Monuments, balades, terroir et lieux à découvrir : préparez votre visite à Beauvais.
01 Labels touristiques de Beauvais
Beauvais est distinguée par
2 labels
touristiques de notoriété nationale.
Villes et Pays d'Art et d'Histoire
Le label Ville ou Pays d'Art et d'Histoire est attribué par le ministère de la Culture aux communes ou groupements de communes qui s'engagent dans une politique de sensibilisation des habitants, des visiteurs et du jeune…
Le label Villes et Villages Fleuris récompense l'engagement des communes en faveur de l'amélioration du cadre de vie. Il prend en compte le patrimoine paysager et végétal, le fleurissement, le respect de l'environnement …
L'institution du Bureau des Pauvres s'est développée progressivement dans un îlot du quartier Saint-Laurent. Elle a d'abord intégré des bâtiments anciens (Hôtel Saint-Just, 14e siècle et chapelle attenante, 16e siècle) puis s'est accrue de constructions conçues pour son usage spécifique : grand bâtiment le long de la rue Buzenval (1777-1792) , bâtiment à pan de bois à l'angle de la rue du 27-Juin et de la rue de Gesvres (18e siècle) - les bâtiments 19e siècle reprennent les tracés des bâtiments anciens qu'ils ont remplacés, mais n'offrent pas une grande qualité d'exécution.
Protégé le 1987/12/11 : classé MH ; 1987/12/11 : inscrit MH partiellement · rue de Buzenval ; rue du 27-Juin ; rue de Gesvres
Ancien palais épiscopal, ancien palais de justice, actuellement musée départemental de l'Oise
classé MH
L'ancien palais épiscopal : classement par liste de 1862
Protégé le 1862 : classé MH
Ancienne abbaye Saint-Lucien, à Notre-Dame-du-Thil
L'abbaye aurait été bâtie sur le tombeau du saint auquel elle était dédiée. Les historiens pensent que c'est en 1090 que Pierre 1er, abbé, de l'ordre de Saint-Benoît fit commencer la construction de l'église du monastère. L'abbaye poursuivit son existence jusqu'à la Révolution. Démolie pierre par pierre en 1791, ses boiseries et marbres firent l'objet d'une vente.
De l'abbaye augustine Saint-Quentin de Beauvais, fondée vers 1067 et qui connut un essor particulièrement florissant au cours du Moyen Age, il ne subsiste des constructions primitives que l'ancienne chapelle de l'abbé du 12e siècle, rehaussée au 14e siècle et le mur gouttereau de l'église abbatiale du 11e siècle. Quant aux bâtiments conventuels, reconstruits après l'incendie de 1681, il en demeure de notables éléments en dépit des importants réaménagements et reconstructions post-révolutionnaires, l'ancienne abbaye étant devenue en 1824 l'Hôtel de la Préfecture, et abritant depuis cette date les services administratifs préfectoraux et départementaux. Les anciens bâtiments réguliers subsistants se composent principalement d'un corps de logis rectangulaire du 18e siècle, édifié en brique et pierre et comportant deux étages et un comble à la mansart. Une partie des façades a été restaurée très récemment. On trouve des restes de peintures murales du 17e siècle dans l'ancienne chapelle.
En plus des quatre bâtiments déjà classés en 1939 subsistent de nombreux vestiges de ceux ou les lépreux étaient logés et soignés, ainsi que le mur d'enceinte de la maladrerie. La compréhension de cet ensemble historique exceptionnel passe par la conservation et la mise en valeur de ces vestiges très menacés. Rarissime exemple d'une maladrerie médiévale encore conservée.
