Classée FRR (socle)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Revenus & Emploi
Niveau de vie et emploi à Boën-sur-Lignon : revenu médian 19 810 €/an, chômage 14,7 %. Revenus, pauvreté, catégories socioprofessionnelles, diplômes et navettes domicile-travail.
Données Filosofi 2021 — le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Pour comprendre la structure des revenus, on classe les ménages du plus modeste au plus aisé puis on les répartit en dix tranches d'effectifs identiques. Les bornes D1 et D9 encadrent ainsi 80 % des situations, tandis que la médiane partage la commune en deux. Plus la distance entre ces deux bornes est large, plus les écarts internes sont marqués.
À Boën-sur-Lignon, le revenu médian par unité de consommation (19 810 €) se situe entre 11 360 € au 1er décile et 31 750 € au 9e, traduisant une dispersion modérée.
| Décile de niveau de vie | Revenu disponible (€/UC/an) |
|---|---|
| 1er décile (D1) | 11 360 € |
| D2 | 13 980 € |
| D3 | 15 850 € |
| D4 | 18 060 € |
| Médiane | 19 810 € |
| D6 | 21 740 € |
| D7 | 24 140 € |
| D8 | 27 000 € |
| 9e décile (D9) | 31 750 € |
Cette comparaison croise revenu médian et âge du référent fiscal. La barre sombre indique la médiane de la classe d'âge (50 % au-dessus, 50 % au-dessous), tandis que la zone claire borne l'écart interquartile (Q1–Q3) regroupant le cœur de la distribution.
Au fil des âges de Boën-sur-Lignon, la médiane communale de 19 810 € masque un creux chez les jeunes actifs et un pic autour de 50-60 ans, avant le tassement lié à la retraite.
| Tranche d'âge | 1er quartile | Médiane | 3e quartile |
|---|---|---|---|
| 30 à 39 ans | 12 400 € | 17 000 € | 22 280 € |
| 40 à 49 ans | 14 870 € | 19 360 € | 24 680 € |
| 50 à 59 ans | 15 230 € | 21 840 € | 28 490 € |
| 60 à 74 ans | 15 460 € | 20 300 € | 25 750 € |
| 75 ans ou plus | 15 960 € | 19 870 € | 24 410 € |
Ce schéma répartit les ressources des ménages selon leur nature. Salaires, revenus non salariés, pensions, revenus du capital (loyers, dividendes, plus-values) et transferts sociaux composent le revenu disponible moyen. Les impôts directs étant déduits séparément (poste négatif), le total des sources positives peut excéder 100 %.
Les salaires représentent 50,1 % du revenu disponible local et les pensions 39,7 %, signe d'un profil de Boën-sur-Lignon marqué par son équilibre démographique.
| Source de revenu | Part du revenu disponible |
|---|---|
| Salaires et traitements | 50,1 % |
| Revenus des activités non salariées | 4,1 % |
| Pensions, retraites et rentes | 39,7 % |
| Revenus du patrimoine | 7,7 % |
| Prestations sociales | 7,3 % |
| Impôts (prélèvements) | -11,7 % |
En croisant revenu et composition familiale, on isole les profils favorisés (typiquement les couples sans enfant, soutenus par un double salaire) et les plus exposés (monoparents et personnes seules). La médiane (barre foncée) et l'écart interquartile Q1–Q3 (zone claire) résument chaque catégorie.
