Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Fraisses.
Commune de 3 872 habitants, Fraisses affiche un mix d'activités sans dominante affirmée. Le revenu médian s'inscrit dans la moyenne française.
Seuls 11,4 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Saint-Étienne et Firminy. Parmi les principaux employeurs figurent MAIRIE et EMSENS ANTOINE. Les professions intermédiaires forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (35,7 % des emplois).
La commune est éligible à l' Aide à Finalité Régionale. Un projet a été subventionné par l'État pour 314 445 € d'aides d'investissement.
23 530 €revenu médian+9% vs dept · +4% vs France
71,0 %Taux d'emploi+5% vs dept · +5% vs France
9,0 %Taux de pauvreté-57% vs dept · -44% vs France
Fraisses affiche 23 530 € de revenu médian par UC, dans le halo de la médiane française. Rapporté à la médiane du département (21 680 €), le niveau de vie communal dépasse d'environ 1 850 € le repère. Le rapport interdécile (2,5) et le taux de pauvreté (9,0 %) traduisent une dispersion modérée des niveaux de vie.
Avec un taux de chômage de 7,0 % et 71,0 % de taux d'emploi, l'insertion professionnelle locale apparaît plus favorable que la moyenne. Côté CSP, les professions intermédiaires (35,7 %) arrivent en tête, suivis des Employés (21,6 %).
Avec 292 établissements actifs (2023), l'économie de Fraisses reste principalement tertiaire. Parmi les secteurs représentés, celui de construction rassemble 20,5 % des établissements. En 2024, 48 établissements ont été créés, dans une trajectoire décennale à +54,5 % — une dynamique de création forte. Parmi les principaux employeurs identifiés figurent notamment MAIRIE et EMSENS ANTOINE.
Les finances locales paraissent bien orientées en 2024: 1 005 €/hab de recettes, 798 €/hab de dépenses et 207 €/hab d'épargne brute. La capacité de désendettement ressort à 1,5 années (courte), pour 446 €/hab de dépenses d'équipement.
Avec 46,79 % de taxe foncière bâtie en 2024, Fraisses s'aligne sur les moyennes françaises. Comparée au département (40,69 % de médiane TFB), Fraisses présente un écart de +6,10 points — la part communale pure s'élève à 43,31 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 31,15 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 22,66 %.
Le profil économique s'interprète à l'aune du cadre régional: Fraisses est au cœur du maillage communal du département de la Loire. La commune est couverte par le dispositif d'Aide à Finalité Régionale (AFR), dispositif pris en compte dans certaines politiques publiques. Les flux domicile-travail font état de 1 397 résidents qui vont travailler dans une autre commune. Sur le versant social, la CAF dénombre 675 allocataires, dont 40 foyers bénéficiaires du RSA.
Revenus, emploi, diplômes et prestations
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
23 530 €Revenu médianLa moitié des habitants gagne plus, l'autre moitié gagne moins
1 722Ménages fiscauxFoyers soumis à l'impôt sur le revenu dans la commune
0,21Indice de GiniMesure les inégalités : 0 = égalité parfaite, 1 = inégalité maximale
9,0 %Taux de pauvretéPart de la population vivant avec moins de 60 % du revenu médian national (soit environ 13 000 €/an)
52 %Ménages imposésPart des ménages fiscaux soumis à l'impôt sur le revenu
Distribution des revenus (déciles)
Ce graphique montre comment les revenus se répartissent dans la commune. Les déciles découpent la population en 10 tranches égales : D1 est le seuil en dessous duquel se situent les 10 % les plus modestes, D9 le seuil au-dessus duquel se situent les 10 % les plus aisés. La barre centrale (Q2) représente la médiane. Plus l'écart entre D1 et D9 est grand, plus les inégalités de revenus sont marquées.
Entre le premier décile à 14 310 € et le neuvième à 35 200 €, la fourchette des niveaux de vie de Fraisses dessine une dispersion modérée (médiane 23 530 €).
Revenus par tranche d'âge
Cette comparaison croise revenu médian et âge du référent fiscal. La barre sombre indique la médiane de la classe d'âge (50 % au-dessus, 50 % au-dessous), tandis que la zone claire borne l'écart interquartile (Q1–Q3) regroupant le cœur de la distribution.
La segmentation par âge éclaire la médiane de Fraisses (23 530 €): cycle de vie salarial, accumulation patrimoniale, puis bascule vers les pensions.
Composition des revenus
Ce schéma répartit les ressources des ménages selon leur nature. Salaires, revenus non salariés, pensions, revenus du capital (loyers, dividendes, plus-values) et transferts sociaux composent le revenu disponible moyen. Les impôts directs étant déduits séparément (poste négatif), le total des sources positives peut excéder 100 %.
Les salaires représentent 65,5 % du revenu disponible local et les pensions 31,2 %, signe d'un profil de Fraisses marqué par son équilibre démographique.
