Petites Villes de Demain
Dispositif qui accompagne les communes rurales de moins de 20 000 habitants dans la revitalisation de leurs centres-bourgs.
Économie
Les ménages de Malansac déclarent un revenu médian de 22 160 € par an.
Malansac (2 339 habitants) illustre la vitalité d'une ruralité accompagnée par les dispositifs d'aide territoriale. Le revenu médian s'inscrit dans la moyenne française.
Seuls 25,7 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Redon et Vannes. Parmi les principaux employeurs figurent MALAN DISTRIBUTION et COLLEGE RENE-GUY CADOU.
Elle bénéficie du programme national Petites Villes de Demain. Un projet a été subventionné par l'État pour 80 000 € d'aides d'investissement.
À titre de comparaison : 22 070 € de revenu médian à Pleucadeuc, à 11 km
Malansac affiche un niveau de vie médian de 22 160 €, dans la moyenne française. Le revenu médian dans le Morbihan — 23 100 € — s'aligne à peu près sur celui de la commune. Le rapport entre le 9e et le 1er décile ressort à 2,6, soit une dispersion modérée des niveaux de vie communaux.
Le bassin d'emploi local apparaît stable, avec 9,0 % de chômage et 69,4 % d'emploi pour 986 actifs. Les ouvriers forment le premier groupe professionnel à 31,4 %.
Selon Sirene (2023), 180 établissements actifs forment le paysage économique de Malansac. Le premier secteur NAF rassemble 16,7 % des établissements, autour de la catégorie construction. L'activité de création reste soutenue: 21 immatriculations en 2024, sur un stock en +47,5 % sur dix ans (une dynamique de création forte). Côté employeurs, MALAN DISTRIBUTION et COLLEGE RENE-GUY CADOU figurent parmi les établissements les plus importants du bassin.
La capacité d'autofinancement reste solide en 2024, avec 197 €/hab d'épargne brute sur 952 €/hab de recettes. Côté solvabilité, il faudrait 3,3 années d'épargne brute pour solder la dette, pendant que l'investissement atteint 889 €/hab.
La pression fiscale sur le bâti reste contenue à 35,94 % en 2024, sous le niveau moyen français. Face à la médiane départementale (40,11 %), l'écart ressort à -4,17 points, part communale pure 34,38 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 23,75 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 25,89 %.
Côté géographie économique, Malansac est un village breton du maillage armoricain, ce qui module les logiques de marché et d'emploi. Les 640 navetteurs sortants rejoignent principalement Redon et Vannes. La CAF recense 340 allocataires de Malansac, avec 40 foyers RSA parmi eux.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Ce graphique montre comment les revenus se répartissent dans la commune. Les déciles découpent la population en 10 tranches égales : D1 est le seuil en dessous duquel se situent les 10 % les plus modestes, D9 le seuil au-dessus duquel se situent les 10 % les plus aisés. La barre centrale (Q2) représente la médiane. Plus l'écart entre D1 et D9 est grand, plus les inégalités de revenus sont marquées.
La courbe des déciles place la médiane locale à 22 160 €, avec un rapport D9/D1 de 2,6 qualifiant une inégalité modérée.
Revenu médian selon l'âge de la personne de référence du ménage (le déclarant principal). La barre foncée représente la médiane (50 % gagnent plus, 50 % gagnent moins). La zone claire montre l'écart interquartile (Q1–Q3) : la fourchette dans laquelle se situent les 50 % de ménages « du milieu ».
À Malansac, les 40-59 ans tirent la médiane (22 160 €) vers le haut, tandis que les moins de 30 ans et les 75 ans et plus se positionnent typiquement plus bas.
D'où proviennent les revenus des habitants ? Ce graphique décompose le revenu disponible moyen de la commune selon ses sources : salaires, activités non salariées, pensions de retraite, revenus du patrimoine (loyers, dividendes, plus-values) et prestations sociales. Le total peut dépasser 100 % car les impôts (négatifs) sont déduits séparément.
Entre salaires (50,1 %), pensions (36,6 %), patrimoine (8,3 %) et prestations (4,4 %), la composition des ressources de Malansac reflète la sociologie du territoire.
