Classée FRR (FRR+)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Saint-Victor.
Petite commune de 2 100 habitants, Saint-Victor s'organise autour d'une activité économique locale resserrée. Le niveau de vie médian s'y situe au-dessus de la moyenne nationale.
Seuls 17,2 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Montluçon et Domérat. Parmi les principaux employeurs figurent ATALIAN PROPRETE et LABORATOIRES BOUCHARA-RECORDATI. Les ouvriers forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (41,5 % des emplois).
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale. Un projet a été subventionné par l'État pour 13 197 € d'aides d'investissement.
Cosne-D'allier, commune de taille similaire à 20 km, affiche 20 910 € de revenu médian
Les ménages de Saint-Victor disposent d'un revenu médian de 24 700 €, voisin de la médiane française. Rapporté à la médiane du département (20 990 €), le niveau de vie communal dépasse d'environ 3 710 € le repère. La fourchette entre 1er et 9e décile va de 15 120 € à 38 030 €, pour un rapport interdécile modérée (2,5).
Les données sur les 924 actifs communaux témoignent d'un marché du travail dynamique: chômage à 6,4 %, taux d'emploi à 75,7 %. Côté CSP, les ouvriers (41,5 %) arrivent en tête, suivis des Employés (20,5 %).
Avec un tissu de 189 établissements actifs (2023), Saint-Victor maintient une base industrielle notable. Sur le plan sectoriel, commerce, transports, hébergement et restauration concentre 27,0 % des unités productives. Au millésime 2024, 16 nouveaux établissements ont été immatriculés, dans un contexte de dynamique de création positive (stock à +16,7 % sur la période). Côté employeurs, ATALIAN PROPRETE et LABORATOIRES BOUCHARA-RECORDATI figurent parmi les établissements les plus importants du bassin.
Solides, les finances de Saint-Victor dégagent 223 € d'épargne brute par habitant en 2024, sur 935 €/hab de recettes de fonctionnement. Rapporté à l'épargne brute, l'encours de dette représente 3,5 années de remboursement (courte); les dépenses d'équipement atteignent 1 059 €/hab.
La fiscalité locale apparaît plutôt avantageuse en 2024: taxe foncière bâtie à 36,07 %, sous la moyenne française. L'écart avec la médiane départementale — 42,06 % — est de -5,99 points, sur un taux communal pur de 33,04 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 32,00 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 20,71 %.
L'économie locale s'apprécie dans le cadre régional: Saint-Victor est au cœur du tissu communal auvergno-rhône-alpin. La commune est couverte par plusieurs dispositifs — FRR (France Ruralités Revitalisation) et dispositif d'Aide à Finalité Régionale (AFR) — pris en compte dans certaines aides publiques. Les flux domicile-travail font état de 696 résidents qui vont travailler dans une autre commune. Sur le versant social, la CAF dénombre 255 allocataires, dont 25 foyers bénéficiaires du RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
La lecture des déciles permet de visualiser la dispersion des revenus. Chaque borne (D1 à D9) découpe la population locale en dix groupes équilibrés : 10 % des ménages se situent sous D1, 10 % au-dessus de D9. La médiane (Q2) coupe la commune en deux moitiés exactes. Un écart D9/D1 important signale une polarisation entre ménages aisés et modestes.
La distribution des revenus de Saint-Victor s'étage de 15 120 € pour les 10 % les plus modestes à 38 030 € pour les 10 % les plus aisés, pour une médiane de 24 700 €.
Cette comparaison croise revenu médian et âge du référent fiscal. La barre sombre indique la médiane de la classe d'âge (50 % au-dessus, 50 % au-dessous), tandis que la zone claire borne l'écart interquartile (Q1–Q3) regroupant le cœur de la distribution.
Au fil des âges de Saint-Victor, la médiane communale de 24 700 € masque un creux chez les jeunes actifs et un pic autour de 50-60 ans, avant le tassement lié à la retraite.
