Classée FRR (socle)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Ruoms.
Petite commune de 2 311 habitants soutenue par plusieurs dispositifs d'appui territorial, Ruoms active des leviers de revitalisation. Le revenu médian y est un peu en retrait par rapport à la moyenne nationale.
Environ 57,6 % des actifs occupent un emploi dans la commune, les autres rejoignant principalement Vallon-Pont-D'arc et Aubenas. Parmi les principaux employeurs figurent ESAT LES CHENES VERTS et SUPER U. Le marché du travail reste tendu (17,9 % de chômage).
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale. Elle bénéficie du programme national Petites Villes de Demain. Un projet a été subventionné par l'État pour 33 000 € d'aides d'investissement.
Commune voisine de taille comparable, Lablachère (11 km) affiche 21 130 €
Avec un revenu médian par UC à 21 260 €, Ruoms se tient en retrait de la médiane nationale. L'écart avec la médiane départementale (21 900 €) demeure limité. Le rapport interdécile atteint 2,7, signe d'une dispersion modérée des revenus entre les ménages les plus modestes et les plus aisés.
Le chômage (17,9 %) et le taux d'emploi (60,5 %) dessinent un marché local fortement contraint pour les 855 actifs résidents. Les actifs se répartissent principalement dans la catégorie des employés (32,8 %).
Ruoms recense 396 établissements actifs en 2023, avec une coloration commerciale affirmée. La première branche NAF — commerce, transports, hébergement et restauration — représente 37,4 % des établissements. L'activité de création reste soutenue: 30 immatriculations en 2024, sur un stock en +38,0 % sur dix ans (une dynamique de création forte). ESAT LES CHENES VERTS et SUPER U comptent parmi les premiers employeurs recensés sur la commune.
Les finances locales affichent en 2024 1 437 €/hab de recettes pour 1 194 €/hab de dépenses, et une épargne brute de 243 €/hab. Rapporté à l'épargne brute, l'encours de dette représente 1,9 années de remboursement (courte); les dépenses d'équipement atteignent 748 €/hab. Un projet local a bénéficié de 33 000 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Le taux de TFB global appliqué en 2024 — 43,12 % — demeure voisin de la moyenne nationale. Face à la médiane départementale (39,71 %), l'écart ressort à +3,41 points, part communale pure 39,28 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 26,68 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 21,87 %, une surtaxe sur les résidences secondaires est appliquée.
Sur le plan territorial, Ruoms est caractéristique du maillage de la moyenne vallée du Rhône: un cadre qui colore les dynamiques économiques locales. Sur le plan des zonages économiques, la commune relève du FRR (France Ruralités Revitalisation) et du Zone de Revitalisation Rurale (ZRR). Les 315 navetteurs sortants rejoignent principalement Vallon-Pont-D'arc et Aubenas. Les données CNAF identifient 555 allocataires de Ruoms, dont 45 foyers au RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Les déciles de revenu classent les ménages locaux en 10 paliers d'effectifs égaux. Sous le seuil D1 vivent les 10 % les plus modestes ; au-delà de D9, les 10 % les plus aisés. La médiane (Q2) sépare la population en deux moitiés équivalentes. L'écart entre ces seuils donne la mesure visuelle des inégalités locales.
Entre le premier décile à 12 540 € et le neuvième à 34 000 €, la fourchette des niveaux de vie de Ruoms dessine une dispersion modérée (médiane 21 260 €).
Pour chaque tranche d'âge du déclarant, on lit la médiane de revenu (trait foncé) et l'amplitude des 50 % centraux (zone claire, entre Q1 et Q3). Les courbes générationnelles révèlent souvent un pic de revenu autour de la cinquantaine et un retrait après la retraite.
Ce graphique compare les revenus selon l'âge du déclarant principal: la médiane communale s'établit à 21 260 €, mais l'écart interquartile s'élargit nettement aux âges intermédiaires.
Le revenu disponible moyen est ici éclaté par origine : traitements et salaires, revenus d'indépendants, retraites, fruits du patrimoine (loyers, dividendes, plus-values) et prestations sociales. La somme dépasse parfois 100 % car les impôts directs, retranchés à part, apparaissent comme un poste négatif.
La structure des revenus de Ruoms combine 39,9 % de salaires, 50,2 % de pensions, 10,7 % issus du patrimoine et 5,2 % de prestations sociales.