Comparaison du niveau de vie selon la composition du foyer. Les couples sans enfant ont généralement le niveau de vie le plus élevé (deux revenus, peu de charges), tandis que les familles monoparentales et les personnes seules sont souvent les plus fragiles. La barre foncée indique la médiane, la zone claire l'écart Q1–Q3.
Le croisement revenu × composition du ménage de Malansac indique où se situent les marges de manœuvre budgétaires les plus étroites, autour d'une médiane de 22 160 €.
Comment se composent les revenus des plus modestes (D1) aux plus aisés (D10) ? Chez les ménages les plus modestes, les prestations sociales représentent une part importante des ressources. À l'inverse, les ménages les plus aisés tirent davantage leurs revenus du patrimoine et des salaires. Les impôts (en négatif) pèsent plus lourdement sur les déciles supérieurs.
La stratification par décile traduit la logique de redistribution: transferts visibles en bas, dominante salariale au milieu, effet patrimoine en haut de la distribution de Malansac.
Le niveau de vie varie fortement selon que le ménage est propriétaire de son logement ou locataire. Les propriétaires ont généralement un revenu plus élevé, tandis que les locataires du parc social comptent parmi les ménages les plus modestes. L'indice de Gini mesure les inégalités internes à chaque groupe.
Comparaison des revenus médians perçus par les ménages selon la nature de la ressource principale. Les salaires et les pensions sont généralement les sources les plus stables, tandis que les revenus d'activités non salariées ou du patrimoine présentent une dispersion plus importante (écart Q1-Q3 plus large).
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 18 510 € | 22 520 € | 26 630 € |
| Pensions, retraites et rentes | 16 980 € | 21 300 € | 25 630 € |
Le revenu déclaré est le revenu brut avant impôts et prestations sociales. Le revenu disponible est ce qui reste après redistribution (impôts déduits, prestations ajoutées). La différence entre les deux mesure l'effet de la redistribution sur le niveau de vie de la commune.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 16 520 € | 17 650 € |
| Médiane | 21 700 € | 22 160 € |
| 3e quartile (Q3) | 27 130 € | 27 060 € |
| Indice de Gini | 0,28 | 0,23 |
| Effet de la redistribution | +460 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Le taux d'activité mesure la part des 15-64 ans qui travaillent ou cherchent un emploi. Le taux d'emploi ne compte que ceux qui travaillent effectivement. Le taux de chômage est la part des actifs qui sont sans emploi et en recherchent un (au sens du recensement, différent de celui de Pôle emploi).
Comparaison des taux d'emploi et de chômage entre les hommes et les femmes, et entre les différentes tranches d'âge. Les jeunes (15-24 ans) ont généralement un taux de chômage plus élevé, en partie parce que beaucoup sont encore en études (d'où un faible taux d'activité).
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 76,3 % | 69,4 % | 9,0 % |
| Hommes | 78,6 % | 72,2 % | 8,1 % |
| Femmes | 74,0 % | 66,5 % | 10,1 % |
| 15-24 ans | 48,3 % | 39,0 % | 19,1 % |
| 25-54 ans | 94,8 % | 88,2 % | 6,9 % |
| 55-64 ans | 49,9 % | 43,4 % | 13,0 % |
Répartition des emplois dans la commune selon la CSP (catégorie socioprofessionnelle). Il s'agit des emplois situés dans la commune (lieu de travail), pas nécessairement occupés par ses habitants.
À Malansac, la répartition CSP place en tête les Ouvriers (31,4 %), indicateur du type d'activités implantées sur la commune.
Les 5 grands secteurs de l'économie. L'agriculture domine en milieu rural, tandis que le secteur administration, enseignement, santé est souvent le premier employeur des villes moyennes.
La spécialisation économique de Malansac se lit d'un coup d'œil: Commerce, transports, services rassemble 31,8 % de l'emploi total.
Comment les actifs de la commune se rendent-ils au travail ? La voiture reste largement dominante en France, surtout en zone rurale. Les transports en commun et le vélo sont plus fréquents dans les grandes agglomérations.
Le graphique des modes révèle la prééminence de Voiture (82,3 %) — un indicateur clé de l'offre de mobilité disponible de Malansac.
