Avec ses 886 040 habitants, Marseille fonctionne comme un cœur économique structurant pour les communes voisines. Le revenu médian y est un peu en retrait par rapport à la moyenne nationale, avec un taux de pauvreté élevé (26,0 %).
Une majorité d'actifs (83,7 %) travaille sur place, les autres rejoignant principalement Aix-en-Provence et Aubagne. Le marché du travail reste tendu (14,0 % de chômage).
La commune est éligible à la politique de la ville (QPV), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale. Elle bénéficie du programme national Fabriques de Territoire. 4 projets ont été subventionnés par l'État pour 3 000 001 € d'aides d'investissement. 24 tiers-lieux complètent l'offre d'accueil économique locale.
À 20 600 € de revenu médian par UC, Marseille se situe sous le repère national. Face à la médiane départementale (21 650 €), Marseille se situe dans des ordres de grandeur proches. La fourchette entre 1er et 9e décile va de 9 630 € à 39 780 €, pour un rapport interdécile marquée (4,1).
Le bassin d'emploi communal est sous pression: 14,0 % de chômage, 58,2 % de taux d'emploi. Première catégorie socioprofessionnelle locale: les professions intermédiaires, avec 28,8 % des emplois occupés.
En 2023, le tissu Sirene affiche 94 004 établissements actifs de Marseille, dans une structure commerciale et de services. Côté sectoriel, commerce, transports, hébergement et restauration porte 23,4 % du total des unités actives. Au millésime 2024, 19 600 nouveaux établissements ont été immatriculés, dans un contexte de dynamique de création forte (stock à +50,0 % sur la période).
L'OFGL mesure en 2024 1 688 €/hab de recettes de Marseille, 1 499 €/hab de dépenses et 189 €/hab d'épargne brute. La durée théorique de désendettement — 8,5 années — reste raisonnable, aux côtés de 230 €/hab d'investissement. 4 projets locaux ont bénéficié de 3 000 001 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Au millésime 2024, la TFB globale communale atteint 47,87 %, proche de la référence nationale. L'écart avec la médiane départementale — 45,35 % — est de +2,52 points, sur un taux communal pur de 44,54 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 34,12 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 42,00 %, une surtaxe sur les résidences secondaires est appliquée.
Marseille est au cœur du tissu villageois provençal; ce cadre régional influe sur les tendances de marché et d'emploi. L'ANCT classe Marseille à la fois dans le Quartier Prioritaire de la Ville (QPV) et dans le Zone Franche Urbaine (ZFU). Côté navettes domicile-travail, 53 226 actifs vont travailler notamment vers Aix-en-Provence et Aubagne.