Villages d'Avenir
Programme pour les communes rurales de moins de 3 500 habitants, avec l'appui d'un chef de projet pour concretiser des projets locaux.
Revenus & Emploi
Niveau de vie et emploi à Épégard : revenu médian 23 860 €/an, chômage 10,3 %. Revenus, pauvreté, catégories socioprofessionnelles, diplômes et navettes domicile-travail.
Données Filosofi 2021 — le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Entre 2017 et 2021, le revenu médian a progressé de 9,0 %. Le taux de chômage a baissé de 0,4 pt (2017–2022).
| Année | Revenu médian | Taux de pauvreté |
|---|---|---|
| 2017 | 21 880 € | — |
| 2018 | 23 040 € | — |
| 2019 | 23 240 € | — |
| 2020 | 22 930 € | — |
| 2021 | 23 860 € | — |
Le revenu déclaré est le revenu brut avant impôts et prestations sociales. Le revenu disponible est ce qui reste après redistribution (impôts déduits, prestations ajoutées). La différence entre les deux mesure l'effet de la redistribution sur le niveau de vie de la commune.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| Médiane | 22 780 € | 23 860 € |
| Effet de la redistribution | +1 080 € sur la médiane | |
À 7 km, Thibouville (328 hab.) enregistre 22 630 € de revenu médian
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Trois indicateurs structurent la lecture du marché du travail local. Le taux d'activité agrège emploi et chômage chez les 15-64 ans, le taux d'emploi isole strictement les personnes en poste, et le taux de chômage exprime, sur les seuls actifs, la fraction en recherche (au sens INSEE, plus large que la statistique de France Travail).
Comparaison des taux d'emploi et de chômage entre les hommes et les femmes, et entre les différentes tranches d'âge. Les jeunes (15-24 ans) ont généralement un taux de chômage plus élevé, en partie parce que beaucoup sont encore en études (d'où un faible taux d'activité).
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 81,0 % | 72,7 % | 10,3 % |
| Hommes | 83,0 % | 74,7 % | 10,0 % |
| Femmes | 78,7 % | 70,4 % | 10,6 % |
| 15-24 ans | 47,1 % | 29,7 % | 36,9 % |
| 25-54 ans | 95,1 % | 87,3 % | 8,2 % |
| 55-64 ans | 59,2 % | 56,1 % | 5,1 % |
Répartition des emplois dans la commune selon la CSP (catégorie socioprofessionnelle). Il s'agit des emplois situés dans la commune (lieu de travail), pas nécessairement occupés par ses habitants.
La catégorie socioprofessionnelle dominante parmi les emplois situés d'Épégard est Employés (33,7 %), ce qui colore le profil du marché du travail local.
| Catégorie socioprofessionnelle | Emplois | Part |
|---|---|---|
| Agriculteurs exploitants | 0 | 0,0 % |
| Artisans, commerçants, chefs d'entreprise | 10 | 22,7 % |
| Cadres et professions intellectuelles supérieures | 0 | 0,0 % |
| Professions intermédiaires | 5 | 10,7 % |
| Employés | 15 | 33,7 % |
| Ouvriers | 15 | 32,9 % |
Découpage des emplois locaux entre les cinq grandes branches INSEE : agriculture, industrie, construction, commerce / transports / services divers, et administration-enseignement-santé-social. En milieu rural, l'agriculture pèse souvent le plus ; ailleurs, c'est fréquemment le secteur administration-éducation-santé.
À Épégard, 44,8 % des postes relèvent du secteur Commerce, transports, services, qui structure le bassin d'emploi local.
| Secteur d'activité | Emplois | Part |
|---|---|---|
| Agriculture | 5 | 10,8 % |
| Industrie | 0 | 0,0 % |
| Construction | 0 | 0,0 % |
| Commerce, transports, services | 20 | 44,8 % |
| Administration, enseignement, santé, action sociale | 20 | 44,4 % |
Mode de déplacement principal utilisé par les actifs pour rejoindre leur lieu de travail. La voiture individuelle domine très largement la pratique française, particulièrement hors des grands centres urbains. Les transports collectifs et la marche ou vélo gagnent du terrain dans les zones denses.
Parmi les actifs occupés d'Épégard, 95,2 % utilisent Voiture pour rejoindre leur lieu de travail, donnant la mesure des alternatives restantes.
| Mode de transport | Actifs | Part |
|---|---|---|
| Pas de transport | 10 | 4,1 % |
| Marche à pied | 0 | 0,0 % |
| Vélo | 1 | 0,4 % |
| Deux-roues motorisé | 1 | 0,4 % |
| Voiture | 233 | 95,2 % |
| Transports en commun | 0 | 0,0 % |
Cette ventilation rapproche les contrats de longue durée (CDI du privé et statuts publics titularisés) des formats plus courts ou plus précaires (CDD, intérim, apprentissage). En France, les premiers constituent traditionnellement la majorité des postes salariés.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (81,5 %), signal de la solidité du marché du travail local.
| Type de contrat | Actifs | Part |
|---|---|---|
| CDI / Fonction publique | 178 | 81,5 % |
| CDD | 25 | 11,4 % |
| Intérim | 9 | 4,0 % |
| Apprentissage / Stage | 7 | 3,1 % |
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Pour mesurer le capital scolaire local, on retient le diplôme le plus élevé déclaré par chaque résident. Le champ d'observation couvre la population non scolarisée à partir de 15 ans ; les jeunes encore en formation sont écartés. La catégorie « Sans diplôme » englobe également les titulaires du seul CEP.