Eglise Saint-Barthelemy (restes de l'ancienne) : inscription par arrêté du 1er avril 1930
Protégé le 1930/04/01 : inscrit MH
Cathédrale Saint-Pierre
classé MH
La cathédrale : classement par liste de 1840
Protégé le 1840 : classé MH
Chapelle de l’archiconfrérie Saint-Joseph de Beauvais
inscrit MH2ème moitié 19e siècleArchitecte : Delefortrie Victor (architecte);Delefortrie Paul (architecte);Athanase frère (peintre);Lévêque atelier (vitrail);Lardeur Raphaël (peintre-verrier)
Joseph-Armand Claverie, à son arrivée en tant qu'aumônier au pensionnat Saint-Joseph des Frères des écoles chrétiennes de Beauvais, souhaite développer le culte de saint Joseph. À sa demande, l'évêque Gignoux érige canoniquement une confrérie en l'honneur du saint en 1859, qui obtient deux ans plus tard du pape Pie IX le statut d'archiconfrérie. Devant être le siège de l'archiconfrérie et le lieu de culte du pensionnant, la chapelle existante apparaît trop exiguë, incommode, et d'une pauvreté jugée indigne de la gloire du saint protecteur. Victor et Paul Delefortrie sont chargés d'ériger une nouvelle chapelle entre 1859 et 1887, à l'architecture sobre inspirée des modèles de l'art gothique rayonnant du XIIIe siècle. Cette architecture est l'écrin d'un riche décor intérieur, qui se compose à la fois de peintures murales ornementales et historiées réalisées entre autres par le Frère Athanase, de vitraux créés par l'atelier Lévêque - remplacés par deux fois suite aux dommages des guerres mondiales par le peintre-verrier Raphaël Lardeur -, de sculptures et d'un riche mobilier néo-gothique. L'importance des dons d'élèves du pensionnat, de fidèles, d'associés et de confréries pour la fondation, le décor et l'aménagement de cet édifice est rendue visible par les nombreuses armoiries qui s'insèrent dans le décor polychrome sur les colonnes de la nef, dans le sous-bassement du chœur, sur la grille de communion et dans les centaines de plaques de marbre ex-voto. En 1968, l'Institut Supérieur d'Agriculture de Beauvais est déménagé sur un nouveau campus au nord de la ville. Les bâtiments du pensionnat Saint-Joseph sont alors détruits. La chapelle du XIXe siècle est le seul élément conservé dans ce quartier reconstruit, et reste le siège de l'archiconfrérie Saint-Joseph. En mai 1981, la chapelle est cédée pour 1 franc symbolique à l'Association diocésaine de Beauvais.
Protégé le 2022/06/09 : inscrit MH · Rue Nully d’Hécourt
Chapelle du cimetière de Notre-Dame-du-Thil
classé MH16e siècle
Chapelle du cimetière de Notre-Dame-du-Thil : classement par arrêté du 5 juillet 1930
Protégé le 1930/07/05 : classé MH · Dans le cimetière
Cloître de la cathédrale et de l'ancien musée
classé MH
Partiellement affecté par un incendie.
Protégé le 1927/12/24 : classé MH
Eglise de la Basse-Oeuvre
classé MH
L'église : classement par liste de 1840
Protégé le 1840 : classé MH
Eglise Notre-Dame de Marissel
classé MH4e quart 11e siècle;12e siècle;13e siècle;16e siècle
Le climat d'insécurité qui a régné dans cette région du milieu du 14e siècle à la fin du 15e siècle ayant pris fin, le 16e siècle va connaître une période d'intensification de la construction d'édifices religieux. Des campagnes de restaurations ont lieu en 1926, 1946, 1950, 1951, 1953 et 1967. Notre-Dame de Marissel n'est pas parfaitement orientée, son choeur est dirigé vers le nord-est. Cette particularité peut provenir du site à flanc de coteau ou bien de la réutilisation d'une construction antérieure. Les deux grandes périodes de construction concernent le 12e siècle avec les abords des deux siècles qui l'encadrent et le 16e siècle. La seconde période est relativement bien documentée et a laissé des traces précises. La première ne se perçoit qu'au travers des repos permis par l'histoire et à la lecture de l'édifice. Une autre période plus troublante ne fait que s'esquisser c'est celle contemporaine du vestige gallo-romain. La fin du 11e siècle et le début du 12e siècle voient la construction du clocher roman et la rénovation complète du choeur. Sur les fondements de l'ancienne église une construction en pierre de taille est élevée. Il paraît très probable que le clocher et la nef n'étaient pas voûtés initialement. Au milieu du 12e siècle, la décision est prise de transformer cette nef à clocher latéral en église dotée d'un transept saillant. Le clocher est voûté, de même que les deux bras du transept. Au cours du 13e siècle jusqu'à l'invasion anglaise, on poursuit l'édification de la baie du choeur, le voûtement de celui-ci et de la dernière travée du bras sud du transept. La toiture de l'abside a probablement été modifiée à cette époque et la baie d'axe supprimée. Jusqu'en 1580, les travaux se poursuivent. En 1590, deux grandes arcades sont poussées plus avant dans le transept car le clocher menace ruine. Certains auteurs attribuent la flèche au 19e siècle. Mais sa forme générale reste bien celle des églises de la région au 16e siècle. Le pignon du choeur est restauré à la fin du 19e siècle ainsi que l'aménagement intérieur du choeur encore visible.
