Classée FRR (socle)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Malestroit.
Avec 2 558 habitants, Malestroit concentre des leviers publics au service du développement local. Le revenu médian s'inscrit dans la moyenne française.
Seuls 34,6 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Ploërmel et Missiriac. Parmi les principaux employeurs figurent ASSOCIATION DE LA CLINIQUE DES AUGUSTINES DE MALESTROIT et GROUPE OTS.
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale. Un projet a été subventionné par l'État pour 211 500 € d'aides d'investissement. 1 tiers-lieu complète l'offre d'accueil économique locale.
En regard, Plumelec (à 18 km, 2 754 hab.) affiche 21 540 € de revenu médian
Malestroit affiche 23 020 € de revenu médian par UC, dans le halo de la médiane française. À l'échelle départementale, la médiane (23 100 €) est proche de celle de Malestroit. La dispersion des revenus est modérée (rapport interdécile: 2,7), les 10 % les plus modestes touchant moins de 14 070 € et les 10 % les plus aisés plus de 38 260 €.
L'équilibre du marché du travail apparaît moyen: chômage à 8,2 %, taux d'emploi à 67,8 %. Sur le versant socioprofessionnel, les employés tiennent la première place (30,5 %).
256 établissements composent le tissu économique communal (2023), dans une structure largement tertiarisée. Dans la ventilation par secteur, commerce, transports, hébergement et restauration pèse 30,5 % du stock d'établissements. En 2024, 28 établissements ont été créés, dans une trajectoire décennale à +8,9 % — un stock d'établissements stable. Les plus grands employeurs privés ou publics recensés comprennent ASSOCIATION DE LA CLINIQUE DES AUGUSTINES DE MALESTROIT et GROUPE OTS.
Exercice 2024: recettes de fonctionnement à 1 123 €/hab, dépenses à 929 €/hab, épargne brute à 194 €/hab. La durée théorique de désendettement — 6,2 années — reste raisonnable, aux côtés de 244 €/hab d'investissement.
Le taux global de taxe foncière bâtie de Malestroit — 42,20 % en 2024 — se tient autour du niveau moyen français. Par rapport à la médiane départementale (40,11 %), l'écart communal atteint +2,09 points, pour une part communale pure à 40,85 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 24,25 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 25,44 %.
Le contexte régional pèse sur le profil économique — Malestroit est dans la tradition du bocage breton. L'ANCT classe Malestroit à la fois dans le FRR (France Ruralités Revitalisation) et dans le Zone de Revitalisation Rurale (ZRR). Le nombre de navetteurs sortants — 619 — traduit une polarité résidentielle du territoire. Côté social, 370 allocataires sont identifiés par la CAF, dont 25 foyers perçoivent le RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Ce graphique montre comment les revenus se répartissent dans la commune. Les déciles découpent la population en 10 tranches égales : D1 est le seuil en dessous duquel se situent les 10 % les plus modestes, D9 le seuil au-dessus duquel se situent les 10 % les plus aisés. La barre centrale (Q2) représente la médiane. Plus l'écart entre D1 et D9 est grand, plus les inégalités de revenus sont marquées.
Entre le premier décile à 14 070 € et le neuvième à 38 260 €, la fourchette des niveaux de vie de Malestroit dessine une dispersion modérée (médiane 23 020 €).
Cette comparaison croise revenu médian et âge du référent fiscal. La barre sombre indique la médiane de la classe d'âge (50 % au-dessus, 50 % au-dessous), tandis que la zone claire borne l'écart interquartile (Q1–Q3) regroupant le cœur de la distribution.
La segmentation par âge éclaire la médiane de Malestroit (23 020 €): cycle de vie salarial, accumulation patrimoniale, puis bascule vers les pensions.
D'où proviennent les revenus des habitants ? Ce graphique décompose le revenu disponible moyen de la commune selon ses sources : salaires, activités non salariées, pensions de retraite, revenus du patrimoine (loyers, dividendes, plus-values) et prestations sociales. Le total peut dépasser 100 % car les impôts (négatifs) sont déduits séparément.
À Malestroit, les salaires et traitements pèsent 50,3 % du revenu disponible, les pensions et retraites 43,5 %, le patrimoine 8,3 % et les prestations sociales 3,9 %.
