Classée FRR (socle)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Briançon.
Avec 11 411 habitants, Briançon structure un bassin de vie intermédiaire dans l'Hautes-Alpes. Le revenu médian y est un peu en retrait par rapport à la moyenne nationale.
Une majorité d'actifs (76,9 %) travaille sur place, les autres rejoignant principalement La Salle-Les-Alpes et Saint-Chaffrey. Parmi les principaux employeurs figurent CENTRE HOSPITALIER DES ESCARTONS et FONDATION EDITH SELTZER.
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale. Elle bénéficie du programme national Action Cœur de Ville. 2 projets ont été subventionnés par l'État pour 651 954 € d'aides d'investissement.
À titre de comparaison : 28 760 € de revenu médian à Crolles, à 73 km
Sur la base du dernier millésime Filosofi, le revenu médian de Briançon atteint 21 630 €, proche du repère hexagonal. Face à la médiane départementale (22 280 €), Briançon se situe dans des ordres de grandeur proches. La distribution des revenus affiche une dispersion importante (D9/D1 = 3,0): le 1er décile se situe à 12 190 €, le 9e à 36 260 €.
Avec 6,8 % de chômage et 71,9 % de taux d'emploi pour 5 279 actifs, le marché du travail de Briançon apparaît parmi les plus tendus vers l'emploi. Côté CSP, les professions intermédiaires (34,3 %) arrivent en tête, suivis des Employés (30,9 %).
En 2023, 1 823 établissements étaient actifs de Briançon, principalement dans les services. Sur le plan sectoriel, administration publique, enseignement, santé, action sociale concentre 25,2 % des unités productives. Au millésime 2024, 181 nouveaux établissements ont été immatriculés, dans un contexte de dynamique de création forte (stock à +39,3 % sur la période). Le tissu local compte parmi ses principaux employeurs CENTRE HOSPITALIER DES ESCARTONS et FONDATION EDITH SELTZER.
En 2024, les finances communales s'équilibrent avec 2 444 €/hab de recettes de fonctionnement pour 1 883 €/hab de dépenses et 561 €/hab d'épargne brute. Rapporté à l'épargne brute, l'encours de dette représente 7,1 années de remboursement (raisonnable); les dépenses d'équipement atteignent 979 €/hab.
Le taux global de taxe foncière bâtie — 72,65 % en 2024 — dépasse la moyenne française. L'écart avec la médiane départementale — 56,29 % — est de +16,36 points, sur un taux communal pur de 68,72 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 30,60 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 26,95 %, une surtaxe sur les résidences secondaires est appliquée.
L'économie locale s'apprécie dans le cadre régional: Briançon est dans la tradition des villages des Alpes méridionales. La commune est couverte par plusieurs dispositifs — FRR (France Ruralités Revitalisation) et Zone de Revitalisation Rurale (ZRR) — pris en compte dans certaines aides publiques. Le nombre de navetteurs sortants — 1 115 — traduit une polarité résidentielle du territoire. Sur le versant social, la CAF dénombre 2 565 allocataires, dont 185 foyers bénéficiaires du RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Pour comprendre la structure des revenus, on classe les ménages du plus modeste au plus aisé puis on les répartit en dix tranches d'effectifs identiques. Les bornes D1 et D9 encadrent ainsi 80 % des situations, tandis que la médiane partage la commune en deux. Plus la distance entre ces deux bornes est large, plus les écarts internes sont marqués.
À Briançon, le revenu médian par unité de consommation (21 630 €) se situe entre 12 190 € au 1er décile et 36 260 € au 9e, traduisant une dispersion importante.
Revenu médian selon l'âge de la personne de référence du ménage (le déclarant principal). La barre foncée représente la médiane (50 % gagnent plus, 50 % gagnent moins). La zone claire montre l'écart interquartile (Q1–Q3) : la fourchette dans laquelle se situent les 50 % de ménages « du milieu ».
À Briançon, les 40-59 ans tirent la médiane (21 630 €) vers le haut, tandis que les moins de 30 ans et les 75 ans et plus se positionnent typiquement plus bas.
Les barres détaillent les briques constitutives du revenu disponible moyen communal : salaires, activités indépendantes, pensions, patrimoine et prestations. Comme les impôts sont retranchés sous forme de poste négatif distinct, la somme des sources positives peut dépasser le cap des 100 %.
Les salaires représentent 57,1 % du revenu disponible local et les pensions 31,8 %, signe d'un profil de Briançon marqué par son équilibre démographique.
En croisant revenu et composition familiale, on isole les profils favorisés (typiquement les couples sans enfant, soutenus par un double salaire) et les plus exposés (monoparents et personnes seules). La médiane (barre foncée) et l'écart interquartile Q1–Q3 (zone claire) résument chaque catégorie.
