Petites Villes de Demain
Dispositif qui accompagne les communes rurales de moins de 20 000 habitants dans la revitalisation de leurs centres-bourgs.
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Ivry-la-Bataille.
Petite commune de 2 609 habitants soutenue par plusieurs dispositifs d'appui territorial, Ivry-la-Bataille active des leviers de revitalisation. Le revenu médian s'inscrit dans la moyenne française.
Seuls 17,4 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Anet et Mantes-La-Jolie. Parmi les principaux employeurs figurent 2IS et FILSEINE. Les employés forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (35,4 % des emplois).
Elle bénéficie du programme national Petites Villes de Demain. Un projet a été subventionné par l'État pour 1 273 € d'aides d'investissement.
Pour référence, Garennes-sur-Eure (3 km) affiche 24 740 € de revenu médian
À 22 290 € par UC, le revenu médian d'Ivry-la-Bataille se situe dans une zone proche de la médiane nationale. Face à la médiane départementale (22 970 €), Ivry-la-Bataille se situe dans des ordres de grandeur proches. La distribution des revenus affiche une dispersion modérée (D9/D1 = 2,7): le 1er décile se situe à 13 260 €, le 9e à 36 030 €.
Le marché de l'emploi communal est en tension: chômage de 14,1 %, taux d'emploi de 69,5 %, sur 1 279 actifs. La structure socioprofessionnelle privilégie les employés (35,4 % des emplois occupés).
Le tissu économique d'Ivry-la-Bataille — 184 établissements en 2023 — est majoritairement composé d'activités de services. Sur le plan sectoriel, commerce, transports, hébergement et restauration concentre 21,7 % des unités productives. En 2024, 39 établissements ont été créés, dans une trajectoire décennale à +12,2 % — une dynamique de création positive. 2IS et FILSEINE comptent parmi les premiers employeurs recensés sur la commune.
Les comptes d'Ivry-la-Bataille apparaissent sains en 2024: recettes à 822 €/hab, dépenses à 656 €/hab et épargne brute à 166 €/hab. Rapporté à l'épargne brute, l'encours de dette représente 1,8 années de remboursement (courte); les dépenses d'équipement atteignent 130 €/hab. Un projet local a bénéficié de 1 273 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
La TFB globale communale, 51,12 % en 2024, s'établit nettement au-dessus du repère national. Par rapport à la médiane départementale (49,03 %), l'écart communal atteint +2,09 points, pour une part communale pure à 46,55 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 25,87 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 25,98 %.
L'économie locale s'apprécie dans le cadre régional: Ivry-la-Bataille est une commune normande, dans le bocage ou la campagne. Les flux domicile-travail font état de 936 résidents qui vont travailler dans une autre commune. Sur le versant social, la CAF dénombre 525 allocataires, dont 45 foyers bénéficiaires du RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
La lecture des déciles permet de visualiser la dispersion des revenus. Chaque borne (D1 à D9) découpe la population locale en dix groupes équilibrés : 10 % des ménages se situent sous D1, 10 % au-dessus de D9. La médiane (Q2) coupe la commune en deux moitiés exactes. Un écart D9/D1 important signale une polarisation entre ménages aisés et modestes.
Entre le premier décile à 13 260 € et le neuvième à 36 030 €, la fourchette des niveaux de vie d'Ivry-la-Bataille dessine une dispersion modérée (médiane 22 290 €).
L'âge du chef de famille structure fortement le niveau de vie. La médiane (barre foncée) sépare exactement la tranche en deux moitiés, et la zone Q1–Q3 (claire) indique la fourchette occupée par les 50 % de ménages « du milieu » de chaque cohorte.
Les revenus médians par tranche d'âge d'Ivry-la-Bataille se lisent autour de la médiane communale (22 290 €): les seniors sont souvent au-dessus (patrimoine, retraites stables), les moins de 30 ans en dessous (entrées en emploi, CDD).
Le revenu disponible moyen est ici éclaté par origine : traitements et salaires, revenus d'indépendants, retraites, fruits du patrimoine (loyers, dividendes, plus-values) et prestations sociales. La somme dépasse parfois 100 % car les impôts directs, retranchés à part, apparaissent comme un poste négatif.
