Villages d'Avenir
Programme pour les communes rurales de moins de 3 500 habitants, avec l'appui d'un chef de projet pour concretiser des projets locaux.
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Bully.
Petite commune de 2 213 habitants soutenue par plusieurs dispositifs d'appui territorial, Bully active des leviers de revitalisation. Le niveau de vie médian s'y situe au-dessus de la moyenne nationale.
Seuls 11,8 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Lyon et L'arbresle. Parmi les principaux employeurs figurent MAISON DE LA SALETTE BULLY et MAIRIE.
Elle bénéficie du programme national Villages d'Avenir. Un projet a été subventionné par l'État pour 8 847 € d'aides d'investissement.
Morancé (2 261 hab., à 10 km) présente 29 600 € de revenu médian
Bully affiche un revenu médian de 27 450 € par an, au-dessus de la moyenne française. L'écart avec la médiane dans le Rhône — 25 430 € — atteint près de 2 020 € en faveur de Bully. Les 10 % de ménages les plus modestes perçoivent moins de 16 760 € quand les 10 % les plus aisés dépassent 43 800 €, soit un rapport interdécile modérée de 2,6.
Le marché du travail local est dynamique: le taux de chômage s'établit à 5,2 % pour 1 069 actifs recensés, avec un taux d'emploi de 78,3 %. Les actifs se répartissent principalement dans la catégorie des professions intermédiaires (32,3 %).
En 2023, 217 établissements étaient actifs de Bully, principalement dans les services. Le découpage NAF place commerce, transports, hébergement et restauration en tête, avec 21,7 % des établissements. L'activité de création reste soutenue: 34 immatriculations en 2024, sur un stock en +55,0 % sur dix ans (une dynamique de création forte). Côté employeurs, MAISON DE LA SALETTE BULLY et MAIRIE figurent parmi les établissements les plus importants du bassin.
En 2024, les finances communales laissent une marge resserrée: 679 €/hab de recettes, 65 €/hab d'épargne brute. La durée théorique de désendettement — 5,1 années — reste raisonnable, aux côtés de 90 €/hab d'investissement. Un projet local a bénéficié de 8 847 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Le taux global de taxe foncière sur le bâti — 31,43 % en 2024 — se situe sous la médiane nationale. Face à la médiane départementale (33,78 %), l'écart ressort à -2,35 points, part communale pure 27,89 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 26,22 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 23,52 %.
Le positionnement géographique — Bully est dans le maillage urbain et périurbain de l'agglomération lyonnaise — explique pour partie les équilibres économiques et fiscaux. Les 868 navetteurs sortants rejoignent principalement Lyon et L'arbresle. Les données CNAF identifient 310 allocataires de Bully, dont 20 foyers au RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Le diagramme positionne les seuils caractéristiques de la distribution des revenus communaux. D1 sépare les 10 % de ménages les moins favorisés du reste, D9 isole symétriquement les 10 % du haut, et la médiane (Q2) marque le centre exact. Un fort rapport D9/D1 traduit une commune contrastée socialement.
Entre le premier décile à 16 760 € et le neuvième à 43 800 €, la fourchette des niveaux de vie de Bully dessine une dispersion modérée (médiane 27 450 €).
Niveau de vie médian rapporté à l'âge du déclarant principal du foyer. Le trait foncé positionne la médiane de chaque tranche d'âge ; la bande pâle, plus large ou plus étroite, dessine l'écart interquartile Q1–Q3 où se regroupent la moitié centrale des ménages.
La segmentation par âge éclaire la médiane de Bully (27 450 €): cycle de vie salarial, accumulation patrimoniale, puis bascule vers les pensions.
Pour cerner la structure économique locale, on ventile le revenu disponible par grande catégorie : rémunérations salariées, revenus d'indépendants, retraites, patrimoine (locations, dividendes, plus-values) et redistribution. La somme apparente peut excéder 100 % — les prélèvements obligatoires sont comptés à part en valeur négative.
La structure des revenus de Bully combine 70,9 % de salaires, 18,1 % de pensions, 19,0 % issus du patrimoine et 2,5 % de prestations sociales.
Le niveau de vie varie sensiblement avec la configuration du ménage. Les couples sans enfant bénéficient souvent de deux revenus pour des charges contenues, tandis que les familles monoparentales et les personnes seules figurent plus fréquemment parmi les situations fragiles. Trait foncé : médiane ; bande claire : écart Q1–Q3.