Protégé le 1913/06/13 : classé MH
Ferme du Gros Chêne
inscrit MH partiellement17e siècle;18e siècle
Unique et exceptionnel spécimen des grandes fermes seigneuriales appartenant à la bourgeoisie beauvaisienne et implantées aux portes de la ville aux 17e et 18e siècles. La ferme comprend un ensemble de bâtiments disposés en carré autour d'une cour. Le logis comprend un soubassement maçonné et un étage en pan de bois, partiellement en encorbellement sur cour. La grande grange céréalière, construite en 1773, se distingue par un appareil de craie très soigné et des assises verticales alternées de brique et craie rythmant chaque travée et chaque ferme de la charpente ; la cave abrite des cuves en grès destinées à la fabrication du cidre domestique.
Protégé le 1992/04/10 : inscrit MH partiellement
Hôtel de ville
classé MH partiellement
Façade : classement par arrêté du 8 juillet 1912
Protégé le 1912/07/08 : classé MH
Immeuble
classé MH partiellement
Détruit en 1940.
Protégé le 1932/08/06 : classé MH · 8 rue Cyprien-Desgroux
Le lycée Félix Faure est le témoin le plus vaste et le plus représentatif de l'architecture scolaire développée dans l'esprit de la réforme de Jules Ferry, dans le dernier quart du 19e siècle pour le nord de la France. Il est l'exemple le plus important de l'oeuvre de l'architecte Norbert-Auguste Maillart, second Grand Prix de Rome en 1881.
Protégé le 2017/03/06:inscrit MH
Maison dite des Trois Piliers
classé MH
Détruite en 1940.
Protégé le 1889 : classé MH · place Jeanne-Hachette
Maison Gréber
classé MH1er quart 20e siècleArchitecte : Gréber Charles (céramiste);Thorel Maurice (architecte)
La maison Gréber constitue une réclame pour les ateliers du potier et céramiste Charles Gréber, ateliers fondés vers 1850 par son père, Johan-Peter Gréber. La façade, entièrement habillée en grès cérame, est réalisée en 1911 sur les dessins de l'architecte amiénois Maurice Thorel. On distingue, au centre, un potier à son tour, avec des bandes décorées de petits sauriens grimpants. La façade est plaquée sur une maison plus ancienne à structure en pans de bois et torchis, caractéristique de l'architecture vernaculaire du Beauvaisis. La façade porte aussi les enseignes Manufacture de grès artistiques, Décoration architecturale, Poteries usuelles en grès fins. La maison a été vendue en 1962 au concessionnaire Citroën de Beauvais. Il ne subsiste rien des ateliers de fabrication ni des fours de la manufacture.
Protégé le 1979/06/28 : classé MH · 63 rue de Calais
Maison à pans de bois
inscrit MH17e siècle;18e siècle
L'existence d'une maison sur une longue parcelle close de murs bordée du Thérain est attestée dans les archives depuis 1560. Propriété de riches marchands drapiers pendant plusieurs générations, elle passe d'une activité agricole (élevage, verger, viticulture) à un usage de résidence secondaire. Démolie en 1590 comme une grande partie du faubourg Saint-Jacques pour des raisons militaires dans le cadre des guerres de Religion, elle est reconstruite au tout début du XVIIe siècle. Son bâti suit l'évolution de ses usages successifs, avec l'adjonction - suivant les époques - d'étables et granges ainsi que d'un colombier et d'un poulailler. Une partie de ces logis annexes ont été transformés, au cours des XVIIIe et XIXe siècles, en habitation. Les trois parties de la maison actuelle pourraient ainsi dater de trois périodes différentes. La plus ancienne, à l'angle de la rue Odet-de-Châtillon, pourrait avoir une cave et des fondations du XVIIe siècle, résultant des reconstructions après la démolition du quartier Saint-Jacques. Ses élévations, tout comme la maison centrale, pourraient avoir été restaurées à la toute fin du XVIIIe siècle après une période de relatif abandon du bâti entre 1750 et 1790. Enfin, la maison à l'angle de la rue Saint-Jacques est vraisemblablement plus tardive, attestée dans sa configuration actuelle depuis les années 1870. Ces trois unités d'habitation sont homogénéisées par leur construction mixte avec une structure en pans de bois et hourdis de torchis sur un soubas-sement en moellons de silex, pierre et brique. Si la façade arrière sur rue, donnant à l'origine directement sur le cimetière de l'église Saint-Jacques de Richebourg, est relativement simple et standardisée avec des bois longs, poteaux de fond, sablières uniques et ossature à grille à panneautage régulier, la façade sur jardin est ornée de motifs de guettes et chevrons qui soulignent avec élégance les travées. Les pans de bois sont les dispositifs les plus fréquemment utilisés dans les constructions jusqu'au XIXe siècle à Beauvais. Aux riches maisons à étages, encorbellements et décors sculptés de la ville intra-muros, répondent les maisons à pans de bois plus basses et modestes avec jardins du faubourg Saint-Jacques, dont les activités sont liées à la viticulture et au textile.
