Commune de 45 995 habitants, Melun affiche un mix d'activités sans dominante affirmée. Le revenu médian reste sensiblement inférieur à la moyenne française, avec un taux de pauvreté élevé (26,0 %).
Seuls 31,9 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Paris et Lieusaint. Parmi les principaux employeurs figurent DEPARTEMENT DE SEINE ET MARNE et SERVICE DEPARTEMENTAL DE L'EDUCATION NATIONALE. Le marché du travail reste tendu (15,0 % de chômage).
La commune est éligible à la politique de la ville (QPV), ainsi qu'à 2 autres dispositifs d'aide territoriale. Elle bénéficie du programme national Action Cœur de Ville. 8 projets ont été subventionnés par l'État pour 978 514 € d'aides d'investissement. 1 tiers-lieu complète l'offre d'accueil économique locale.
Selon Filosofi, le revenu médian communal (19 260 €) se tient en retrait par rapport à la médiane française. L'écart avec la médiane départementale — 25 000 € — est d'environ 5 740 € en défaveur de Melun. Les 10 % de ménages les plus modestes perçoivent moins de 10 000 € quand les 10 % les plus aisés dépassent 34 250 €, soit un rapport interdécile importante de 3,4.
Sur 21 179 actifs, le taux de chômage atteint 15,0 %, signe d'un marché du travail fortement sous tension. 32,4 % des emplois occupés relèvent de la catégorie des employés, CSP dominante communale.
Le tissu entrepreneurial communal, 3 343 unités actives en 2023, penche nettement vers le tertiaire. Le découpage NAF place commerce, transports, hébergement et restauration en tête, avec 29,4 % des établissements. 1 023 créations enregistrées en 2024, traduisant une dynamique de création forte (stock total à +35,6 % sur la décennie). DEPARTEMENT DE SEINE ET MARNE et SERVICE DEPARTEMENTAL DE L'EDUCATION NATIONALE comptent parmi les premiers employeurs recensés sur la commune.
La capacité d'autofinancement se maintient en 2024 avec 235 €/hab d'épargne brute sur 1 965 €/hab de recettes. La capacité de désendettement ressort à 9,6 années (raisonnable), pour 424 €/hab de dépenses d'équipement. 8 projets locaux ont bénéficié de 978 514 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
La fiscalité foncière locale est alignée sur la moyenne française (46,73 % de TFB globale en 2024). Le taux global de TFB s'écarte de -1,68 points par rapport à la médiane départementale (48,41 %); part communale seule: 45,30 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 26,57 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 33,02 %.
Le positionnement géographique — Melun est au sein du maillage résidentiel de la région Île-de-France — explique pour partie les équilibres économiques et fiscaux. Sur le plan des zonages économiques, la commune relève du Quartier Prioritaire de la Ville (QPV) et du dispositif d'Aide à Finalité Régionale (AFR). Quelque 11 699 actifs sortent travailler hors des limites communales selon les données MOBPRO de l'INSEE. Les données CNAF identifient 11 035 allocataires de Melun, dont 2 085 foyers au RSA.