À Bully, les couples (avec ou sans enfant) tirent le niveau de vie vers le haut de la médiane (27 450 €), tandis que les foyers monoparentaux restent structurellement plus exposés.
Comment se composent les revenus des plus modestes (D1) aux plus aisés (D10) ? Chez les ménages les plus modestes, les prestations sociales représentent une part importante des ressources. À l'inverse, les ménages les plus aisés tirent davantage leurs revenus du patrimoine et des salaires. Les impôts (en négatif) pèsent plus lourdement sur les déciles supérieurs.
Du D1 au D10, la décomposition éclaire les ressorts du revenu: à Bully, les salaires représentent 70,9 % du revenu disponible global et les prestations sociales 2,5 %, mais ces parts sont très inégalement distribuées.
Cette ventilation par statut d'occupation révèle des écarts récurrents : les propriétaires disposent généralement du niveau de vie le plus élevé, tandis que les locataires du parc social figurent parmi les groupes les plus fragiles. Le Gini calculé pour chaque groupe affine le diagnostic en mesurant l'inégalité interne.
Selon que le revenu principal provient d'un emploi salarié, d'une retraite, d'une activité indépendante ou du patrimoine, la médiane et la dispersion changent. Les ressources salariales et les pensions présentent une plage Q1-Q3 plus resserrée ; indépendants et patrimoine affichent des étendues nettement plus larges.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 23 100 € | 28 300 € | 34 830 € |
| Pensions, retraites et rentes | 18 420 € | 23 670 € | 31 430 € |
D'un côté le revenu déclaré (brut, avant prélèvements et hors prestations), de l'autre le revenu disponible (après impôts directs et après prestations). La distance qui les sépare donne une lecture concrète de l'impact de la redistribution sur les ménages communaux.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 20 950 € | 21 560 € |
| Médiane | 27 940 € | 27 450 € |
| 3e quartile (Q3) | 36 530 € | 33 960 € |
| Indice de Gini | 0,35 | 0,31 |
| Effet de la redistribution | -490 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Parmi les 15-64 ans, le taux d'activité additionne les personnes en emploi et celles à la recherche d'un travail ; le taux d'emploi ne retient que les premières. Quant au taux de chômage, il rapporte les chômeurs au seul total des actifs (et suit la définition INSEE du recensement, plus large que celle de France Travail).
En croisant taux d'activité, taux d'emploi et taux de chômage par sexe et par âge, on isole les déséquilibres caractéristiques : chômage plus marqué chez les jeunes, taux d'emploi qui plafonne souvent dans les classes 25-54 ans, et retrait progressif après 55 ans.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 82,6 % | 78,3 % | 5,2 % |
| Hommes | 81,9 % | 77,3 % | 5,7 % |
| Femmes | 83,4 % | 79,4 % | 4,8 % |
| 15-24 ans | 49,4 % | 43,5 % | 12,1 % |
| 25-54 ans | 95,9 % | 92,3 % | 3,8 % |
| 55-64 ans | 66,1 % | 60,8 % | 8,0 % |
Les postes recensés ici sont les emplois physiquement implantés dans la commune, classés selon la nomenclature INSEE des CSP. À ne pas confondre avec les CSP des habitants : une partie des emplois locaux est tenue par des actifs résidant ailleurs.
La catégorie socioprofessionnelle dominante parmi les emplois situés de Bully est Professions intermédiaires (32,3 %), ce qui colore le profil du marché du travail local.
Cette ventilation par grand secteur d'activité éclaire le poids relatif de l'agriculture, de l'industrie, de la construction, du commerce-transports-services et de l'administration-enseignement-santé. Les communes rurales sont souvent agricoles ; les villes moyennes, fréquemment tertiaires-publiques.
Premier employeur sectoriel, le Administration, enseignement, santé, action sociale pèse 41,8 % des emplois situés à Bully, signe du modèle économique local.
Mode de déplacement principal utilisé par les actifs pour rejoindre leur lieu de travail. La voiture individuelle domine très largement la pratique française, particulièrement hors des grands centres urbains. Les transports collectifs et la marche ou vélo gagnent du terrain dans les zones denses.