Cette comparaison contraste les profils de ménage : les couples sans enfant bénéficient en règle générale du niveau de vie le plus confortable, tandis que les foyers monoparentaux et les solos sont plus exposés aux situations précaires. Médiane en sombre, fourchette des 50 % centraux (Q1–Q3) en clair.
À Ruoms, les couples (avec ou sans enfant) tirent le niveau de vie vers le haut de la médiane (21 260 €), tandis que les foyers monoparentaux restent structurellement plus exposés.
On passe ici d'un profil dominé par les prestations sociales chez les ménages les plus modestes (D1) à une structure tirée par les salaires et les revenus du patrimoine chez les plus aisés (D10). Symétriquement, la part négative des impôts directs progresse avec le décile.
Du D1 au D10, la décomposition éclaire les ressorts du revenu: à Ruoms, les salaires représentent 39,9 % du revenu disponible global et les prestations sociales 5,2 %, mais ces parts sont très inégalement distribuées.
Selon que le ménage est propriétaire, locataire du parc privé ou locataire HLM, le revenu médian peut varier sensiblement. Le statut le plus aisé reste habituellement la propriété, le plus modeste le logement social. L'indice de Gini renseigne sur la dispersion des revenus au sein de chaque catégorie.
Selon la nature dominante des ressources, le niveau de vie peut varier nettement. Salaires et pensions de retraite assurent généralement des médianes resserrées. Les revenus d'indépendants et du patrimoine présentent en revanche un écart Q1-Q3 plus large, traduisant une plus forte dispersion individuelle.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 16 580 € | 20 960 € | 25 670 € |
| Pensions, retraites et rentes | 17 230 € | 22 090 € | 27 380 € |
Deux notions sont confrontées ici. Le revenu déclaré correspond aux montants bruts inscrits par les ménages avant impôt et avant transferts sociaux. Le revenu disponible, lui, intègre la redistribution : impôts directs retirés et prestations sociales ajoutées. L'écart entre les deux chiffre l'effet correcteur du système fiscalo-social local.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 14 330 € | 16 040 € |
| Médiane | 20 630 € | 21 260 € |
| 3e quartile (Q3) | 26 630 € | 26 330 € |
| Indice de Gini | 0,31 | 0,24 |
| Effet de la redistribution | +630 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Le taux d'activité mesure la part des 15-64 ans qui travaillent ou cherchent un emploi. Le taux d'emploi ne compte que ceux qui travaillent effectivement. Le taux de chômage est la part des actifs qui sont sans emploi et en recherchent un (au sens du recensement, différent de celui de Pôle emploi).
Le tableau confronte taux d'emploi et taux de chômage par sexe puis par classe d'âge. Le segment des 15-24 ans affiche en règle générale un chômage plus élevé : beaucoup poursuivent leurs études, ce qui se traduit aussi par un faible taux d'activité dans cette tranche.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 73,7 % | 60,5 % | 17,9 % |
| Hommes | 76,9 % | 65,2 % | 15,2 % |
| Femmes | 71,0 % | 56,5 % | 20,4 % |
| 15-24 ans | 63,6 % | 47,7 % | 25,0 % |
| 25-54 ans | 91,6 % | 77,3 % | 15,6 % |
| 55-64 ans | 43,1 % | 33,6 % | 22,0 % |
Les postes recensés ici sont les emplois physiquement implantés dans la commune, classés selon la nomenclature INSEE des CSP. À ne pas confondre avec les CSP des habitants : une partie des emplois locaux est tenue par des actifs résidant ailleurs.
Les Employés concentrent 32,8 % des emplois situés à Ruoms: l'équilibre des CSP traduit la spécialisation économique du tissu local.
Découpage des emplois locaux entre les cinq grandes branches INSEE : agriculture, industrie, construction, commerce / transports / services divers, et administration-enseignement-santé-social. En milieu rural, l'agriculture pèse souvent le plus ; ailleurs, c'est fréquemment le secteur administration-éducation-santé.
Premier employeur sectoriel, le Commerce, transports, services pèse 55,3 % des emplois situés à Ruoms, signe du modèle économique local.
Pour les trajets domicile-travail, la voiture demeure le moyen le plus utilisé en France, surtout en milieu rural ou périurbain. Les modes alternatifs — transports en commun, vélo, marche — pèsent davantage à mesure que l'on se rapproche des cœurs d'agglomération.
