420 € |
| D6 | 22 260 € |
| D7 | 24 950 € |
| D8 | 28 520 € |
| 9e décile (D9) | 33 970 € |
L'âge du chef de famille structure fortement le niveau de vie. La médiane (barre foncée) sépare exactement la tranche en deux moitiés, et la zone Q1–Q3 (claire) indique la fourchette occupée par les 50 % de ménages « du milieu » de chaque cohorte.
À Charlieu, les 40-59 ans tirent la médiane (20 420 €) vers le haut, tandis que les moins de 30 ans et les 75 ans et plus se positionnent typiquement plus bas.
| Tranche d'âge | 1er quartile | Médiane | 3e quartile |
|---|---|---|---|
| Moins de 30 ans | 14 160 € | 18 900 € | 23 310 € |
| 30 à 39 ans | 15 890 € | 19 460 € | 24 810 € |
| 40 à 49 ans | 15 380 € | 20 020 € | 25 980 € |
| 50 à 59 ans | 16 000 € | 21 390 € | 29 780 € |
| 60 à 74 ans | 16 150 € | 21 400 € | 28 070 € |
| 75 ans ou plus | 16 750 € | 20 460 € | 25 880 € |
D'où proviennent les revenus des habitants ? Ce graphique décompose le revenu disponible moyen de la commune selon ses sources : salaires, activités non salariées, pensions de retraite, revenus du patrimoine (loyers, dividendes, plus-values) et prestations sociales. Le total peut dépasser 100 % car les impôts (négatifs) sont déduits séparément.
Les salaires représentent 55,6 % du revenu disponible local et les pensions 35,7 %, signe d'un profil de Charlieu marqué par son équilibre démographique.
| Source de revenu | Part du revenu disponible |
|---|---|
| Salaires et traitements | 55,6 % |
| Revenus des activités non salariées | 4,1 % |
| Pensions, retraites et rentes | 35,7 % |
| Revenus du patrimoine | 7,4 % |
| Prestations sociales | 7,2 % |
| Impôts (prélèvements) | -12,7 % |
Cette comparaison contraste les profils de ménage : les couples sans enfant bénéficient en règle générale du niveau de vie le plus confortable, tandis que les foyers monoparentaux et les solos sont plus exposés aux situations précaires. Médiane en sombre, fourchette des 50 % centraux (Q1–Q3) en clair.
Cette ventilation par configuration familiale mesure l'écart à la médiane locale (20 420 €) et pointe les profils les plus fragiles.
| Type de ménage | 1er quartile | Médiane | 3e quartile |
|---|---|---|---|
| Hommes seuls | 14 860 € | 19 170 € | 23 810 € |
| Femmes seules | 13 790 € | 17 940 € | 22 230 € |
| Couples sans enfant | 19 550 € | 23 960 € | 30 520 € |
| Couples avec enfant(s) | 17 980 € | 21 930 € | 29 650 € |
| Familles monoparentales | 13 030 € | 16 880 € | 21 370 € |
La pauvreté frappe très inégalement selon que le ménage est propriétaire ou locataire : les locataires, en particulier dans le parc social, sont nettement plus exposés au seuil de pauvreté (60 % du revenu médian national). Un marqueur clé de la précarité résidentielle.
| Statut d'occupation | Taux de pauvreté (seuil 60 %) |
|---|---|
| Locataires | 25 % |
| Locataires du parc privé | 23 % |
Entre 2017 et 2021, le revenu médian a progressé de 10,3 %. Le taux de pauvreté a reculé de 1 point. Le taux de chômage est resté stable (2017–2022).
| Année | Revenu médian | Taux de pauvreté |
|---|---|---|
| 2017 | 18 520 € | 17 % |
| 2018 | 18 970 € | 14 % |
| 2019 | 19 240 € | 16 % |
| 2020 | 20 020 € | 15 % |
| 2021 | 20 420 € | 16 % |
En passant du décile inférieur (D1) au décile supérieur (D10), la structure des ressources évolue : les prestations sociales pèsent fortement chez les ménages modestes alors que salaires et revenus du patrimoine dominent en haut de l'échelle. La contribution des impôts directs, négative, croît avec le niveau de vie.
