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Que voir et faire à Clermont-Ferrand ?

63100 Puy-de-Dôme 146 351 hab.
Fiche complète

Que visiter à Clermont-Ferrand : 181 monuments historiques, 3 musées. Patrimoine, musées, sites remarquables, randonnées, terroir et idées de sorties à proximité.

Monuments historiques 181
Points d'intérêt 68
Hôtels 37

01 Patrimoine et architecture

100 monuments historiques.

+ 76 autres édifices protégés non affichés · 16 édifices sans dénomination spécifique (« Maison », « Habitat fortifié »…).

Ancien couvent des Ursulines, Clermont-Ferrand

Ancien couvent des Ursulines

classé MH partiellement;inscrit MH partiellement;protection partielle 17e siècle Architecte : Jareton (architecte)
La fondation du couvent des Ursulines peut être fixée à l'année 1616. En 1623, le père Récollet fut chargé de faire un plan pour la construction d'un couvent comprenant dortoir, réfectoire, cuisine, lessivière, église, cloître... L'escalier et le cloître doivent remonter à cette première construction. Les peintures sur bois du plafond de la chapelle sont datées de 1656. De 1700 à 1704, l'architecte Jareton agrandit et restaura les bâtiments. A la Révolution, le couvent est vendu comme bien national. £Le plafond qui surmonte la nef rectangulaire de la chapelle est en forme de caisson, formé de six cents panneaux rectangulaires, chacun étant peint d'un décor le plus souvent floral (bouquets, guirlandes, rosaces, guirlandes...). Certains de ces panneaux présentent des paysages. Dans le petit cloître formé d'une rangée d'arcades ouvrant sur les jardins, la voûte de la première travée conserve des traces de peintures représentant des anges évoluant sur un fond de nuages. Des motifs peints ont également été retrouvés sur la face intérieure des piles, à chaque séparation de travée. Ce sont des inscriptions dans un cadre de feuillages et de fleurs que termine, à la partie supérieure, une fleur de lys.

Protégé le 1982/05/17 : classé MH ; 1982/05/17 : inscrit MH ; 2020/06/03 : inscrit MH · 8, 10 rue du Bon-Pasteur

Cathédrale Notre-Dame, Clermont-Ferrand

Cathédrale Notre-Dame

classé MH
La cathédrale : classement par liste de 1862

Protégé le 1862 : classé MH

Eglise Notre-Dame-du-Port, Clermont-Ferrand

Eglise Notre-Dame-du-Port

classé MH Moyen Age
Eglise Notre-Dame-du-Port : classement par liste de 1840

Protégé le 1840 : classé MH

Fontaine d'Amboise, Clermont-Ferrand

Fontaine d'Amboise

classé MH
Fontaine d'Amboise : classement par arrêté du 12 juillet 1886

Protégé le 1886/07/12 : classé MH

Hôtel Savaron, Clermont-Ferrand

Hôtel Savaron

classé MH 16e siècle
Dans la cour, belle porte aux armes des Savaron. Ponts superposés reliant les deux corps de bâtiment. Derrière le pont du premier étage, cul de lampe richement sculpté portant sur son assise du bas la date de 1513. Les clefs des croisées d'ogive portant les ponts sont sculptées, ajourées et timbrées à leur centre du chiffre de Hugues Savaron. Au rez-de-chaussée du bâtiment, bordant la rue, est une belle salle voûtée sur croisée d'ogive dont les clefs portent soit les armes des Savaron, soit le chiffre de Hugues Savaron.

Protégé le 1927/12/06 : classé MH · 3 rue des Chaussetiers

Ancien collège des Jésuites, Clermont-Ferrand

Ancien collège des Jésuites

inscrit MH partiellement 17e siècle;18e siècle
En 1576, la ville de Clermont décida de posséder un collège distinct de celui du chapitre et choisit pour cela l'emplacement actuel, voisin du couvent des Carmes. La construction des bâtiments actuels fut entreprise en 1675 sous la direction d'un père architecte, Jean Cheneau. A l'expulsion de l'ordre, en 1762, l'enseignement fut confié à des prêtres. L'établissement devint "institut" en 1791 puis "école centrale" en 1796. Promu "lycée impérial" en 1808, puis "collège royal" en 1815. £L'ensemble des bâtiments aux façades grises forme un quadrilatère entourant une cour intérieure. A l'intérieur, le bâtiment sud conserve deux escaliers qui, par leurs rampes de pierre aux massifs balustres quadrangulaires, demeurent dans la tradition de la première moitié du 17e siècle.

Protégé le 1962/10/25 : inscrit MH

Château des Vergnes, Clermont-Ferrand

Château des Vergnes

inscrit MH partiellement 17e siècle;18e siècle
Edifiée au 17e siècle, modifiée au 18e siècle, cette ancienne gentilhommière est de plan rectangulaire avec deux pavillons en retour d'équerre. Les seuls éléments pittoresques sont les couronnements des pavillons d'angle et de la travée centrale, en façade sud-ouest, ainsi qu'un petit pavillon octogonal à l'ouest.

Protégé le 1976/06/24 : inscrit MH · rue du Château-des-Vergnes

Fontaine du Terrail, Clermont-Ferrand

Fontaine du Terrail

inscrit MH 4e quart 16e siècle;17e siècle
Le Terrail était un lieu de passage très fréquenté au Moyen-Age, tirant son nom d'un marché aux céramiques, la "terraille", qui s'y tenait régulièrement. En 1598, Etienne de la Barge proposa de financer la construction d'une fontaine. Un traité fut passé, mais le projet ne fut pas exécuté. En 1602, une fontaine fut édifiée, puis remaniée en 1684. La fontaine comporte un bassin circulaire et un fût central. Le bassin est décoré au blason de la ville dans une couronne de feuillages et de la devise de l'Auvergne sur une banderolle. Au-dessous de l'écusson se trouvait le millésime dont il ne reste que deux chiffres (16). Le fût central repose sur une pierre d'assise carrée et est terminé par une demi-sphère couverte d'écailles imbriquées. Quatre niches ont été creusées à la partie supérieure, abritant quatre enfants nus représentant les génies des eaux. Ils sont assis sur des dauphins et trois d'entre eux ont chacun un pied sur un escargot. Les têtes des dauphins, d'où jaillissent les jets d'eau, reposent sur des coquillages.

Protégé le 1987/02/12 : inscrit MH · place du Terrail

Hôtel Reboul, Clermont-Ferrand

Hôtel Reboul

inscrit MH partiellement 18e siècle
La cour intérieure est entourée de bâtiments sur les quatre côtés. Les fenêtres du premier étage possèdent des balcons en fer forgé formés de barres et d'enroulements en C et spirales disposés symétriquement autour d'un motif central en forme de cercle légèrement aplati sur les côtés. A la base de la façade donnant sur la cour orientée à l'ouest, se trouve un vestibule ouvrant sous un arc en anse de panier mouluré et orné d'une clé saillante. Ce vestibule ouvert donne accès à la cage d'escalier. Au-dessus de celui-ci se trouvent deux arcs rampants symétriques retombant sur une même clé pendante ornée de feuillages. Rampe en fer forgé ouvragé. Cette maison témoigne de l'architecture civile à Clermont au 18e siècle.

Protégé le 1985/07/15 : inscrit MH · 15 rue du Port

Immeuble, Clermont-Ferrand

Immeuble

inscrit MH partiellement 17e siècle
La ville de Clermont-Ferrand possède un certain nombre d'immeubles contenant des cages d'escalier à plusieurs volées, rampe sur rampe à balustres. L'escalier de cet immeuble joint deux corps d'habitation et se situe entre deux cours intérieures. L'escalier est formé de cinq montées à retour direct, séparées par des paliers intermédiaires. Sur l'extérieur, sa cage est fermée, d'un côté, par un mur plein dans lequel sont engagées les marches, tandis qu'elle s'ouvre, de l'autre, au-dessus d'une rangée de balustres, par deux baies dont l'une en arc rampant supporte la montée du dessus. Du côté de l'intérieur, le mur est ajouré, à chaque palier, d'un arc rampant qui supporte une partie de la montée du dessus et le palier auquel elle aboutit. Dans la partie ajourée, sous ces ouvertures, chaque montée est limitée par une rangée de balustres quadrangulaires. Cinq montées successives ainsi disposées desservent trois étages.

Protégé le 1988/08/18 : inscrit MH · 16 rue Pascal

Immeuble, Clermont-Ferrand

Immeuble

inscrit MH partiellement 1er quart 20e siècle Architecte : Dalemas Louis (maître de l'oeuvre)
Cet immeuble, bâti en 1905 par Louis Delamas, est l'une des constructions du début du 20e siècle les plus intéressantes de Clermont-Ferrand avec sa composition d'ensemble équilibrée, ses ondulations proches de Gaudi, ses menuiseries, sculptures et ferronneries inspirées de l'Art Nouveau et la qualité de son appareillage de pierre de taille. L'immeuble présente deux façades sur rue formant un pan coupé sur l'angle. Initialement, elles se composaient d'un rez-de-chaussée surélevé et de deux étages carrés. Le troisième étage fut réalisé presque à l'identique en 1933, par Pincot.

Protégé le 1986/07/01 : inscrit MH · 10 rue de Ceyrat

Immeuble, Clermont-Ferrand

Immeuble

inscrit MH partiellement Moyen Age
Vestige de l'époque gothique, cette cave est un témoignage de l'urbanisation moyen-âgeuse de Clermont. Elle présente un plan complexe avec deux niveaux. Une première pièce voûtée d'arête sert de vestibule d'accès avec un escalier à deux volées perpendiculaires. Au-dessus de celui-ci, un culot sculpté rappelle la tête d'un éléphant. Un petit arc trilobé permet de communiquer entre la partie haute de l'escalier et le reste de la cave. Un passage assez étroit permet d'accéder à la seconde partie de la cave. A l'ouest de celui-ci se trouve un puits. La seconde pièce, plus vaste que la première, comporte quatre travées voûtées d'arêtes. Celles-ci sont reçues sur des culots sculptés reposant sur des pilastres. Ces culots affectent des formes variées (têtes d'animaux ; motifs géométriques).

Protégé le 1986/07/01 : inscrit MH · 24 bis rue des Gras

Immeuble, Clermont-Ferrand

Immeuble

inscrit MH partiellement 13e siècle;18e siècle
Maison édifiée au 13e siècle en style roman, fortement remaniée au 18e. Des travaux réalisés en 1976 permirent de mettre à jour les arcatures romanes dissimulées sous un enduit. L'édifice comporte un rez-de-chaussée sur caves voûtées en berceau brisé, un premier étage à arcatures de style roman, des deuxième et troisième étages carrés du 18e siècle, et un petit étage attique surmonté d'une terrasse et d'un haussement récent. Le rez-de-chaussée est percé de deux arcades plein cintre surbaisées et d'une porte au linteau de bois ouvrant sur un passage couvert. Le premier étage offre une rangée de trois arcades plein cintre dont l'intrados des voussoirs est souligné d'un tore et d'un listel, et dont l'extrados fut arrasé au 18e siècle pour permettre le percement de fenêtres rectangulaires. Ces arcs reposent sur des colonnettes en délit, posées originellement sur une corniche d'appui saillante. Chaque colonnette possède une base attique, une astragale très prononcée, et un chapiteau composite à feuillage et volutes. Aux premier et deuxième étages, des fenêtres présentent de belles ferronneries du 18e siècle.

Protégé le 1986/01/30 : inscrit MH · 26 rue des Gras

Immeuble, Clermont-Ferrand

Immeuble

inscrit MH partiellement 1ère moitié 18e siècle
Immeuble du début du 18e siècle présentant, en rez-de-chaussée, un portail monumental encadré de pilastres, au linteau légèrement en forme d'arc surbaissé. Les boiseries comportent, outre deux lourds vantaux sculptés de plusieurs panneaux, un panneau supérieur fixe dont la base est soulignée par une moulure bombée sculptée de fleurons et de rinceaux. Au-dessus, la partie centrale est ornée d'une coquille que supporte une agrafe et qu'encadrent en la couronnant des branchages.

Protégé le 1987/03/11 : inscrit MH · 9 rue Grégoire-de-Tours

Immeuble, Clermont-Ferrand

Immeuble

inscrit MH partiellement 17e siècle
La porte de cet immeuble du 17e siècle donne accès à un couloir formé de plusieurs travées voûtées d'arêtes, séparées entre elles par des arcs brisés. Ce couloir débouche sur une petite cour intérieure rectangulaire dont l'un des côtés est occupé par une montée d'escalier comportant une galerie à chaque étage. Le rez-de-chaussée possède deux arcs en anse de panier dont la retombée se fait sur un pilier carré. Celui de droite donne accès à un puits ; celui de gauche à l'escalier. Ce dernier possède une rampe à balustres quadrangulaires en pierre entre les supports. Il est formé de montées droites à retour direct avec paliers intermédiaires entre chaque étage. Cet escalier du 17e, exécuté en pierre de Volvic, est un des exemples de ce type encore conservés dans le vieux Clermont.