Le niveau de vie varie sensiblement avec la configuration du ménage. Les couples sans enfant bénéficient souvent de deux revenus pour des charges contenues, tandis que les familles monoparentales et les personnes seules figurent plus fréquemment parmi les situations fragiles. Trait foncé : médiane ; bande claire : écart Q1–Q3.
La comparaison par type de ménage de Malestroit situe la médiane communale à 23 020 €: les couples sans enfant sont généralement au-dessus, les familles monoparentales et personnes seules en dessous.
En passant du décile inférieur (D1) au décile supérieur (D10), la structure des ressources évolue : les prestations sociales pèsent fortement chez les ménages modestes alors que salaires et revenus du patrimoine dominent en haut de l'échelle. La contribution des impôts directs, négative, croît avec le niveau de vie.
La stratification par décile traduit la logique de redistribution: transferts visibles en bas, dominante salariale au milieu, effet patrimoine en haut de la distribution de Malestroit.
L'accession à la propriété s'accompagne en moyenne d'un revenu plus élevé ; les locataires du parc social regroupent à l'inverse une grande part des ménages aux niveaux de vie les plus bas. L'indice de Gini apporte un complément utile : il jauge les écarts internes propres à chaque statut.
On distingue ici les ménages par la source principale de leur revenu. Les salaires et les pensions offrent typiquement un profil régulier (écart Q1-Q3 contenu) ; à l'inverse, l'activité non salariée et les revenus du patrimoine donnent lieu à des situations plus hétérogènes.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 19 050 € | 24 080 € | 30 360 € |
| Pensions, retraites et rentes | 17 510 € | 22 000 € | 27 810 € |
D'un côté le revenu déclaré (brut, avant prélèvements et hors prestations), de l'autre le revenu disponible (après impôts directs et après prestations). La distance qui les sépare donne une lecture concrète de l'impact de la redistribution sur les ménages communaux.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 17 020 € | 17 810 € |
| Médiane | 23 110 € | 23 020 € |
| 3e quartile (Q3) | 30 660 € | 29 440 € |
| Indice de Gini | 0,29 | 0,24 |
| Effet de la redistribution | -90 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Trois indicateurs structurent la lecture du marché du travail local. Le taux d'activité agrège emploi et chômage chez les 15-64 ans, le taux d'emploi isole strictement les personnes en poste, et le taux de chômage exprime, sur les seuls actifs, la fraction en recherche (au sens INSEE, plus large que la statistique de France Travail).
Hommes/femmes d'un côté, classes d'âge de l'autre : cette grille permet de repérer les groupes les plus exposés. Le pic de chômage chez les jeunes (15-24 ans) est largement classique, leur faible taux d'activité tenant à la prolongation des études.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 73,8 % | 67,8 % | 8,2 % |
| Hommes | 75,2 % | 68,3 % | 9,2 % |
| Femmes | 72,4 % | 67,2 % | 7,1 % |
| 15-24 ans | 48,4 % | 44,9 % | 7,1 % |
| 25-54 ans | 94,7 % | 87,9 % | 7,2 % |
| 55-64 ans | 53,9 % | 47,8 % | 11,3 % |
Les emplois sont décomposés par CSP (cadres, professions intermédiaires, employés, ouvriers, artisans-commerçants, agriculteurs). On lit ici le tissu d'emplois présent dans la commune, pas la structure socioprofessionnelle des ménages résidents.
Les Employés concentrent 30,5 % des emplois situés à Malestroit: l'équilibre des CSP traduit la spécialisation économique du tissu local.
Les emplois se répartissent entre cinq grands secteurs économiques. Cette structure dépend fortement du type de territoire : campagnes tournées vers l'agriculture, bassins ouvriers organisés autour de l'industrie, villes intermédiaires portées par le tertiaire public et privé.
Le secteur Administration, enseignement, santé, action sociale domine l'emploi de Malestroit avec 41,4 % des postes, devant les autres grands secteurs d'activité économique.
Le trajet domicile-travail français reste très majoritairement automobile, surtout hors des grandes agglomérations. Les transports en commun progressent quand l'offre devient dense, et le vélo ou la marche apparaissent surtout pour des trajets courts dans les zones centrales.
