Commune rurale de 315 habitants, Charmes-la-Côte conserve un tissu économique de proximité. Le revenu médian s'inscrit dans la moyenne française.
Seuls 18,3 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Nancy et Toul. Les artisans, commerçants, chefs d'entreprise forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (50,1 % des emplois).
25 090 € de revenu médian à Moutrot, commune de population comparable à 6 km
Charmes-la-Côte affiche un niveau de vie médian de 23 840 €, dans la moyenne française. À l'échelle départementale, la médiane dans le Meurthe-et-Moselle s'élève à 22 560 €, soit environ 1 280 € de moins qu'à Charmes-la-Côte.
Sur un total de 148 actifs, la commune affiche un taux de chômage de 6,2 % et un taux d'emploi de 71,0 %, signes d'un marché local tendu vers l'emploi. La structure socioprofessionnelle privilégie les artisans, commerçants, chefs d'entreprise (50,1 % des emplois occupés).
En 2023, 22 établissements étaient actifs de Charmes-la-Côte, principalement dans les services. Sur le plan sectoriel, industrie concentre 22,7 % des unités productives. Au millésime 2024, 3 nouveaux établissements ont été immatriculés, dans un contexte de dynamique de création forte (stock à +37,5 % sur la période).
En 2024, la marge budgétaire reste très faible, avec 75 €/hab d'épargne brute et un encours de dette de 1 610 €/hab. La capacité de désendettement ressort à 21,5 années (très longue), pour 220 €/hab de dépenses d'équipement.
Le taux de TFB de Charmes-la-Côte, 30,72 % en 2024, figure parmi les plus faibles au regard de la moyenne nationale. L'écart avec la médiane départementale — 38,14 % — est de -7,42 points, sur un taux communal pur de 29,32 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 22,66 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 21,36 %.
L'économie locale s'apprécie dans le cadre régional: Charmes-la-Côte est au cœur du tissu villageois lorrain. Le nombre de navetteurs sortants — 137 — traduit une polarité résidentielle du territoire. Sur le versant social, la CAF dénombre 50 allocataires, dont 5 foyers bénéficiaires du RSA.
Revenus, emploi, diplômes et prestations
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Revenus déclarés vs disponibles
Le revenu déclaré est le revenu brut avant impôts et prestations sociales. Le revenu disponible est ce qui reste après redistribution (impôts déduits, prestations ajoutées). La différence entre les deux mesure l'effet de la redistribution sur le niveau de vie de la commune.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| Médiane | 24 160 € | 23 840 € |
| Effet de la redistribution | -320 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Le taux d'activité mesure la part des 15-64 ans qui travaillent ou cherchent un emploi. Le taux d'emploi ne compte que ceux qui travaillent effectivement. Le taux de chômage est la part des actifs qui sont sans emploi et en recherchent un (au sens du recensement, différent de celui de Pôle emploi).
Taux de chômage et d'emploi par sexe et âge
Comparaison des taux d'emploi et de chômage entre les hommes et les femmes, et entre les différentes tranches d'âge. Les jeunes (15-24 ans) ont généralement un taux de chômage plus élevé, en partie parce que beaucoup sont encore en études (d'où un faible taux d'activité).
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 75,7 % | 71,0 % | 6,2 % |
| Hommes | 79,2 % | 74,0 % | 6,6 % |
| Femmes | 72,1 % | 67,9 % | 5,9 % |
| 15-24 ans | 38,7 % | 34,5 % | 10,9 % |
| 25-54 ans | 87,1 % | 82,7 % | 5,0 % |
| 55-64 ans | 66,7 % | 60,8 % | 8,7 % |
Emplois par catégorie socioprofessionnelle
Répartition des emplois dans la commune selon la CSP (catégorie socioprofessionnelle). Il s'agit des emplois situés dans la commune (lieu de travail), pas nécessairement occupés par ses habitants.
À Charmes-la-Côte, la répartition CSP place en tête les Artisans, commerçants, chefs d'entreprise (50,1 %), indicateur du type d'activités implantées sur la commune.
Emplois par secteur d'activité
Les 5 grands secteurs de l'économie. L'agriculture domine en milieu rural, tandis que le secteur administration, enseignement, santé est souvent le premier employeur des villes moyennes.
À Charmes-la-Côte, 37,8 % des postes relèvent du secteur Commerce, transports, services, qui structure le bassin d'emploi local.
Modes de transport domicile-travail
Comment les actifs de la commune se rendent-ils au travail ? La voiture reste largement dominante en France, surtout en zone rurale. Les transports en commun et le vélo sont plus fréquents dans les grandes agglomérations.
Dominante: Voiture concentre 88,5 % des déplacements domicile-travail des actifs de Charmes-la-Côte.
Types de contrats de travail
Répartition des salariés selon leur type de contrat. Le CDI (contrat à durée indéterminée) et la fonction publique représentent généralement la majorité des emplois salariés.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (91,5 %), signal de la solidité du marché du travail local.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Répartition des habitants selon leur plus haut diplôme obtenu. Seule la population non scolarisée de 15 ans ou plus est prise en compte (les étudiants en cours d'études sont exclus). La catégorie « Sans diplôme » inclut le CEP (certificat d'études primaires).
Répartition par niveau de diplôme
Du niveau le plus bas (sans diplôme) au plus élevé (bac+5 et plus). Un taux élevé de bac+5 et plus indique une commune avec beaucoup de cadres et professions intellectuelles. Un taux élevé de CAP-BEP est typique des communes ouvrières ou artisanales.
Entre 13,9 % sans diplôme et — de diplômés du supérieur, la distribution de Charmes-la-Côte éclaire la trajectoire éducative des habitants.