Protégé le 1987/03/11 : inscrit MH · 28 rue des Gras

Ancienne maison de l'Annonciation, ou Hôtel Regin, à Montferrand

classé MH partiellement 15e siècle;16e siècle
La propriété se compose de deux maisons séparées par une cour intérieure dans laquelle se trouve l'escalier en tour ronde et les galeries du 15e siècle. Sur la rue, la maison se compose d'un rez-de-chaussée à usage de magasin. Les paliers de l'escalier sont largement ouverts sur la cour, et voûtés. A chaque étage, jonction des deux corps de bâtiments. Le pilier séparant l'escalier de la galerie du rez-de-chaussée, est orné d'une sculpture en haut relief représentant Saint-Christophe. Le bahut d'appui de la galerie du premier étage présente une Annonciation du 16e siècle.

Protégé le 1924/01/16 : classé MH · 36 rue de la Rodade

Ancienne église Saint-Laurent

classé MH partiellement 12e siècle;17e siècle
Grégoire de Tours attribue au comte Victorius, qui gouvernait l'Auvergne pour le roi wisigoth Euric (479-488) , la fondation de l'église Saint-Laurent. Cet édifice aurait été l'église paroissiale précédant celle de Notre-Dame-du-Port. Cet édifice se compose de deux parties distinctes : le choeur, oeuvre typiquement auvergnate du 12e siècle ; la nef qui est un remaniement complet plus tardif, sans doute du 17e siècle. L'architecture du choeur présente toutes les dispositions qui donnent au roman auvergnat son caractère. La travée droite du choeur, plus étroite que la nef, est voûtée d'un berceau brisé, percé en son milieu d'une ouverture qui communiquait avec le clocher surmontant jadis cette partie de l'édifice. L'arc en plein cintre qui ouvre l'abside retombait de chaque côté sur une colonnette, aujourd'hui disparues, adossée dans les angles. De plan semi-circulaire, cette abside voûtée en cul-de-four a son pourtour décoré d'une arcature de cinq arcs en plein cintre reçus sur colonnettes montées sur bahut. La première arcade de chaque côté et l'arcade axiale encadrent une fenêtre en plein cintre ; les deux autres, plus étroites, un mur aveugle. Les colonnettes adossées présentent des chapiteaux aux corbeilles à décor végétal. Les arcades inégales qui ornent le cul-de-four sont caractéristiques de l'architecture romane régionale.

Protégé le 1976/12/31 : classé MH · 5 rue Saint-Laurent

Borne de justice, à Montferrand

classé MH 2e moitié 15e siècle
Borne de la fin du 15e siècle, en pierre de lave, de forme rectangulaire, limitant la justice royale exercée à Montferrand. L'ouvrage porte un écu aux armes royales, trois fleurs de lys posées 2 et 1, surmonté d'une couronne.

Protégé le 1920/11/20 : classé MH · 19 rue de la Rodade

Chapelle du couvent de Beaurepaire ou des Cordeliers-Vieux

classé MH 13e siècle
Chapelle du début du 13e siècle, présentant une salle rectangulaire divisée en trois travées par des arcs doubleaux en tiers point. Chaque travée est voûtée d'arêtes sans nervures, séparées par un arc-doubleau ogival. Des fenêtres plein cintre percées dans les murs latéraux et au chevet, éclairent l'intérieur. La porte d'entrée présente un arc ogival qui encadre le tympan qui surmonte la plate-bande formant le linteau de la porte. Les façades latérales possèdent une corniche romane à corbeaux et tablettes. Cet édifice est bâti suivant le mode roman du pays, et forme, avec le reste de la construction marqué par le 13e siècle, un exemple de l'architecture de transition.

Protégé le 1919/09/25 : classé MH

Eglise Notre-Dame de Prospérité

classé MH 13e siècle
Eglise de Montferrand : classement par liste de 1846

Protégé le 1846 : classé MH

Galerie souterraine gallo-romaine (égout)

classé MH Gallo-romain
Galerie souterraine gallo-romaine : classement par arrêté du 1er avril 1952

Protégé le 1952/04/01 : classé MH · place de la Victoire

Hôtel de Chazerat, actuellement siège de la direction régionale des affaires culturelles d'Auvergne

classé MH partiellement;inscrit MH partiellement;protection partielle 18e siècle Architecte : Peyrat Pierre (architecte);Ricart (architecte);Fournier (architecte);Deval Antoine (architecte)
Hôtel construit entre 1760 et 1769, représentant l'un des exemples les plus remarquables du style Louis XVI. Différents architectes intervinrent dans son élaboration : de 1760 à 1764 : Pierre Peyrat et Ricart ; de 1764 à 1766 : Fournier ; de 1766 à son achèvement : Antoine Deval. Dans son plan, l'architecte sut ordonner les différents corps de bâtiments autour d'une cour ovale, en dépit du terrain tourmenté, assurant par des rotules les articulations entre les éléments de la composition. L'ordre ionique anime les façades sur la cour intérieure et sur la terrasse. Menuiseries extérieures. Décors intéressants dans plusieurs pièces comme le grand salon vers le sud (cheminée de marbre, trumeau, boiseries) ou certaines pièces de l'aile nord.

Protégé le 1926/07/05 : inscrit MH ; 1979/06/18 : classé MH · 4 rue Pascal

Hôtel de la Chanterie, à Montferrand

classé MH partiellement;inscrit MH partiellement 15e siècle
Modifications intérieures aux 15e, 17e et 18e siècles. Une pièce comporte une cheminée du 15e avec écusson en forme de cartouche. La façade se composait, au rez-de-chaussée, de quatre arcades plein-cintre, sans moulures. Au premier étage, cinq fenêtres en arc brisé, avec tymapan découpé reposant sur une colonnette centrale. Les piédroits et les colonnettes sont ornés de chapiteaux avec crochets sculptés et tailloirs. Leurs bases moulurées s'appuient sur un bandeau l'étant également. Les arcs du rez-de-chaussée ont été bouchés et des fenêtres avec grilles de défenses ont été ajoutées aux remplissages au 15e siècle.

Protégé le 1922/08/09 : classé MH ; 2022/10/06 : inscrit MH · 2, 2 bis (anciennement 4) rue Montorcier ; 3 rue Kléber

Hôtel Fontfreyde (musée du Ranquet)

classé MH 16e siècle;18e siècle
Logis du 16e siècle, modifié en partie au 18e, chef d'oeuvre de la Renaissance. La maison se compose de deux corps de logis reliés par une galerie longeant une cour ouverte, galerie dont le départ se fait sur l'escalier d'une tourelle qui dessert les étages. La façade sur cour présente la superposition d'ordres dorique, ionique, corinthien par des pilastres entre lesquels s'ouvrent les baies qui éclairent l'intérieur. La distribution intérieure a été modifiée au 18e siècle.

Protégé le 1912/05/23 : classé MH · Petite-Rue-Saint-Pierre

Hôtel Fontfreyde, dit maison de Lucrèce

classé MH 16e siècle
Maison du 16e siècle construite par la famille de Fontfreyde dont les armes sont sculptées au linteau de la porte de la tourelle d'escalier et au linteau d'une autre porte au fond de la cour. Sur la face sud de l'aile nord de la maison, au-dessus de l'arc du rez-de-chaussée, sur l'appui d'une galerie qu'il soutient, sont trois médaillons dont celui du milieu représente une Lucrèce se perçant le sein. De cet appui part une colonne légèrement galbée qui porte la date 1781 sur son chapiteau cubique, date gravée postérieurement à la construction. Au-dessus du sommier commun, est incrustée dans le mur une pierre ornée d'un écu sculpté.

Protégé le 1920/03/18 : classé MH · 28 rue Jules-Guesde

Hôtel Martial de Grandseigne

classé MH partiellement;inscrit MH partiellement;protection partielle 17e siècle Architecte : Lombard François (peintre);Huchier (sculpteur)
Immeuble du milieu du 17e siècle, représentatif du centre historique de Clermont au 17e siècle, composé de plusieurs corps de bâtiments en retour articulés autour d'une cour intérieure. Le corps principal, qui abrite un salon aux panneaux peints, présente une élévation à deux étages avec ferronneries d'appui au premier étage, grands frontons cintrés pleins en couronnement. Une entrée latérale donnant sur la cour intérieure permet d'accéder à l'escalier rampe à rampe à balustres, dont le premier palier donne sur le salon à alcôve. Martial de Grandseigne, conseiller du roy et procureur à la cour des aides, fit réaliser le décor de l'hôtel à l'occasion de son mariage. François Lombard, peintre local, réalise de 1662 à 1665 les panneaux peints du salon à alcôve dans l'esprit profane, en collaboration avec le sculpteur Huchier pour les boiseries. Cette pièce rectangulaire comporte un décor mural alliant lambris et panneaux peints (nature morte ; Samson et Dalila ; Thalès au milieu de ses instruments ; Didon se poignardant ; Sainte-Madeleine myrophore...).

Protégé le 1986/12/02 : classé MH ; 1986/12/02 : inscrit MH · 12 rue Pascal

Hôtel Montrosier de la Vilatelle

inscrit MH partiellement;classé MH partiellement;protection totale milieu 18e siècle
Hôtel construit au milieu du 18e siècle pour Antoine de Montrosier, receveur des tailles de la généralité de Riom. Façades sur rue remaniées et ailes sur cour rehaussées au 19e siècle. Portail surmonté d'une galerie-balcon, ouvragée avec finesse dans la pierre de Volvic. Vantaux en bois massif de pur style Rocaille. L'intérieur conserve des parquets et des boiseries du 18e siècle, ainsi que des gypseries de style Rocaille.

Protégé le 1991/09/30 : inscrit MH ; 1996/08/09 : classé MH · 38 rue du Port

Immeuble

classé MH partiellement;inscrit MH partiellement;protection partielle 18e siècle
Hôtel du début du 18e siècle, dont la façade sur rue comporte trois étages et un attique. Au rez-de-chaussée, portail à encadrement mouluré, en plein cintre, sur pilastres ornés d'une colerette de fleur sculptée en relief. Il comporte deux vantaux finement travaillés dont les panneaux sont ornés de motifs décoratifs et un tympan fixe orné de deux palmes entrecroisées nouées par un ruban, surmontées d'une guirlande. Les fenêtres du premier étage sont ornées de balustrades en fer forgé à enroulements dont les courbes sont symétriques par rapport au motif central qui est un rond de part et d'autre duquel se trouve un fleuron épanoui au pistil saillant et ondulé. Après avoir franchi l'entrée, un couloir mène à une cage d'escalier carrée. A chaque étage, l'escalier est soutenu par deux moitiés d'arc perpendiculaires prenant appui à leur naissance sur les murs de la cage et se remontrant à leur somment, en porte à faux, avec la partie inférieure du limon, celle-ci formant également arc, rampant sous chaque partie montante. La rampe est en fer forgé, décrivant, à son départ, un enroulement en forme de spirale autour d'un axe perpendiculaire surmonté d'une urne drapée. Cette rampe est formée alternativement de deux panneaux, l'un très grand disposé dans chaque partie montante ou à chaque palier principal. Il comporte un motif central à courbes symétriques ornées de ronds et de volutes, de chaque côté duquel sont décrits des enroulements symétriques. Entre chacun de ces panneaux, se trouve un panneau plus étroit dont les enroulements sont ordonnés symétriquement par rapport à un fleuron central perpendiculaire épanoui, au pistil saillant et ondulé. Le plafond de la cage d'escalier est orné en son milieu d'un caisson dont le motif central retombant est mouluré de feuilles d'acanthe et autour duquel s'ordonne une guirlande. La cage d'escalier et sa rampe sont caractéristiques du style Louis XV.

Protégé le 1987/02/12 : inscrit MH ; 1989/10/06 : classé MH · 4, 6 rue des Petits-Gras

Immeuble ou hôtel Tixier de Brolac

classé MH partiellement 16e siècle
Habitation du 16e siècle comportant une porte ornée, dans son tympan, des armes de la famille d'un échevin de Clermont, et datée de 1587.

Protégé le 1917/10/08 : classé MH · 2 rue des Grands-Jours

Maison dite d'Adam et Eve, à Montferrand

classé MH partiellement Moyen Age
Maison qui se composait, à l'origine, d'un corps de bâtiment sur rue ; derrière était une cour sur laquelle donnaient plusieurs façades. Le bâtiment sur rue a été démoli. Ne subsistent que la façade, les murs latéraux et le fond de la cour avec deux bâtiments et un escalier. La façade du n°6 possède, au rez-de-chaussée, deux arcs plein-cintre et un arc plus petit. Au premier étage se trouvent deux arcades plein-cintre moulurées dont les piédroits ont des chapiteaux à crochets sculptés. Les tympans des arcs ont été supprimés au 15e siècle lorsqu'y ont été placées des baies à meneaux. Les murs latéraux ont conservé les corbeaux et des restes de frises flamboyantes peintes. La cour, située au fond, a conservé son escalier à vis dont les fenêtres ont perdu leurs meneaux. A droite, aux rez-de-chaussée, premier et second étages, deux galeries à jour surmontées d'arcs surbaissés et voûtées d'arêtes. Le garde-fou de la galerie du premier étage est orné d'un bas-relief figurant la Tentation.