La stratification par décile traduit la logique de redistribution: transferts visibles en bas, dominante salariale au milieu, effet patrimoine en haut de la distribution de Charlieu.
| Niveau de vie | Salaires | Pensions | Prestations | Patrimoine |
|---|---|---|---|---|
| Inférieur au 1er décile | 23,4 % | 23,4 % | 38,3 % | 2,1 % |
| Du 1er au 2e décile | 33,3 % | 40,7 % | 21,5 % | 3,6 % |
| Du 2e au 3e décile | 45,8 % | 40,5 % | 13,2 % | 2,8 % |
| Du 3e au 4e décile | — | 35,6 % | 7,6 % | 3,4 % |
| Du 4e au 5e décile (médiane) | — | 41,6 % | 5,8 % | 3,6 % |
| Du 5e au 6e décile | — | 38,2 % | 2,7 % | 4,9 % |
| Du 6e au 7e décile | — | 43,8 % | 1,8 % | 6,4 % |
| Du 7e au 8e décile | — | 31,2 % | 1,4 % | 8,8 % |
| Du 8e au 9e décile | — | 33,6 % | 1,5 % | 10,6 % |
Cette ventilation par statut d'occupation révèle des écarts récurrents : les propriétaires disposent généralement du niveau de vie le plus élevé, tandis que les locataires du parc social figurent parmi les groupes les plus fragiles. Le Gini calculé pour chaque groupe affine le diagnostic en mesurant l'inégalité interne.
Comparaison des revenus médians perçus par les ménages selon la nature de la ressource principale. Les salaires et les pensions sont généralement les sources les plus stables, tandis que les revenus d'activités non salariées ou du patrimoine présentent une dispersion plus importante (écart Q1-Q3 plus large).
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 16 970 € | 20 790 € | 26 880 € |
| Pensions, retraites et rentes | 15 640 € | 20 380 € | 25 720 € |
Comparer le revenu déclaré au revenu disponible revient à observer la machine redistributive : on retire les impôts directs payés et on ajoute les prestations sociales reçues. L'écart résultant — positif au global pour la France — chiffre l'effet net de la redistribution sur la commune.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 13 610 € | 15 800 € |
| Médiane | 19 550 € | 20 420 € |
| 3e quartile (Q3) | 26 830 € | 26 620 € |
| Indice de Gini | 0,32 | 0,24 |
| Effet de la redistribution | +870 € sur la médiane | |
Pour référence, Commelle-Vernay (21 km) affiche 24 710 € de revenu médian
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Trois indicateurs structurent la lecture du marché du travail local. Le taux d'activité agrège emploi et chômage chez les 15-64 ans, le taux d'emploi isole strictement les personnes en poste, et le taux de chômage exprime, sur les seuls actifs, la fraction en recherche (au sens INSEE, plus large que la statistique de France Travail).
Cette ventilation par sexe et par âge met en évidence des écarts récurrents. Le taux de chômage atteint typiquement ses plus hauts niveaux chez les 15-24 ans (parcours encore en formation), et tend à se résorber à mesure que l'on monte dans les tranches d'âge actives.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 76,0 % | 65,7 % | 13,5 % |
| Hommes | 77,5 % | 67,7 % | 12,6 % |
| Femmes | 74,4 % | 63,7 % | 14,4 % |
| 15-24 ans | 56,8 % | 48,5 % | 14,7 % |
| 25-54 ans | 92,1 % | 80,9 % | 12,2 % |
| 55-64 ans | 53,3 % | 43,6 % | 18,2 % |
Répartition des emplois dans la commune selon la CSP (catégorie socioprofessionnelle). Il s'agit des emplois situés dans la commune (lieu de travail), pas nécessairement occupés par ses habitants.
Le graphique CSP révèle le poids prépondérant des Ouvriers (28,2 %) dans les emplois du territoire — un marqueur utile pour lire la sociologie productive de Charlieu.
| Catégorie socioprofessionnelle | Emplois | Part |
|---|---|---|
| Agriculteurs exploitants | 21 | 0,9 % |
| Artisans, commerçants, chefs d'entreprise | 208 | 9,2 % |
| Cadres et professions intellectuelles supérieures | 305 | 13,5 % |
| Professions intermédiaires | 503 | 22,3 % |
| Employés | 582 | 25,8 % |
| Ouvriers | 634 | 28,2 % |
On retrouve ici la nomenclature simplifiée en cinq grands secteurs. Selon le profil de la commune, le pôle moteur varie : agriculture dans les territoires ruraux, industrie ou construction dans les bassins productifs, services publics (administration-éducation-santé) dans les chefs-lieux.