Répartition des salariés selon leur type de contrat. Le CDI (contrat à durée indéterminée) et la fonction publique représentent généralement la majorité des emplois salariés.
Première forme contractuelle: CDI / Fonction publique regroupe 83,0 % des salariés de Malansac, devant les autres statuts.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Répartition des habitants selon leur plus haut diplôme obtenu. Seule la population non scolarisée de 15 ans ou plus est prise en compte (les étudiants en cours d'études sont exclus). La catégorie « Sans diplôme » inclut le CEP (certificat d'études primaires).
Du niveau le plus bas (sans diplôme) au plus élevé (bac+5 et plus). Un taux élevé de bac+5 et plus indique une commune avec beaucoup de cadres et professions intellectuelles. Un taux élevé de CAP-BEP est typique des communes ouvrières ou artisanales.
À Malansac, — de la population non scolarisée détient un diplôme de l'enseignement supérieur tandis que 20,3 % n'a aucun diplôme.
Comparaison du niveau d'études entre hommes et femmes. Depuis les années 2000, les femmes sont en moyenne plus diplômées que les hommes dans les jeunes générations, tandis que l'inverse prévaut chez les plus de 60 ans.
À Malansac, le graphique croisé diplôme × sexe met en évidence un écart sur la part de diplômés du supérieur (environ —).
Part de la population scolarisée au sein de chaque tranche d'âge. La scolarisation est quasi universelle entre 6 et 14 ans (obligation scolaire). Elle reste élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis diminue progressivement avec l'entrée dans la vie active. Un taux élevé chez les 18-24 ans signale la présence d'une importante population étudiante.
Le graphique montre la bascule progressive entre scolarité obligatoire et entrée dans la vie active de Malansac, avec un palier caractéristique chez les 18-24 ans.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
La ventilation des prestations CAF de Malansac se répartit entre aides au logement (1 foyers), prime d'activité (1) et RSA (1), sur un total de 340 allocataires.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | MALAN DISTRIBUTION | Commerce (NAF 47.11F) | 50 à 99 salariés |
| #2 | COLLEGE RENE-GUY CADOU | Enseignement (NAF 85.31Z) | 20 à 49 salariés |
| #3 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 20 à 49 salariés |
| #4 | ETS RYO | Construction (NAF 43.21A) | 20 à 49 salariés |
| #5 | ADMR DE MALANSAC | Santé humaine et action sociale (NAF 88.10A) | 20 à 49 salariés |
| #6 | MAISON MALANSAC | Industrie manufacturière (NAF 10.71A) | 10 à 19 salariés |
| #7 | ENSEMBLE POUR LA NATURE ET LA VALORISATION DES LEGUMES BIO DU MORBIHAN | Agriculture, sylviculture, pêche (NAF 01.13Z) | 10 à 19 salariés |
| #8 | CEM CONCEPT | Construction (NAF 41.20A) | 10 à 19 salariés |
| #9 | LUCAS MOTOCULTURE 56 | Commerce (NAF 45.20A) | 10 à 19 salariés |
| #10 | ASSOCIATION DES CENTRES DE SOINS D'ALLAIRE-MALANSAC | Santé humaine et action sociale (NAF 86.90D) | 10 à 19 salariés |
La commune participe a 1 programme national d'appui aux territoires, pilote par l'Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT). Ces dispositifs apportent un accompagnement humain (chef de projet), une ingenierie technique et des financements pour revitaliser le territoire.
Dispositif qui accompagne les communes rurales de moins de 20 000 habitants dans la revitalisation de leurs centres-bourgs.
Source : Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT) — programmes Action Coeur de Ville, Petites Villes de Demain, Villages d'Avenir, Fabriques de Territoire. En savoir plus sur anct.gouv.fr.
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DSIL | Rénovation énergétique et thermique de la mairie | 185 000 € | 80 000 € | 43,2 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
Le paysage entrepreneurial de Malansac se compose de 180 établissements, soit 7,7 pour 100 habitants. Avec 21 créations récentes, le taux de renouvellement atteint 11,7 %. La structure sectorielle fait ressortir Construction (17 %) et Administration publique, enseignement, santé, action sociale (17 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0
1 117 €/hab. de dépenses par habitant à Pleucadeuc, commune de population comparable à 11 km
La commune affiche une dette de 657 € par habitant pour une capacité d'épargne de 197 €/hab. Le budget de fonctionnement dégage un excédent de 197 € par habitant.
