01 Revenus et niveau de vie
Données Filosofi 2021 — le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Évolution des revenus, de la pauvreté et du chômage
Entre 2017 et 2021, le revenu médian a progressé de 7,6 %. Le taux de chômage a baissé de 1,2 pt (2017–2022).
| Année | Revenu médian | Taux de pauvreté |
|---|---|---|
| 2017 | 22 620 € | — |
| 2018 | 23 460 € | — |
| 2019 | 23 110 € | — |
| 2020 | 24 360 € | — |
| 2021 | 24 330 € | — |
Revenus déclarés vs disponibles
Le revenu déclaré est le revenu brut avant impôts et prestations sociales. Le revenu disponible est ce qui reste après redistribution (impôts déduits, prestations ajoutées). La différence entre les deux mesure l'effet de la redistribution sur le niveau de vie de la commune.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| Médiane | 24 370 € | 24 330 € |
| Effet de la redistribution | -40 € sur la médiane | |
26 170 € de revenu médian à Saint-Dionisy, commune de population comparable à 8 km
02 Emploi et activité
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Au sein des 15-64 ans, on distingue : la part qui travaille ou cherche un emploi (taux d'activité), celle qui occupe effectivement un poste (taux d'emploi), et la fraction d'actifs sans emploi en recherche (taux de chômage). Cette dernière, calculée au sens du recensement, peut différer des chiffres mensuels de France Travail.
Taux de chômage et d'emploi par sexe et âge
Hommes/femmes d'un côté, classes d'âge de l'autre : cette grille permet de repérer les groupes les plus exposés. Le pic de chômage chez les jeunes (15-24 ans) est largement classique, leur faible taux d'activité tenant à la prolongation des études.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 77,9 % | 70,5 % | 9,6 % |
| Hommes | 80,7 % | 75,1 % | 7,0 % |
| Femmes | 75,1 % | 65,8 % | 12,4 % |
| 15-24 ans | 44,5 % | 36,4 % | 18,2 % |
| 25-54 ans | 93,0 % | 85,6 % | 7,9 % |
| 55-64 ans | 63,4 % | 56,2 % | 11,4 % |
Emplois par catégorie socioprofessionnelle
Chaque part du graphique représente une catégorie socioprofessionnelle parmi les emplois localisés sur le territoire communal. Lecture au lieu de travail : il s'agit des postes de la commune, indépendamment du lieu de résidence des actifs qui les occupent.
Les Professions intermédiaires concentrent 29,9 % des emplois situés à Mus: l'équilibre des CSP traduit la spécialisation économique du tissu local.
| Catégorie socioprofessionnelle | Emplois | Part |
|---|---|---|
| Agriculteurs exploitants | 5 | 3,3 % |
| Artisans, commerçants, chefs d'entreprise | 41 | 26,5 % |
| Cadres et professions intellectuelles supérieures | 10 | 6,6 % |
| Professions intermédiaires | 46 | 29,9 % |
| Employés | 30 | 19,6 % |
| Ouvriers | 21 | 14,0 % |
Emplois par secteur d'activité
Découpage des emplois locaux entre les cinq grandes branches INSEE : agriculture, industrie, construction, commerce / transports / services divers, et administration-enseignement-santé-social. En milieu rural, l'agriculture pèse souvent le plus ; ailleurs, c'est fréquemment le secteur administration-éducation-santé.
Le secteur Administration, enseignement, santé, action sociale domine l'emploi de Mus avec 37,7 % des postes, devant les autres grands secteurs d'activité économique.
| Secteur d'activité | Emplois | Part |
|---|---|---|
| Agriculture | 5 | 3,3 % |
| Industrie | 10 | 6,6 % |
| Construction | 42 | 27,5 % |
| Commerce, transports, services | 38 | 24,8 % |
| Administration, enseignement, santé, action sociale | 58 | 37,7 % |
Modes de transport domicile-travail
On observe ici la répartition des actifs selon leur mode principal de déplacement pour aller travailler. L'automobile capte généralement l'essentiel des parts, sa dominance étant d'autant plus marquée en territoire peu dense ; les modes collectifs ou actifs s'imposent dans les grandes villes.
Le graphique des modes révèle la prééminence de Voiture (89,8 %) — un indicateur clé de l'offre de mobilité disponible de Mus.
| Mode de transport | Actifs | Part |
|---|---|---|
| Pas de transport | 25 | 3,4 % |
| Marche à pied | 14 | 1,9 % |
| Vélo | 2 | 0,3 % |
| Deux-roues motorisé | 4 | 0,5 % |
| Voiture | 654 | 89,8 % |
| Transports en commun | 29 | 4,0 % |
Types de contrats de travail
Cette ventilation rapproche les contrats de longue durée (CDI du privé et statuts publics titularisés) des formats plus courts ou plus précaires (CDD, intérim, apprentissage). En France, les premiers constituent traditionnellement la majorité des postes salariés.
À Mus, CDI / Fonction publique concerne 87,8 % des salariés, repère utile pour apprécier la stabilité de l'emploi local.
| Type de contrat | Actifs | Part |
|---|---|---|
| CDI / Fonction publique | 505 | 87,8 % |
| CDD | 42 | 7,3 % |
| Intérim | 6 | 1,0 % |
| Apprentissage / Stage | 20 | 3,5 % |
03 Diplômes et formation
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
La structure des diplômes décrite ici concerne les résidents de 15 ans ou plus n'étant plus scolarisés. Pour chacun, on retient son plus haut niveau obtenu ; les personnes encore en cursus n'entrent pas dans le total. Le palier « Sans diplôme » incorpore les anciens titulaires du CEP.