Les salaires représentent 66,7 % du revenu disponible local et les pensions 30,2 %, signe d'un profil d'Ivry-la-Bataille marqué par son équilibre démographique.
Cette comparaison contraste les profils de ménage : les couples sans enfant bénéficient en règle générale du niveau de vie le plus confortable, tandis que les foyers monoparentaux et les solos sont plus exposés aux situations précaires. Médiane en sombre, fourchette des 50 % centraux (Q1–Q3) en clair.
Cette ventilation par configuration familiale mesure l'écart à la médiane locale (22 290 €) et pointe les profils les plus fragiles.
En passant du décile inférieur (D1) au décile supérieur (D10), la structure des ressources évolue : les prestations sociales pèsent fortement chez les ménages modestes alors que salaires et revenus du patrimoine dominent en haut de l'échelle. La contribution des impôts directs, négative, croît avec le niveau de vie.
La composition par décile d'Ivry-la-Bataille met en évidence le basculement progressif: poids majeur des prestations sociales chez les plus modestes (D1-D3), domination des salaires puis du patrimoine chez les plus aisés.
Selon que le ménage est propriétaire, locataire du parc privé ou locataire HLM, le revenu médian peut varier sensiblement. Le statut le plus aisé reste habituellement la propriété, le plus modeste le logement social. L'indice de Gini renseigne sur la dispersion des revenus au sein de chaque catégorie.
On distingue ici les ménages par la source principale de leur revenu. Les salaires et les pensions offrent typiquement un profil régulier (écart Q1-Q3 contenu) ; à l'inverse, l'activité non salariée et les revenus du patrimoine donnent lieu à des situations plus hétérogènes.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 17 930 € | 23 030 € | 28 710 € |
| Pensions, retraites et rentes | 17 480 € | 21 890 € | 27 660 € |
Le revenu déclaré est le revenu brut avant impôts et prestations sociales. Le revenu disponible est ce qui reste après redistribution (impôts déduits, prestations ajoutées). La différence entre les deux mesure l'effet de la redistribution sur le niveau de vie de la commune.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 15 760 € | 17 240 € |
| Médiane | 21 770 € | 22 290 € |
| 3e quartile (Q3) | 28 950 € | 28 360 € |
| Indice de Gini | 0,31 | 0,24 |
| Effet de la redistribution | +520 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Le taux d'activité regroupe actifs occupés et chômeurs au sens du recensement ; le taux d'emploi exclut les seconds et ne retient que les personnes ayant effectivement un travail. Le taux de chômage mesure, au sein des seuls actifs, la part de ceux en recherche d'emploi (concept INSEE, distinct des chiffres administratifs de France Travail).
Hommes/femmes d'un côté, classes d'âge de l'autre : cette grille permet de repérer les groupes les plus exposés. Le pic de chômage chez les jeunes (15-24 ans) est largement classique, leur faible taux d'activité tenant à la prolongation des études.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 80,8 % | 69,5 % | 14,1 % |
| Hommes | 82,9 % | 71,3 % | 14,0 % |
| Femmes | 78,7 % | 67,5 % | 14,1 % |
| 15-24 ans | 54,7 % | 38,0 % | 30,4 % |
| 25-54 ans | 94,0 % | 82,6 % | 12,2 % |
| 55-64 ans | 61,4 % | 54,5 % | 11,2 % |
Chaque part du graphique représente une catégorie socioprofessionnelle parmi les emplois localisés sur le territoire communal. Lecture au lieu de travail : il s'agit des postes de la commune, indépendamment du lieu de résidence des actifs qui les occupent.
Les Employés concentrent 35,4 % des emplois situés à Ivry-la-Bataille: l'équilibre des CSP traduit la spécialisation économique du tissu local.
Découpage des emplois locaux entre les cinq grandes branches INSEE : agriculture, industrie, construction, commerce / transports / services divers, et administration-enseignement-santé-social. En milieu rural, l'agriculture pèse souvent le plus ; ailleurs, c'est fréquemment le secteur administration-éducation-santé.
Le secteur Commerce, transports, services domine l'emploi d'Ivry-la-Bataille avec 37,7 % des postes, devant les autres grands secteurs d'activité économique.