Cette ventilation par configuration familiale mesure l'écart à la médiane locale (19 810 €) et pointe les profils les plus fragiles.
| Type de ménage | 1er quartile | Médiane | 3e quartile |
|---|---|---|---|
| Hommes seuls | 14 180 € | 18 260 € | 23 350 € |
| Femmes seules | 13 430 € | 16 780 € | 20 940 € |
| Couples sans enfant | 17 850 € | 22 260 € | 27 780 € |
| Couples avec enfant(s) | 15 320 € | 21 080 € | 26 370 € |
| Familles monoparentales | 10 940 € | 15 980 € | 20 800 € |
La pauvreté frappe très inégalement selon que le ménage est propriétaire ou locataire : les locataires, en particulier dans le parc social, sont nettement plus exposés au seuil de pauvreté (60 % du revenu médian national). Un marqueur clé de la précarité résidentielle.
| Statut d'occupation | Taux de pauvreté (seuil 60 %) |
|---|---|
| Locataires | 34 % |
| Locataires du parc privé | 32 % |
Entre 2017 et 2021, le revenu médian a progressé de 7,5 %. Le taux de pauvreté a augmenté de 3 points. Le taux de chômage a baissé de 1,6 pt (2017–2022).
| Année | Revenu médian | Taux de pauvreté |
|---|---|---|
| 2017 | 18 420 € | 16 % |
| 2018 | 18 930 € | 16 % |
| 2019 | 19 040 € | 17 % |
| 2020 | 19 370 € | 17 % |
| 2021 | 19 810 € | 19 % |
Ce graphique montre comment la nature des revenus se transforme à mesure que le niveau de vie augmente. Aux ménages des premiers déciles, les transferts sociaux apportent souvent un complément majeur. Plus haut, ce sont les salaires et les revenus du capital qui dominent, et la facture fiscale (négative) se concentre sur les plus aisés.
Ce graphique empilé révèle comment le mix de ressources de Boën-sur-Lignon évolue: plus on monte dans l'échelle des revenus, plus la part des salaires et du patrimoine écrase celle des transferts sociaux.
| Niveau de vie | Salaires | Pensions | Prestations | Patrimoine |
|---|---|---|---|---|
| Inférieur au 1er décile | — | 24,9 % | 43,4 % | 2,6 % |
| Du 1er au 2e décile | — | 43,1 % | 20,6 % | 3,5 % |
| Du 2e au 3e décile | — | 55,1 % | 9,1 % | 3,8 % |
| Du 3e au 4e décile | — | 45,0 % | 5,4 % | 3,9 % |
| Du 4e au 5e décile (médiane) | — | 43,6 % | 5,1 % | 4,4 % |
| Du 5e au 6e décile | — | 43,3 % | 3,5 % | 5,3 % |
| Du 6e au 7e décile | — | 37,3 % | 1,5 % | 6,2 % |
| Du 7e au 8e décile | — | 30,5 % | 1,7 % | 6,5 % |
L'accession à la propriété s'accompagne en moyenne d'un revenu plus élevé ; les locataires du parc social regroupent à l'inverse une grande part des ménages aux niveaux de vie les plus bas. L'indice de Gini apporte un complément utile : il jauge les écarts internes propres à chaque statut.
On distingue ici les ménages par la source principale de leur revenu. Les salaires et les pensions offrent typiquement un profil régulier (écart Q1-Q3 contenu) ; à l'inverse, l'activité non salariée et les revenus du patrimoine donnent lieu à des situations plus hétérogènes.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 16 110 € | 21 090 € | 26 440 € |
| Pensions, retraites et rentes | 15 330 € | 19 510 € | 23 760 € |
Deux notions sont confrontées ici. Le revenu déclaré correspond aux montants bruts inscrits par les ménages avant impôt et avant transferts sociaux. Le revenu disponible, lui, intègre la redistribution : impôts directs retirés et prestations sociales ajoutées. L'écart entre les deux chiffre l'effet correcteur du système fiscalo-social local.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 13 070 € | 14 960 € |
| Médiane | 18 830 € | 19 810 € |
| 3e quartile (Q3) | 25 890 € | 25 560 € |
| Indice de Gini | 0,34 | 0,26 |
| Effet de la redistribution | +980 € sur la médiane | |
Perreux (2 111 hab., à 34 km) présente 24 820 € de revenu médian
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Le taux d'activité regroupe actifs occupés et chômeurs au sens du recensement ; le taux d'emploi exclut les seconds et ne retient que les personnes ayant effectivement un travail. Le taux de chômage mesure, au sein des seuls actifs, la part de ceux en recherche d'emploi (concept INSEE, distinct des chiffres administratifs de France Travail).