Revenus par type de ménage
Cette comparaison contraste les profils de ménage : les couples sans enfant bénéficient en règle générale du niveau de vie le plus confortable, tandis que les foyers monoparentaux et les solos sont plus exposés aux situations précaires. Médiane en sombre, fourchette des 50 % centraux (Q1–Q3) en clair.
Cette ventilation par configuration familiale mesure l'écart à la médiane locale (23 530 €) et pointe les profils les plus fragiles.
Composition des revenus par décile de niveau de vie
On passe ici d'un profil dominé par les prestations sociales chez les ménages les plus modestes (D1) à une structure tirée par les salaires et les revenus du patrimoine chez les plus aisés (D10). Symétriquement, la part négative des impôts directs progresse avec le décile.
La stratification par décile traduit la logique de redistribution: transferts visibles en bas, dominante salariale au milieu, effet patrimoine en haut de la distribution de Fraisses.
Revenu médian selon le statut d'occupation du logement
L'accession à la propriété s'accompagne en moyenne d'un revenu plus élevé ; les locataires du parc social regroupent à l'inverse une grande part des ménages aux niveaux de vie les plus bas. L'indice de Gini apporte un complément utile : il jauge les écarts internes propres à chaque statut.
25 170 €PropriétairesGini : 0,19
18 710 €LocatairesGini : 0,20
16 850 €Locataires du parc socialGini : 0,16
20 790 €Locataires du parc privéGini : 0,21
Revenu médian par source de revenu
On distingue ici les ménages par la source principale de leur revenu. Les salaires et les pensions offrent typiquement un profil régulier (écart Q1-Q3 contenu) ; à l'inverse, l'activité non salariée et les revenus du patrimoine donnent lieu à des situations plus hétérogènes.
Source
1er quartile (Q1)
Médiane
3e quartile (Q3)
Salaires et traitements
19 680 €
24 450 €
29 480 €
Pensions, retraites et rentes
17 730 €
22 000 €
26 460 €
Revenus déclarés vs disponibles
Le revenu déclaré est le revenu brut avant impôts et prestations sociales. Le revenu disponible est ce qui reste après redistribution (impôts déduits, prestations ajoutées). La différence entre les deux mesure l'effet de la redistribution sur le niveau de vie de la commune.
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Le taux d'activité mesure la part des 15-64 ans qui travaillent ou cherchent un emploi. Le taux d'emploi ne compte que ceux qui travaillent effectivement. Le taux de chômage est la part des actifs qui sont sans emploi et en recherchent un (au sens du recensement, différent de celui de Pôle emploi).
71,0 %Taux d'emploiPart des 15-64 ans occupant un emploi
7,0 %Taux de chômagePart des actifs sans emploi (au sens du recensement)
76,3 %Taux d'activitéPart des 15-64 ans actifs (employés + chômeurs)
1 619Actifs occupésNombre de personnes en emploi
Taux de chômage et d'emploi par sexe et âge
Le tableau confronte taux d'emploi et taux de chômage par sexe puis par classe d'âge. Le segment des 15-24 ans affiche en règle générale un chômage plus élevé : beaucoup poursuivent leurs études, ce qui se traduit aussi par un faible taux d'activité dans cette tranche.
Catégorie
Taux d'activité
Taux d'emploi
Taux de chômage
Ensemble
76,3 %
71,0 %
7,0 %
Hommes
78,2 %
72,5 %
7,4 %
Femmes
74,3 %
69,5 %
6,6 %
15-24 ans
45,5 %
39,1 %
14,0 %
25-54 ans
93,7 %
88,8 %
5,2 %
55-64 ans
58,5 %
52,9 %
9,4 %
Emplois par catégorie socioprofessionnelle
Répartition des emplois dans la commune selon la CSP (catégorie socioprofessionnelle). Il s'agit des emplois situés dans la commune (lieu de travail), pas nécessairement occupés par ses habitants.
Le graphique CSP révèle le poids prépondérant des Professions intermédiaires (35,7 %) dans les emplois du territoire — un marqueur utile pour lire la sociologie productive de Fraisses.
Emplois par secteur d'activité
Cette ventilation par grand secteur d'activité éclaire le poids relatif de l'agriculture, de l'industrie, de la construction, du commerce-transports-services et de l'administration-enseignement-santé. Les communes rurales sont souvent agricoles ; les villes moyennes, fréquemment tertiaires-publiques.
À Fraisses, 37,8 % des postes relèvent du secteur Commerce, transports, services, qui structure le bassin d'emploi local.
Modes de transport domicile-travail
Le trajet domicile-travail français reste très majoritairement automobile, surtout hors des grandes agglomérations. Les transports en commun progressent quand l'offre devient dense, et le vélo ou la marche apparaissent surtout pour des trajets courts dans les zones centrales.
Parmi les actifs occupés de Fraisses, 89,0 % utilisent Voiture pour rejoindre leur lieu de travail, donnant la mesure des alternatives restantes.
Types de contrats de travail
Décomposition des emplois salariés par nature de contrat. Le CDI et les postes de la fonction publique assurent l'essentiel du socle stable ; les CDD, l'intérim, l'apprentissage et les stages apportent une part de flexibilité variable selon les bassins d'emploi.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (85,8 %), signal de la solidité du marché du travail local.