Protégé le 1924/06/04 : classé MH · 4, 6 rue Montorcier

Maison dite de l'Apothicaire, à Montferrand

classé MH Moyen Age
La maison : classement par liste de 1889

Protégé le 1889 : classé MH · 2 rue de la Rodade

Maison dite de l'Eléphant, à Montferrand

classé MH 12e siècle;15e siècle;16e siècle
La maison de l'Eléphant, accolée à l'enceinte du château, tire son nom d'une peinture murale figurant cet animal, placée dans l'écoinçon des baies géminées axiales. Par ses caractéristiques, cette construction appartient à l'art roman, mais qui évoque déjà la manière gothique. Sans doute édifiée dans un premier temps au 12e siècle, la maison a subi des modifications du 14e au 19e siècle, destinées à la transformer en habitation. Les baies romanes ont été bouchées et remplacées par des fenêtres hétéroclites.

Protégé le 1862 : classé MH · 12 rue Kléber

Menhir de la Sarre

classé MH Néolithique
Menhir de la Sarre (cad. G6 1271) : classement par arrêté du 21 avril 1965

Protégé le 1965/04/21 : classé MH

Menhir de Sainte-Anne, de Pierre-Longue ou de Beaulieu, dit borne milliaire

classé MH Néolithique
Menhir (cad. H 931 ; 2003 CP 65 ; CP 47) : classement par arrêté du 17 janvier 1924

Protégé le 1924/01/17 : classé MH

Monument aux combattants

classé MH 1ère moitié 20e siècle Architecte : Vaury Maurice (sculpteur);Bernard (architecte)
Le monument aux combattants, en totalité, situé place Salford, non cadastré, tel que figuré en violet sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 28 décembre 2021

Protégé le 2021/12/28 : classé MH · place Salford

Monument aux morts du cimetière des Carmes

classé MH 1ère moitié 20e siècle Architecte : Papillard André (architecte);Camus Jean (sculpteur);Coulon Pierre (braséro en fer forgé et bronze)
Le monument aux morts, en totalité, situé près de l'entrée du cimetière des Carmes, sur la parcelle n°92, section LS du cadastre, tel que figuré en violet sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 28 décembre 2021

Protégé le 2021/12/28 : classé MH

Statue de Vercingétorix

classé MH 1er quart 20e siècle Architecte : Bartholdi Frédéric-Auguste (sculpteur)
Le projet d'élever un monument à la gloire de Vercingétorix sur le plateau de Gergovie et à Clermont-Ferrand remonte au Second Empire. Vers 1868, Bartholdi propose un projet qui est écarté. Le plâtre définitif est accepté en 1899. Le monument a été installé en 1903. Le bronze, dans la tradition du Bernin, montre Vercingétorix sur un cheval lancé au galop, sautant par-dessus le cadavre d'un soldat romain. Voulant avant tout évoquer un mouvement intense et violent, Bartholdi représente le cheval dans un mouvement intermédiaire, entre saut et galop. Pour le costume et l'équipement de Vercingétorix, il s'est inspiré des objets conservés au musée des Antiquités Nationales de Saint-Germain-en-Laye, puisant des éléments dans différentes époques (âge du fer pour l'épée, époque gallo-romaine pour l'équipement du cheval). Il ajoute des éléments sans aucun fondement historique (casque aîlé). Il s'agissait pour l'artiste d'évoquer l'idée du héros tel qu'il existait dans la conscience collective de son époque.

Protégé le 1994/05/19 : classé MH · place de Jaude

Temple de Vasso Galate (murailles dites des Sarrasins)

classé MH Haut-Empire;2e siècle
Murailles dites des Sarrazins (cad. G 1271) : classement par liste de 1889

Protégé le 1889 : classé MH

Ancien couvent de l'Oratoire

inscrit MH partiellement 17e siècle;18e siècle Architecte : Pons et fils (architecte);Dijon (ingénieur)
En 1617, la ville donna son accord pour l'établissement de la congrégation des Oratoriens qui s'installèrent intra-muros, près des Ursulines. Ils acquérirent en 1624 une maison située le long de l'actuelle rue de l'Oratoire. La première pierre de l'église fut posée en 1642. Les bâtiments conventuels furent reconstruits entre 1775 et 1782 par Pons et fils architecte, puis Dijon, ancien ingénieur du roi. Les anciens bâtiments conventuels, composés d'un corps de logis principal entre cour et jardin, flanqué au nord par deux ailes en retour d'équerre sur la cour intérieure, à l'est par l'ancienne chapelle et à l'ouest, côté jardin, par une autre aile en retour d'équerre. Corps de logis, cours, jardin et bassin furent vendus à la Révolution. Un deuxième lot engloba les dépendances (granges et cuvages).

Protégé le 1990/03/23 : inscrit MH · 8, 10, 10bis, 14, 16 rue de l'Oratoire

Ancien couvent de la Visitation, à Montferrand

inscrit MH partiellement 15e siècle;16e siècle
Porte d'entrée : inscription par arrêté du 9 novembre 1926

Protégé le 1926/11/09 : inscrit MH

Ancien couvent des Ursulines de Montferrand

inscrit MH partiellement 12e siècle;19e siècle
L'ancien couvent des Ursulines occupe l'emplacement du Palais-Vieux de Montferrand, où se tenait la cour des Aides depuis 1557. L'édit d'unification de Clermont et Montferrand, en 1630, ayant obligé cette juridiction à se transporter à Clermont, les locaux se trouvèrent libres. Ils se composaient alors de divers corps de logis dont les fondations proches des anciens remparts remontaient au 12e siècle. En 1673, le collège des Jésuites, qui occupait une autre partie du Palais-Vieux, fut lui aussi transféré à Clermont. Les Ursulines, arrivées de Clermont en 1637, purent alors s'étendre. La première pierre de la chapelle est posée en 1702. En 1723, l'ébéniste Sureau y pose le retable baroque. Pendant la Révolution, certaines religieuses dispersées continuèrent leur activité éducatrice, alors que les locaux étaient vendus comme biens nationaux. Au 20e siècle, le regroupement des séminaires à Clermont transforme le couvent en gendarmerie. £L'ensemble des bâtiments monastiques regroupe des constructions allant du 12e au 19e siècle. La chapelle ainsi que le portail qui l'accompagne, sont un témoignage intéressant de l'activité architecturale en Auvergne au début du 18e siècle.

Protégé le 1986/10/27 : inscrit MH

Ancien couvent, dit aussi caserne ou maison de la chasse

inscrit MH partiellement 17e siècle
Ancien couvent de religieuses édifié au 17e siècle. La maison se compose de deux corps de bâtiment perpendiculaires.

Protégé le 1978/03/30 : inscrit MH · 68 rue Fontgiève

Ancien hôpital-sanatorium Sabourin

inscrit MH 2e quart 20e siècle Architecte : Aubert Albéric (architecte);Vigneron Valentin (architecte)
Construit dans les années 1930 par l'architecte Albéric Aubert, l'hôpital sanatorium correspond au mouvement de construction hospitalière liée aux progrès de la médecine et à l'inadaptation des anciens équipements face aux grandes maladies transmissibles. Cet édifice s'inscrit dans le mouvement fonctionnaliste inspiré par le Bauhaus et par la pensée de Le Corbusier et Gropius, s'appuyant sur les principes de fonctionnalisme (clarté, simplicité des lignes, horizontalité, matériaux modernes). Ce site est appelé à devenir la future École d'Architecture de Clermont-Ferrand. Ses larges baies horizontales, la prépondérance de la couleur blanche, sa cinquième façade constituée par la terrasse et sa composition claire et formelle sont caractéristiques de ce courant architectural. Une coupole en béton en partie translucide se révèlera à nouveau à la lumière zénithale lorsque disparaîtra la couverture qui la cache de la lumière du jour. Il dispose d'une situation exceptionnelle dans le Puy de Chanturgue et se pose dans le paysage à la façon d'un phare. L'hôpital a été racheté par l'Etat en vue d'y installer une école d'architecture (opération pilotée par l'EMOC).

Protégé le 2000/03/24 : inscrit MH

Ancien hôtel Vachier

inscrit MH partiellement 15e siècle
Hôtel du 15e siècle conservant une porte gothique composée de pilastres toscans surmontés d'un entablement. Au-dessus de l'architrave, une frise à triglyphes comporte des rosaces dans les métopes. De chaque côté de cette frise font saillie deux consoles sculptées de pilastres et supportant la corniche en saillie. Cette porte est fermée par deux vantaux de bois moulurés de panneaux rectangulaires aux encadrements en saillie. Le trumeau faisant saillie à la séparation de ces deux vantaux est surmonté d'une feuille d'acanthe enroulée en forme de console. Au-dessus de ces vantaux se trouve une imposte à balustres quadrangulaires. L'entrée au rez-de-chaussée donne accès à un couloir conduisant dans une cour intérieure conservant dans un angle une tour d'escalier renfermant un escalier à vis et qui s'ouvre par une porte du 15e siècle.

Protégé le 1984/12/05 : inscrit MH · 17 rue du Port

Ancienne abbaye de Saint-Alyre

inscrit MH partiellement 18e siècle
L'abbaye s'élève dans l'un des plus anciens faubourgs de Clermont-Ferrand, berceau du christianisme dès 250. Saints et évêques furent inhumés dans ce quartier réservés aux Chrétiens qui pouvaient y célébrer leur culte. On compta jusqu'à sept sanctuaires, dont le baptistère et la cathédrale, qui ne fut transférée à l'intérieur de l'enceinte de Clermont qu'au milieu du 5e siècle, le baptistère restant à Saint-Alyre. A partir du 6e siècle, une communauté bénédictine se forma autour du mausolée de Saint-Alyre, dont le sanctuaire subit de nombreux remaniements. L'abbaye fut détruite une première fois par Pépin le Bref en 761 puis par les Normands au 10e siècle. En 937, l'abbaye fut reconstruite et placée sous la dépendance de Cluny. L'église était un édifice complexe, résultant de la soudure de deux sanctuaires : le mausolée de Saint-Alyre et l'église Notre-Dame-d'entre-les-Saints. Ces sanctuaires adossés se terminaient à l'est par la rotonde, mausolée de Saint-Alyre. Autour de ces sanctuaires se développa un bourg indépendant de Clermont, et placé sous la juridiction des abbés de Saint-Alyre. Au cours de la guerre de Cent ans, les défenses de l'abbaye furent renforcées. Remparts et fossés furent mis en état de défense. L'abbaye jouait le rôle de château, entourée d'une basse-cour qui abritait les maisons du bourg. En 1767, l'abbaye fut mise en commende par Louis XVI. En 1791, les bâtiments furent vendus comme bien nationaux et en grande partie détruits. En 1796, ils furent occupés par un pensionnat de jeunes gens, puis transformés à l'occasion en caserne provisoire. En 1807, les Ursulines rachetèrent l'enclos et s'y installèrent.££La construction des bâtiments qui composent cette abbaye s'étend du 5e siècle à nos jours. Entourés d'un enclos de prairies, ces bâtiments s'ordonnent irrégulièrement autour d'une cour intérieure. La memoria de Saint-Vénérand, ancienne chapelle du 5e siècle, s'élève au sud-est. La tour nord-ouest de l'ancienne enceinte, tour ronde à quatre niveaux flanquant deux corps de logis biais en retour d'équerre, constitue le dernier vestige des fortifications clermontoises. L'aile du 18e siècle ferme le côté Est de la cour intérieure. L'aile nord-ouest, desservie par une tourelle d'escalier polygonale du début du 16e siècle, conserve des salles voûtées d'arêtes, ornées de cheminées et de gypseries dans le goût rocaille. L'oratoire du Sacré-Coeur, élevé au 19e siècle au sud des bâtiments principaux, est un petit édicule de jardin de plan centré, néo-roman, couvert d'un dôme.

Protégé le 1996/12/31 : inscrit MH · 20 rue Saint-Georges

Ancienne chapelle du couvent des Carmes-Déchaux

inscrit MH 18e siècle
L'emplacement de cette chapelle et celui de ses alentours servirent d'abord de cimetière aux premiers chrétiens de la ville, au milieu du 3e siècle. Dès l'an 312 s'y dressait une église. Plus tard, une église dédiée à Saint-Pierre-aux-Liens remplaça celle de Saint-Gal et servit au monastère de Chantoin jusqu'à l'arrivée des pères Carmes Déchaussés en 1633. Le couvent des pères Carmes Déchaussés fut incendié en 1699, ainsi que l'église. Cette dernière fut reprise jusqu'aux fondements en 1720. £La chapelle, dont la construction s'étend jusqu'en 1775, est un édifice à plan central constitué par une rotonde sur laquelle s'ouvrent quatre alvéoles de plan elliptique. La façade sur l'entrée présente, pour seuls éléments décoratifs, les lourds ailerons qui flanquent la fenêtre haute et les vantaux du portail aux armes d'un archevêque et de la Maison de Clermont. Cette porte est un beau morceau de menuiserie Louis XV. L'intérieur est uniquement animé par des pilastres doriques soutenant un entablement.

