Classée FRR (socle)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Peschadoires.
Peschadoires compte 2 104 habitants et présente le profil d'une commune rurale aux flux d'emploi mesurés. Le revenu médian s'inscrit dans la moyenne française.
Seuls 23,3 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Thiers et Clermont-Ferrand. Parmi les principaux employeurs figurent KEOLIS PAYS DES VOLCANS et MANUTHIERS.
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale.
Pour référence, La Monnerie-Le-Montel (11 km) affiche 18 510 € de revenu médian
Le niveau de vie médian — 22 840 € — place Peschadoires dans la moyenne des communes françaises. À l'échelle départementale, la médiane (22 650 €) est proche de celle de Peschadoires. La distribution des revenus affiche une dispersion modérée (D9/D1 = 2,6): le 1er décile se situe à 13 500 €, le 9e à 35 540 €.
Peschadoires enregistre 11,0 % de chômage et 69,3 % de taux d'emploi, valeurs proches des moyennes nationales, sur 970 actifs. Parmi les emplois de Peschadoires, les ouvriers concentrent 32,6 % des effectifs.
Le répertoire Sirene (2023) identifie 188 unités de Peschadoires, avec une part industrielle notable dans le tissu. Sur le plan sectoriel, commerce, transports, hébergement et restauration concentre 25,0 % des unités productives. En 2024, 38 établissements ont été créés, dans une trajectoire décennale à +13,9 % — une dynamique de création positive. Parmi les principaux employeurs identifiés figurent notamment KEOLIS PAYS DES VOLCANS et MANUTHIERS.
En 2024, la commune présente une épargne brute de 283 €/hab pour 1 042 €/hab de recettes, signe d'une gestion financière saine. Il faudrait 1,6 années d'épargne brute pour rembourser la dette (courte), dans une commune qui consacre 195 €/hab à l'investissement.
Le taux global de TFB en 2024 (42,29 %) est conforme à la moyenne nationale. Comparée au département (44,77 % de médiane TFB), Peschadoires présente un écart de -2,48 points — la part communale pure s'élève à 41,79 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 24,74 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 21,49 %.
L'économie locale s'apprécie dans le cadre régional: Peschadoires est une commune auvergnate, dans les contreforts du Massif central. La commune est couverte par plusieurs dispositifs — FRR (France Ruralités Revitalisation) et dispositif d'Aide à Finalité Régionale (AFR) — pris en compte dans certaines aides publiques. Les flux domicile-travail font état de 620 résidents qui vont travailler dans une autre commune. Sur le versant social, la CAF dénombre 355 allocataires, dont 25 foyers bénéficiaires du RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Pour comprendre la structure des revenus, on classe les ménages du plus modeste au plus aisé puis on les répartit en dix tranches d'effectifs identiques. Les bornes D1 et D9 encadrent ainsi 80 % des situations, tandis que la médiane partage la commune en deux. Plus la distance entre ces deux bornes est large, plus les écarts internes sont marqués.
La distribution des revenus de Peschadoires s'étage de 13 500 € pour les 10 % les plus modestes à 35 540 € pour les 10 % les plus aisés, pour une médiane de 22 840 €.
Cette comparaison croise revenu médian et âge du référent fiscal. La barre sombre indique la médiane de la classe d'âge (50 % au-dessus, 50 % au-dessous), tandis que la zone claire borne l'écart interquartile (Q1–Q3) regroupant le cœur de la distribution.
Les revenus médians par tranche d'âge de Peschadoires se lisent autour de la médiane communale (22 840 €): les seniors sont souvent au-dessus (patrimoine, retraites stables), les moins de 30 ans en dessous (entrées en emploi, CDD).
Le revenu disponible moyen est ici éclaté par origine : traitements et salaires, revenus d'indépendants, retraites, fruits du patrimoine (loyers, dividendes, plus-values) et prestations sociales. La somme dépasse parfois 100 % car les impôts directs, retranchés à part, apparaissent comme un poste négatif.