Cette ventilation par configuration familiale mesure l'écart à la médiane locale (21 630 €) et pointe les profils les plus fragiles.
Pourcentage de ménages dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté (fixé à 60 % du revenu médian national, soit environ 13 000 € par an en 2021). La ligne pointillée représente le taux moyen de la commune toutes tranches d'âge confondues. Les jeunes (< 30 ans) et les personnes âgées (75+) sont souvent les plus exposés.
Autour d'un taux communal de 15,0 %, les tranches d'âge extrêmes (jeunes actifs, grand âge) concentrent le plus souvent la pauvreté monétaire de Briançon.
En passant du décile inférieur (D1) au décile supérieur (D10), la structure des ressources évolue : les prestations sociales pèsent fortement chez les ménages modestes alors que salaires et revenus du patrimoine dominent en haut de l'échelle. La contribution des impôts directs, négative, croît avec le niveau de vie.
Du D1 au D10, la décomposition éclaire les ressorts du revenu: à Briançon, les salaires représentent 57,1 % du revenu disponible global et les prestations sociales 5,8 %, mais ces parts sont très inégalement distribuées.
Cette ventilation par statut d'occupation révèle des écarts récurrents : les propriétaires disposent généralement du niveau de vie le plus élevé, tandis que les locataires du parc social figurent parmi les groupes les plus fragiles. Le Gini calculé pour chaque groupe affine le diagnostic en mesurant l'inégalité interne.
Comparaison des revenus médians perçus par les ménages selon la nature de la ressource principale. Les salaires et les pensions sont généralement les sources les plus stables, tandis que les revenus d'activités non salariées ou du patrimoine présentent une dispersion plus importante (écart Q1-Q3 plus large).
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 17 470 € | 21 990 € | 27 660 € |
| Indemnités de chômage | 10 940 € | 13 840 € | 17 150 € |
| Activités non salariées | 12 450 € | 20 190 € | 32 430 € |
| Pensions, retraites et rentes | 16 820 € | 22 530 € | 29 610 € |
| Revenus du patrimoine | 10 400 € | 23 850 € | 43 200 € |
Le revenu déclaré est le revenu brut avant impôts et prestations sociales. Le revenu disponible est ce qui reste après redistribution (impôts déduits, prestations ajoutées). La différence entre les deux mesure l'effet de la redistribution sur le niveau de vie de la commune.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 14 710 € | 16 360 € |
| Médiane | 21 280 € | 21 630 € |
| 3e quartile (Q3) | 29 020 € | 27 980 € |
| Indice de Gini | 0,33 | 0,26 |
| Effet de la redistribution | +350 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Le taux d'activité regroupe actifs occupés et chômeurs au sens du recensement ; le taux d'emploi exclut les seconds et ne retient que les personnes ayant effectivement un travail. Le taux de chômage mesure, au sein des seuls actifs, la part de ceux en recherche d'emploi (concept INSEE, distinct des chiffres administratifs de France Travail).
Hommes/femmes d'un côté, classes d'âge de l'autre : cette grille permet de repérer les groupes les plus exposés. Le pic de chômage chez les jeunes (15-24 ans) est largement classique, leur faible taux d'activité tenant à la prolongation des études.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 77,2 % | 71,9 % | 6,8 % |
| Hommes | 78,3 % | 73,5 % | 6,0 % |
| Femmes | 76,1 % | 70,2 % | 7,7 % |
| 15-24 ans | 45,0 % | 40,1 % | 10,9 % |
| 25-54 ans | 90,6 % | 84,3 % | 7,0 % |
| 55-64 ans | 62,0 % | 59,5 % | 4,1 % |
Ventilation des postes de travail localisés dans la commune par catégorie socioprofessionnelle INSEE. La grille couvre les emplois au lieu de travail : certains de ces postes sont occupés par des navetteurs venus d'autres communes.
Les Professions intermédiaires concentrent 34,3 % des emplois situés à Briançon: l'équilibre des CSP traduit la spécialisation économique du tissu local.
On retrouve ici la nomenclature simplifiée en cinq grands secteurs. Selon le profil de la commune, le pôle moteur varie : agriculture dans les territoires ruraux, industrie ou construction dans les bassins productifs, services publics (administration-éducation-santé) dans les chefs-lieux.
La spécialisation économique de Briançon se lit d'un coup d'œil: Administration, enseignement, santé, action sociale rassemble 47,3 % de l'emploi total.
