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Que voir et faire à Fresnes-sur-Escaut ?

59970 Nord 7 354 hab.
Fiche complète

Que visiter à Fresnes-sur-Escaut : 5 monuments historiques. Patrimoine, musées, sites remarquables, randonnées, terroir et idées de sorties à proximité.

Monuments historiques 5
Points d'intérêt 4

01 Patrimoine et architecture

5 monuments historiques.

Ancienne fosse du Sarteau, Fresnes-sur-Escaut

Ancienne fosse du Sarteau

classé MH partiellement milieu 19e siècle;1ère moitié 20e siècle
Le gisement sur lequel se trouve la fosse du Sarteau fut le premier exploité dans le bassin minier du Nord - Pas-de-Calais en 1720. Le chevalement du puits nord en maçonnerie de brique, en forme de tour carrée ressemblant à un donjon médiéval, a été édifié entre 1823 et 1855. Le puits a été fermé en 1860. Le chevalement fut transformé au cours de la Première Guerre mondiale, aménagé en blockhaus entièrement bétonné en 1938 et accompagné d'une casemate construite au nord. C'est un des seuls témoins en France des techniques d'exploitation du charbon au milieu du 19e siècle.

Protégé le 1999/03/09 : classé MH

Ancienne gare des houillères

inscrit MH partiellement 2e moitié 19e siècle
En 1835, une ordonnance royale accorde à la Compagnie des Mines d'Anzin une concession pour la construction de deux chemins de fer. En 1968, un décret impérial permet l'établissement d'une ligne de Anzin à Peruwelz, en Belgique. La ligne est opérationnelle en 1874 et dessert la commune de Fresnes. Un premier embarcadère, de forme rectangulaire, a été construit dès l'origine. Une nouvelle gare plus vaste fut élevée, ultérieurement, avec un important décor architectural, qui est celle qui existe aujourd'hui encore. Avec l'abandon des machines à vapeur pour la traction diesel, l'industrie minière amorce son déclin. La ligne de chemin de fer n'étant plus rentable, les gares disparaissent peu à peu. Finalement, les services marchandises et voyageurs disparurent en 1963. La gare de Fresnes est un des rares témoignages en bon état de ce patrimoine ferroviaire.

Protégé le 2011/11/08 : inscrit MH · rue de la Gare

Anciens bureaux de la compagnie de mines de Thivencelles et Fresnes-Midi, Fresnes-sur-Escaut

Anciens bureaux de la compagnie de mines de Thivencelles et Fresnes-Midi

inscrit MH partiellement 1er quart 20e siècle
La construction du nouveau pavillon d'entrée de l'administration de la Société des Mines de Thivencelles et Fresnes-Midi semble remonter au tout début du 20ème siècle, ainsi qu'en témoignent ses caractéristiques stylistiques, en intégrant des éléments de l'architecture maniériste du début du 17ème siècle. Le pavillon central permettait l'accès à une cour intérieure bordée sur trois côtés par des édifices, à l'exception du sud limité par un mur de clôture. Après la Première guerre mondiale, la porte d'entrée fut modifiée : les vantaux en bois plein furent évidés pour recevoir des grilles aux initiales de la compagnie. La transformation correspond à la période où la société fut nationalisée. Un permis de construire datant de 1960 dévoile un projet de réorganisation avec fermeture du pavillon d'accès et comblement de tous les espaces intérieurs. L'aménagement d'un dispensaire, d'une pharmacie et d'un centre de soins fut mis en projet. La façade sur la rue du Maréchal Soult en conserve l'élévation et les percements.

Protégé le 2010/01/12 : inscrit MH · 36 rue du Maréchal-Soult

Château Desandrouin et son parc incluant le temple dit de l’Amour, Fresnes-sur-Escaut