Protégé le 1976/06/15 : inscrit MH · place des Carmes

Ancienne commanderie du Temple, à Montferrand

inscrit MH 13e siècle;15e siècle;16e siècle
Ce logis constituait une dépendance de la Commanderie du Temple à Montferrand, résidence du maître de la province d'Aquitaine. Après la condamnation de l'ordre, la commanderie passa aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, conservant son statut de chef d'une province. L'Information des chevaliers continua à se faire dans sa chapelle. Quand la maîtrise fut transférée à Lyon, la commanderie de Montferrand perdit de son importance et en 1786, le Grand Maître décréta la démolition de sa chapelle et la vente des matériaux. Elevées dans l'enceinte du 12e siècle, entra la courtine septentrionale et l'entrée du château, ces dépendances, qui s'étendaient jusqu'aux remparts du 13e siècle, comportent encore des caves construites sur plusieurs niveaux, sous la maison bâtie ultérieurement. L'accès s'effectue à partir de la galerie du cloître du 13e siècle. A l'est, côté jardin, subsistent quatre travées de cloître qui bordent la façade postérieure de la maison bâtie au n°2. Au pied de cette élévation est percée la descente des caves. £Les caves du premier niveau se composent de deux galeries juxtaposées, de trois travées chacune, voûtées d'arêtes, portées par des piliers aux angles délardés et tailloirs aux moulures variées. Doubleaux et arcades aveugles des murs latéraux sont en arcs brisés. Le départ des voûtains forme une pyramide renversée appareillée. Le reste de la voûte est en blocage de maçonnerie qui laisse apparaître les traces de coffrage en bois. Les caves du second niveau sont voûtées en berceau continu et destinées au stockage du vin. £L'édifice au n°2, autrefois appelé "maison aux licornes", a perdu sa porte dont le tympan sculpté de licornes affrontées soutenant un écu se trouve aujourd'hui au musée des cloîtres de New-York. Sa façade sur rue conserve encore des percements de la fin du 15e siècle.

Protégé le 1988/12/30 : inscrit MH · 2, 4 rue Parmentier

Ancienne halle aux toiles, à Montferrand

inscrit MH partiellement 15e siècle;18e siècle
Située dans la partie de la rue constituant autrefois la place des Taules, ainsi nommée en raison des étaux volants qui y étaient installés les jours de marché, cette ancienne halle aux toiles, adossée au rempart de la ville de Guillaume IV, existait en 1480 et paraît avoir été construite au début du 15e siècle. Elle devait s'étendre jusqu'à la rue de la Boucherie où elle rejoignait la vieille halle. Avant le 18e siècle, le bâtiment ne comportait qu'un rez-de-chaussée. Il a été surélevé à cette époque et, en 1733, le déblaiement de la chaussée a mis ce rez-de-chaussée sur terrasse. Cette halle a gardé sa disposition primitive consistant en quatre grandes arcades en anse de panier réservées aux étaux et séparées entre elles par une petite porte. Sur les piédroits de ces ouvertures monte une colonnette cylindrique comportant des bases prismatiques. Sans chapiteau, elle se poursuit en boudin pour encadrer la baie complètement. Deux étages furent ajoutés au 18e siècle.

Protégé le 1954/02/22 : inscrit MH · 3, 5 rue du Séminaire

Atelier d'Auguste Bernardin

inscrit MH 1er quart 20e siècle Architecte : Raynaud Louis (architecte)
Maison construite en 1912 par l'architecte Louis Raynaud pour le compte d'Auguste Bernardin qui exécuta de nombreux ouvrages de ferronnerie publics ou privés. L'édifice réunissait les fonctions de production et d'habitation tout en assurant leur indépendance. Au rez-de-chaussée, un espace vaste et fonctionnel, utilisable grâce aux structures métalliques évitant toute division intérieur, ouvert vers l'extérieur par de grandes verrières. Au premier étage, en retrait, un logement donnant sur deux terrasses. L'autre fonction du bâtiment fut de présenter une sorte d'enseigne ou de vitrine pour l'activité artisanale qui l'abritait : la grille de ferronnerie fermant la cour côté rue, réalisée par Auguste Bernardin constitue une pièce exceptionnelle par sa complexité, l'élégance de son dessin et l'exubérance de son décor.

Protégé le 2006/03/20 : inscrit MH · 43 boulevard Pasteur

Boutique A Trianon (pâtisserie)

inscrit MH partiellement 19e siècle;1er quart 20e siècle
La boutique est située dans une rue percée et aménagée dans la seconde moitié du 18e siècle pour une partie, et au cours du 19e siècle pour l'autre. Cette boutique, créée en 1900, est actuellement la seule devanture du début du siècle qui n'ait pas été modifiée. Le rez-de-chaussée comprend une porte centrale d'entrée entre deux vitrines d'exposition, l'entresol est garni de panneaux vitrés fixes contre des montants en bois. L'encadrement de la devanture est formé de deux panneaux latéraux, une corniche cintrée, un panneau inférieur divisé en plusieurs compartiments servant d'assise aux vitrines et de base à la porte. Le panneau d'enseigne marque la séparation entre le rez-de-chaussée et l'entresol. Ces deux enseignes sont surmontées d'un panneau ou store fixe en dentelle "de Milan".

Protégé le 1986/07/01 : inscrit MH · 26 rue du Onze-Novembre

Chapelle de l'évêché

inscrit MH 2e quart 20e siècle Architecte : BOSSER Jean (architecte);DUSSOUR Louis (peintre);BERNARDIN Georges (ferronnier);BEYSSAC (peintre-verrier)
En 1906, l'évêché de Clermont s'installe dans un hôtel particulier du 18e siècle. En 1936, l'architecte Jean Bosser y installe une chapelle. Les ferronneries sont réalisées par Georges Bernardin. Les peintures murales ornant les murs ont été conçues et exécutées par Louis Dussour. Elles illustrent la vie de la Vierge. Le dessin est cerné par des traits noirs (le « cloisonné » mis à la mode par les Nabis) ; le traitement de la perspective évoque la peinture du quattrocento ou la tapisserie médiévale. En arrière-plan figurent les principales villes du département, ainsi que les sites de pèlerinage mariaux. Les grandes verrières, réalisées par l'atelier Antoine Beyssac de Grenoble, adoptent un style Art déco à thème floral stylisé.

Protégé le 2004/12/29 : inscrit MH · 23 rue Pascal

Chapelle de la Visitation (anciennement chapelle du couvent des Jacobins)

inscrit MH 13e siècle
Cet édifice présente un intérêt historique pour la ville. Il rappelle que les Jacobins y fondèrent l'une de leurs premières maisons. Il est également le plus ancien édifice gothique de la ville, antérieur de quelques années de la cathédrale. Il était de tradition que le couvent des Jacobins fut fondé vers 1219. N'en demeurent que quatre travées, le reste ayant été démoli au milieu du 19e siècle pour faire place aux rues actuelles. Ces travées, voûtées d'ogives, sont séparées entre elles par des arcs doubleaux brisés retombant sur des colonnes engagées aux chapiteaux sculptés. En 1824, les dames de la Visitation achetèrent les bâtiments avec les restes de l'église, un temps transformée en grenier à foin.

Protégé le 1965/04/23 : inscrit MH · 14 rue Godefroy-de-Bouillon

Chapelle des Cordeliers

inscrit MH 2e moitié 13e siècle
L'église des Cordeliers s'inscrit dans un groupe d'églises franciscaines à nef unique caractéristique de la pééminence de cet ordre mendiant au cours du 13e siècle en milieu urbain. En 1263, Bernard de la Tour, comte de Boulogne, fit don du terrain. La chapelle aurait été fondée en 1273. Le choeur de l'église servit de sépulture pour la famille de la Tour. Avec la vente du couvent des Cordeliers comme bien national à la Révolution, les bâtiments disparaissent peu à peu, remplacés par des constructions fonctionnelles et sans souci d'intégration. Ne reste de cet ensemble monastique, hormis une peinture murale à l'entrée de ce qui correspondait au réfectoire, que l'église. L'édifice a été dénaturé par la destruction partielle de la voûte vers 1854 ; par le compartimentage du volume pour l'installation des services d'archives en 1806 ; par des restaurations. Du décor intérieur, ne subsiste que des colonnettes et chapiteaux apparaissant par endroit. L'emplacement du jubé est discernable par quelques vestiges au rez-de-chaussée. Cet édifice reste le seul exemplaire en Auvergne du système de voûtes sexpartites. Les quelques arcades du cloître qui restent côté cour remontent au 18e siècle. En façade, percements avec deux lancettes et rosaces polylobées.

Protégé le 1988/08/18 : inscrit MH · place Sugny

Château de Rabanesse

inscrit MH 15e siècle;17e siècle;18e siècle
Vestige d'un fief suburbain connu depuis le 11e siècle, la tour paraît avoir été élevée au 15e siècle. De plan carré, elle sert principalement à abriter un escalier à vis éclairé par six niveaux de petites baies à encadrement mouluré en Volvic. Le logis rectangulaire attenant, à deux étages, comporte des percements irréguliers pouvant remonter au 17e ou 18e siècle et présente des traces d'arrachement attestant de la démolition de corps de bâtiments adjacents. Un muolin meunier à roues se trouvait à cet endroit. A partir de 1874, les bâtiments furent le siège d'un relais météorologique. Le dernier niveau de la tour fut surélevé et aménagé en terrasse afin d'accueillir certains instruments de mesure, tandis que le logis servait de bureau télégraphique, de laboratoire photographique et de bibliothèque. Cette station servit jusqu'en 1911.

Protégé le 2009/12/23 : inscrit MH

Cité Vaudoit

inscrit MH partiellement 4e quart 19e siècle Architecte : Tachet (architecte);Gaudin;verrier
L'architecte Tachet semble être l'auteur du projet. Un passage privé relie les deux rues et dessert trois constructions : un immeuble à tourelle, les anciennes écuries entourées de jardins et de fontaines à l'origine, et un immeuble sur rue percé d'un passage couvert en rez-de-chaussée. Vitraux attribués à Gaudin. L'immeuble à tourelle conserve, au premier étage, un salon dont les murs, les portes et les plafonds sont réhaussés de peintures dans le goût japonais, représentant des feuillages et branches en fleurs (cerisiers, bambous) , des oiseaux et des dragons. La Cité Vaudoit constitue le plus bel ensemble civil clermontois du 19e siècle.

Protégé le 1993/10/28 : inscrit MH partiellement · rue Gaultier-de Biauzat

Couvent de l'Immaculée Conception

inscrit MH partiellement 3e quart 19e siècle Architecte : Mailhot (peintre-verrier)
La congrégation a été fondée en 1859 par l'abbé Bastier de Meydat. La chapelle de style néogothique a été construite vers 1859-1860, et a subi quelques ajouts vers 1928-1930. L'édifice est composé d'une nef rectangulaire de trois travées et d'une abside à trois pans, avec une chapelle axiale. L'intérieur est voûté d'ogives. Partiellement peint, il comporte des vitraux de la fin du 19e siècle dont deux signés Mailhot. La chapelle a conservé son mobilier d'origine (chaire néogothique, chemin de croix peint, statues...).

Protégé le 2002/06/14 : inscrit MH · 11 rue Bansac

Couvent du Bon Pasteur ou des Cordeliers, à Montferrand

inscrit MH partiellement 16e siècle
Porte du 16e siècle : inscription par arrêté du 12 novembre 1926

Protégé le 1926/11/12 : inscrit MH

Eglise Saint-Eutrope

inscrit MH 3e quart 19e siècle Architecte : Imbert (architecte);Thibault (peintre-verrier);Champrobert (peintre-verrier);Chatain (peintre-verrier)
La première église bâtie à l'emplacement actuel datait du 5e siècle, et était dédiée à Saint-Etienne. Cette première église subsista jusuq'au 8e siècle, puis fut détruite par les invasions normandes. Elle fut aussitôt reconstruite et dédiée à Saint-Patrocle. Cette deuxième construction se maintint jusqu'au 12e siècle et fit place à un autre édifice qui subsista jusqu'en 1827, date de sa démolition partielle. L'église fut entièrement reconstruite de 1858 à 1862 en pierre de Volvic dans le style gothique proche de celui du 14e siècle, par l'architecte Imbert. Elle se compose d'une nef de quatre travées flanquée de collatéraux au droit desquelles donnent deux chapelles flanquant le massif occidental ; un transept saillant ; un choeur composé de deux travées droites et d'une abside à trois pans. Les vitraux, dus à Thibault, Champrobert et Chatain ont été installés en 1880. Cet édifice est un exemple régional représentatif du style néo-gothique.