Pour les trajets domicile-travail, la voiture demeure le moyen le plus utilisé en France, surtout en milieu rural ou périurbain. Les modes alternatifs — transports en commun, vélo, marche — pèsent davantage à mesure que l'on se rapproche des cœurs d'agglomération.
À Briançon, 62,6 % des actifs privilégient Voiture pour leurs trajets domicile-travail, loin devant les autres modes.
Répartition des salariés selon leur type de contrat. Le CDI (contrat à durée indéterminée) et la fonction publique représentent généralement la majorité des emplois salariés.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (71,0 %), signal de la solidité du marché du travail local.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Pour mesurer le capital scolaire local, on retient le diplôme le plus élevé déclaré par chaque résident. Le champ d'observation couvre la population non scolarisée à partir de 15 ans ; les jeunes encore en formation sont écartés. La catégorie « Sans diplôme » englobe également les titulaires du seul CEP.
Du niveau le plus bas (sans diplôme) au plus élevé (bac+5 et plus). Un taux élevé de bac+5 et plus indique une commune avec beaucoup de cadres et professions intellectuelles. Un taux élevé de CAP-BEP est typique des communes ouvrières ou artisanales.
Les personnes sans diplôme représentent 13,8 % de la population non scolarisée de Briançon.
En France comme localement, l'écart de diplômes selon le sexe s'est progressivement réduit puis renversé. Les jeunes femmes sont aujourd'hui en moyenne plus diplômées que les jeunes hommes ; chez les plus âgés, c'est encore la situation inverse qui prévaut.
Lecture par cohorte d'âge : la part en scolarité atteint son maximum entre 6 et 14 ans (instruction obligatoire), demeure élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis recule régulièrement à partir de 18 ans. Un palier soutenu chez les 18-24 ans signale la présence d'une population étudiante.
La courbe par âge de Briançon permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Le graphique CAF détaille la composition des 2 565 foyers aidés de Briançon, avec un trio de tête aides au logement / prime d'activité / RSA.
La commune bénéficie de 1 dispositif d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | CENTRE HOSPITALIER DES ESCARTONS | Santé humaine et action sociale (NAF 86.10Z) | 500 à 999 salariés |
| #2 | FONDATION EDITH SELTZER | Santé humaine et action sociale (NAF 86.10Z) | 250 à 499 salariés |
| #3 | LYCEE REGIONAL D'ALTITUDE- SUZANNE JOULIE ROOS | Enseignement (NAF 85.31Z) | 100 à 199 salariés |
| #4 | SOUS PREFECTURE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 100 à 199 salariés |
| #5 | CENTRE MEDICAL RHONE AZUR | Santé humaine et action sociale (NAF 86.10Z) | 100 à 199 salariés |
| #6 | LES ACACIAS CENTRE DES MALADIES RESPIRATOIRES ET ALLERGIQUES | Santé humaine et action sociale (NAF 86.10Z) | 50 à 99 salariés |
| #7 | COLLEGE LES GARCINS | Enseignement (NAF 85.31Z) | 50 à 99 salariés |
| #8 | CLINIQUE MONTJOY | Santé humaine et action sociale (NAF 86.10Z) | 50 à 99 salariés |
| #9 | COLLEGE CLIMATIQUE VAUBAN | Enseignement (NAF 85.31Z) | 50 à 99 salariés |
| #10 | CARREFOUR MARKET | Commerce (NAF 47.11D) | 50 à 99 salariés |
La commune participe a 1 programme national d'appui aux territoires, pilote par l'Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT). Ces dispositifs apportent un accompagnement humain (chef de projet), une ingenierie technique et des financements pour revitaliser le territoire.
Programme national qui aide les villes moyennes a revitaliser leur centre-ville (commerces, logement, mobilite).
Source : Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT) — programmes Action Coeur de Ville, Petites Villes de Demain, Villages d'Avenir, Fabriques de Territoire. En savoir plus sur anct.gouv.fr.
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DSIL | Modernisation du parc des sports | 9 180 000 € | 599 454 € | 6,5 % |
| DETR | Mise en place d’un réseau de vidéoprotection | 175 000 € | 52 500 € | 30,0 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
1 structure France Services labellisee a Briançon. France Services regroupe en un meme lieu les demarches administratives courantes (CAF, Pole emploi, impots, CPAM, etc.).
Source : ANCT - France Services (structures labellisees) — Licence Ouverte 2.0
L'activité économique de Briançon repose sur 1 823 établissements, soit 16,0 pour 100 habitants (+42 % vs médiane départementale). 181 créations récentes (taux de renouvellement : 9,9 %). Le tissu productif s'organise autour de Administration publique, enseignement, santé, action sociale (25 %) et Commerce, transports, hébergement et restauration (22 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0