Protégé le 2022/06/28 : inscrit MH · 21 rue Odet-de-Châtillon
Les remparts gallo-romains dans l'ancien evêché (galerie nationale de la Tapisserie) : classement par liste de 1889 - Les soubassements de remparts gallo-romains, le long de la rue et de l'impasse Beauregard, depuis l'angle Nord-Est de l'ancienne enceinte jusqu'à la rue Frette, y compris le mur parallèle à la rue du Théâtre ; la tour semi-circulaire au droit du chevet de la cathédrale et le mur parallèle à la rue du Musée en face de la rue Saint-Laurent, vestiges mis au jour par les bombardements : inscription par arrêté du 22 décembre 1941 - Les autres remparts gallo-romains, y compris la partie enterrée : inscription par arrêté du 2 février 1949
Tour Boileau : inscription par arrêté du 5 avril 1930, rectifié par arrêté du 20 mai 1930
Protégé le 1930/05/20 : inscrit MH
Église Saint-Etienne
classé MH12e siècle;13e siècle;16e siècle
L'édifice actuel illustre quatre campagnes de construction : une nef bordée de collatéraux simples et un transept saillant, élevés vers 1130-1150 ; la façade occidentale et son portail, bâtis au début du 13e siècle ; le choeur des chanoines, flanqué de bas-côtés simples ouvrant sur des chapelles et terminé par un déambulatoire et une abside à trois pans, réédifié dans la première moitié du 16e siècle sur l'emplacement d'un choeur à chevet plat du 12e siècle ; enfin, l'imposant clocher hors oeuvre, remplaçant l'ancienne tour-lanterne de croisée, et réimplanté en flanquement septentrional de la façade occidentale à la fin du 16e siècle. Comme tel est bien souvent le cas, par la force de la pénurie pécuniaire, ce sont les parties du monument à la charge de la fabrique qui demeurent les éléments les plus anciens de l'édifice. Comme bon nombre d'autres églises, Saint-Etienne associe et juxtapose, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la nef, références romanes et innovations gothiques. Références romanes dans l'élévation tripartite de la nef avec triforium à baies géminées ouvrant sous comble, d'inspiration anglo-normande, ou dans le vocabulaire sculpté. En revanche, la marque des maîtres d'oeuvre gothiques s'imprime fortement dans le traitement du couvrement établi, pour ses parties les plus anciennes, quelques années après l'achèvement de l'enveloppe de la nef et du transept. C'est ainsi que le collatéral sud de la nef présente parmi les plus anciens exemples de croisées d'ogives dans l'Oise.
Protégé le 1846 : classé MH
Église Saint-Jacques
inscrit MH2e moitié 19e siècleArchitecte : Delefortrie Paul (architecte)
L'église Saint-Jacques de Beauvais, édifice néo-gothique, fait partie de ces constructions qui à la fin du XIXe siècle ont remplacé les anciennes églises, parce qu'elles étaient soit trop vétustes pour les restaurer, soit trop exiguës pour faire face à l'expansion démographique de certains nouveaux quartiers urbains. La documentation sur cette église fait complètement défaut, en particulier les archives de l'architecte Delefortrie, vraisemblablement à cause des bombardements sévères en 1940 à Beauvais qui ont détruit toutes les archives diocésaines et une partie des archives départementales. Cependant, la très bonne connaissance que nous avons par ailleurs sur son œuvre, en particulier dans la Somme ( comme les églises de Bernaville, de Le Quesnel-en-Santerre, de Sainte-Anne à Amiens), nous permet de situer cette église dans la lignée des grandes églises très élaborées conçues par lui : volumes importants, composition soignée du plan et des élévations, décor sculpté très présent à l'extérieur et particulièrement en façade sur le clocher porche, comme à l'intérieur aux points clefs traditionnels, les chapiteaux et les cordons et moulures soulignant les étages, présence de verrières importantes dans le même style néo-médiéval. C'est un édifice intéressant dans sa catégorie, dont l'architecte bien connu dans le département de la Somme est prestigieux.