Les barres détaillent les briques constitutives du revenu disponible moyen communal : salaires, activités indépendantes, pensions, patrimoine et prestations. Comme les impôts sont retranchés sous forme de poste négatif distinct, la somme des sources positives peut dépasser le cap des 100 %.
Les salaires représentent 62,9 % du revenu disponible local et les pensions 33,9 %, signe d'un profil de Saint-Victor marqué par son équilibre démographique.
Le niveau de vie varie sensiblement avec la configuration du ménage. Les couples sans enfant bénéficient souvent de deux revenus pour des charges contenues, tandis que les familles monoparentales et les personnes seules figurent plus fréquemment parmi les situations fragiles. Trait foncé : médiane ; bande claire : écart Q1–Q3.
Cette ventilation par configuration familiale mesure l'écart à la médiane locale (24 700 €) et pointe les profils les plus fragiles.
En passant du décile inférieur (D1) au décile supérieur (D10), la structure des ressources évolue : les prestations sociales pèsent fortement chez les ménages modestes alors que salaires et revenus du patrimoine dominent en haut de l'échelle. La contribution des impôts directs, négative, croît avec le niveau de vie.
La stratification par décile traduit la logique de redistribution: transferts visibles en bas, dominante salariale au milieu, effet patrimoine en haut de la distribution de Saint-Victor.
Le niveau de vie varie fortement selon que le ménage est propriétaire de son logement ou locataire. Les propriétaires ont généralement un revenu plus élevé, tandis que les locataires du parc social comptent parmi les ménages les plus modestes. L'indice de Gini mesure les inégalités internes à chaque groupe.
On distingue ici les ménages par la source principale de leur revenu. Les salaires et les pensions offrent typiquement un profil régulier (écart Q1-Q3 contenu) ; à l'inverse, l'activité non salariée et les revenus du patrimoine donnent lieu à des situations plus hétérogènes.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 20 980 € | 25 180 € | 30 780 € |
| Pensions, retraites et rentes | 18 510 € | 23 130 € | 27 130 € |
Le revenu déclaré totalise les ressources brutes signalées au fisc ; le revenu disponible tient compte de la redistribution (impôts directs déduits, prestations ajoutées). La différence donne une mesure pratique du « coup de pouce » net assuré par le système social-fiscal aux ménages locaux.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 19 190 € | 20 060 € |
| Médiane | 24 690 € | 24 700 € |
| 3e quartile (Q3) | 31 740 € | 30 020 € |
| Indice de Gini | 0,27 | 0,22 |
| Effet de la redistribution | +10 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Parmi les 15-64 ans, le taux d'activité additionne les personnes en emploi et celles à la recherche d'un travail ; le taux d'emploi ne retient que les premières. Quant au taux de chômage, il rapporte les chômeurs au seul total des actifs (et suit la définition INSEE du recensement, plus large que celle de France Travail).
Hommes/femmes d'un côté, classes d'âge de l'autre : cette grille permet de repérer les groupes les plus exposés. Le pic de chômage chez les jeunes (15-24 ans) est largement classique, leur faible taux d'activité tenant à la prolongation des études.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 80,9 % | 75,7 % | 6,4 % |
| Hommes | 84,1 % | 78,1 % | 7,1 % |
| Femmes | 77,8 % | 73,4 % | 5,6 % |
| 15-24 ans | 51,3 % | 39,1 % | 23,8 % |
| 25-54 ans | 95,4 % | 91,0 % | 4,6 % |
| 55-64 ans | 62,4 % | 59,0 % | 5,4 % |
Les emplois sont décomposés par CSP (cadres, professions intermédiaires, employés, ouvriers, artisans-commerçants, agriculteurs). On lit ici le tissu d'emplois présent dans la commune, pas la structure socioprofessionnelle des ménages résidents.
Les Ouvriers concentrent 41,5 % des emplois situés à Saint-Victor: l'équilibre des CSP traduit la spécialisation économique du tissu local.
Les 5 grands secteurs de l'économie. L'agriculture domine en milieu rural, tandis que le secteur administration, enseignement, santé est souvent le premier employeur des villes moyennes.