Hommes/femmes d'un côté, classes d'âge de l'autre : cette grille permet de repérer les groupes les plus exposés. Le pic de chômage chez les jeunes (15-24 ans) est largement classique, leur faible taux d'activité tenant à la prolongation des études.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 70,8 % | 60,4 % | 14,7 % |
| Hommes | 73,1 % | 62,3 % | 14,7 % |
| Femmes | 68,5 % | 58,5 % | 14,6 % |
| 15-24 ans | 47,7 % | 32,5 % | 31,9 % |
| 25-54 ans | 85,9 % | 75,5 % | 12,1 % |
| 55-64 ans | 54,7 % | 47,0 % | 14,1 % |
Les postes recensés ici sont les emplois physiquement implantés dans la commune, classés selon la nomenclature INSEE des CSP. À ne pas confondre avec les CSP des habitants : une partie des emplois locaux est tenue par des actifs résidant ailleurs.
La catégorie socioprofessionnelle dominante parmi les emplois situés de Boën-sur-Lignon est Employés (37,2 %), ce qui colore le profil du marché du travail local.
| Catégorie socioprofessionnelle | Emplois | Part |
|---|---|---|
| Agriculteurs exploitants | 5 | 0,4 % |
| Artisans, commerçants, chefs d'entreprise | 136 | 10,3 % |
| Cadres et professions intellectuelles supérieures | 132 | 10,0 % |
| Professions intermédiaires | 298 | 22,6 % |
| Employés | 490 | 37,2 % |
| Ouvriers | 257 | 19,5 % |
Les emplois se répartissent entre cinq grands secteurs économiques. Cette structure dépend fortement du type de territoire : campagnes tournées vers l'agriculture, bassins ouvriers organisés autour de l'industrie, villes intermédiaires portées par le tertiaire public et privé.
Le secteur Administration, enseignement, santé, action sociale domine l'emploi de Boën-sur-Lignon avec 40,3 % des postes, devant les autres grands secteurs d'activité économique.
| Secteur d'activité | Emplois | Part |
|---|---|---|
| Agriculture | 10 | 0,8 % |
| Industrie | 203 | 15,4 % |
| Construction | 86 | 6,5 % |
| Commerce, transports, services | 488 | 37,0 % |
| Administration, enseignement, santé, action sociale | 531 | 40,3 % |
On observe ici la répartition des actifs selon leur mode principal de déplacement pour aller travailler. L'automobile capte généralement l'essentiel des parts, sa dominance étant d'autant plus marquée en territoire peu dense ; les modes collectifs ou actifs s'imposent dans les grandes villes.
Le graphique des modes révèle la prééminence de Voiture (83,7 %) — un indicateur clé de l'offre de mobilité disponible de Boën-sur-Lignon.
| Mode de transport | Actifs | Part |
|---|---|---|
| Pas de transport | 36 | 3,7 % |
| Marche à pied | 80 | 8,3 % |
| Vélo | 10 | 1,1 % |
| Deux-roues motorisé | 6 | 0,6 % |
| Voiture | 802 | 83,7 % |
| Transports en commun | 25 | 2,6 % |
Sur ce graphique, les emplois stables — CDI et fonction publique — sont distingués des contrats courts et de l'intérim. La part de chaque catégorie informe sur la sécurité moyenne des trajectoires salariées dans la commune.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (82,4 %), signal de la solidité du marché du travail local.
| Type de contrat | Actifs | Part |
|---|---|---|
| CDI / Fonction publique | 703 | 82,4 % |
| CDD | 93 | 10,9 % |
| Intérim | 27 | 3,2 % |
| Apprentissage / Stage | 22 | 2,5 % |
Ces chiffres distinguent l'emploi salarié de l'activité indépendante, et mesurent la diffusion du temps partiel. Le premier rapport dessine le modèle économique de la commune ; le second rappelle qu'un taux d'emploi élevé peut recouvrir des situations très inégales en volume de travail et en revenu.