Protégé le 1986/10/27 : inscrit MH

Eglise Saint-Genès des Carmes

inscrit MH 13e siècle;14e siècle;16e siècle;19e siècle
En 1290, les pères Carmes, établis à Clermont sur l'emplacement du couvent des frères de la Pénitence, construisirent une église, pillée par les chanoines du chapitre de Saint-Genès. En 1315 et 1329, les pères Carmes édifièrent la vaste église actuelle dont l'achèvement ne se fit que deux siècles plus tard. A la Révolution, l'édifice fut vendu à la ville comme bien national, qui le revendit à des particuliers qui la rendirent au culte. ££L'édifice est antérieur à 1430 dans son ensemble. Le sanctuaire a été élevé entre 1290 et 1301. Le choeur et les trois travées le précédant datent de 1329-1389 ; les deux autres travées de 1430-1470. Chapelles latérales de la fin du 15e - début 16e siècle. Clocher élevé en 1849. Les deux chapelles encadrant le choeur datent de 1860-1868. ££

Protégé le 1961/03/24 : inscrit MH · rue des Carmes

Eglise Saint-Joseph

inscrit MH 4e quart 19e siècle;1er quart 20e siècle Architecte : Teillard Jean (architecte);Barnier Amable (architecte);Mitton Adrien (architecte);Gourgouillon Emile (sculpteur);Gaudin (peintre-verrier, mosaïste);Mayade Adrien (ferronnier);Michelin André (ferronnier);Chatain (peintre-verrier);Mailhot (peintre-verrier);Taureilles (peintre-verrier)
L'église est commencée en 1882 par l'architecte Amable Barnier d'après un projet de Jean Teillard, et poursuivie par son gendre Adrien Mitton jusqu'en 1901. Monument néo-roman s'inspirant des édifices romans auvergnats majeurs. Le bâtiment est construit en arkose et en lave de Volvic. Les voûtes reposent sur une ossature métallique. Le programme décoratif, réalisé jusqu'en 1912, est resté inachevé. Sculptures d'Emile Gourgouillon. Vitraux de Gaudin, Chatain, Mailhot et Taureilles. Mosaïques de Gaudin. Ferronneries d'Adrien Mayade et de l'atelier d'André Michelin. Mobilier de boiseries et de sculptures intégré par les architectes dans l'édifice.

Protégé le 2001/12/03 : inscrit MH

Eglise Saint-Pierre-des-Minimes

inscrit MH 17e siècle;18e siècle;19e siècle Architecte : Teillard (architecte);Gourgouillon (sculpteur)
L'ancienne église du couvent des Minimes, construite au 17e siècle dans le style classique caractéristique de l'architecture des ordres religieux de cette époque, devint, après la Révolution, église paroissiale. Jugée trop petite, elle fut agrandie au 19e siècle par des adjonctions dues à l'architecte Teillard, conçues dans l'esprit 17e. £L'édifice se compose d'une nef à quatre travées et chapelles latérales ; d'un transept saillant épaulant la tour-lanterne à dôme élevée au-dessus de la croisée ; d'une abside semi-circulaire. Le chevet plat intègre, au nord, un porche secondaire intégré dans une élévation droite sur rue et, au sud, la sacristie. A l'intérieur, les chapiteaux composites ont été sculptés par Gourgouillon. L'abside est ornée du retable de l'église des Cordeliers.

Protégé le 1987/10/30 : inscrit MH

Fontaine au linteau sculpté située dans la cour de l'immeuble

inscrit MH 16e siècle
Le fronton de cette fontaine est un réemploi de linteau orné d'une sculpture Renaissance reposant sur deux consoles. A chaque extrémité, deux amours joufflus entraînent dans leur danse une guirlande de fleurs et de fruits qui se développe à partir d'un blason central. Le motif central est formé d'un losange aplati portant deux hures de sanglier, un croissant et une étoile.

Protégé le 1987/02/12 : inscrit MH · 1 rue Notre-Dame-du-Port

Fontaine d'Urbain II

inscrit MH 4e quart 19e siècle Architecte : Gourgouillon Henri (sculpteur)
Fontaine élevée en 1895 pour commémorer la prédication de la première croisade par Urbain II, réalisée par Henri Gourgouillon. Fontaine en lave de Volvic réalisée dans un style à la fois néo-classique et néo-gothique ; la statue en bronze au-dessus du piédestal représente le pape Urbain II.

Protégé le 1994/11/25 : inscrit MH · place de la Victoire

Fontaine de la Flèche

inscrit MH 18e siècle
La fontaine de la Flèche doit son nom à la corporation des chevaliers de la Flèche installés depuis 1737 autour de la cour des archers. Elle se compose d'un bassin circulaire entourant un fût central carré amorti par une pomme de pin posée sur un socle mouluré en cavet renversé. Chaque face du fût est évidée en table à bords moulurés. Le sommet des faces nord et sud est orné d'un masque par la bouche duquel jaillit l'eau. Cette fontaine est l'une des trois fontaines isolées datant de l'Ancien Régime que conserve Clermont.

Protégé le 1990/03/23 : inscrit MH · boulevard Trudaine ; rue des Archers

Fontaine de la Pyramide

inscrit MH 1er quart 19e siècle;1er quart 20e siècle Architecte : Laurent (maître de l'oeuvre);Poncelet (maître de l'oeuvre);Chinard Joseph (sculpteur)
Ouvrage commémoratif dédié à un personnage d'intérêt majeur pour l'Auvergne : Desaix, chef d'état-major de l'armée d'Angleterre sous Napoléon (1787) , mort pendant la bataille de Marengo, en 1800. La ville confia le projet à l'architecte Laurent. Bonaparte écrivit à la ville pour approuver ce projet. La première pierre est posée en 1801. Il s'agit d'un bassin supportant un obélisque surmonté d'une urne destinée à recevoir le coeur de Desaix. Le monument, baptisé "pyramide", est en lave de Volvic. La partie décorative fut sculptée par Joseph Chinard, mais les relations entre le sculpteur et la ville devinrent difficiles, faute de paiements. Seuls furent envoyés à Clermont les mascarons en métal (gueulardes) , les sphinx et un trophée représentant Desaix mourant. En 1903, l'ornementation fut complétée avec des écussons armoriés, des vases d'angle, et des plaques de marbre. £Entouré d'un bassin octogonal, le piédestal se présente comme un cube à pans coupés, terminé par une corniche. Sa construction est ornée, sur les 3/4 de la hauteur, de bossages vermiculés, laissant au centre de chaque face d'importantes tables. Celles-ci sont occupées par des plaques en marbre gravées d'inscriptions et par des plaques en marbre blanc supportant des masques de lion crachant l'eau. De part et d'autre de ces tables, deux pilastres se terminant par des chapiteaux à cannelures sont reliés sous une sorte d'entablement, par une guirlande de laurier. Chaque angle supérieur porte un masque de faune barbu. Au-dessus de la corniche reposent différents éléments sculptés : à chaque angle, un pot-à-feu orné de guirlandes de laurier ; au centre, des écussons aux armes d'Auvergne encadrés sur deux faces de cornes d'abondance et sur les deux autres de larges palmes. L'obélisque se présente comme une aiguille en pierre appareillée sans autre décor qu'une table en légère saillie. Il est surmonté d'une urne ovoïde ornée d'un drapé.

Protégé le 1992/03/05 : inscrit MH · boulevard Lafayette ; avenue Vercingétorix ; rue Ballainvilliers ; ancien boulevard de la Pyramide

Fontaine Delille

inscrit MH 2e moitié 19e siècle Architecte : Durenne (fondeur)
Réalisée aux environs de 1875, la fontaine réservoir résulte de l'idée de recueillir l'eau de trois fontaines situées plus haut, de la stocker dans un réservoir situé à l'aplomb d'une fontaine monumentale, puis de la redistribuer aux bornes fontaines du cimetière des Carmes. La salle souterraine du réservoir est un ouvrage en brique formant une voûte avec lunettes en pénétration. Quatre piliers centraux supportent la fontaine érigée au-dessus. Celle-ci, exécutée par les ateliers de forge Durenne, comprend un vaste bassin circulaire en pierre, au centre duquel s'élève un chandelier d'eau en fonte à trois registres séparés par deux vasques superposées. Au-dessus du socle orné de mufles de lion, le deuxième niveau porte trois putti adossés soutenant la deuxième vasque à l'intérieur de laquelle se déverse l'eau jaillissant de l'urne sommitale. Dans le bassin sont posées les statues de six putti chevauchant des dauphins ou appuyés à une amphore.

Protégé le 2007/05/21 : inscrit MH · place Delille

Fontaine des Lions

inscrit MH 3e quart 17e siècle
La première mention de la fontaine remonte à 1659. Construite en pierre de Volvic, elle se compose d'un bassin rectangulaire surmonté d'une arcade plein-cintre évidée, ornée de trois masques de lions crachant l'eau par des tuyaux. L'arcade, appareillée de claveaux à crossettes, à impostes et clefs nues saillantes, est surmontée d'une corniche et d'un fronton en ailerons à volutes supérieures restantes. Un piédestal central amorti par une boule achève la composition.

Protégé le 1990/03/23 : inscrit MH · rue des Petits-Gras

Fontaine des Quatre-Saisons, à Montferrand

inscrit MH 3e quart 19e siècle
Fontaine de 1858, située sur l'ancien foirail de Montferrand, composée d'un bassin circulaire et d'un fût central à deux robinets crachés par un masque de faune dont les attributs symbolisent, sur chacune des faces, une saison. Autour et au-dessus de chaque masque, s'ordonne en bas-relief un décor foisonnant (barbe se terminant en cornes d'abondance, candélabre à palmes...). En amortissement, un cylindre aux extrémités évidées est orné de deux têtes de béliers. Cet ouvrage est un exemple tardif de décor Restauration, vraisemblablement exécuté à partir d'une gravure.

Protégé le 1992/03/05 : inscrit MH · place de la Rodade

Fontaine du Lion, à Montferrand

inscrit MH 17e siècle
Fontaine du Lion : inscription par arrêté du 17 avril 1931

Protégé le 1931/04/17 : inscrit MH · place André-Malraux

Fortifications d'agglomération de Montferrand

inscrit MH 4e quart 12e siècle;milieu 14e siècle;16e siècle
L'extension des fortifications hors de l'enceinte primitive fut entreprise à la fin du 12ème siècle. De nombreuses campagnes de travaux furent engagées dont la plus importante est celle intervenue au milieu du 14ème siècle. Au 16ème siècle, l'enceinte fait l'objet d'aménagements afin de l'adapter à l'évolution de l'artillerie. L'union de la ville avec Clermont au 17ème siècle, l'évolution urbaine aux 19ème et 20ème siècle ainsi que les bombardements lors de le seconde guerre mondiale contribueront fortement à la déliquescence des remparts. Aujourd'hui, seuls 900 mètres de remparts subsistent de l'enceinte médiévales du 13ème siècle ainsi que les vestiges de 12 tours et quelques contreforts d'épaulement.

Protégé le 2012/02/24 : inscrit MH

Fortifications gallo-romaines

inscrit MH Antiquité;Haut Moyen Age
A Clermont comme dans de nombreuses villes de Gaule, le Bas-Empire s'est accompagné de la construction d'une enceinte de taille réduite pour protéger la ville. Rue Boirot, des fouilles préventives menées en 2013 ont fait apparaître des vestiges importants de cette enceinte, s'élevant sur une hauteur de 11 m, fondations comprises. La largeur du mur était d'environ 2,50 m à la base et d'1,80 m en hauteur. En partie basse, il se caractérisée par un parement en grand appareil d'arkose. En élévation, le parement est constitué de moellons irréguliers assisés, de la même manière que son blocage intérieur.