À Charlieu, 36,9 % des postes relèvent du secteur Administration, enseignement, santé, action sociale, qui structure le bassin d'emploi local.
| Secteur d'activité | Emplois | Part |
|---|---|---|
| Agriculture | 25 | 1,1 % |
| Industrie | 481 | 21,4 % |
| Construction | 117 | 5,2 % |
| Commerce, transports, services | 799 | 35,5 % |
| Administration, enseignement, santé, action sociale | 830 | 36,9 % |
Mode de déplacement principal utilisé par les actifs pour rejoindre leur lieu de travail. La voiture individuelle domine très largement la pratique française, particulièrement hors des grands centres urbains. Les transports collectifs et la marche ou vélo gagnent du terrain dans les zones denses.
À Charlieu, 72,6 % des actifs privilégient Voiture pour leurs trajets domicile-travail, loin devant les autres modes.
| Mode de transport | Actifs | Part |
|---|---|---|
| Pas de transport | 59 | 4,2 % |
| Marche à pied | 242 | 17,1 % |
| Vélo | 48 | 3,4 % |
| Deux-roues motorisé | 13 | 0,9 % |
| Voiture | 1 028 | 72,6 % |
| Transports en commun | 27 | 1,9 % |
Répartition des salariés selon leur type de contrat. Le CDI (contrat à durée indéterminée) et la fonction publique représentent généralement la majorité des emplois salariés.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (80,7 %), signal de la solidité du marché du travail local.
| Type de contrat | Actifs | Part |
|---|---|---|
| CDI / Fonction publique | 998 | 80,7 % |
| CDD | 135 | 10,9 % |
| Intérim | 32 | 2,6 % |
| Apprentissage / Stage | 51 | 4,2 % |
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Pour mesurer le capital scolaire local, on retient le diplôme le plus élevé déclaré par chaque résident. Le champ d'observation couvre la population non scolarisée à partir de 15 ans ; les jeunes encore en formation sont écartés. La catégorie « Sans diplôme » englobe également les titulaires du seul CEP.
L'échelle s'étire du « sans diplôme » au bac+5 et plus. Une forte proportion de diplômés du supérieur long trahit habituellement une commune à profil cadre et profession intellectuelle ; une part marquée de CAP-BEP renvoie plutôt à un tissu ouvrier ou artisanal.
Les personnes sans diplôme représentent 31,4 % de la population non scolarisée de Charlieu.
| Niveau de diplôme | Personnes (15 ans et +) | Part |
|---|---|---|
| Sans diplôme ou CEP | 935 | 31,4 % |
| BEPC, brevet, DNB | 178 | 6,0 % |
| CAP, BEP ou équivalent | 778 | 26,1 % |
| Baccalauréat | 456 | 15,3 % |
| Bac +2 (BTS, DUT...) | 278 | 9,3 % |
| Bac +3 ou +4 (Licence, Master 1...) | 202 | 6,8 % |
| Bac +5 ou plus (Master, Doctorat, Ingénieur...) | 150 | 5,0 % |
Les courbes par sexe rendent visible un retournement historique. Dans les générations récentes, le niveau d'études moyen des femmes dépasse celui des hommes ; au-delà de 60 ans, le rapport reste à l'inverse au profit des hommes, reflet d'une scolarisation plus tardive des femmes.
| Niveau de diplôme | Hommes | Femmes |
|---|---|---|
| Sans diplôme ou CEP | 26,8 % | 35,1 % |
| BEPC, brevet, DNB | 5,1 % | 6,7 % |
| CAP, BEP ou équivalent | 32,3 % | 21,2 % |
| Baccalauréat | 14,5 % | 16,0 % |
| Bac +2 (BTS, DUT...) | 9,9 % | 8,8 % |
| Bac +3 ou +4 (Licence, Master 1...) | 5,4 % | 8,0 % |
| Bac +5 ou plus (Master, Doctorat, Ingénieur...) | 6,1 % | 4,2 % |
Le graphique reporte, pour chaque classe d'âge, la proportion de personnes encore inscrites dans un cycle d'études. La scolarisation est mécaniquement totale de 6 à 14 ans (obligation légale), reste très élevée en maternelle et au lycée, puis s'effrite à mesure que les jeunes basculent vers l'emploi. Un fort taux chez les 18-24 ans trahit une présence étudiante notable.