Parmi les actifs occupés de Bully, 85,6 % utilisent Voiture pour rejoindre leur lieu de travail, donnant la mesure des alternatives restantes.
Répartition des salariés selon leur type de contrat. Le CDI (contrat à durée indéterminée) et la fonction publique représentent généralement la majorité des emplois salariés.
Le type de contrat le plus représenté parmi les salariés de Bully est CDI / Fonction publique (91,6 %).
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
L'INSEE classe les habitants selon le plus haut diplôme déclaré, après les avoir restreints à la population non scolarisée de 15 ans et plus (les élèves et étudiants en cours sont donc exclus). Le bloc « Sans diplôme » rassemble également les détenteurs du certificat d'études primaires (CEP).
La distribution couvre tous les niveaux, du « sans diplôme » au bac+5 et plus. Un taux élevé de diplômés du supérieur signe une commune à forte proportion de cadres et de professions intellectuelles, tandis qu'une part importante de CAP-BEP renvoie à un héritage ouvrier ou artisanal.
À Bully, 10,6 % de la population non scolarisée n'a aucun diplôme, indicateur utile pour situer le capital scolaire local.
En France comme localement, l'écart de diplômes selon le sexe s'est progressivement réduit puis renversé. Les jeunes femmes sont aujourd'hui en moyenne plus diplômées que les jeunes hommes ; chez les plus âgés, c'est encore la situation inverse qui prévaut.
La courbe par tranche d'âge dessine le parcours scolaire : quasi 100 % entre 6 et 14 ans, un palier élevé en maternelle et au lycée, puis une décrue progressive à partir de 18 ans. Un niveau soutenu chez les jeunes adultes reflète une commune accueillant des étudiants en cycle supérieur.
À Bully, le taux de scolarisation culmine entre 6 et 14 ans (obligation scolaire), reste élevé au lycée, puis reflète l'orientation vers l'emploi ou les études supérieures.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Les 310 allocataires de Bully bénéficient principalement des aides au logement (1) et de la prime d'activité (1), loin devant les minima sociaux.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | MAISON DE LA SALETTE BULLY | Santé humaine et action sociale (NAF 87.10A) | 100 à 199 salariés |
| #2 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 20 à 49 salariés |
| #3 | LA CROIX DU SUD | Santé humaine et action sociale (NAF 87.90A) | 20 à 49 salariés |
| #4 | ACIER CONCEPT TECHNIC | Construction (NAF 43.32B) | 20 à 49 salariés |
| #5 | SIGNE VIGNERONS, LOUIS TETE, JEAN-CHARLES PIVOT, CAVE DES COTEAUX DU LYONNAIS, LES VIGNERONS FOREZIE | Industrie manufacturière (NAF 11.02B) | 20 à 49 salariés |
| #6 | ECOLE PRIMAIRE PUBLIQUE | Enseignement (NAF 85.20Z) | 10 à 19 salariés |
| #7 | HALTE GARDERIE PARENTALE P'TITS LOUPS | Santé humaine et action sociale (NAF 88.91A) | 10 à 19 salariés |
| #8 | FLEURMAT ET GARAGE DU CHARPENAY | Commerce (NAF 45.20B) | 10 à 19 salariés |
| #9 | LES | Eau, assainissement, déchets (NAF 38.21Z) | 10 à 19 salariés |
| #10 | ERCC | Construction (NAF 43.22A) | 10 à 19 salariés |
La commune participe a 1 programme national d'appui aux territoires, pilote par l'Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT). Ces dispositifs apportent un accompagnement humain (chef de projet), une ingenierie technique et des financements pour revitaliser le territoire.
Programme pour les communes rurales de moins de 3 500 habitants, avec l'appui d'un chef de projet pour concretiser des projets locaux.
Source : Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT) — programmes Action Coeur de Ville, Petites Villes de Demain, Villages d'Avenir, Fabriques de Territoire. En savoir plus sur anct.gouv.fr.
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | Amenagement zone du repiel - creation cellule sanitaire publique | 35 388 € | 8 847 € | 25,0 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
L'activité économique de Bully repose sur 217 établissements, soit 9,8 pour 100 habitants. 34 créations récentes (taux de renouvellement : 15,7 %). Le tissu productif s'organise autour de Commerce, transports, hébergement et restauration (22 %) et Activités scientifiques, techniques, services administratifs (18 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0