L'échelle s'étire du « sans diplôme » au bac+5 et plus. Une forte proportion de diplômés du supérieur long trahit habituellement une commune à profil cadre et profession intellectuelle ; une part marquée de CAP-BEP renvoie plutôt à un tissu ouvrier ou artisanal.
À Épégard, 20,5 % de la population non scolarisée n'a aucun diplôme, indicateur utile pour situer le capital scolaire local.
| Niveau de diplôme | Personnes (15 ans et +) | Part |
|---|---|---|
| Sans diplôme ou CEP | 81 | 20,5 % |
| BEPC, brevet, DNB | 19 | 4,8 % |
| CAP, BEP ou équivalent | 145 | 36,8 % |
| Baccalauréat | 68 | 17,3 % |
| Bac +2 (BTS, DUT...) | 49 | 12,3 % |
| Bac +3 ou +4 (Licence, Master 1...) | 26 | 6,5 % |
| Bac +5 ou plus (Master, Doctorat, Ingénieur...) | 7 | 1,7 % |
Comparaison du niveau d'études entre hommes et femmes. Depuis les années 2000, les femmes sont en moyenne plus diplômées que les hommes dans les jeunes générations, tandis que l'inverse prévaut chez les plus de 60 ans.
| Niveau de diplôme | Hommes | Femmes |
|---|---|---|
| Sans diplôme ou CEP | 19,8 % | 21,3 % |
| BEPC, brevet, DNB | 2,9 % | 6,9 % |
| CAP, BEP ou équivalent | 43,9 % | 29,0 % |
| Baccalauréat | 17,3 % | 17,3 % |
| Bac +2 (BTS, DUT...) | 8,7 % | 16,2 % |
| Bac +3 ou +4 (Licence, Master 1...) | 5,9 % | 7,3 % |
| Bac +5 ou plus (Master, Doctorat, Ingénieur...) | 1,5 % | 2,0 % |
Le graphique reporte, pour chaque classe d'âge, la proportion de personnes encore inscrites dans un cycle d'études. La scolarisation est mécaniquement totale de 6 à 14 ans (obligation légale), reste très élevée en maternelle et au lycée, puis s'effrite à mesure que les jeunes basculent vers l'emploi. Un fort taux chez les 18-24 ans trahit une présence étudiante notable.
La courbe par âge d'Épégard permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
| Tranche d'âge | Population | Scolarisés | Taux |
|---|---|---|---|
| 2-5 ans | 20 | 14 | 71,7 % |
| 6-10 ans | 34 | 34 | 100,0 % |
| 11-14 ans | 38 | 38 | 100,0 % |
| 15-17 ans | 25 | 25 | 100,0 % |
| 18-24 ans | 24 | 5 | 20,2 % |
| 25-29 ans | 23 | 0 | 0,0 % |
La ventilation des prestations CAF d'Épégard se répartit entre aides au logement (1 foyers), prime d'activité (1) et RSA (1), sur un total de 80 allocataires.
| Type d'allocataire | Allocataires |
|---|---|
| RSA | 1 |
| Prime d'activité | 1 |
| Aides au logement | 1 |
| Allocations familiales | 1 |
| Minima sociaux | 1 |
La commune participe a 1 programme national d'appui aux territoires, pilote par l'Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT). Ces dispositifs apportent un accompagnement humain (chef de projet), une ingenierie technique et des financements pour revitaliser le territoire.
Programme pour les communes rurales de moins de 3 500 habitants, avec l'appui d'un chef de projet pour concretiser des projets locaux.
Source : Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT) — programmes Action Coeur de Ville, Petites Villes de Demain, Villages d'Avenir, Fabriques de Territoire. En savoir plus sur anct.gouv.fr.
Épégard (523 habitants) illustre la vitalité d'une ruralité accompagnée par les dispositifs d'aide territoriale. Le revenu médian s'inscrit dans la moyenne française.
Seuls 8,6 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Le Neubourg et Évreux.
Elle bénéficie du programme national Villages d'Avenir. 2 projets ont été subventionnés par l'État pour 15 784 € d'aides d'investissement.
À 23 860 €, le revenu médian communal s'inscrit dans la zone médiane française. À l'échelle départementale, la médiane (22 970 €) est proche de celle d'Épégard.
Le marché du travail local est relativement stable: taux de chômage à 10,3 %, taux d'emploi à 72,7 %, pour 267 actifs. La structure socioprofessionnelle privilégie les employés (33,7 % des emplois occupés).
Le répertoire Sirene recense 33 établissements actifs d'Épégard en 2023, avec une orientation tertiaire affirmée. Sur le plan sectoriel, commerce, transports, hébergement et restauration concentre 27,3 % des unités productives. En 2024, 3 établissements ont été créés, dans une trajectoire décennale à +135,7 % — une dynamique de création forte.
Les comptes d'Épégard affichent en 2024 une épargne brute réduite (55 €/hab) rapportée à 602 €/hab de recettes. Rapporté à l'épargne brute, l'encours de dette représente 0,2 années de remboursement (courte); les dépenses d'équipement atteignent 211 €/hab. 2 projets locaux ont bénéficié de 15 784 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
La fiscalité locale sur le bâti — 41,63 % de TFB globale en 2024 — se situe dans la zone médiane nationale. L'écart avec la médiane départementale — 49,03 % — est de -7,40 points, sur un taux communal pur de 34,43 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 21,30 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 14,35 %.
L'économie locale s'apprécie dans le cadre régional: Épégard est dans la tradition des villages normands. Les flux domicile-travail font état de 211 résidents qui vont travailler dans une autre commune. Sur le versant social, la CAF dénombre 80 allocataires, dont 5 foyers bénéficiaires du RSA.