Que visiter à Martainville-Épreville : 1 monument historique, 1 musée. Patrimoine, musées, sites remarquables, randonnées, terroir et idées de sorties à proximité.
Monuments historiques
1
Points d'intérêt
20
01 Patrimoine et architecture
1 monument historique.
Château de Martainville
classé MH partiellement;inscrit MH partiellement;protection partielle4e quart 15e siècle;4e quart 16e siècle;17e siècle;18e sièclePropriété multiple : du département, privée, de la commune
Le château de Martainville a été édifié à partir de 1485 environ par le négociant rouennais Le Pelletier, sur les vestiges d'un ancien château-fort, tandis que le domaine était constitué par échange de terrains. Ce domaine est enclos de murs de brique et ponctué de tourelles, dont le tracé est encore lisible et dont certaines portions sont conservées en élévation. Le château est un quadrilatère cantonné de quatre grosses tours d'angle, et muni sur la façade arrière d'une tourelle d'escalier. Vers la fin du 16e siècle, il a été doté d'une enceinte rectangulaire ponctuée de quatre tourelles, et un nouveau fossé non maçonné a été creusé à l'extérieur. Des jardins d'agrément ont été créés dans cet espace clos aux 17e et 18e siècles. Il en subsiste des vestiges, et ils sont connus par une série de plans et miniatures du 18e siècle. Acquis par l'Etat en 1906, le château a été cédé au département en 2002. Il constitue l'une des manifestations les plus significatives de l'architecture civile de la fin du gothique.
Protégé le 1889 : classé MH ; 4 juin 1931 (classé MH) ; 7 octobre 1997 (inscrit MH)
Musée des traditions et arts normands Protégé au titre des Monuments historiques.
Beaux-arts, Ethnologie, Histoire · Ecomusée
L'ensemble des collections offre une excellente représentation de la diversité et des spécificités de l'artisanat et des modes de vie normands du XVe au XIXe siècles : - évolution du mobilier haut-normand : meubles remarquables, coffres (du moyen âge au XVIIe siècle), malles et coffrets peints, armoires de mariage rouennaises, cauchoises ; - arts et traditions populaires en Haute Normandie du XVIIIe au début du XXe siècles : nombreux objets usuels (poterie, verrerie et dinanderie, étains normands, faïence de Rouen), productions et coutumes locales propres aux différents pays de Haute-Normandie : le pays de Caux, le pays de Bray, les pays d'Eure, le littoral et le Petit Caux (ivoires de Dieppe) ; - costumes, coiffes, bijoux en Haute-Normandie du XVIIIe au XIXe siècles : tissu (coton, lin, laine), broderie, dentelle, costume (vêtements quotidiens ou de fêtes), coiffes et bijoux ; - section agricole.Jacques Le Pelletier, fils d’une riche famille de commerçants originaires de Provence, acquiert en 1481 le fief de Martainville, alors composé de 25 hectares. Armateur mais aussi échevin de la ville de Rouen, Jacques Le Pelletier est en quête d’un statut social plus enviable et plus noble. C’est en partie pour cette raison qu’il décide d’entreprendre la construction d’un château sur cette terre. La date de 1485 gravée sur la clef d’une fenêtre de la tour sud atteste de la période de son édification qui s’achèvera vers 1495. Le bâtiment primitif ressemble à un château fort flanqué de quatre tours et d’un pont-levis dont un chemin de ronde à mâchicoulis couronne la muraille. Néanmoins, l’ensemble annonce déjà la Renaissance, tant dans le plan du château que dans les matériaux employés. A chaque étage, quatre pièces munies d’une cheminée sont distribuées autour d’un couloir central et chaque tourelle abrite des latrines donnant sur les fossés. L’utilisation de matériaux nouveaux pour l’époque, telle que la brique rouge et noire rappelle les constructions des Flandres. Ces briques étaient cuites sur place et les pierres blanches issues des carrières de Vernon. On relève sur l’appareillage une savante inclusion décorative de briques vernissées noires disposées en cœurs, croix ou losanges. Le château de Martainville s’impose parmi l’un des tous premiers édifices de la Renaissance normande. Quand Jacques Le Pelletier meurt en 1510, c’est son neveu Jacques, second du nom qui hérite de toute sa fortune. Il entreprend de grands travaux d’aménagement sur le château en faisant combler les fossés, établir une enceinte ponctuée de tours, élargir les fenêtres, élever les toitures, édifier des cheminées extérieures au décor gothique, voûter le couloir du rez-de-chaussée. Surtout, il fait remanier la façade principale en supprimant le pont-levis qui cède la place à un élégant portail couronné d’arcs concaves avec feuillages. Au-dessus, la loggia à encorbellement correspond à la construction d’une chapelle au premier étage. La famille de Jacques Le Pelletier fait cesser ces travaux somptuaires et il meurt en 1545 avant d’avoir accompli tous ses desseins. A cette date, un inventaire stipule que les bâtiments de la ferme tels que le colombier, les granges, étables et écuries sont terminés. En 1571, Richard Le Pelletier, l’un de ses fils est anobli et obtient de commuer le nom de Le Pelletier en celui de Martainville. Le domaine reste dans les mains de cette même famille jusqu’en 1781, date à laquelle la dernière descendante de la famille de Martainville s’éteint sans héritier. Le château est alors inoccupé et le domaine devient uniquement une exploitation agricole. En 1905, le domaine est racheté par un marchand de bestiaux et le château est alors en bien mauvais état. L’Etat rachète le domaine en 1906, ce qui le sauve de la destruction. Vidé de son mobilier d’origine, le château est confié en 1955 au Conseil Général de Seine-Inférieure pour y installer un musée sur les arts et traditions de Normandie qui ouvrira ses portes au public en 1961.