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
La structure des diplômes décrite ici concerne les résidents de 15 ans ou plus n'étant plus scolarisés. Pour chacun, on retient son plus haut niveau obtenu ; les personnes encore en cursus n'entrent pas dans le total. Le palier « Sans diplôme » incorpore les anciens titulaires du CEP.
L'échelle s'étire du « sans diplôme » au bac+5 et plus. Une forte proportion de diplômés du supérieur long trahit habituellement une commune à profil cadre et profession intellectuelle ; une part marquée de CAP-BEP renvoie plutôt à un tissu ouvrier ou artisanal.
À Boën-sur-Lignon, 33,0 % de la population non scolarisée n'a aucun diplôme, indicateur utile pour situer le capital scolaire local.
| Niveau de diplôme | Personnes (15 ans et +) | Part |
|---|---|---|
| Sans diplôme ou CEP | 814 | 33,0 % |
| BEPC, brevet, DNB | 136 | 5,5 % |
| CAP, BEP ou équivalent | 754 | 30,6 % |
| Baccalauréat | 354 | 14,3 % |
| Bac +2 (BTS, DUT...) | 179 | 7,2 % |
| Bac +3 ou +4 (Licence, Master 1...) | 141 | 5,7 % |
| Bac +5 ou plus (Master, Doctorat, Ingénieur...) | 91 | 3,7 % |
En France comme localement, l'écart de diplômes selon le sexe s'est progressivement réduit puis renversé. Les jeunes femmes sont aujourd'hui en moyenne plus diplômées que les jeunes hommes ; chez les plus âgés, c'est encore la situation inverse qui prévaut.
| Niveau de diplôme | Hommes | Femmes |
|---|---|---|
| Sans diplôme ou CEP | 28,8 % | 36,4 % |
| BEPC, brevet, DNB | 4,9 % | 6,0 % |
| CAP, BEP ou équivalent | 36,3 % | 25,8 % |
| Baccalauréat | 14,1 % | 14,5 % |
| Bac +2 (BTS, DUT...) | 7,3 % | 7,2 % |
| Bac +3 ou +4 (Licence, Master 1...) | 4,9 % | 6,4 % |
| Bac +5 ou plus (Master, Doctorat, Ingénieur...) | 3,6 % | 3,8 % |
On observe ici l'intensité de la scolarisation selon l'âge. Logiquement maximale entre 6 et 14 ans, elle reste forte aux deux extrémités du cycle (maternelle et lycée) puis s'érode dès l'entrée dans la vie active. Une part importante de 18-24 ans encore scolarisés indique souvent une commune universitaire ou proche d'un pôle d'enseignement supérieur.
La courbe par âge de Boën-sur-Lignon permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
| Tranche d'âge | Population | Scolarisés | Taux |
|---|---|---|---|
| 2-5 ans | 91 | 68 | 75,1 % |
| 6-10 ans | 133 | 132 | 99,3 % |
| 11-14 ans | 122 | 121 | 99,2 % |
| 15-17 ans | 98 | 95 | 97,0 % |
| 18-24 ans | 147 | 44 | 30,0 % |
| 25-29 ans | 108 | 6 | 5,6 % |
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 14 960 € |
| Médiane (Q2) | 19 810 € |
| 3e quartile (Q3) | 25 560 € |
| D1 (1er décile) | 11 360 € |
| D2 (2e décile) | 13 980 € |
| D3 (3e décile) | 15 850 € |
| D4 (4e décile) | 18 060 € |
| D6 (6e décile) | 21 740 € |
| D7 (7e décile) | 24 140 € |
| D8 (8e décile) | 27 000 € |
| D9 (9e décile) | 31 750 € |
| Rapport interdécile (D9/D1) | 2,8 |
| S80/S20 | 3,6 |
| Indice de Gini | 0,26 |
À Boën-sur-Lignon, 680 foyers sont allocataires CAF: aides au logement (1), prime d'activité (1) et RSA (1) dessinent la demande sociale effective.