Château Desandrouin et son parc incluant le temple dit de l’Amour

inscrit MH partiellement 18e siècle;19e siècle;3e quart 18e siècle Architecte : Chalgrin Jean-François (architecte)
Le château et son parc orné d'éléments pittoresques (dont le plus remarquable est le temple dit de l'Amour) trouve son origine dans la famille Desandrouin, qui exploitait des verreries en Belgique, et en France. Cherchant une alternative au bois comme combustible pour les fours de sa verrerie créée en 1710, elle est à l'origine de la découverte de la houille à Fresnes en 1720. Il s'agissait de ménager les ressources disponibles mais aussi d'éviter les tarifs douaniers mis en place après le rattachement à la France, qui décourageait l'importation de charbon belge. Il semblerait que le château ait été édifié vers 1770 à côté de la verrerie pour Stanislas Desandrouin. Les revenus conséquents provenant de l'exploitation minière lui permettent des aménagements luxueux, dont des serres chaudes et un parc pittoresque avec des folies. En 1810 sont édifiés les murs et bâtiments du potager : orangerie, maison de jardinier, pigeonnier. Stanislas Desandrouin épouse en 1806 Louise-Joséphine Chalgrin, dont le père est l'architecte Jean-François Chalgrin, à qui est attribué sans preuve la réalisation du temple de l'Amour. Stanislas Desandrouin décède en 1821, et sa femme en 1828. La verrerie et le château avec son parc et ses dépendances reviennent à Emile Moreau-Saugrain, fils d'un premier mariage de Louise-Joséphine Chalgrin. Mais il décède en 1833, laissant une fille mineure, et le domaine est vendu et en partie morcelé. Le château, qui ne trouvait pas preneur, est en partie démoli. Il est reconstruit en intégrant deux pavillons subsistants en 1834. Il a la particularité d'une façade en ciment moulé, rare à cette date et pour ce type d'édifices. Le domaine et la verrerie passent ensuite aux mains de la famille Renard, qui redessine le jardin comme un parc à l'anglaise tirant partie de l'alimentation en eau depuis l'Escaut. Ils vendent le château en 1907 à M. Paul Wagret, également verrier. En 1913 la verrerie cesse son activité et il vend le château à la Société houillère de Thivencelles, qui en fait la résidence de ses directeurs. Puis avec la loi de nationalisation des charbonnages de 1946, le château tombe dans l'escarcelle des Houillères nationales. Il est cédé à la ville en 1958. Elle fait du parc un jardin public, et installe différentes activités dans le château (école ménagère, école de musique, club des Anciens,...), qui contribuent à en faire disparaitre les éléments anciens de l'intérieur. Les communs et le mur de clôture sont détruits au début des années 1970. Cet ensemble témoigne donc de l'importance de Fresnes-sur-Escaut dans le bassin minier. Il illustre l'articulation entre le développement de l'industrie (ici verrière) et l'extraction de houille, sous l'impulsion de grandes familles touchées par les tarifs douanier suite à l'intégration du territoire à la France. Après l'extinction de la famille Desandrouin, cette histoire entremêlant le charbon et le verre a perdurée jusqu'à la cession du domaine par les houillères en 1958. Il s'agit d'un exemple intéressant de château avec façade en ciment moulé, encore entouré de son parc paysagé redessiné au milieu du XIXe siècle dans le goût anglais, dont le point d'orgue est le temple de l'Amour, type de folie très rare dans la région, et d'une grande qualité malgré son attribution incertaine. Ce temple de l'amour fut édifié en 1762 à l'occasion du mariage du marquis Gédéon Desandrouins, fondateur des premières verreries à Fresnes, avec Caroline de Walkiers. Ce petit édifice circulaire soutenu par huit colonnes doriques connaît en France deux répliques, au Petit Trianon de Versailles et au parc Monceau, à Paris. Il est attribué à Jean-François Chalgrin (1739-1811), architecte de l'église Saint-Philippe du Roule et auteur d'un de l'un des plans de l'Arc de Triomphe parisien.

Protégé le 2024/04/29 : inscrit MH · rue Ghesquière

Château dit des Douaniers, Fresnes-sur-Escaut

Château dit des Douaniers

inscrit MH partiellement
Façades et toitures ; salon et grande chambre au rez-de-chaussée avec leur décor (cad. AM 66) : inscription par arrêté du 24 décembre 1982

Protégé le 1982/12/24 : inscrit MH · 80, 82 rue Gambetta

02 Vie culturelle de Fresnes-sur-Escaut

  • 🎉 1 festival — Les agités du mélange
  • 📚 1 bibliothèque ou médiathèque

03 Autres sites à découvrir de Fresnes-sur-Escaut

Sites d'intérêt référencés par les offices de tourisme dans la base nationale DATAtourisme (CRT + OT régionaux). 2 lieux sélectionnés autour du patrimoine, de la nature, des musées et du terroir (1 site déjà cité dans les blocs Patrimoine et Musées plus haut).

🌳 Sites naturels (1)

  • Parc Joliot Curie

    Vers 1770, Stanislas Desandrouin, administrateur de la Compagnie d’Anzin et petit-fils de Jacques (découvreur du charbon), fait construire une somptueuse demeu…

    Rue Ghesquière

🎨 Musées & culture (1)

  • Musée Vivant Des Enfants

    17 Rue Louis Pasteur

Source : DATAtourisme — données ouvertes des offices de tourisme français.

04 Villages et villes labellisés à proximité de Fresnes-sur-Escaut

Communes distinguées par les principaux labels touristiques nationaux, accessibles en moins d'une heure de route.

05 Que faire à proximité de Fresnes-sur-Escaut

11 lieux d'intérêt (parcs animaliers, grottes aménagées, sites antiques, trains touristiques) accessibles en moins d'1h30 de route. Source : Wikidata.

🦁 Zoos et aquariums (3)

🕳️ Grottes aménagées (1)

🏛️ Sites antiques et préhistoriques (6)

🚂 Trains touristiques (1)

06 Spots de baignade à proximité de Fresnes-sur-Escaut

Sites de baignade surveillés par l'ARS (mer, lacs, rivières) accessibles en moins d'une heure de route. Classement de qualité de l'eau (A=excellente, B=bonne, C=suffisante, D=insuffisante).

Source : Hub Eau — Contrôle sanitaire des eaux de baignade (ARS).

07 Hébergements touristiques

08 Curiosités & records de Fresnes-sur-Escaut

2,7 km
Distance au McDonald's le plus proche ?
11
McDonald's dans un rayon de 20 km ?

Le McDo le plus proche

Le restaurant McDonald's le plus proche de Fresnes-sur-Escaut se situe à 2,7 km. Au total, 4 McDonald's sont accessibles dans un rayon de 10 km et 11 dans un rayon de 20 km.

Source : OpenStreetMap — Overpass API (2026-03). Licence ODbL (Open Database License).

Résumé

Fresnes-sur-Escaut rassemble 5 monuments historiques.

Sources et méthodologie

Dernière mise à jour : 23/02/2026
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