Musée des traditions et arts normands
Points forts des collections
L'ensemble des collections offre une excellente représentation de la diversité et des spécificités de l'artisanat et des modes de vie normands du XVe au XIXe siècles : - évolution du mobilier haut-normand : meubles remarquables, coffres (du moyen âge au XVIIe siècle), malles et coffrets peints, armoires de mariage rouennaises, cauchoises ; - arts et traditions populaires en Haute Normandie du XVIIIe au début du XXe siècles : nombreux objets usuels (poterie, verrerie et dinanderie, étains normands, faïence de Rouen), productions et coutumes locales propres aux différents pays de Haute-Normandie : le pays de Caux, le pays de Bray, les pays d'Eure, le littoral et le Petit Caux (ivoires de Dieppe) ; - costumes, coiffes, bijoux en Haute-Normandie du XVIIIe au XIXe siècles : tissu (coton, lin, laine), broderie, dentelle, costume (vêtements quotidiens ou de fêtes), coiffes et bijoux ; - section agricole.
Intérêt architectural
Jacques Le Pelletier, fils d’une riche famille de commerçants originaires de Provence, acquiert en 1481 le fief de Martainville, alors composé de 25 hectares. Armateur mais aussi échevin de la ville de Rouen, Jacques Le Pelletier est en quête d’un statut social plus enviable et plus noble. C’est en partie pour cette raison qu’il décide d’entreprendre la construction d’un château sur cette terre. La date de 1485 gravée sur la clef d’une fenêtre de la tour sud atteste de la période de son édification qui s’achèvera vers 1495. Le bâtiment primitif ressemble à un château fort flanqué de quatre tours et d’un pont-levis dont un chemin de ronde à mâchicoulis couronne la muraille. Néanmoins, l’ensemble annonce déjà la Renaissance, tant dans le plan du château que dans les matériaux employés. A chaque étage, quatre pièces munies d’une cheminée sont distribuées autour d’un couloir central et chaque tourelle abrite des latrines donnant sur les fossés. L’utilisation de matériaux nouveaux pour l’époque, telle que la brique rouge et noire rappelle les constructions des Flandres. Ces briques étaient cuites sur place et les pierres blanches issues des carrières de Vernon. On relève sur l’appareillage une savante inclusion décorative de briques vernissées noires disposées en cœurs, croix ou losanges. Le château de Martainville s’impose parmi l’un des tous premiers édifices de la Renaissance normande. Quand Jacques Le Pelletier meurt en 1510, c’est son neveu Jacques, second du nom qui hérite de toute sa fortune. Il entreprend de grands travaux d’aménagement sur le château en faisant combler les fossés, établir une enceinte ponctuée de tours, élargir les fenêtres, élever les toitures, édifier des cheminées extérieures au décor gothique, voûter le couloir du rez-de-chaussée. Surtout, il fait remanier la façade principale en supprimant le pont-levis qui cède la place à un élégant portail couronné d’arcs concaves avec feuillages. Au-dessus, la loggia à encorbellement correspond à la construction d’une chapelle au premier étage. La famille de Jacques Le Pelletier fait cesser ces travaux somptuaires et il meurt en 1545 avant d’avoir accompli tous ses desseins. A cette date, un inventaire stipule que les bâtiments de la ferme tels que le colombier, les granges, étables et écuries sont terminés. En 1571, Richard Le Pelletier, l’un de ses fils est anobli et obtient de commuer le nom de Le Pelletier en celui de Martainville. Le domaine reste dans les mains de cette même famille jusqu’en 1781, date à laquelle la dernière descendante de la famille de Martainville s’éteint sans héritier. Le château est alors inoccupé et le domaine devient uniquement une exploitation agricole. En 1905, le domaine est racheté par un marchand de bestiaux et le château est alors en bien mauvais état. L’Etat rachète le domaine en 1906, ce qui le sauve de la destruction. Vidé de son mobilier d’origine, le château est confié en 1955 au Conseil Général de Seine-Inférieure pour y installer un musée sur les arts et traditions de Normandie qui ouvrira ses portes au public en 1961.
03 Autres sites à découvrir de Martainville-Épreville
Sites d'intérêt référencés par les offices de tourisme dans la base
nationale DATAtourisme
(CRT + OT régionaux). 1 lieu sélectionné autour du patrimoine, de la nature, des
musées et du terroir (3 sites déjà cités dans les blocs
Patrimoine et Musées plus haut).
🍷 Terroir & vignobles (1)
Earl De La Fontaine
352 Rue des Marronniers
Source : DATAtourisme — données ouvertes des offices de tourisme français.
04 Villages et villes labellisés à proximité de Martainville-Épreville
Communes distinguées par les principaux labels touristiques
nationaux, accessibles en moins d'une heure de route.
06 Spots de baignade à proximité de Martainville-Épreville
Sites de baignade surveillés par l'ARS (mer, lacs, rivières)
accessibles en moins d'une heure de route. Classement de qualité
de l'eau (A=excellente, B=bonne, C=suffisante, D=insuffisante).
Source : Hub Eau — Contrôle sanitaire des eaux de baignade (ARS).
07 Terroir — appellations AOP / IGP
5Appellations protégées
5IGP i
Une appellation peut être produite sur une seule commune ou sur des centaines.
Les appellations sont classées ci-dessous de la plus restreinte à la plus large,
avec le nombre de communes couvertes par leur aire de production.
Le restaurant McDonald's le plus proche de Martainville-Épreville se situe à 11,9 km, à Le Mesnil-Esnard.
9 McDonald's sont accessibles dans un rayon de 20 km.