Protégé le 2016/03/18 : inscrit MH · rue Boirot

Gare routière de Clermont-Ferrand

inscrit MH partiellement 3e quart 20e siècle Architecte : Vigneron Valentin (architecte);Mosnier Jean (artiste)
Gare routière réalisée de 1961 à 1964 par l'architecte Valentin Vigneron. La construction est caractérisée par l'ordonnance de son classicisme structurel, unifiée par la répétition d'un module de base et une colonnade discontinue. Le bâtiment possède une ossature en béton armé organisée selon une trame régulière de murs porteurs qui encadre les vitrages, claustra et les panneaux de remplissage en lave émaillée. La façade sur rue comporte onze travées rythmées par des colonnes tronconiques. La façade arrière présente des quais d'embarquement destinés au chargement des bagages et colis sur le toit des autocars, et dotés d'auvents-passerelles en porte-à-faux. Le hall central est couvert d'une coupole surbaissée surmontée d'un lanterneau et reposant sur des colonnes. Il a fait l'objet d'un programme décoratif complet incluant des sols à dessin géométrique en granito et comblanchien ainsi que des décors en béton de Jean Mosnier

Protégé le 2006/04/19 : inscrit MH · boulevard François-Mitterand

Grand magasin "les Galeries de Jaude"

inscrit MH 1er quart 20e siècle Architecte : Lamaizière Léon (architecte);Lamaizière Marcel (architecte)
Succursale de la Société française des Grands Bazars et Nouvelles Galeries réunies, le magasin fut construit par les architectes Léon et Marcel Lamaizière en 1906-1907. Bâti sur le modèle parisien, l'édifice comporte une ossature métallique masquée par une enveloppe de pierre de taille blanche, qui a permis de réaliser de grandes baies à arc surbaissé sur deux niveaux. Ces baies ont conservé leurs fermetures vitrées d'origine. De style Beaux-Arts, l'édifice emprunte son vocabulaire ornemental aux 16e, 17e et 18e siècles, tout en étant en rupture avec les règles de l'architecture classique par son absence de symétrie et de travée axiale. Le magasin a été agrandi dans les années 1920 par Marcel Lamaizière

Protégé le 2006/09/27 : inscrit MH · 25 place de Jaude

Halle aux blés

inscrit MH 3e quart 18e siècle Architecte : Dijon François-Charles (architecte, ingénieur);Ledru Louis (architecte)
Construite de 1762 à 1771 par l'ingénieur Dijon puis surélevée en 1822 par l'architecte Louis Ledru, la halle s'inscrit dans la politique urbanistique de la fin du 18e siècle. Elle correspondait au souci de développer les échanges et la circulation, et d'assurer au commerce des locaux vastes, commodes et facilement contrôlables. L'édifice de style néoclassique a été conçu selon un plan rectangulaire avec quatre galeries voûtées d'arêtes entourant une cour centrale, et surmontées d'un étage destiné à l'entrepôt des grains. Au 19e siècle, l'édifice servit également à l'enseignement du dessin et des arts et métiers. Cette école des Beaux-Arts occupa l'ensemble des locaux jusqu'en 1999.

Protégé le 2002/02/12 : inscrit MH · 11 rue Ballainvilliers

Hôpital général

inscrit MH partiellement 19e siècle
Fondé en 1657, l'hôpital occupait l'emplacement d'un hôpital existant auparavant. Les bâtiments actuels datent essentiellement des 18e et 19e siècle, probablement construits sur des substructions plus anciennes. L'hôpital se présente comme un ensemble de bâtiments aux dimensions et âges variés, entourant une vaste cour plantée d'arbres. Construite entre 1850 et 1855, la chapelle témoigne de l'architecture néo-classique en Auvergne à cette époque. £Cette chapelle a été édifiée sur un plan en croix grecque dont les quatre ailes sont orientées aux quatre points cardinaux. Chacune des quatre parties a reçu une entrée indépendante. La façade principale présente un péristyle ionique. A la jonction des quatre bras de la croix s'élève une coupole sur tambour carré. A l'intérieur, le sommet des murs s'orne d'une mouluration néo-classique avec architrave à trois fasces, frise nue, frise de denticules précédant une corniche en saillie formant la base des voûtes. Les arcs triomphaux précédant la coupole sont ornés de caissons alternativement rectangulaires et carrés. Les quatre pendentifs portent des traces de peinture murale représentant les quatre Evangélistes.

Protégé le 1977/11/14 : inscrit MH · rue Sainte-Rose

Hôtel

inscrit MH partiellement 2e quart 17e siècle
Fontaine de 1641 installée dans la cour intérieure de l'hôtel. L'ouvrage se compose d'un bassin rectangulaire aux flancs galbés en forme de panse de balustre. Le bassin est accolé contre une élévation décorative servant d'encadrement à un masque central d'où jaillissait autrefois l'eau. Cette composition comprend un petit bahut sur lequel repose deux ailerons affrontés à volutes saillantes, amortis par un cintre orné d'une clef centrale à décor feuillagé.

Protégé le 1990/03/23 : inscrit MH · 31 rue des Chaussetiers

Hôtel

inscrit MH partiellement 17e siècle
Le haut du quartier du Port comportait de nombreux logis nobles et bourgeois dès la fin du Moyen-Age. Le transfert de la cour des Aides à Clermont en 1630 attisa la richesse du quartier et les constructions nouvelles fleurirent durant toute la deuxième moitié du 17e siècle. Cet hôtel, qui fut probablement l'un des plus considérables de la ville au 17e siècle, possède un bel escalier d'honneur en volvic et un certain nombre de pièces qui ont conservé leurs boiseries et leurs cheminées des 17e et 18e siècles. L'édifice a conservé les éléments de sa structure d'origine.

Protégé le 1989/08/21 : inscrit MH · 3 rue de l'Abbé-Lacoste

Hôtel

inscrit MH partiellement 17e siècle
Au rez-de-chaussée s'ouvre un portail Louis XIII. La partie qui s'inscrit dans l'arc en plein cintre du portail, est ornée de panneaux triangulaires disposés en éventail. Le couloir voûté d'arêtes auquel donne accès ce portail ouvre sur une cour intérieure rectangulaire limitée à gauche par un mur contre lequel est une petite galerie soutenue par deux colonnes toscanes. Une tourelle semi circulaire fait saillie dans l'angle formé par ce mur et la façade du fond. Dans l'angle de cette cour intérieure, à gauche de l'entrée par le couloir, fait saillie un avant-corps soutenu au rez-de-chaussée par deux arcades dont l'arc en anse de panier possède une clef en saillie.

Protégé le 1989/08/21 : inscrit MH · 14 place du Terrail

Hôtel Cote-Blatin

inscrit MH 4e quart 19e siècle Architecte : Camut Emile (architecte)
Cet hôtel particulier fut édifié, en 1897, pour le compte de Joseph Cote, médecin et important notable de la ville. L'architecte Emile Camut fut chargé de sa réalisation. Il conçut la façade principale sur rue dans un style néo-Louis XV : un avant-corps latéral entièrement appareillé en Volvic et orné de pilastres; de très larges fenêtres, sur deux étages carrés, dotées d'éléments ornementaux soignés (têtes sculptées en agraphe, ferronneries d'appui, menuiseries des fenêtres à tympan chantourné...) ; des oculi éclairant le niveau de soubassement et les combles brisés. L'intérieur conserve des dispositions ainsi que des décors de belle qualité : escalier à la ferronnerie ouvragée et desservant, au rez-de-chaussée, des pièces de réception et, au premier étage, des chambres. Outre des cheminées aux marbres variés, on y relève de curieuses cloisons courbes avec menuiseries adaptées

Protégé le 2010/07/02 : inscrit MH · 9 cours Sablon

Hôtel d'Albiat ou Maison des Centaures, à Montferrand

inscrit MH 15e siècle;4e quart 16e siècle
Maison également dite des Centaures à cause des centaures servant de support à l'écu sculpté sur la porte d'escalier. Sur la rue, une porte ouverte sous un arc en anse de panier orné de moulures prismatiques, donne accès sur un couloir menant à la cour. A gauche de cette cour se trouve une tourelle d'escalier polygonale dont la porte rectangulaire sous un arc en tiers point est accompagnée de moulures prismatiques. Dans le tympan est sculpté un écu aux armes des D'Albiat. La tourelle contient un escalier à vis. A l'est, la cour est fermée par un corps de logis du 16e siècle, daté par les petits pilastres qui l'ornent.

Protégé le 1926/11/12 : inscrit MH · 11, anciennement Fontaine (rue de la) rue Jules-Guesde

Hôtel d'Aubière (ou de Pierrefitte)

inscrit MH partiellement 15e siècle;18e siècle
La façade sur rue comporte deux étages. Au rez-de-chaussée, l'accès s'effectue par un grand portail en arc surbaissé, à bossages et mouluré d'un large cavet. La clef est formée d'un imposant bloc de pierre taillé. La porte en bois verni est à deux vantaux. Chaque vantail est formé de deux panneaux moulurés. Les panneaux supérieurs, ornés de moulures dans le style Louis XV, comportent des ferrures, et notamment un heurtoir en fer forgé en forme d'anneau. Au-dessus d'un linteau saillant mouluré, se trouve l'imposte ornée de moulures et comportant en son milieu un vitrage dormant de forme ovale. Outre ce portail, le rez-de-chaussée possède une large baie en arc surbaissé. Les fenêtres sont ornées de balcons en fer forgé formés d'enroulements, ordonnés symétriquement par rapport à un motif central. Les menuiseries sont également d'époque. Dans la cour intérieure, belle porte à arc en tiers-point dont les moulures prismatiques de l'encadrement reposent sur des bases. Le tympan de cette porte gothique est orné d'un écu aux armes de Pierrefite. Deux angelots, dont les robes à bords frangés dessinent des courbes très fouillées, le soutiennent. Un troisième le somme.

Protégé le 1967/09/01 : inscrit MH · 20 rue Pascal

Hôtel Dauphin de Montrodeix

inscrit MH 1ère moitié 18e siècle
Hôtel particulier de style Louis XVI, construit dans la première moitié du 18e siècle, ayant conservé extérieurement ses dispositions d'origine, notammant son portail classique à bossages et sa façade sur jardin symétriquement composée d'un corps central à fronton et de deux ailes latérales. L'intérieur subit d'importantes modifications à la fin du 19e et au début du 20e siècle. La distribution intérieure fut divisée en deux : l'aile Est fut dévolue à des appartements de rapport desservis par une cage d'escalier commune ; l'escalier fut réalisé dans le goût du 18e. L'aile ouest conserva son usage comme hôtel particulier pour lequel fut créé un escalier privatif. Les six pièces d'apparat du premier étage furent redécorées dans le goût bourgeois de l'époque (salle à manger néo-Renaissance avec lambris à compartiments et cheminée monumentale à pilastres et décor végétal ; grand salon à décor néo-Louis XVI). Cet ensemble constitue l'une des demeures privées les plus importantes du centre de Clermont pour les périodes considérées.

Protégé le 2006/03/20 : inscrit MH · 4 rue Grégoire-de-Tours

Hôtel de Bourgogne

inscrit MH 20e siècle
Construit en 1928-1930 dans le quartier de la gare sur une parcelle triangulaire très étroite, l’hôtel de Bourgogne occupe un emplacement à la fois très visible et contraint par ses dimensions. Pour relever ce défi, l’architecte clermontois Albéric Aubert dont c’est une œuvre de jeunesse, un peu avant le sanatorium Sabourin, choisit une ossature en béton armé, qui autorise des maçonneries minces, et place une partie des façades en encorbellement sur la rue.

Protégé le 2021/01/04 : inscrit MH · 31 avenue Charras

Hôtel de Champflour

inscrit MH partiellement 16e siècle;2e moitié 17e siècle
L'immeuble, tel qu'il se présente, comporte des éléments sculptés du 16e siècle intégrés sur un bâti plus ancien. Escalier et arcades furent bâtis durant la deuxième moitié du 17e siècle. Les façades et les aménagements intérieurs furent refaits au 18e siècle. L'hôtel se compose de plusieurs corps de logis en retour d'équerre autour d'une cour intérieure centrale. Cette maison noble disposait de l'eau courante dès le 18e siècle, grâce à la canalisation qui descendait la rue des Nobles, venant de la Fontaine du Terrail. Totalement remanié, l'hôtel vaut surtout pour sa cour intérieure, qui recèle des éléments architecturaux et décoratifs intéressants. L'escalier tournant, en rez-de-chaussée, à trois volées droites avec repos formant retour d'équerre, occupe le côté sud de la cour, derrière une galerie à arcades. La cour intérieure est ouverte au nord et au sud par une paire d'arcades plein-cintre à clef saillante retombant sur une pile carrée par l'intermédiaire d'une moulure d'imposte. Ces arcades ouvrent sur une galerie qui précède au sud l'escalier d'accès aux étages, et est voûtée d'arête au nord. Cette galerie nord est percée de nombreuses portes desservant les pièces du rez-de-chaussée. A l'est, le remplage flamboyant repose sur une frise d'arcatures d'inspiration Renaissance. A l'ouest, le remplage n'occupe qu'un tiers du tympan et dessine des oves et des losanges de remplissage. La face Est de la cour est ornée de trois consoles Renaissance qui supportent le linteau d'une galerie en surplomb. La tête de ces consoles, qui reposent sur de petits culots, s'enroule en volute rentrante ornée d'un cordon à gland. L'à-plat est sculpté d'un décor fin Renaissance début 17e.

Protégé le 1989/08/21 : inscrit MH · 31 rue Pascal

Hôtel de Fontenilhes, à Montferrand

inscrit MH 16e siècle
Demeure Renaissance comprenant deux corps d'habitation : l'un sur rue, l'autre au fond d'une cour, réunis à chaque étage par des galeries superposées accessibles par un escalier d'un type fréquent dans la localité. L'utilisation de la lave comme matériau de construction permet de réaliser arcs, trompes, encorbellements et balustrades avec des conceptions audacieuses. L'hôtel est un remarquable exemple de cette architecture. D'un style un peu attardé, ces ornements annoncent le décor du 17e siècle.