Protégé le 2005/07/20 : inscrit MH · Rue Saint-Jacques
→ Pour choisir la meilleure saison de visite, consulter le profil climatique de Beauvais (températures, précipitations mois par mois).
03 Musées et Maisons des Illustres
1 musée labellisé Musée de France.
🏛️
MUDO - musée de l'Oise Protégé au titre des Monuments historiques.
Archéologie, Arts décoratifs, Art moderne et contemporain, Beaux-arts, Ethnologie, Photographie · Musée de site
Le parcours du XIXe siècle invite le visiteur au voyage parmi les œuvres dédiées au paysage, de Fontainebleau à Rome, de l’Égypte au Danemark. L'éclectisme du goût au XIXe siècle est illustré par la passion du moyen âge, le mobilier à la manière de Boulle. Dans la perspective du redéploiement des collections d’archéologie, de peintures, d’arts graphiques, de mobilier, d’objets d’art, de tapisseries dans l’ancien palais des évêques-comtes de Beauvais (XVIe – XVIIIe – XIXe siècles), l’exposition « Trésors céramiques de l’Oise » permet de rendre au public des œuvres non visibles depuis plus de trente ans. Véritable vitrine du patrimoine artistique du Département, elle démontre la place privilégiée de l’Oise dans l’histoire de la céramique en France.Ancien palais épiscopal, résidence des évêques de Beauvais, comtes de la ville et pairs de France, ensemble architectural édifié au pied de la cathédrale de Beauvais au XIIe siècle par Henri de France, frère du roi. Il a été bâti sur le rempart romain. Au XIVe siècle, pour affirmer son autorité suite à une émeute des habitants de la ville, l’évêque Simon de Clermont-Nesle fait ériger une entrée fortifiée munie de deux tours. Deux siècles plus tard, le logis principal est reconstruit par l’évêque Louis Villiers de l’Isle Adam dans un esprit Renaissance tout en conservant une décoration caractéristique du gothique. Sa façade est ornée d’une tour d'escalier nommée « tour de l'horloge » surmontée d'un campanile abritant trois cloches, dont une datant de 1506. Dans les combles, la majestueuse et imposante charpente en chêne de quatorze mètres de hauteur est un des éléments les plus spectaculaires de l’ancien évêché. Après la Révolution, le palais reçoit plusieurs affectations : préfecture en 1800, de nouveau évêché en 1822, puis Palais de justice en 1846. En 1973, l’administration judiciaire quitte le palais et laisse la place aux collections du musée. Un vaste projet de rénovation architecturale et muséographique est engagé par le Conseil départemental de l'Oise en concertation avec le ministère de la Culture. Les travaux, phasés en plusieurs tranches, ont démarré en 2013. Les premières phases de rénovation du Palais ont débuté sous la direction d’Étienne Poncelet, architecte en chef des Monuments historiques. Trois espaces du palais ont été concernés par ces travaux : la salle aux Sirènes, les voûtes sous porche du châtelet d'entrée et la tour de l'horloge du palais. Dans la salle aux Sirènes, cinq mois d'interventions ont permis la fixation des peintures murales, l’assainissement des maçonneries, la restauration des parements intérieurs ainsi que la mise en place d’une climatisation. Les travaux des voûtes sous porche ont permis la restauration du sas d’entrée et du passage voûté avec notamment une rénovation de la façade, la restitution des toitures et du sol de la terrasse de défense. La tour de l'horloge, la tourelle et le perron d’entrée ont été consolidés et ses décors restaurés. Dans le campanile, deux cloches modernes ont rejoint la cloche historique datant de 1506. A partir de l’automne 2014, la rénovation s’est poursuivie au premier étage et sur le reste des façades du palais Renaissance. La mise en valeur du palais Renaissance concernait la restauration des maçonneries, le changement de l’ensemble des fenêtres, la reprise de la couverture ainsi que la création d’un ascenseur qui dessert les trois étages jusqu'à la spectaculaire salle sous charpente. La muséographie, sous la direction du cabinet d’architectes AUM, est destinée à présenter au premier étage les collections du XIXe siècle qui seront périodiquement renouvelées. C’est maintenant au tour