Répartition par niveau de diplôme
En lisant la pyramide des diplômes du plus bas (sans diplôme) au plus haut (bac+5), on identifie le profil scolaire de la commune. Bac+5 et plus nombreux : présence importante de cadres et de professions intellectuelles. CAP-BEP dominants : ancrage ouvrier ou artisanal classique.
La part sans diplôme atteint 13,0 % de Mus, donnée utile pour lire le tissu humain de la commune.
| Niveau de diplôme | Personnes (15 ans et +) | Part |
|---|---|---|
| Sans diplôme ou CEP | 152 | 13,0 % |
| BEPC, brevet, DNB | 65 | 5,5 % |
| CAP, BEP ou équivalent | 283 | 24,1 % |
| Baccalauréat | 252 | 21,5 % |
| Bac +2 (BTS, DUT...) | 193 | 16,5 % |
| Bac +3 ou +4 (Licence, Master 1...) | 122 | 10,4 % |
| Bac +5 ou plus (Master, Doctorat, Ingénieur...) | 105 | 9,0 % |
Niveau de diplôme par sexe
En France comme localement, l'écart de diplômes selon le sexe s'est progressivement réduit puis renversé. Les jeunes femmes sont aujourd'hui en moyenne plus diplômées que les jeunes hommes ; chez les plus âgés, c'est encore la situation inverse qui prévaut.
| Niveau de diplôme | Hommes | Femmes |
|---|---|---|
| Sans diplôme ou CEP | 13,0 % | 12,9 % |
| BEPC, brevet, DNB | 6,0 % | 5,1 % |
| CAP, BEP ou équivalent | 28,9 % | 19,4 % |
| Baccalauréat | 20,5 % | 22,4 % |
| Bac +2 (BTS, DUT...) | 15,8 % | 17,2 % |
| Bac +3 ou +4 (Licence, Master 1...) | 8,4 % | 12,4 % |
| Bac +5 ou plus (Master, Doctorat, Ingénieur...) | 7,4 % | 10,5 % |
Taux de scolarisation par tranche d'âge
La courbe par tranche d'âge dessine le parcours scolaire : quasi 100 % entre 6 et 14 ans, un palier élevé en maternelle et au lycée, puis une décrue progressive à partir de 18 ans. Un niveau soutenu chez les jeunes adultes reflète une commune accueillant des étudiants en cycle supérieur.
Le profil de scolarisation par âge de Mus suit la norme française: quasi universelle de 6 à 14 ans, forte entre 15 et 17 ans, puis décroissante à partir de 18 ans en fonction de la présence d'une population étudiante.
| Tranche d'âge | Population | Scolarisés | Taux |
|---|---|---|---|
| 2-5 ans | 73 | 48 | 65,8 % |
| 6-10 ans | 109 | 106 | 97,2 % |
| 11-14 ans | 91 | 88 | 96,7 % |
| 15-17 ans | 63 | 60 | 95,2 % |
| 18-24 ans | 110 | 51 | 46,4 % |
| 25-29 ans | 58 | 3 | 5,2 % |
04 Prestations sociales (CAF)
Répartition des prestations
À Mus, 240 foyers sont allocataires CAF: aides au logement (1), prime d'activité (1) et RSA (1) dessinent la demande sociale effective.
| Type d'allocataire | Allocataires |
|---|---|
| RSA | 1 |
| Prime d'activité | 1 |
| Aides au logement | 1 |
| Allocations familiales | 1 |
| Minima sociaux | 1 |
Résumé
Petite commune de 1 646 habitants, Mus s'organise autour d'une activité économique locale resserrée. Le niveau de vie médian s'y situe au-dessus de la moyenne nationale.
Seuls 13,8 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Nîmes et Montpellier. Parmi les principaux employeurs figurent MAIRIE.
Un projet a été subventionné par l'État pour 127 125 € d'aides d'investissement.
Mus affiche un niveau de vie médian de 24 330 €, dans la moyenne française. Rapporté à la médiane du département (20 930 €), le niveau de vie communal dépasse d'environ 3 400 € le repère.
Le marché du travail local est relativement stable: taux de chômage à 9,6 %, taux d'emploi à 70,5 %, pour 795 actifs. Sur le versant socioprofessionnel, les professions intermédiaires tiennent la première place (29,9 %).
Le maillage économique de Mus s'appuie sur 129 établissements actifs en 2023, orientés vers les services. Dans la ventilation par secteur, construction pèse 26,4 % du stock d'établissements. Au millésime 2024, 29 nouveaux établissements ont été immatriculés, dans un contexte de dynamique de création forte (stock à +74,3 % sur la période). MAIRIE compte parmi les principaux établissements employeurs du territoire communal.
La situation financière apparaît correcte en 2024, avec 548 €/hab de recettes et 101 €/hab d'épargne brute. Il faudrait 6,7 années d'épargne brute pour rembourser la dette (raisonnable), dans une commune qui consacre 698 €/hab à l'investissement. Un projet local a bénéficié de 127 125 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Le taux de TFB global appliqué en 2024 — 45,24 % — demeure voisin de la moyenne nationale. Comparée au département (51,18 % de médiane TFB), Mus présente un écart de -5,94 points — la part communale pure s'élève à 44,25 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 28,83 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 22,34 %.
Le contexte régional pèse sur le profil économique — Mus est typique des villages de l'arrière-pays languedocien. Côté navettes domicile-travail, 583 actifs vont travailler notamment vers Nîmes et Montpellier. Côté social, 240 allocataires sont identifiés par la CAF, dont 35 foyers perçoivent le RSA.