Niveau de diplôme par sexe
Comparaison du niveau d'études entre hommes et femmes. Depuis les années 2000, les femmes sont en moyenne plus diplômées que les hommes dans les jeunes générations, tandis que l'inverse prévaut chez les plus de 60 ans.
Les femmes de Charmes-la-Côte sont plus fréquemment diplômées du supérieur que les hommes aux âges récents: l'écart s'élève à environ —.
Taux de scolarisation par tranche d'âge
Part de la population scolarisée au sein de chaque tranche d'âge. La scolarisation est quasi universelle entre 6 et 14 ans (obligation scolaire). Elle reste élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis diminue progressivement avec l'entrée dans la vie active. Un taux élevé chez les 18-24 ans signale la présence d'une importante population étudiante.
La courbe par âge de Charmes-la-Côte permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
À Charmes-la-Côte, 50 foyers sont allocataires CAF: aides au logement (1), prime d'activité (1) et RSA (1) dessinent la demande sociale effective.
Aides, programmes territoriaux et employeurs
Entreprises
Charmes-la-Côte héberge 22 établissements, soit 7,0 pour 100 habitants. On dénombre 3 créations récentes, soit 13,6 % du parc existant. L'économie locale est portée par Industrie (23 %) et Autres activités de services (18 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Finances locales
À Moutrot (6 km, 327 hab.), les dépenses par habitant s'élève à 664 €/hab.
La dette par habitant de Charmes-la-Côte est élevée à 1 610 €, un niveau qui mérite attention. Le budget de fonctionnement dégage un excédent de 75 € par habitant.
Côté fonctionnement, Charmes-la-Côte dégage 525 € de recettes et engage 450 € de dépenses par habitant, soit une épargne brute de 75 €/hab (14 % des recettes) (-48 % par rapport à la médiane du département (860 €)). En outre, les ménages supportent une taxe foncière de 30,7 % (taux global). À souligner : l'effort d'investissement atteint 220 € par habitant. L'endettement atteint 1 610 €/hab, dans le top 10 % du département (42ᵉ/591).
Comptes de la commune — OFGL/DGFiP 2024
Les comptes des communes sont publiés par l'Observatoire des Finances et de la Gestion publique Locale (OFGL) à partir des données de la DGFiP. L'épargne brute (recettes − dépenses de fonctionnement) mesure la capacité d'autofinancement. Les montants par habitant permettent de comparer des communes de tailles différentes.
Structure budgétaire
Décomposition du budget communal en 2024. Les recettes de fonctionnement proviennent principalement des impôts locaux et des dotations de l'État. Les frais de personnel et les achats constituent les principaux postes de dépenses.
Recettes de 175 k€ et dépenses de 150 k€ structurent le compte administratif, la masse salariale pesant pour près de 10 % des sorties courantes.
Évolution des finances
Évolution des principaux indicateurs financiers par habitant. L'épargne brute indique la santé financière de la commune : plus elle est élevée, plus la commune peut investir. L'encours de dette représente le capital restant dû.
Sur 8 exercices (2017–2024), l'épargne brute par habitant passe de 66 € à 75 €, soit +13,6 %.
Source : Comptes des communes (OFGL) — DGFiP / OFGL — Licence Ouverte v2.0
Taux de fiscalité directe locale — REI/DGFiP 2024
Les taux d'imposition sont votés chaque année par les collectivités. Le taux global cumule les parts communale, intercommunale, départementale et taxes annexes (GEMAPI, syndicats). Depuis 2023, la taxe d'habitation ne s'applique plus qu'aux logements vacants et résidences secondaires.
Décomposition des taux
Le taux global se décompose entre la part communale (votée par le conseil municipal), la part intercommunale (EPCI), et d'éventuelles taxes annexes. Depuis 2021, la part départementale de la taxe foncière a été transférée aux communes.
| Taxe | Communal | Interco. | Autres | Global |
|---|---|---|---|---|
| Taxe foncière (bâti) | 29,32 % | 1,30 % | 0,10 % | 30,72 % |
| Taxe foncière (non bâti) | 33,00 % | 2,36 % | 0,13 % | 63,06 % |
| Taxe d'habitation | 11,20 % | 10,05 % | 0,11 % | 21,36 % |
| CFE | 0,00 % | 22,26 % | 0,40 % | 22,66 % |
| TEOM | — | — | — | 6,60 % |
Comparaison avec les moyennes
Positionnement des taux par rapport aux moyennes pondérées du département et de la France métropolitaine. Un écart positif signifie que la commune taxe davantage.
Sur la TFB, 30,72 % localement contre 43,01 % au national; la CFE appliquée aux entreprises s'élève à 22,66 %.
Évolution des taux
Évolution des taux globaux de 2021 à 2024. Les variations peuvent refléter les délibérations des collectivités ou la revalorisation annuelle des bases par l'État.
Entre 2021 et 2024, stabilité du taux de foncier bâti: 30,76 % → 30,72 %; la CFE se situe à 22,66 %.
Source : REI - Fiscalité directe locale — DGFiP — Licence Ouverte v2.0
| Potentiel financier / habitant | 520 € vs moyenne strate 657 € (-21%) |
| Effort fiscal | 0,830 vs moyenne strate 0,975 |
| Strate démographique | Strate 1 Population DGF : 357 |
Le millesime 2019 est le plus recent en open data commune par commune ; DGCL fournit des donnees plus recentes uniquement via consultation web.
Source : https://www.data.gouv.fr/datasets/criteres-de-repartition-des-dotations-versees-par-letat-aux-collectivites-territoriales/ — DGCL - Criteres de repartition des dotations (2019) — Licence Ouverte 2.0