du châtelet d’entrée du musée de bénéficier d’une restauration. Les jardins ont fait l’objet d’un aménagement paysager sur la parcelle située au pignon sud du palais Renaissance. Cet aménagement a été confié à deux paysagistes, Sylvie Expert-Bezançon et Clotilde Viellard-Buchet, associées pour ce projet au sein de l’Atelier du Serpentaire. Inspiré par l’histoire du lieu, l’aménagement évoque les vestiges archéologiques par un motif central reproduisant le maillage des constructions gallo-romaines de la parcelle. Des alcôves en charmille évoquent quant à elle la basse-cour d’antan et la maison du corps de garde. Des arbres fruitiers en colonne, une vigne palissée et un pommier en éventail sont inspirés de plantes cultivées dans les potagers fruitiers de la Renaissance et sont une allusion à la vocation vivrière des jardins de l’Évêque-comte qui s’étendaient au-delà de la rivière en contrebas. Trois œuvres d’art en céramique, réalisées par des potiers de l’Oise, font le lien avec les collections du musée, parmi les plus importantes collections de céramiques d’un musée en France. Le jardin est ouvert au public.
MUDO - musée de l'Oise
Points forts des collections
Le parcours du XIXe siècle invite le visiteur au voyage parmi les œuvres dédiées au paysage, de Fontainebleau à Rome, de l’Égypte au Danemark. L'éclectisme du goût au XIXe siècle est illustré par la passion du moyen âge, le mobilier à la manière de Boulle. Dans la perspective du redéploiement des collections d’archéologie, de peintures, d’arts graphiques, de mobilier, d’objets d’art, de tapisseries dans l’ancien palais des évêques-comtes de Beauvais (XVIe – XVIIIe – XIXe siècles), l’exposition « Trésors céramiques de l’Oise » permet de rendre au public des œuvres non visibles depuis plus de trente ans. Véritable vitrine du patrimoine artistique du Département, elle démontre la place privilégiée de l’Oise dans l’histoire de la céramique en France.
Intérêt architectural
Ancien palais épiscopal, résidence des évêques de Beauvais, comtes de la ville et pairs de France, ensemble architectural édifié au pied de la cathédrale de Beauvais au XIIe siècle par Henri de France, frère du roi. Il a été bâti sur le rempart romain. Au XIVe siècle, pour affirmer son autorité suite à une émeute des habitants de la ville, l’évêque Simon de Clermont-Nesle fait ériger une entrée fortifiée munie de deux tours. Deux siècles plus tard, le logis principal est reconstruit par l’évêque Louis Villiers de l’Isle Adam dans un esprit Renaissance tout en conservant une décoration caractéristique du gothique. Sa façade est ornée d’une tour d'escalier nommée « tour de l'horloge » surmontée d'un campanile abritant trois cloches, dont une datant de 1506. Dans les combles, la majestueuse et imposante charpente en chêne de quatorze mètres de hauteur est un des éléments les plus spectaculaires de l’ancien évêché. Après la Révolution, le palais reçoit plusieurs affectations : préfecture en 1800, de nouveau évêché en 1822, puis Palais de justice en 1846. En 1973, l’administration judiciaire quitte le palais et laisse la place aux collections du musée. Un vaste projet de rénovation architecturale et muséographique est engagé par le Conseil départemental de l'Oise en concertation avec le ministère de la Culture. Les travaux, phasés en plusieurs tranches, ont démarré en 2013. Les premières phases de rénovation du Palais ont débuté sous la direction d’Étienne Poncelet, architecte en chef des Monuments historiques. Trois espaces du palais ont été concernés par ces travaux : la salle aux Sirènes, les voûtes sous porche du châtelet d'entrée et la tour de l'horloge du palais. Dans la salle aux Sirènes, cinq mois d'interventions ont permis la fixation des peintures murales, l’assainissement des maçonneries, la restauration des parements intérieurs ainsi que la mise en place d’une climatisation. Les travaux des voûtes sous porche ont permis la restauration du sas d’entrée et du passage voûté avec notamment une rénovation de la façade, la restitution des toitures et du sol de la terrasse de défense. La tour de l'horloge, la