Groupe scolaire Léo-Gipoulou
inscrit MH
2e moitié 20e siècle
Architecte : Corlouër Loïc (architecte)
L'ancienne école élémentaire et l'ancien cours complémentaire (et CES) de Valence d'Agen sont situés à l'ouest du centre-ville, sur la route nationale de Toulouse à Bordeaux. Le projet consistait en la construction d'un groupe scolaire comprenant une école de garçons, un cours complémentaire et une école maternelle, dont les plans sont signés de l'architecte Loïc Corlouër (1894-1982). Il suit des études à l'ENSBA, au sein de l'atelier Daumet et Jaussely et est diplômé le 7 juin 1922. Il est architecte divisionnaire de la Préfecture de Police, architecte de l'Assemblée permanente des Présidents des chambres d'agriculture. Il réalise le hall du siège de la Dépêche du Midi à Toulouse après la mort de Léon Jaussely et se voit confier de nombreuses installations de presse : le Télégramme de Brest, l'Yonne républicaine, L'Union de Reims, etc. L'architecte noue des relations de travail avec Jean Baylet (1904-1959), directeur administratif puis rédacteur en chef de la Dépêche du Midi à partir de 1927 et également maire de Valence d'Agen de 1930 à 1940 suite au décès de son oncle Jean-Baptiste Chaumeil. Il est également député et conseiller général du Tarn-et-Garonne du Parti radical de la gauche. Sa femme Evelyne, puis son fils Jean-Michel seront maire de Valence d'Agen jusqu'à aujourd'hui (excepté 2001 -2020 Jacques Bousquet, PRG). Loïc Corlouër réalise l'hôtel particulier de Jean Baylet à Toulouse entre 1933 et 1934 (inscrit MH en 2019) et de nombreux équipements à Valence d'Agen, collaboration avec la famille Baylet que son neveu Yvonnick Corlouër (1932-2017) poursuivra. Ils réalisent notamment le projet de l'école des filles Jules-Ferry. Yvonnick Corlouër rejoint son oncle en 1963 dans son agence de Toulouse après des études à l'ENSBA. Il occupe le poste de directeur de l'Esthétique urbaine de la ville de Toulouse de 1964 à 1967, duquel il démissionne actant ainsi son opposition à la démolition de la maison modèle de Virebent. Le groupe scolaire que la municipalité souhaite construire comprend six classes de garçons, deux classes de cours complémentaire, trois salles d'enseignements spéciaux et huit logements de maîtres. L'école des garçons existante, composée de quatre classes et un logement est incluse dans le nouveau projet. Un avant-projet a été présenté au conseil municipal le 21 novembre 1946. Le projet a reçu l'approbation du Préfet, de l'inspecteur d'académie et est retardé à cause des difficultés financières d'après-guerre. En 1948, il est classé premier par le conseil général de Tarn-et-Garonne. Le dossier technique a été approuvé le 8 décembre 1949. Au terme de l'adjudication, l'entreprise Viala de Montauban a été retenue pour le lot gros œuvre en avril 1950. En 1952, le peintre Domergue Lagarde (1874-1952) est chargé de la décoration du hall d'entrée au titre du 1% de la subvention accordée. Il est originaire de la commune, a réalisé un fresque Pacification du travail du Palais de l'AUF, commandé par l'Etat, et a décoré l'uvarium de Moissac. Nous ignorons si la commande a été achevée. Le bâtiment de l'internat des filles a été dessiné autour de 1951-1952 et a été construit par l'entreprise cadurcienne Ordy. Les travaux sont terminés en 1955. Dès 1952 par décision du conseil municipal, la municipalité souhaite acquérir la propriété Rebouis incluant un immeuble de deux niveaux, ses dépendances et jardin, contigus à l'école. Cette décision est motivée pour installer trois logements dans l'immeuble et aménager les abords immédiats de l'école. Un projet d'extension avec la création de 4 salles de classe et d'un réfectoire a été dessiné en 1959 mais finalement réalisé uniquement pour le réfectoire avec l'aménagement des cuisines dans un corps de bâtiment existant. La construction a été réalisée par l'entreprise les Compagnies réunis d'Agen entre 1969 et 1971. Les bâtiments sont aujourd'hui affectés à d'autres usages : le corps de bâtiment donnant sur la route nationale est occupé au rez-de-chaussée par la station de radio VFM, l'étage par les bureaux de l'inspection de l'éducation nationale. Ensuite, l'école de musique et l'école de danse ont pris possession des deux anciens bâtiments des salles de classe. L'ancienne classe enfantine et le réfectoire sont partagés par des associations.
Protégé le 2024/10/08 : inscrit MH · 5 place Pé de Gleyze ; 7 avenue de Bordeaux