Comment les actifs de la commune se rendent-ils au travail ? La voiture reste largement dominante en France, surtout en zone rurale. Les transports en commun et le vélo sont plus fréquents dans les grandes agglomérations.
Parmi les actifs occupés d'Ivry-la-Bataille, 80,7 % utilisent Voiture pour rejoindre leur lieu de travail, donnant la mesure des alternatives restantes.
Répartition des salariés selon leur type de contrat. Le CDI (contrat à durée indéterminée) et la fonction publique représentent généralement la majorité des emplois salariés.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (86,4 %), signal de la solidité du marché du travail local.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Pour mesurer le capital scolaire local, on retient le diplôme le plus élevé déclaré par chaque résident. Le champ d'observation couvre la population non scolarisée à partir de 15 ans ; les jeunes encore en formation sont écartés. La catégorie « Sans diplôme » englobe également les titulaires du seul CEP.
Du niveau le plus bas (sans diplôme) au plus élevé (bac+5 et plus). Un taux élevé de bac+5 et plus indique une commune avec beaucoup de cadres et professions intellectuelles. Un taux élevé de CAP-BEP est typique des communes ouvrières ou artisanales.
Les personnes sans diplôme représentent 26,3 % de la population non scolarisée d'Ivry-la-Bataille.
Cette comparaison hommes/femmes met en lumière la bascule générationnelle : dans les générations entrées en études après 2000, les femmes obtiennent en moyenne des diplômes plus élevés, alors que la tendance inverse demeure chez les générations nées avant 1960.
Lecture par cohorte d'âge : la part en scolarité atteint son maximum entre 6 et 14 ans (instruction obligatoire), demeure élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis recule régulièrement à partir de 18 ans. Un palier soutenu chez les 18-24 ans signale la présence d'une population étudiante.
La courbe par âge d'Ivry-la-Bataille permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Le graphique CAF détaille la composition des 525 foyers aidés d'Ivry-la-Bataille, avec un trio de tête aides au logement / prime d'activité / RSA.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | 2IS | Industrie manufacturière (NAF 26.11Z) | 50 à 99 salariés |
| #2 | FILSEINE | Santé humaine et action sociale (NAF 87.10A) | 50 à 99 salariés |
| #3 | INTERMARCHE | Commerce (NAF 47.11D) | 20 à 49 salariés |
| #4 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 20 à 49 salariés |
| #5 | PECQUENARD F. PERE & FILS | Construction (NAF 43.22A) | 20 à 49 salariés |
| #6 | L ESSOR FRANCAIS ELECTRONIQUE | Industrie manufacturière (NAF 26.51B) | 10 à 19 salariés |
| #7 | ECOLE ELEMENTAIRE HENRI IV | Enseignement (NAF 85.20Z) | 10 à 19 salariés |
| #8 | TEI | Commerce (NAF 46.19B) | 10 à 19 salariés |
| #9 | TRANSPORT LES TROIS FRERES TRANSPORT 3F | Transports et entreposage (NAF 49.41A) | 10 à 19 salariés |
| #10 | SARL AMBULANCES ET TAXIS DE L'EURE | Santé humaine et action sociale (NAF 86.90A) | 10 à 19 salariés |
La commune participe a 1 programme national d'appui aux territoires, pilote par l'Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT). Ces dispositifs apportent un accompagnement humain (chef de projet), une ingenierie technique et des financements pour revitaliser le territoire.
Dispositif qui accompagne les communes rurales de moins de 20 000 habitants dans la revitalisation de leurs centres-bourgs.
Source : Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT) — programmes Action Coeur de Ville, Petites Villes de Demain, Villages d'Avenir, Fabriques de Territoire. En savoir plus sur anct.gouv.fr.
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | l'installation d'un hydrant afin d'assurer la mise aux normes de la defense exterieure contre l'incendie | 4 242 € | 1 273 € | 30,0 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
Le tissu économique d'Ivry-la-Bataille comprend 184 établissements actifs, soit 7,1 pour 100 habitants. La création d'entreprises représente 21,2 % du stock (39 créations récentes). Les deux premiers secteurs sont Commerce, transports, hébergement et restauration (22 %) et Autres activités de services (16 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0