Louviers rassemble 18 705 habitants dans un tissu économique aux contours variés. Le revenu médian y est un peu en retrait par rapport à la moyenne nationale, avec un taux de pauvreté élevé (24,0 %).
Environ 36,1 % des actifs occupent un emploi dans la commune, les autres rejoignant principalement Val-De-Reuil et Évreux. Parmi les principaux employeurs figurent COMMUNAUTE CHRETIENNE DES BETHELITES et COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION SEINE EURE. Le marché du travail reste tendu (18,8 % de chômage).
La commune est éligible à la politique de la ville (QPV), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale. Elle bénéficie du programme national Action Cœur de Ville. Un projet a été subventionné par l'État pour 12 920 € d'aides d'investissement. 1 tiers-lieu complète l'offre d'accueil économique locale.
Le niveau de vie médian de Louviers — 20 030 € — reste inférieur à la moyenne française. Au regard de la médiane du département (22 970 €), le revenu de Louviers est inférieur d'à peu près 2 940 €. La dispersion des revenus est importante (rapport interdécile: 3,2), les 10 % les plus modestes touchant moins de 10 720 € et les 10 % les plus aisés plus de 34 330 €.
Les 8 155 actifs de Louviers évoluent dans un bassin à chômage élevé (18,8 %), nettement au-dessus des moyennes françaises. La CSP la plus représentée est celle des professions intermédiaires (28,5 %), devant les autres catégories.
Le maillage économique de Louviers s'appuie sur 1 243 établissements actifs en 2023, orientés vers les services. Dans la ventilation par secteur, commerce, transports, hébergement et restauration pèse 27,4 % du stock d'établissements. Le rythme de création atteint 237 en 2024, en ligne avec une dynamique de création positive — stock total en +28,1 %. Le tissu local compte parmi ses principaux employeurs COMMUNAUTE CHRETIENNE DES BETHELITES et COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION SEINE EURE.
Les finances communales dessinent un équilibre correct: 1 494 €/hab de recettes, 1 281 €/hab de dépenses et 1 775 €/hab de dette en 2024. Rapporté à l'épargne brute, l'encours de dette représente 8,3 années de remboursement (raisonnable); les dépenses d'équipement atteignent 382 €/hab. Un projet local a bénéficié de 12 920 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
La TFB globale communale, 54,21 % en 2024, s'établit nettement au-dessus du repère national. Par rapport à la médiane départementale (49,03 %), l'écart communal atteint +5,18 points, pour une part communale pure à 53,42 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 25,12 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 25,52 %.
Le contexte régional pèse sur le profil économique — Louviers est au cœur du bocage normand. L'ANCT classe Louviers à la fois dans le Quartier Prioritaire de la Ville (QPV) et dans le dispositif d'Aide à Finalité Régionale (AFR). Les flux domicile-travail font état de 4 273 résidents qui vont travailler dans une autre commune. Côté social, 4 775 allocataires sont identifiés par la CAF, dont 800 foyers perçoivent le RSA.