Avec 25 490 habitants, Alençon structure un bassin de vie intermédiaire dans l'Orne. Le revenu médian reste sensiblement inférieur à la moyenne française, avec un taux de pauvreté élevé (28,0 %).
Une majorité d'actifs (68,4 %) travaille sur place, les autres rejoignant principalement Arçonnay et Damigny. Parmi les principaux employeurs figurent CTRE HOSP INTERCOMMUNAL ALENCON MAMERS et DEPARTEMENT DE L'ORNE. Le marché du travail reste tendu (19,0 % de chômage).
La commune est éligible à la politique de la ville (QPV), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale. Elle participe à 2 programmes nationaux d'appui aux territoires (Action Cœur de Ville, Fabriques de Territoire). Un projet a été subventionné par l'État pour 89 268 € d'aides d'investissement. 2 tiers-lieux complètent l'offre d'accueil économique locale.
Le niveau de vie médian d'Alençon — 19 220 € — reste inférieur à la moyenne française. Par rapport au repère départemental (21 240 €), le niveau de vie communal est plus faible d'à peu près 2 020 €. Le rapport entre le 9e et le 1er décile ressort à 3,6, soit une dispersion importante des niveaux de vie communaux.
La population active d'Alençon, 10 430 actifs, enregistre un taux de chômage élevé (19,0 %) et un taux d'emploi limité (53,9 %). Les employés dominent la structure des emplois à 31,2 %, marquant le profil socioprofessionnel communal.
Le tissu productif communal rassemble 1 958 unités actives en 2023, majoritairement tertiaires. Le premier secteur NAF rassemble 28,5 % des établissements, autour de la catégorie commerce, transports, hébergement et restauration. Le stock d'établissements a évolué de +11,8 % sur la décennie, avec 288 créations enregistrées en 2024 (une dynamique de création positive). Côté employeurs, CTRE HOSP INTERCOMMUNAL ALENCON MAMERS et DEPARTEMENT DE L'ORNE figurent parmi les établissements les plus importants du bassin.
La situation financière apparaît correcte en 2024, avec 1 264 €/hab de recettes et 179 €/hab d'épargne brute. Côté solvabilité, il faudrait 1,9 années d'épargne brute pour solder la dette, pendant que l'investissement atteint 292 €/hab. Un projet local a bénéficié de 89 268 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Côté foncier, le taux global d'Alençon — 55,69 % en 2024 — se situe au-dessus des moyennes françaises. Le taux global de TFB s'écarte de +5,59 points par rapport à la médiane départementale (50,10 %); part communale seule: 38,28 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 22,16 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 27,28 %.
Côté géographie économique, Alençon est caractéristique du maillage rural normand, ce qui module les logiques de marché et d'emploi. Au titre des zonages, Alençon est concernée par le Quartier Prioritaire de la Ville (QPV) et le Zone Franche Urbaine (ZFU). Quelque 2 613 actifs sortent travailler hors des limites communales selon les données MOBPRO de l'INSEE. La CAF recense 8 020 allocataires d'Alençon, avec 1 520 foyers RSA parmi eux.