tourelle et le perron d’entrée ont été consolidés et ses décors restaurés. Dans le campanile, deux cloches modernes ont rejoint la cloche historique datant de 1506. A partir de l’automne 2014, la rénovation s’est poursuivie au premier étage et sur le reste des façades du palais Renaissance. La mise en valeur du palais Renaissance concernait la restauration des maçonneries, le changement de l’ensemble des fenêtres, la reprise de la couverture ainsi que la création d’un ascenseur qui dessert les trois étages jusqu'à la spectaculaire salle sous charpente. La muséographie, sous la direction du cabinet d’architectes AUM, est destinée à présenter au premier étage les collections du XIXe siècle qui seront périodiquement renouvelées. C’est maintenant au tour du châtelet d’entrée du musée de bénéficier d’une restauration. Les jardins ont fait l’objet d’un aménagement paysager sur la parcelle située au pignon sud du palais Renaissance. Cet aménagement a été confié à deux paysagistes, Sylvie Expert-Bezançon et Clotilde Viellard-Buchet, associées pour ce projet au sein de l’Atelier du Serpentaire. Inspiré par l’histoire du lieu, l’aménagement évoque les vestiges archéologiques par un motif central reproduisant le maillage des constructions gallo-romaines de la parcelle. Des alcôves en charmille évoquent quant à elle la basse-cour d’antan et la maison du corps de garde. Des arbres fruitiers en colonne, une vigne palissée et un pommier en éventail sont inspirés de plantes cultivées dans les potagers fruitiers de la Renaissance et sont une allusion à la vocation vivrière des jardins de l’Évêque-comte qui s’étendaient au-delà de la rivière en contrebas. Trois œuvres d’art en céramique, réalisées par des potiers de l’Oise, font le lien avec les collections du musée, parmi les plus importantes collections de céramiques d’un musée en France. Le jardin est ouvert au public.
🎉 12 festivals— Photaumnales et usimages, Ciné rural, Expose tes idées, filme et projette…
📚 5 bibliothèques ou médiathèques
05 Autres sites à découvrir de Beauvais
Sites d'intérêt référencés par les offices de tourisme dans la base
nationale DATAtourisme
(CRT + OT régionaux). 7 lieux sélectionnés autour du patrimoine, de la nature, des
musées et du terroir (34 sites déjà cités dans les blocs
Patrimoine et Musées plus haut).
🏛 Patrimoine bâti (1)
La Brosserie Française
Située à Beauvais dans l’Oise depuis 1845, notre entreprise s’est développée sur les rives du Thérain, une rivière qui fournissait à l’origine la force hydrauli…
66 Rue du Pont d'Arcole
🌳 Sites naturels (1)
Parc Marcel Dassault
Le Parc Marcel Dassault est un endroit où il fait bon se promener. On y trouve une variété impressionnante de plantes et de fleurs ainsi qu'une multitude d'anim…
Avenue Marcel Dassault
🎨 Musées & culture (5)
Agrispace
Agrispace est un centre de 2 800 m² dédié à l’univers Massey Ferguson, réunissant un showroom, un musée, une boutique, un restaurant (120 couverts par service) …
Avenue du Président John F. Kennedy
Galerie L'art Rue Dans L'art
25 rue du 27 juin
Le Quadrilatère
Réouvert en avril 2025, Le Quadrilatère - Centre d’art de Beauvais propose une riche offre artistique et culturelle dans un écrin à l'architecture moderniste, à…
22 Rue Saint-Pierre
Manufacture Nationale De La Tapisserie
Fondée en 1664 par Colbert, la Manufacture de tapisserie de Beauvais est créée sous le règne de Louis XIV comme les célèbres manufactures des Gobelins et d'Aubu…
24 rue Henri Brispot
Mudo-Musée De L'oise
Le parcours permanent, au sein du palais, propose une découverte des grandes tendances de l’histoire de l’art en France et en Europe au cours des 19e et 20e siè…
1 rue du musée
Source : DATAtourisme — données ouvertes des offices de tourisme français.
06 Villages et villes labellisés à proximité de Beauvais
Communes distinguées par les principaux labels touristiques
nationaux, accessibles en moins d'une heure de route.
Sites de baignade surveillés par l'ARS (mer, lacs, rivières)
accessibles en moins d'une heure de route. Classement de qualité
de l'eau (A=excellente, B=bonne, C=suffisante, D=insuffisante).