Protégé le 1926/11/12 : inscrit MH · 13, anciennement Fontaine (rue de la) rue Jules-Guesde

Hôtel de la Faye des Forges, à Montferrand

inscrit MH partiellement 16e siècle
Cet hôtel comprend, derrière la façade actuelle, dans la partie étroite qui servait primitivement de cour d'entrée, une porte rectangulaire sous arc de décharge brisé. Dans le tympan est un écusson au lion rampant chargé de deux fasces brochant armes.

Protégé le 1926/07/17 : inscrit MH · 2, anciennement Saint-Pierre (rue) rue de la Cerisière

Hôtel de la Porte, à Montferrand

inscrit MH 16e siècle
Dans la cour de cet hôtel du 16e siècle, tourelle d'escalier polygonale dont la porte d'accès est surmontée d'un cartouche sculpté. Au centre du cartouche, dans un écu ovale, les armes de la famille de la Porte. Au-dessus est l'année 1577. Les corps de logis conservent encore des fenêtres du 16e siècle auxquelles ont été enlevés les meneaux. La porte d'entrée de la cour présente un arc en anse de panier avec mouluration prismatique..

Protégé le 1926/11/09 : inscrit MH · 5 rue Marmillat

Hôtel de Montboissier

inscrit MH partiellement limite 15e siècle 16e siècle
Hôtel de la fin du 15e début 16e siècle, qui était l'une des plus grandes demeures particulières de la ville, avec un corps de logis flanqué d'une tour et un vaste jardin enclos et ordonné de parterres. Du 15e siècle subsiste la tourelle d'escalier en vis et un petit oratoire situé à l'étage du corps de logis. En 1801, l'hôtel fut vendu à la ville qui le transforma en palais épiscopal, fonction qu'il conserva jusqu'en 1847. £L'hôtel a conservé sa structure originelle : un vaste corps de bâtiment flanqué à l'est par une tourelle d'escalier. Son entrée principale donne toujours dans une cour. Au nord, par contre, le grand jardin clos a été loti. Les percements actuels remontent aux 18e et 19e siècles.

Protégé le 1989/08/21 : inscrit MH · 10 rue Savaron

Hôtel de Ribeyre

inscrit MH
Hôtel de Ribeyre : inscription par arrêté du 9 novembre 1926

Protégé le 1926/11/09 : inscrit MH · 19 rue du Port

Hôtel Dumas de Paulard, à Montferrand

inscrit MH 16e siècle
A droite, au fond du couloir de la maison, existe une porte d'escalier dans le tympan de laquelle se voit un écu penché porté par deux amours, timbré d'un casque de profil, ayant un ange en cimier. Cet écu porte une croix haute accostée en chef de deux étoiles, armes des Dumas de Paulard. Dans la cour existe une fenêtre à meneaux et croisillons aux moulures fines et bien taillées, ainsi qu'une galerie dont l'appui, au premier étage, porte, dans un ajour réservé en son centre, un Saint Christophe sculpté en ronde-bosse.

Protégé le 1926/11/12 : inscrit MH · 25, anciennement rue de la Fontaine rue Jules-Guesde

Hôtel Gaschier, à Montferrand

inscrit MH 16e siècle
Dans la cour, porte d'escalier dont le tympan armorié a été bouché, mais dont la mouluration prismatique des piedroits et de l'arc de décharge est intacte. Dans l'escalier, mouluration prismatique des chambranles des portes de distribution. Le corps de bâtiment au sud est occupé, au-dessus du rez-de-chaussée, par deux étages de galeries reliant cet escalier au corps de bâtiment fermant la cour à l'est. Au-dessous des baies des galeries est un écu sculpté. La tourelle d'escalier est du commencement du 16e siècle. La façade sud date de 1590, selon les armoiries d'alliance.

Protégé le 1926/11/12 : inscrit MH · 20, anciennement Fontaine (rue de la) rue Jules-Guesde

Hôtel Jean Doyac, à Montferrand

inscrit MH partiellement 15e siècle
porte 15e siècle : inscription par arrêté du 17 juillet 1926

Protégé le 1926/07/17 : inscrit MH · 29 rue de la Rodade

Hôtel Ledru

inscrit MH 4e quart 19e siècle Architecte : Ledru Eugène (architecte)
Immeuble construit de 1887 à 1889 par Eugène Ledru architecte clermontois.

Protégé le 2004/01/13 : inscrit MH · 47 cours Sablon

Hôtel Luillier d'Orcières

inscrit MH partiellement 17e siècle;18e siècle
L'immeuble fut construit au 17e siècle et réaménagé au 18e (porte, ferronneries, décors intérieurs). Le rez-de-chaussée est percé d'une grande arcade centrale en anse de panier, accostée de deux portes latérales. L'arcade centrale correspond sans doute à une ancienne porte cochère. Les deux portes latérales symétriques étaient peut-être grillagées à l'origine. Ces trois baies sont ornées d'un chambranle à deux fasces soulignées d'une archivolte à crossette, à deux fasces également, retombant sur une moulure identique. La clef d'agraphe est taillée en pointe de diamant. L'édifice présente l'ordonnance d'une architecture typique du 18e siècle avec ses percements de l'étage avec encadrements et grilles en fer forgé pour le premier étage et au rez-de-chaussée la porte cochère et menuiseries ouvragées.

Protégé le 1988/03/21 : inscrit MH · 8 rue Savaron

Hôtel Mallet de Vendègre, à Montferrand

inscrit MH 16e siècle
Maison construite par Jean Pradal, lieutenant général au baillage royal de 1518 à 1538. Sur la rue, une porte sous arc en tiers point porte sur le linteau trois têtes en bas-relief, dont l'une passe pour être le portrait d'un bailli de Montferrand. De belles moulures prismatiques, de pinacles, et des choux gras accompagnent cette porte et son arc de décharge dont le tympan reste ajouré. Sur la rue Notre-Dame, ouvre la cour dépendant de cette maison. La voûte soutenant la galerie de communication au-dessus de la porte donnant sur la rue Notre-Dame, est portée sur une croisée d'ogive à moulurations. Au rez-de-chaussée du logis donnant sur la rue de la Fontaine sont, à la clef de voûte, les armes des Mallet de Vendègre. De cet immeuble dépendaient encore les maisons qui bordent au midi la rue de Notre-Dame.

Protégé le 1926/11/12 : inscrit MH · 7, anciennement Fontaine (rue de la) rue Jules-Guesde

Hôtel Pradal, à Montferrand

inscrit MH partiellement 15e siècle;16e siècle
Portail d'entrée Renaissance caractérisé par une grande coquille, aux armes d'Etienne Pradal, lieutenant général du baillage de Montferrand à la fin du 15e siècle. La façade sur la rue du Séminaire porte la trace de remaniements qui ont dû consister à boucher des arcades du rez-de-chaussée et une petite fenêtre.

Protégé le 1987/09/24 : inscrit MH · 22 rue du Séminaire

Hôtel Reboul-Sadourny

inscrit MH partiellement 18e siècle
Hôtel du 18e siècle construit en plusieurs fois, juxtaposant des bâtiments d'élévation et de volumes divers. La partie la plus ancienne est la tourelle d'escalier de la fin de l'époque médiévale. La cour d'honneur a conservé un portail orné d'une allégorie de la Justice et une fontaine. L'escalier possède une ferronnerie du début du 18e siècle, et représente par sa conception une transition entre le 17e et le 18e siècle.

Protégé le 1990/03/23 : inscrit MH · 9 rue Savaron

Hôtel-Dieu

inscrit MH 3e quart 18e siècle;19e siècle;1ère moitié 20e siècle Architecte : Dijon (architecte);Rousseau (architecte);Teillard Jean (architecte);Amadon Jean (architecte);Gournier Gustave (sculpteur);Aubert Albéric (architecte);Méry Emile (peintre)
L'hôtel-Dieu de Clermont-Ferrand se compose d'un ensemble de bâtiments datant des 18e, 19e et 20e siècles. Le bâtiment du 18e siècle a été construit entre 1767 et 1773, probablement par l'architecte Dijon et agrandi entre 1808 et 1815 par l'architecte Rousseau. Le côté ouest, en terrasse de la cour, donne accès à un escalier monumental édifié vers 1860. A l'intérieur, subsistent les galeries basses bordant la cour sur trois côtés ainsi que la salle Duprat, ornée d'une fontaine placée dans une niche et d'une peinture murale d'Emile Méry. Le grand corps de bâtiment sud, oeuvre de Rousseau, présente une colonnade qui se rattache au dorique grec de Paestum.£L'école de sages-femmes a été construite en 1891-1892 par l'architecte Jean Teillard et était considérée comme la plus moderne de France. C'est un édifice rectangulaire, flanqué d'une tour d'escalier à pans coupés, sauf le dernier niveau sur trompes, et d'une tourelle carrée. L'édifice associe les styles gothiques et Louis XIII à des éléments caractéristiques de l'architecture rationaliste. Au sud-est du complexe hospitalier s'élèvent trois pavillons destinés aux enfants et construits en 1920 par l'architecte des hospices Jean Amadon. L'architecte est également l'auteur de la polyclinique, édifice de plan en T, de style Art-déco italianisant, orné de bas-reliefs du sculpteur Gustave Gournier.£L'architecte Albéric Aubert a construit les deux pavillons qui encadrent le portail Est de l'hôtel-Dieu. Le pavillon Emile Roux (1931-1935) est remarquable par son revêtement en brique à motifs géométriques et ses bas-reliefs en grès qui relèvent de l'Art-Déco. Le second pavillon (1933-1936) offre des façades d'inspiration plus moderniste. Cet ensemble représente un musée des styles architecturaux.

Protégé le 2004/12/29 : inscrit MH

Immeuble

inscrit MH partiellement 18e siècle
Ancienne voie artisanale, l'actuelle rue Pascal devint rue des Nobles quand, à partir du 16e siècle, les nouvelles et hautes fonctions administratives et de magistrature, acquises à Clermont, la peuplèrent de familles anoblies. La façade de cet immeuble comporte deux étages. Elle est surmontée d'une corniche très saillante au-dessus de laquelle un troisième étage surbaissé est percé d'une rangée de petites fenêtres paraissant ouvrir sur les combles. Le rez-de-chaussée comporte une partie centrale en léger décrochement présentant, au-dessus d'un soubassement, des assises horizontales taillées en bossages arrondis. Au milieu de cet avant-corps central est percé un portail rectangulaire. Trois fenêtres du premier étage s'ouvrent sur un balcon formé d'une dalle portée en encorbellement sur six consoles de fer forgé. Le balcon est limitée par une balustrade en fer forgé divisée en plusieurs panneaux. Deux panneaux latéraux ont un décor formé d'une palmette entre deux pistils ondulés opposés, dans un cadre aux angles duquel s'enroulent des volutes. Sur le devant font suite cinq panneaux, dont chacun comporte un motif central circulaire, dans un cadre d'enroulements symétriques et qu'accostent des fleurons épanouis au pistil saillant. Seul le panneau du milieu a un décor différent formé de branchage à feuilles de laurier encadrant le motif central circulaire où s'inscrit un X. Au-dessus du linteau fait saillie un fronton triangulaire porté sur consoles cannelées, dont la partie supérieure est ornée d'une corolle, et terminées dans le bas par des gouttes.

Protégé le 1965/04/23 : inscrit MH · 22 rue Pascal

Immeuble

inscrit MH partiellement 17e siècle;18e siècle
Il s'agit d'un bâtiment médiéval retouché de 1608 à 1613, avec une façade du 18e siècle. La cour de cet immeuble est l'une des plus intéressantes cours de la fin de la Renaissance à Clermont, et témoigne de l'élégance atteinte par les artisans auvergnats dans les détails d'architecture et de sculpture à cette époque (portail avec fronton triangulaire, arc ouvrant sur le passage, chambranles des fenêtres, cartouches, agrafes). Tourelle d'angle circulaire sur trompe concave en éventail apparaillée en panache. La clef de l'arc de front est ornée d'une sorte de Bacchus à la face épanouie et à la chevelure symbolisée par des pampres. Ce claveau porte la date de 1605. Il est surmonté d'un superbe cartouche composé d'un miroir central convexe, entouré de cuirs entrelacés. Ce miroir est posé sur une tête orientale avec plumes et moustaches, et surmonté d'un angelots joufflu à la chevelure bouclée.

Protégé le 1986/07/01 : inscrit MH · 6 rue de la Treille

02 Sites patrimoniaux remarquables

Clermont-Ferrand compte 1 site patrimonial remarquable. Au titre du code du patrimoine, un SPR protège un ensemble urbain ou paysager d'intérêt — le plus souvent le centre ancien — dont l'évolution est encadrée par un plan de gestion.

Site patrimonial remarquable de Clermont-Ferrand SECTEUR S + LCAP

Institué en 1964.

03 Musées et Maisons des Illustres

3 musées labellisés Musée de France.