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
La structure des diplômes décrite ici concerne les résidents de 15 ans ou plus n'étant plus scolarisés. Pour chacun, on retient son plus haut niveau obtenu ; les personnes encore en cursus n'entrent pas dans le total. Le palier « Sans diplôme » incorpore les anciens titulaires du CEP.
Répartition par niveau de diplôme
L'échelle s'étire du « sans diplôme » au bac+5 et plus. Une forte proportion de diplômés du supérieur long trahit habituellement une commune à profil cadre et profession intellectuelle ; une part marquée de CAP-BEP renvoie plutôt à un tissu ouvrier ou artisanal.
Les personnes sans diplôme représentent 15,6 % de la population non scolarisée de Fraisses.
Niveau de diplôme par sexe
Comparaison du niveau d'études entre hommes et femmes. Depuis les années 2000, les femmes sont en moyenne plus diplômées que les hommes dans les jeunes générations, tandis que l'inverse prévaut chez les plus de 60 ans.
Taux de scolarisation par tranche d'âge
Le graphique reporte, pour chaque classe d'âge, la proportion de personnes encore inscrites dans un cycle d'études. La scolarisation est mécaniquement totale de 6 à 14 ans (obligation légale), reste très élevée en maternelle et au lycée, puis s'effrite à mesure que les jeunes basculent vers l'emploi. Un fort taux chez les 18-24 ans trahit une présence étudiante notable.
La courbe par âge de Fraisses permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
Parmi les 675 foyers allocataires de Fraisses, 1 perçoivent une aide au logement, 1 la prime d'activité et 1 le RSA — la hiérarchie des prestations éclaire le profil social local.
Aides, programmes territoriaux et employeurs
Commune plutôt résidentielle : 1 397 actifs quittent la commune chaque jour pour travailler ailleurs, contre 0 navetteurs entrants.
11,4 %
Travaillent dans la commune ?
(en moyenne 32,0 % dans le Loire · 33,7 % en France)
La commune bénéficie de 1 dispositif d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
AFR
Aide à Finalité Régionale (standard)
AFR 2022-2027
Commune éligible aux aides à finalité régionale : subventions d'investissement, exonérations fiscales pour les grandes entreprises industrielles ou tertiaires qui créent de l'emploi dans des territoires en retard de développement.
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante
(source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées
(artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
#
Établissement
Activité
Tranche d'effectif
#1
MAIRIE
Administration publique (NAF 84.11Z)
50 à 99 salariés
#2
EMSENS ANTOINE
Industrie manufacturière (NAF 28.93Z)
20 à 49 salariés
#3
A2M INDUSTRIE
Activités spécialisées, scientifiques et techniques (NAF 71.12B)
20 à 49 salariés
#4
BLASER SWISSLUBE SARL
Commerce (NAF 46.69B)
20 à 49 salariés
#5
DIDATEC
Industrie manufacturière (NAF 32.99Z)
20 à 49 salariés
#6
EUROTHERM
Construction (NAF 43.22B)
20 à 49 salariés
#7
FACADE STEPHANOISE
Construction (NAF 43.99C)
20 à 49 salariés
#8
EODD INGENIEURS CONSEILS
Activités spécialisées, scientifiques et techniques (NAF 71.12B)
20 à 49 salariés
#9
COMPTOIR METALLURGIQUE DE FIRMINY
Commerce (NAF 46.72Z)
10 à 19 salariés
#10
AUTOMATISMES INDUSTRIELS DE LA LOIRE
Industrie manufacturière (NAF 33.20D)
10 à 19 salariés
23 établissements de 10 salariés et plus
répertoriés sur la commune au total.
Source : INSEE, base Sirene (Licence Ouverte Etalab).
Soit 5,94 établissements de 10 salariés et plus pour 1 000 habitants
(moyenne Loire : 6,06 · moyenne France : 6,21).
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
314 445 €
Subventions 2023 ?
Soit 81,2 € par habitant
(contre 30,4 €/hab. en moyenne dans le Loire · 32,6 €/hab. en France)
1
Projets finances 2023 ?
1 572 219 €
Cout HT total 2023 ?
Projets finances en 2023
Dispositif
Projet
Cout HT
Subvention
Taux
DETR
Réhabilitation de bâtiments communaux sur 3 sites :
Rénovation et extension de 2 restaurants scolaires au sein de l’école Jules Ferry et du centre municipal rue Jean Padel – Création d’un centre de loisirs et d’accueil périscolaire dans le parc Marcel Constant
1 572 219 €
314 445 €
20,0 %
Total 2023-2024 : 314 445 € de subventions sur 1 projet.
L'activité économique de Fraisses repose sur 292 établissements, soit 7,5 pour 100 habitants. 48 créations récentes (taux de renouvellement : 16,4 %). Le tissu productif s'organise autour de Construction (21 %) et Activités scientifiques, techniques, services administratifs (19 %).