Aire urbaine de 98 286 habitants, Roubaix polarise les flux d'emploi et les services à dimension régionale. Le revenu médian reste sensiblement inférieur à la moyenne française, avec un taux de pauvreté élevé (46,0 %).
Environ 36,7 % des actifs occupent un emploi dans la commune, les autres rejoignant principalement Lille et Villeneuve-D'ascq. Parmi les principaux employeurs figurent MAIRIE et HOPITAL VICTOR PROVO. Le marché du travail reste tendu (26,4 % de chômage).
La commune est éligible à la politique de la ville (QPV), ainsi qu'à 2 autres dispositifs d'aide territoriale. Elle bénéficie du programme national Fabriques de Territoire. 2 projets ont été subventionnés par l'État pour 3 412 800 € d'aides d'investissement. 4 tiers-lieux complètent l'offre d'accueil économique locale.
Le niveau de vie médian communal, 14 580 €, se situe franchement en retrait par rapport à la médiane française. Au regard de la médiane du département (20 600 €), le revenu de Roubaix est inférieur d'à peu près 6 020 €. La fourchette entre 1er et 9e décile va de 8 510 € à 28 610 €, pour un rapport interdécile importante (3,4).
Le bassin de 38 216 actifs de Roubaix fait face à un chômage sensiblement au-dessus des repères nationaux (26,4 %). La CSP la plus représentée est celle des professions intermédiaires (30,7 %), devant les autres catégories.
Le paysage économique communal, 6 918 unités en 2023, est marqué par le commerce et les services. Côté sectoriel, commerce, transports, hébergement et restauration porte 30,8 % du total des unités actives. Le rythme de création atteint 1 819 en 2024, en ligne avec un recul du stock d'établissements — stock total en -8,9 %. MAIRIE et HOPITAL VICTOR PROVO comptent parmi les premiers employeurs recensés sur la commune.
Les finances communales restent équilibrées en 2024: 1 745 €/hab de recettes, 177 €/hab d'épargne brute, 1 032 €/hab d'encours de dette. Côté solvabilité, il faudrait 5,8 années d'épargne brute pour solder la dette, pendant que l'investissement atteint 205 €/hab. 2 projets locaux ont bénéficié de 3 412 800 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
La fiscalité communale sur le foncier bâti est au-dessus des moyennes françaises en 2024 (52,00 % de TFB globale). Comparée au département (47,84 % de médiane TFB), Roubaix présente un écart de +4,16 points — la part communale pure s'élève à 48,70 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 34,86 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 44,76 %.
Roubaix est une commune des plaines flamandes; ce cadre régional influe sur les tendances de marché et d'emploi. L'ANCT classe Roubaix à la fois dans le Quartier Prioritaire de la Ville (QPV) et dans le dispositif d'Aide à Finalité Régionale (AFR). Côté navettes domicile-travail, 17 258 actifs vont travailler notamment vers Lille et Villeneuve-D'ascq. Côté social, 32 170 allocataires sont identifiés par la CAF, dont 9 450 foyers perçoivent le RSA.