Les salaires représentent 60,4 % du revenu disponible local et les pensions 35,6 %, signe d'un profil de Peschadoires marqué par son équilibre démographique.
Comparaison du niveau de vie selon la composition du foyer. Les couples sans enfant ont généralement le niveau de vie le plus élevé (deux revenus, peu de charges), tandis que les familles monoparentales et les personnes seules sont souvent les plus fragiles. La barre foncée indique la médiane, la zone claire l'écart Q1–Q3.
Cette ventilation par configuration familiale mesure l'écart à la médiane locale (22 840 €) et pointe les profils les plus fragiles.
Comment se composent les revenus des plus modestes (D1) aux plus aisés (D10) ? Chez les ménages les plus modestes, les prestations sociales représentent une part importante des ressources. À l'inverse, les ménages les plus aisés tirent davantage leurs revenus du patrimoine et des salaires. Les impôts (en négatif) pèsent plus lourdement sur les déciles supérieurs.
Ce graphique empilé révèle comment le mix de ressources de Peschadoires évolue: plus on monte dans l'échelle des revenus, plus la part des salaires et du patrimoine écrase celle des transferts sociaux.
Le niveau de vie varie fortement selon que le ménage est propriétaire de son logement ou locataire. Les propriétaires ont généralement un revenu plus élevé, tandis que les locataires du parc social comptent parmi les ménages les plus modestes. L'indice de Gini mesure les inégalités internes à chaque groupe.
On distingue ici les ménages par la source principale de leur revenu. Les salaires et les pensions offrent typiquement un profil régulier (écart Q1-Q3 contenu) ; à l'inverse, l'activité non salariée et les revenus du patrimoine donnent lieu à des situations plus hétérogènes.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 19 220 € | 23 730 € | 29 420 € |
| Pensions, retraites et rentes | 18 250 € | 21 950 € | 27 370 € |
D'un côté le revenu déclaré (brut, avant prélèvements et hors prestations), de l'autre le revenu disponible (après impôts directs et après prestations). La distance qui les sépare donne une lecture concrète de l'impact de la redistribution sur les ménages communaux.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 16 460 € | 18 020 € |
| Médiane | 22 520 € | 22 840 € |
| 3e quartile (Q3) | 29 470 € | 28 850 € |
| Indice de Gini | 0,28 | 0,23 |
| Effet de la redistribution | +320 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Trois indicateurs structurent la lecture du marché du travail local. Le taux d'activité agrège emploi et chômage chez les 15-64 ans, le taux d'emploi isole strictement les personnes en poste, et le taux de chômage exprime, sur les seuls actifs, la fraction en recherche (au sens INSEE, plus large que la statistique de France Travail).
Comparaison des taux d'emploi et de chômage entre les hommes et les femmes, et entre les différentes tranches d'âge. Les jeunes (15-24 ans) ont généralement un taux de chômage plus élevé, en partie parce que beaucoup sont encore en études (d'où un faible taux d'activité).
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 77,9 % | 69,3 % | 11,0 % |
| Hommes | 79,7 % | 71,6 % | 10,1 % |
| Femmes | 76,2 % | 67,1 % | 12,0 % |
| 15-24 ans | 50,8 % | 38,9 % | 23,4 % |
| 25-54 ans | 94,2 % | 85,0 % | 9,7 % |
| 55-64 ans | 57,1 % | 51,2 % | 10,3 % |
Ventilation des postes de travail localisés dans la commune par catégorie socioprofessionnelle INSEE. La grille couvre les emplois au lieu de travail : certains de ces postes sont occupés par des navetteurs venus d'autres communes.
Le graphique CSP révèle le poids prépondérant des Ouvriers (32,6 %) dans les emplois du territoire — un marqueur utile pour lire la sociologie productive de Peschadoires.
Les emplois se répartissent entre cinq grands secteurs économiques. Cette structure dépend fortement du type de territoire : campagnes tournées vers l'agriculture, bassins ouvriers organisés autour de l'industrie, villes intermédiaires portées par le tertiaire public et privé.