La courbe par âge de Charlieu permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
| Tranche d'âge | Population | Scolarisés | Taux |
|---|---|---|---|
| 2-5 ans | 100 | 85 | 84,8 % |
| 6-10 ans | 165 | 161 | 97,1 % |
| 11-14 ans | 167 | 164 | 98,2 % |
| 15-17 ans | 158 | 152 | 96,3 % |
| 18-24 ans | 280 | 68 | 24,2 % |
| 25-29 ans | 179 | 3 | 1,7 % |
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 15 800 € |
| Médiane (Q2) | 20 420 € |
| 3e quartile (Q3) | 26 620 € |
| D1 (1er décile) | 12 110 € |
| D2 (2e décile) | 14 780 € |
| D3 (3e décile) | 16 750 € |
| D4 (4e décile) | 18 830 € |
| D6 (6e décile) | 22 260 € |
| D7 (7e décile) | 24 950 € |
| D8 (8e décile) | 28 520 € |
| D9 (9e décile) | 33 970 € |
| Rapport interdécile (D9/D1) | 2,8 |
| S80/S20 | 3,4 |
| Indice de Gini | 0,24 |
Les 960 allocataires de Charlieu bénéficient principalement des aides au logement (1) et de la prime d'activité (1), loin devant les minima sociaux.
| Type d'allocataire | Allocataires |
|---|---|
| RSA | 1 |
| Prime d'activité | 1 |
| Aides au logement | 1 |
| Allocations familiales | 1 |
| Minima sociaux | 1 |
La commune bénéficie de 2 dispositifs d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
AFR 2022-2027
Commune éligible aux aides à finalité régionale : subventions d'investissement, exonérations fiscales pour les grandes entreprises industrielles ou tertiaires qui créent de l'emploi dans des territoires en retard de développement.
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
La commune participe a 1 programme national d'appui aux territoires, pilote par l'Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT). Ces dispositifs apportent un accompagnement humain (chef de projet), une ingenierie technique et des financements pour revitaliser le territoire.
Dispositif qui accompagne les communes rurales de moins de 20 000 habitants dans la revitalisation de leurs centres-bourgs.
Source : Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT) — programmes Action Coeur de Ville, Petites Villes de Demain, Villages d'Avenir, Fabriques de Territoire. En savoir plus sur anct.gouv.fr.
Charlieu compte 3 766 habitants et présente un profil économique diversifié. Le revenu médian y est un peu en retrait par rapport à la moyenne nationale.
Environ 35,4 % des actifs occupent un emploi dans la commune, les autres rejoignant principalement Roanne et Saint-Nizier-sous-Charlieu. Parmi les principaux employeurs figurent THIVEND INDUSTRIES et EHPAD ETAB HEBERGEANT PERS AGEES DEPENDANTES.
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale. Elle bénéficie du programme national Petites Villes de Demain. Un projet a été subventionné par l'État pour 453 732 € d'aides d'investissement.
Selon Filosofi, le revenu médian communal (20 420 €) se tient en retrait par rapport à la médiane française. Au regard de la médiane du département (21 680 €), le revenu de Charlieu est inférieur d'à peu près 1 260 €. La distribution des revenus affiche une dispersion modérée (D9/D1 = 2,8): le 1er décile se situe à 12 110 €, le 9e à 33 970 €.
Le marché du travail local apparaît tendu: chômage à 13,5 %, taux d'emploi à 65,7 %, sur 1 621 actifs. Côté CSP, les ouvriers (28,2 %) arrivent en tête, suivis des Employés (25,8 %).
Économie à dominante tertiaire, Charlieu compte 464 établissements actifs au millésime 2023. Sur le plan sectoriel, commerce, transports, hébergement et restauration concentre 29,1 % des unités productives. En 2024, 51 établissements ont été créés, dans une trajectoire décennale à +7,9 % — un stock d'établissements stable. Côté employeurs, THIVEND INDUSTRIES et EHPAD ETAB HEBERGEANT PERS AGEES DEPENDANTES figurent parmi les établissements les plus importants du bassin.
En 2024, la commune présente une épargne brute de 447 €/hab pour 1 313 €/hab de recettes, signe d'une gestion financière saine. La durée théorique de désendettement — 2,3 années — reste courte, aux côtés de 667 €/hab d'investissement. Un projet local a bénéficié de 453 732 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Le taux global de taxe foncière sur le bâti — 36,00 % en 2024 — se situe sous la médiane nationale. L'écart avec la médiane départementale — 40,69 % — est de -4,69 points, sur un taux communal pur de 33,88 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 23,57 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 19,86 %.
L'économie locale s'apprécie dans le cadre régional: Charlieu est au cœur du maillage communal du département de la Loire. La commune est couverte par plusieurs dispositifs — FRR (France Ruralités Revitalisation) et dispositif d'Aide à Finalité Régionale (AFR) — pris en compte dans certaines aides publiques. Les flux domicile-travail font état de 917 résidents qui vont travailler dans une autre commune. Sur le versant social, la CAF dénombre 960 allocataires, dont 85 foyers bénéficiaires du RSA.