| Type d'allocataire | Allocataires |
|---|---|
| RSA | 75 |
| Prime d'activité | 195 |
| Aides au logement | 375 |
| Allocations familiales | 180 |
| Minima sociaux | 260 |
La commune bénéficie de 1 dispositif d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
La commune participe a 1 programme national d'appui aux territoires, pilote par l'Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT). Ces dispositifs apportent un accompagnement humain (chef de projet), une ingenierie technique et des financements pour revitaliser le territoire.
Dispositif qui accompagne les communes rurales de moins de 20 000 habitants dans la revitalisation de leurs centres-bourgs.
Source : Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT) — programmes Action Coeur de Ville, Petites Villes de Demain, Villages d'Avenir, Fabriques de Territoire. En savoir plus sur anct.gouv.fr.
Boën-sur-Lignon (3 001 habitants) s'inscrit parmi les communes rurales bénéficiant de programmes nationaux visant à renforcer leur attractivité. Le revenu médian y est un peu en retrait par rapport à la moyenne nationale.
Seuls 27,9 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Feurs et Montbrison. Parmi les principaux employeurs figurent INTERMARCHE et COLLEGE L ASTREE. Les employés forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (37,2 % des emplois).
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation). Elle bénéficie du programme national Petites Villes de Demain.
Le revenu médian de Boën-sur-Lignon s'établit à 19 810 € par UC, un niveau inférieur à la médiane nationale. La médiane départementale s'élève à 21 680 €, soit environ 1 870 € de plus qu'à Boën-sur-Lignon. Le rapport interdécile (2,8) et le taux de pauvreté (19,0 %) traduisent une dispersion modérée des niveaux de vie.
Avec 14,7 % de chômage et 60,4 % de taux d'emploi, Boën-sur-Lignon connaît un marché du travail plus difficile que la moyenne. La structure socioprofessionnelle privilégie les employés (37,2 % des emplois occupés).
Selon Sirene (2023), 313 établissements actifs forment le paysage économique de Boën-sur-Lignon. Parmi les secteurs représentés, celui de commerce, transports, hébergement et restauration rassemble 25,6 % des établissements. Au millésime 2024, 30 nouveaux établissements ont été immatriculés, dans un contexte de dynamique de création positive (stock à +29,3 % sur la période). Côté employeurs, INTERMARCHE et COLLEGE L ASTREE figurent parmi les établissements les plus importants du bassin.
L'exercice 2024 enregistre une épargne brute réduite (59 €/hab) pour un encours de dette de 3 612 €/hab, signes de finances fragiles. La capacité de désendettement ressort à 61,2 années (très longue), pour 1 366 €/hab de dépenses d'équipement.
La pression fiscale sur le bâti reste contenue à 35,60 % en 2024, sous le niveau moyen français. Par rapport à la médiane départementale (40,69 %), l'écart communal atteint -5,09 points, pour une part communale pure à 32,41 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 27,46 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 18,98 %.
Le profil économique s'interprète à l'aune du cadre régional: Boën-sur-Lignon est au cœur du maillage communal du département de la Loire. La commune est couverte par le FRR (France Ruralités Revitalisation), dispositif pris en compte dans certaines politiques publiques. Côté navettes domicile-travail, 686 actifs vont travailler notamment vers Feurs et Montbrison. Sur le versant social, la CAF dénombre 680 allocataires, dont 75 foyers bénéficiaires du RSA.