Sur les cinq grands secteurs suivis par l'INSEE, Industrie concentre 44,3 % des emplois de Peschadoires.
Mode de déplacement principal utilisé par les actifs pour rejoindre leur lieu de travail. La voiture individuelle domine très largement la pratique française, particulièrement hors des grands centres urbains. Les transports collectifs et la marche ou vélo gagnent du terrain dans les zones denses.
À Peschadoires, 88,2 % des actifs privilégient Voiture pour leurs trajets domicile-travail, loin devant les autres modes.
Cette ventilation rapproche les contrats de longue durée (CDI du privé et statuts publics titularisés) des formats plus courts ou plus précaires (CDD, intérim, apprentissage). En France, les premiers constituent traditionnellement la majorité des postes salariés.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (89,0 %), signal de la solidité du marché du travail local.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Champ retenu : population non scolarisée de 15 ans et plus, classée par diplôme maximal. Les étudiants et lycéens en cours d'études sont volontairement exclus pour ne pas biaiser la lecture. Le palier « Sans diplôme » inclut le CEP (certificat d'études primaires).
En lisant la pyramide des diplômes du plus bas (sans diplôme) au plus haut (bac+5), on identifie le profil scolaire de la commune. Bac+5 et plus nombreux : présence importante de cadres et de professions intellectuelles. CAP-BEP dominants : ancrage ouvrier ou artisanal classique.
À Peschadoires, 22,8 % de la population non scolarisée n'a aucun diplôme, indicateur utile pour situer le capital scolaire local.
Le différentiel femmes-hommes en matière de diplôme s'est largement inversé sur trois décennies. Chez les jeunes adultes, le capital scolaire féminin dépasse désormais le masculin en moyenne nationale ; chez les plus de 60 ans, l'écart est encore favorable aux hommes.
Part de la population scolarisée au sein de chaque tranche d'âge. La scolarisation est quasi universelle entre 6 et 14 ans (obligation scolaire). Elle reste élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis diminue progressivement avec l'entrée dans la vie active. Un taux élevé chez les 18-24 ans signale la présence d'une importante population étudiante.
La courbe par âge de Peschadoires permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Le graphique CAF détaille la composition des 355 foyers aidés de Peschadoires, avec un trio de tête aides au logement / prime d'activité / RSA.
La commune bénéficie de 2 dispositifs d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
AFR 2022-2027
Commune éligible aux aides à finalité régionale : subventions d'investissement, exonérations fiscales pour les grandes entreprises industrielles ou tertiaires qui créent de l'emploi dans des territoires en retard de développement.
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | KEOLIS PAYS DES VOLCANS | Transports et entreposage (NAF 49.39A) | 100 à 199 salariés |
| #2 | MANUTHIERS | Industrie manufacturière (NAF 22.29A) | 100 à 199 salariés |
| #3 | CARTOLUX-THIERS | Industrie manufacturière (NAF 22.22Z) | 100 à 199 salariés |
| #4 | CAT ADAPEI DE CHAUDIER | Santé humaine et action sociale (NAF 88.10C) | 50 à 99 salariés |
| #5 | TOP CLEAN INJECTION | Industrie manufacturière (NAF 22.29A) | 50 à 99 salariés |
| #6 | ATELIER REPARATION ENTRETIEN FORGES | Industrie manufacturière (NAF 33.12Z) | 20 à 49 salariés |
| #7 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 20 à 49 salariés |
| #8 | ARNO | Industrie manufacturière (NAF 25.73B) | 20 à 49 salariés |
| #9 | TCP SERVICES | Activités spécialisées, scientifiques et techniques (NAF 70.22Z) | 20 à 49 salariés |
| #10 | IMP-PRO ADAPEI | Santé humaine et action sociale (NAF 87.10B) | 10 à 19 salariés |
On recense 188 établissements actifs à Peschadoires, soit 8,9 pour 100 habitants. Le renouvellement entrepreneurial atteint 20,2 %, avec 38 créations récentes. Les activités se concentrent dans Commerce, transports, hébergement et restauration (25 %) et Industrie (18 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0