Les finances de fonctionnement de Malansac mobilisent 755 € de dépenses par habitant, pour 952 € de recettes, soit une épargne brute de 197 €/hab (21 % des recettes) (-19 % par rapport à la médiane du département (935 €)). En outre, la dette municipale représente 657 € par habitant (-24 % par rapport à la médiane du département (862 €)). À souligner : les ménages supportent une taxe foncière de 35,9 % (taux global). L'effort d'investissement atteint 889 € par habitant.
Comptes de la commune — OFGL/DGFiP 2024
Les comptes des communes sont publiés par l'Observatoire des Finances et de la Gestion publique Locale (OFGL) à partir des données de la DGFiP. L'épargne brute (recettes − dépenses de fonctionnement) mesure la capacité d'autofinancement. Les montants par habitant permettent de comparer des communes de tailles différentes.
Décomposition du budget communal en 2024. Les recettes de fonctionnement proviennent principalement des impôts locaux et des dotations de l'État. Les frais de personnel et les achats constituent les principaux postes de dépenses.
Le budget 2024 mobilise 2,1 M€ de recettes de fonctionnement face à 1,5 M€ de dépenses, avec les frais de personnel représentant environ 43 % du total dépensé.
Évolution des principaux indicateurs financiers par habitant. L'épargne brute indique la santé financière de la commune : plus elle est élevée, plus la commune peut investir. L'encours de dette représente le capital restant dû.
La capacité d'autofinancement ressort à 197 €/hab en 2024 contre 214 €/hab en 2017, pour un encours de dette de 657 €/hab.
Source : Comptes des communes (OFGL) — DGFiP / OFGL — Licence Ouverte v2.0
Taux de fiscalité directe locale — REI/DGFiP 2024
Les taux d'imposition sont votés chaque année par les collectivités. Le taux global cumule les parts communale, intercommunale, départementale et taxes annexes (GEMAPI, syndicats). Depuis 2023, la taxe d'habitation ne s'applique plus qu'aux logements vacants et résidences secondaires.
Le taux global se décompose entre la part communale (votée par le conseil municipal), la part intercommunale (EPCI), et d'éventuelles taxes annexes. Depuis 2021, la part départementale de la taxe foncière a été transférée aux communes.
| Taxe | Communal | Interco. | Autres | Global |
|---|---|---|---|---|
| Taxe foncière (bâti) | 34,38 % | 1,21 % | 0,35 % | 35,94 % |
| Taxe foncière (non bâti) | 44,87 % | 3,32 % | 0,85 % | 82,17 % |
| Taxe d'habitation | 14,68 % | 10,81 % | 0,40 % | 25,89 % |
| CFE | 0,00 % | 23,19 % | 0,56 % | 23,75 % |
Positionnement des taux par rapport aux moyennes pondérées du département et de la France métropolitaine. Un écart positif signifie que la commune taxe davantage.
La taxe foncière bâti atteint 35,94 % ici, à comparer aux 43,01 % observés en moyenne nationale; la CFE s'établit à 23,75 %.
Évolution des taux globaux de 2021 à 2024. Les variations peuvent refléter les délibérations des collectivités ou la revalorisation annuelle des bases par l'État.
La taxe foncière bâti passe de 35,50 % en 2021 à 35,94 % en 2024, soit une hausse de +0,44 % pts sur la période.
Source : REI - Fiscalité directe locale — DGFiP — Licence Ouverte v2.0
| Potentiel financier / habitant | 705 € vs moyenne strate 862 € (-18%) |
| Effort fiscal | 1,104 vs moyenne strate 1,076 |
| Strate démographique | Strate 4 Population DGF : 2 354 |
Le millesime 2019 est le plus recent en open data commune par commune ; DGCL fournit des donnees plus recentes uniquement via consultation web.
Source : https://www.data.gouv.fr/datasets/criteres-de-repartition-des-dotations-versees-par-letat-aux-collectivites-territoriales/ — DGCL - Criteres de repartition des dotations (2019) — Licence Ouverte 2.0