À Ruoms, 70,3 % des actifs privilégient Voiture pour leurs trajets domicile-travail, loin devant les autres modes.
Cette ventilation rapproche les contrats de longue durée (CDI du privé et statuts publics titularisés) des formats plus courts ou plus précaires (CDD, intérim, apprentissage). En France, les premiers constituent traditionnellement la majorité des postes salariés.
Le type de contrat le plus représenté parmi les salariés de Ruoms est CDI / Fonction publique (77,1 %).
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Champ retenu : population non scolarisée de 15 ans et plus, classée par diplôme maximal. Les étudiants et lycéens en cours d'études sont volontairement exclus pour ne pas biaiser la lecture. Le palier « Sans diplôme » inclut le CEP (certificat d'études primaires).
Du niveau le plus bas (sans diplôme) au plus élevé (bac+5 et plus). Un taux élevé de bac+5 et plus indique une commune avec beaucoup de cadres et professions intellectuelles. Un taux élevé de CAP-BEP est typique des communes ouvrières ou artisanales.
Les personnes sans diplôme représentent 29,7 % de la population non scolarisée de Ruoms.
Comparaison du niveau d'études entre hommes et femmes. Depuis les années 2000, les femmes sont en moyenne plus diplômées que les hommes dans les jeunes générations, tandis que l'inverse prévaut chez les plus de 60 ans.
Lecture par cohorte d'âge : la part en scolarité atteint son maximum entre 6 et 14 ans (instruction obligatoire), demeure élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis recule régulièrement à partir de 18 ans. Un palier soutenu chez les 18-24 ans signale la présence d'une population étudiante.
À Ruoms, le taux de scolarisation culmine entre 6 et 14 ans (obligation scolaire), reste élevé au lycée, puis reflète l'orientation vers l'emploi ou les études supérieures.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
À Ruoms, 555 foyers sont allocataires CAF: aides au logement (1), prime d'activité (1) et RSA (1) dessinent la demande sociale effective.
La commune bénéficie de 1 dispositif d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | ESAT LES CHENES VERTS | Santé humaine et action sociale (NAF 88.10C) | 100 à 199 salariés |
| #2 | SUPER U | Commerce (NAF 47.11F) | 100 à 199 salariés |
| #3 | FOYER DE VIE LES MYOSOTIS | Santé humaine et action sociale (NAF 87.20A) | 50 à 99 salariés |
| #4 | UNION DES VIGNERONS DES COTEAUX DE L'ARDECHE, UVICA, VIGNERONS ARDECHOIS, VIGNERONS DES COTEAUX DE L | Commerce (NAF 46.34Z) | 50 à 99 salariés |
| #5 | ADMR BAS VIVARAIS | Santé humaine et action sociale (NAF 88.10A) | 50 à 99 salariés |
| #6 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 20 à 49 salariés |
| #7 | COLLEGE SAINT JOSEPH | Enseignement (NAF 85.31Z) | 20 à 49 salariés |
| #8 | FOYER D'HEBERGEMNT LES CHENES VERTS | Santé humaine et action sociale (NAF 87.20A) | 20 à 49 salariés |
| #9 | LA POSTE | Transports et entreposage (NAF 53.10Z) | 20 à 49 salariés |
| #10 | LES CHAIS DU PONT D'ARC | Industrie manufacturière (NAF 11.02B) | 10 à 19 salariés |
La commune participe a 1 programme national d'appui aux territoires, pilote par l'Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT). Ces dispositifs apportent un accompagnement humain (chef de projet), une ingenierie technique et des financements pour revitaliser le territoire.
Dispositif qui accompagne les communes rurales de moins de 20 000 habitants dans la revitalisation de leurs centres-bourgs.
Source : Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT) — programmes Action Coeur de Ville, Petites Villes de Demain, Villages d'Avenir, Fabriques de Territoire. En savoir plus sur anct.gouv.fr.
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | Videoprotection | 110 000 € | 33 000 € | 30,0 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
L'activité économique de Ruoms repose sur 396 établissements, soit 17,1 pour 100 habitants (+103 % vs médiane départementale). 30 créations récentes (taux de renouvellement : 7,6 %). Le tissu productif s'organise autour de Commerce, transports, hébergement et restauration (37 %) et Administration publique, enseignement, santé, action sociale (14 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0