monument aux morts
inscrit MH
1er quart 20e siècle
Architecte : Laethier Georges (sculpteur)
Dans sa séance du 25 avril 1921, le conseil municipal de Frasne vote un crédit de 50 500 francs pour l'érection d'un monument aux 52 enfants de la commune morts pour la France. Adolphe Girod (1872-1933), maire de Frasne de 1922 à 1929, et son frère Charles à qui il succède, semblent avoir joué un rôle particulier dans le choix du monument. Aviateur pendant la Première Guerre mondiale, puis responsable du déploiement des écoles de formation des pilotes, député radical-socialiste en 1906 et en 1928, il commande un monument laïc, contre l'avis des familles des soldats morts, causant d'importants troubles lors de l'inauguration du monument en 1923. Le choix de l'emplacement se porte sur la place devant la gare, rappelant que Frasne est un important passage ferroviaire de la région pour se rendre en Suisse et en Italie. Du dialogue entre le monument et la gare, Raymond Queneau rédigera un poème en 1965, « Frasne » (recueil « Le chien à la mandoline »). Le monument est confié à Georges Laëthier (1875-1955), sculpteur né à Besançon, formé à l'École des Beaux-arts de Besançon auprès du sculpteur Just Becquet lui-même élève de Rude, puis à partir de 1899 à l'École des Beaux-arts de Paris dans l'atelier de Gabriel-Jules Thomas et Jean-Antoine Injalbert. En 1903, il est nommé professeur de sculpture à l'École des Beaux-arts de Besançon. Laëthier exécute une figure en terre d'après modèle vivant, dont plusieurs maquettes sont encore conservées (coll. Part.). La fonte du bronze est réalisée à Paris par la maison Andro.
Protégé le 2022/12/19 : inscrit MH · Grande rue