Le secteur Commerce, transports, services domine l'emploi de Saint-Victor avec 44,2 % des postes, devant les autres grands secteurs d'activité économique.
Comment les actifs de la commune se rendent-ils au travail ? La voiture reste largement dominante en France, surtout en zone rurale. Les transports en commun et le vélo sont plus fréquents dans les grandes agglomérations.
À Saint-Victor, 92,8 % des actifs privilégient Voiture pour leurs trajets domicile-travail, loin devant les autres modes.
On lit ici comment les salariés se distribuent entre CDI, fonctionnaires, CDD, intérimaires, apprentis et autres statuts. Les emplois pérennes (CDI + fonction publique) forment, en France, l'ossature dominante du salariat.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (89,2 %), signal de la solidité du marché du travail local.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
La structure des diplômes décrite ici concerne les résidents de 15 ans ou plus n'étant plus scolarisés. Pour chacun, on retient son plus haut niveau obtenu ; les personnes encore en cursus n'entrent pas dans le total. Le palier « Sans diplôme » incorpore les anciens titulaires du CEP.
L'échelle s'étire du « sans diplôme » au bac+5 et plus. Une forte proportion de diplômés du supérieur long trahit habituellement une commune à profil cadre et profession intellectuelle ; une part marquée de CAP-BEP renvoie plutôt à un tissu ouvrier ou artisanal.
La part sans diplôme atteint 14,3 % de Saint-Victor, donnée utile pour lire le tissu humain de la commune.
En France comme localement, l'écart de diplômes selon le sexe s'est progressivement réduit puis renversé. Les jeunes femmes sont aujourd'hui en moyenne plus diplômées que les jeunes hommes ; chez les plus âgés, c'est encore la situation inverse qui prévaut.
Part de la population scolarisée au sein de chaque tranche d'âge. La scolarisation est quasi universelle entre 6 et 14 ans (obligation scolaire). Elle reste élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis diminue progressivement avec l'entrée dans la vie active. Un taux élevé chez les 18-24 ans signale la présence d'une importante population étudiante.
La courbe par âge de Saint-Victor permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
À Saint-Victor, 255 foyers sont allocataires CAF: aides au logement (1), prime d'activité (1) et RSA (1) dessinent la demande sociale effective.
La commune bénéficie de 2 dispositifs d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
AFR 2022-2027
Commune éligible aux aides à finalité régionale : subventions d'investissement, exonérations fiscales pour les grandes entreprises industrielles ou tertiaires qui créent de l'emploi dans des territoires en retard de développement.
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | ATALIAN PROPRETE | Services administratifs et de soutien (NAF 81.21Z) | 250 à 499 salariés |
| #2 | LABORATOIRES BOUCHARA-RECORDATI | Industrie manufacturière (NAF 21.20Z) | 100 à 199 salariés |
| #3 | VIATEMIS | Industrie manufacturière (NAF 29.32Z) | 50 à 99 salariés |
| #4 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 20 à 49 salariés |
| #5 | A.T.I. | Industrie manufacturière (NAF 33.20A) | 20 à 49 salariés |
| #6 | BAUMGARTEN FRANCE | Industrie manufacturière (NAF 22.29A) | 20 à 49 salariés |
| #7 | SNC LA LOUE | Arts, spectacles et loisirs (NAF 93.29Z) | 20 à 49 salariés |
| #8 | ACTEYS | Industrie manufacturière (NAF 28.30Z) | 20 à 49 salariés |
| #9 | MON JARDIN | Commerce (NAF 46.21Z) | 20 à 49 salariés |
| #10 | SAVEURS ET TRADITION DU BOCAGE | Hébergement et restauration (NAF 56.21Z) | 20 à 49 salariés |
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DSIL | Travaux d’éclairage du stade municipal | 52 788 € | 13 197 € | 25,0 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
Saint-Victor héberge 189 établissements, soit 9,0 pour 100 habitants (+20 % vs médiane départementale). On dénombre 16 créations récentes, soit 8,5 % du parc existant. L'économie locale est portée par Commerce, transports, hébergement et restauration (27 %) et Construction (16 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0