Le graphique des modes révèle la prééminence de Voiture (76,2 %) — un indicateur clé de l'offre de mobilité disponible de Malestroit.
Cette ventilation rapproche les contrats de longue durée (CDI du privé et statuts publics titularisés) des formats plus courts ou plus précaires (CDD, intérim, apprentissage). En France, les premiers constituent traditionnellement la majorité des postes salariés.
À Malestroit, CDI / Fonction publique concerne 86,7 % des salariés, repère utile pour apprécier la stabilité de l'emploi local.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Répartition des habitants selon leur plus haut diplôme obtenu. Seule la population non scolarisée de 15 ans ou plus est prise en compte (les étudiants en cours d'études sont exclus). La catégorie « Sans diplôme » inclut le CEP (certificat d'études primaires).
La distribution couvre tous les niveaux, du « sans diplôme » au bac+5 et plus. Un taux élevé de diplômés du supérieur signe une commune à forte proportion de cadres et de professions intellectuelles, tandis qu'une part importante de CAP-BEP renvoie à un héritage ouvrier ou artisanal.
La part sans diplôme atteint 23,1 % de Malestroit, donnée utile pour lire le tissu humain de la commune.
Le différentiel femmes-hommes en matière de diplôme s'est largement inversé sur trois décennies. Chez les jeunes adultes, le capital scolaire féminin dépasse désormais le masculin en moyenne nationale ; chez les plus de 60 ans, l'écart est encore favorable aux hommes.
La courbe par tranche d'âge dessine le parcours scolaire : quasi 100 % entre 6 et 14 ans, un palier élevé en maternelle et au lycée, puis une décrue progressive à partir de 18 ans. Un niveau soutenu chez les jeunes adultes reflète une commune accueillant des étudiants en cycle supérieur.
Le profil de scolarisation par âge de Malestroit suit la norme française: quasi universelle de 6 à 14 ans, forte entre 15 et 17 ans, puis décroissante à partir de 18 ans en fonction de la présence d'une population étudiante.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
La ventilation des prestations CAF de Malestroit se répartit entre aides au logement (1 foyers), prime d'activité (1) et RSA (1), sur un total de 370 allocataires.
La commune bénéficie de 1 dispositif d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | ASSOCIATION DE LA CLINIQUE DES AUGUSTINES DE MALESTROIT | Santé humaine et action sociale (NAF 86.10Z) | 250 à 499 salariés |
| #2 | GROUPE OTS | Industrie manufacturière (NAF 25.50B) | 100 à 199 salariés |
| #3 | CC DE L'OUST A BROCELIANDE COMMUNAUTE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 100 à 199 salariés |
| #4 | RESIDENCE ROUSSADOU | Santé humaine et action sociale (NAF 87.10A) | 100 à 199 salariés |
| #5 | COLLEGE PRIVE ST JULIEN | Enseignement (NAF 85.31Z) | 50 à 99 salariés |
| #6 | BLUEROAD | Transports et entreposage (NAF 49.41A) | 50 à 99 salariés |
| #7 | COLLEGE YVES COPPENS | Enseignement (NAF 85.31Z) | 20 à 49 salariés |
| #8 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 20 à 49 salariés |
| #9 | SODIAAL UNION | Commerce (NAF 46.33Z) | 20 à 49 salariés |
| #10 | CER FRANCE BROCELIANDE MALESTROIT | Activités spécialisées, scientifiques et techniques (NAF 69.20Z) | 20 à 49 salariés |
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | Réhabilitation de l’hôtel de ville | 1 425 860 € | 211 500 € | 14,8 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
1 tiers-lieu recense a Malestroit. Les tiers-lieux (coworking, fablabs, espaces culturels) sont des lieux hybrides qui renforcent l'attractivite economique locale.
Source : France Tiers-Lieux / ANCT - Recensement 2023 — Licence Ouverte 2.0
On recense 256 établissements actifs à Malestroit, soit 10,0 pour 100 habitants (+23 % vs médiane départementale). Le renouvellement entrepreneurial atteint 10,9 %, avec 28 créations récentes. Les activités se concentrent dans Commerce, transports, hébergement et restauration (30 %) et Administration publique, enseignement, santé, action sociale (20 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0