  • Musée Bargoin
    Archéologie, Scieinces et techniques, Ethnologie, Afrique, Amérique, Asie
    Département Archéologie (du territoire) : Trésor de Manson ; Oppida Corent, Gergovie, Gondole ; Pied monumental en bronze ; Statuettes gallo-romaines du laraire (autel) du site de « la confiturerie Humbert » ; vases gaulois à décor zoomorphe de Gandaillat ; Ex-voto gallo-romains en bois de la Sources des Roches de Chamalières ; Nécropole des Martres-de-Veyre ; Département Arts textiles (extra-européens) : Vêtements, accessoires, bijoux, vannerie, mobilier textile et éléments d'architectures extra-européens en provenance d'Asie et d'Afrique essentiellement ainsi que d'Amérique. Importante collection du Yémen et de la Syrie.Bâtiment néo-classique, doté d'un plan carré symétrique avec un escalier central monumental. Façade décorée de bas-reliefs. Porte encadrée de colonnes et décorée, ainsi que les fenêtres, de ferronneries.
  • Musée d'art Roger Quilliot Protégé au titre des Monuments historiques.
    Arts décoratifs, Art moderne et contemporain, Beaux-arts
    Plus de deux mille œuvres des différents domaines des beaux-arts : peinture, sculpture, mobilier, objets d'art, arts graphiques, photographie, sont exposées de façon synthétique au fil d'une présentation chronologique et pédagogique. C'est un musée conçu pour tous, petits et grands, à visiter en famille ou entre amis, à découvrir lors d'une visite au cœur de la capitale auvergnate, un parcours conduisant de l'art occidental médiéval à l'époque contemporaine.Ancien couvent des Ursulines de Montferrand (XVIIe-XVIIIe siècles). Restructuration architecturale intérieure par les architectes Adrien Fainsilber et Claude Gaillard et l'ingénieur Peter Rice pour couverture verrière atrium (1986 à 1990).
  • Muséum d'histoire naturelle Lecoq
    Histoire, Sciences de la nature, Sciences fondamentales, Technique et industrie
    Musée de sciences installé depuis 1873 en plein cœur de Clermont-Ferrand, pourvu d'un jardin pédagogique et d'agrément, le muséum Henri Lecoq explore le patrimoine naturel du territoire, animaux, végétaux, roches, fossiles et interroge le visiteur sur l'histoire des sciences et techniques. Département Histoire des sciences et techniques : collections retraçant l'histoire des sciences et techniques du XVIe au XXIe siècles, à travers des scientifiques de renom et des instruments. Collection de machines à calculer mécaniques en lien avec deux originaux de la machine à calculer de Blaise Pascal. Des fonds de scientifiques sont conservés afin de transmettre leur mémoire et leurs travaux. Cet héritage passe par leurs écrits et leur matériel de laboratoire comme le ballon de Louis Pasteur, témoin de son passage à Clermont-Ferrand. Les scientifiques locaux et contemporains sont mis à l'honneur, ainsi le professeur Philippe L'Héritier, célèbre généticien. Le musée conserve et valorise la collection exceptionnelle du chimiste Antoine-Laurent de Lavoisier (3.200 pièces) dont l'essentiel est de nature minéralogique. Département du Patrimoine écrit et graphique : livres anciens, archives et documents iconographiques constituent ce fonds. On y trouve tous les ouvrages écrits par Henri Lecoq, ceux de sa bibliothèque ainsi que des ouvrages antérieurs à 1810 comme l'Atlas minéralogique de la France de Guettard et Lavoisier (1778). Des notes et photographies, des inventaires anciens ainsi que des manuscrits constituent les archives scientifiques. Elles proviennent de personnalités scientifiques régionales et/ou liées au muséum, parmi lesquelles les géologues Philippe Glangeaud, Louis Glangeaud et Alain de Goër, le botaniste Maurice Chassagne et le généticien Philippe L'Héritier. Les documents iconographiques regroupent les cartes géologiques publiées par Lecoq, des affiches publicitaires pour son fameux café de glands doux, et les planches aquarellées de champignons réalisées sous la direction de Martial Lamotte. En complément, plus de 14.000 ouvrages forment la riche bibliothèque scientifique du muséum. Département de Botanique : les herbiers sont des collections de plantes sèches conservées entre des feuilles de papier. Ainsi protégés, les végétaux traversent les années et quelquefois rejoignent les réserves des musées. C'est le cas au muséum où les collections de botanique ont pour origine le très riche herbier de Henri Lecoq auquel, au fil des années, se sont rajoutées les planches de botanistes connus comme Brévière, Jordan de Puyfol et frère Anthelme ou moins célèbres tels que Jelenc et Combaret. Chaque planche comporte une étiquette mentionnant le nom scientifique, la date et le lieu de récolte. Véritables archives scientifiques, les herbiers contiennent des informations sur la flore du Massif central et d'une grande partie de l'Europe, de 1790 à nos jours. On y trouve tous les représentants du règne végétal de la modeste mousse à l'imposant chêne, sans oublier les algues et les fougères. S'y rajoutent, par tradition, les lichens et les champignons. Les herbiers sont complétés de séries de graines et fruits ainsi que de spécimens en plâtre. Département Géologie : la géologie est représentée par un département qui conserve près de 50.000 échantillons de roches, de minéraux et de fossiles. Qu'ils aient été rassemblés par des scientifiques (Henri Lecoq, Lavoisier, Romme) pour être étudiés afin de mieux comprendre la formation de la Terre et son évolution ou par des amateurs (Jacques des Forest, éric Naud, et bien d'autres anonymes), ces spécimens forment les archives de notre planète dont ils rapportent les chroniques ; témoins et acteurs des événements qui ont fait l'histoire de la Terre au cours des temps. Le rôle du muséum, outre de conserver et préserver ces fragments d'histoires pour les générations futures, est de les mettre à la disposition du public par le biais d'expositions et des scientifiques, pour étude, afin que la connaissance diffuse et avance. Département de zoologie : les collections de vertébrés, de provenance régionale principalement et mondiale, sont constituées pour la plus grande partie des collections d'Henri-Lecoq : 700 mammifères naturalisés et spécimens ostéologiques, 2400 oiseaux naturalisés 2700 oeufs et nids d'oiseaux 700 poissons, amphibiens et reptiles conservés en liquide. Les collections entomologiques comptent 290.000 insectes (lépidoptères et coléoptères essentiellement). Représentatives de la faune régionale, elles sont des collections de références. Les collectes ont été effectuées à partir de la fin du XIXe siècle. Les collections de Mollusques comptent 120.000 coquilles marines, terrestres et dulçaquicoles d'origines régionale et mondiale. Elles proviennent pour l'essentiel de collections du fonds ancien du muséum. Séries de références, elles possèdent des types et des figurés.Hôtel particulier d'Henri Lecoq.

04 Savoir-faire d'exception

Clermont-Ferrand compte 5 entreprises labellisées « Entreprise du Patrimoine Vivant », un label d'État qui distingue les savoir-faire artisanaux et industriels rares et d'excellence.

Bertin Et Fils Architecture et Patrimoine Bâti

Depuis 1904, Fabricant, restauration, pose de menuiserie sur mesure bois intérieure / extérieure patrimoine et Monuments Historiques Expertise reconnue en restauration et conservation des ouvrages historiques depuis 4 générations (boiserie, porte, fenêtre, grand décor, parquet..)

✓ Visite possible Site ↗
Cruzilles Gastronomie

La Maison Cruzilles est l’une des dernières, et la plus ancienne, confiserie artisanale de pâtes de fruits d’Auvergne et de fruits confits. Créée en 1880, nichée au cœur de Clermont-Ferrand, berceau de la célèbre confiserie, elle s’attache à produire des pâtes de fruits, des fruits confits et des marrons glacés de haute qualité.

✓ Visite possible Site ↗
Maison Vieillard Aux Armes D’auvergne Et De Boulogne Gastronomie
Pol Agret Architecture et Patrimoine Bâti

Pol Agret est une entreprise clermontoise spécialisée dans la réalisation d’ouvrages en métal et de systèmes de fermeture du bâtiment. L’entreprise s’est imposée comme un spécialiste local reconnu en opérant selon un modèle spécifique, qui repose sur la maitrise intégrale du savoir-faire en interne. Pol Agret conçoit, fabrique et installe sur site des ouvrages « sur-mesure » ; son ADN est de proposer des solutions à la fois esthétiques, performantes et locales.

✓ Visite possible Site ↗
Ste Louis Geneste Et Ses Fils Architecture et Patrimoine Bâti

05 Vie culturelle de Clermont-Ferrand

  • 🎬 6 cinémas — CGR CLERMONT FERRAND VAL ARENA, LE PARIS, CINE JAUDE…
  • 🎉 32 festivals — Les arts en balade, Nicéphore +, Vidéoformes…
  • 📚 8 bibliothèques ou médiathèques

06 Autres sites à découvrir de Clermont-Ferrand

Sites d'intérêt référencés par les offices de tourisme dans la base nationale DATAtourisme (CRT + OT régionaux). 1 lieu sélectionné autour du patrimoine, de la nature, des musées et du terroir (18 sites déjà cités dans les blocs Patrimoine et Musées plus haut).

🌳 Sites naturels (1)

  • Jardin Botanique De La Charme

    Partez à la découverte de plus de 3'000 espèces de plantes exotiques et indigènes rares et protégées.

    10 rue de la Charme

Source : DATAtourisme — données ouvertes des offices de tourisme français.

07 Grands Sites de France à moins d'une heure de Clermont-Ferrand

Sites paysagers d'exception labellisés par le Ministère de la Transition écologique (Réseau des Grands Sites de France), accessibles en moins d'une heure de route de Clermont-Ferrand.

  • Puy de Dôme – Chaîne des Puys Puy de Dôme – Chaîne des Puys 20 min de route · 9 km

08 Villages et villes labellisés à proximité de Clermont-Ferrand

Communes distinguées par les principaux labels touristiques nationaux, accessibles en moins d'une heure de route.

09 Que faire à proximité de Clermont-Ferrand

8 lieux d'intérêt (parcs animaliers, grottes aménagées, sites antiques, trains touristiques) accessibles en moins d'1h30 de route. Source : Wikidata.

🕳️ Grottes aménagées (1)

🏛️ Sites antiques et préhistoriques (6)

🚂 Trains touristiques (1)

10 Spots de baignade à proximité de Clermont-Ferrand

Sites de baignade surveillés par l'ARS (mer, lacs, rivières) accessibles en moins d'une heure de route. Classement de qualité de l'eau (A=excellente, B=bonne, C=suffisante, D=insuffisante).

Source : Hub Eau — Contrôle sanitaire des eaux de baignade (ARS).

11 Terroir — appellations AOP / IGP

23Appellations protégées
3AOP i
20IGP i

Appellations d'Origine Protégée

Indications Géographiques Protégées

12 Hébergements touristiques

Selon l'INSEE, Clermont-Ferrand compte 46 établissements d'hébergement touristique (hôtels et campings recensés).

38
Hôtels ?

44 hébergements touristiques classés Atout France (hôtels, résidences, campings, auberges).

44
Hébergements classés ?
2 656
Chambres (hôtels)
7 816
Capacité d'accueil ?

Principaux établissements

ÉtablissementTypologieClassementCapacité
ACE HÔTEL CLERMONT LA PARDIEU Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 3 étoiles 142 pers.
AUBERGE HI CLERMONT-FERRAND Site ↗ AUBERGE COLLECTIVE Auberge collective 137 pers.
B&B HOTEL CLERMONT-FERRAND LE BRÉZET AÉROPORT Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 2 étoiles 144 pers.
COMFORT HÔTEL CLERMONT SAINT JACQUES Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 3 étoiles 219 pers.
DAV HÔTEL JAUDE Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 2 étoiles 58 pers.
GRAND MESS CLERMONT FERRAND Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 4 étoiles 226 pers.
HÔTEL AIDEN BY BEST WESTERN Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 4 étoiles 170 pers.
HÔTEL ALBERT ÉLISABETH Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 2 étoiles 86 pers.
HÔTEL ARTYSTER CLERMONT-FERRAND Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 3 étoiles 56 pers.
HÔTEL B&B CLERMONT-FERRAND CENTRE Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 3 étoiles 226 pers.

+ 34 autres établissements.

13 Curiosités & records de Clermont-Ferrand

0,4 km
Distance au McDonald's le plus proche ?
12
McDonald's dans un rayon de 20 km ?

Le McDo le plus proche

Le restaurant McDonald's le plus proche de Clermont-Ferrand se situe à 0,4 km. Au total, 9 McDonald's sont accessibles dans un rayon de 10 km et 12 dans un rayon de 20 km.

Source : OpenStreetMap — Overpass API (2026-03). Licence ODbL (Open Database License).

Résumé

Clermont-Ferrand rassemble 181 monuments historiques, 3 musées de France, 1 site patrimonial remarquable. l'offre d'hébergement compte 44 hébergements classés Atout France.

Sources et méthodologie

Dernière mise à jour : 21/06/2026
Voir le détail des 7 sources utilisées