Besançon (118 489 habitants) cumule densité résidentielle et concentration d'emplois, profil typique des grandes métropoles françaises. Le revenu médian y est un peu en retrait par rapport à la moyenne nationale, avec un taux de pauvreté élevé (23,0 %).
Une majorité d'actifs (77,3 %) travaille sur place, les autres rejoignant principalement École-Valentin et Saint-Vit. Parmi les principaux employeurs figurent CHRU JEAN MINJOZ et MAIRIE. Le marché du travail reste tendu (15,0 % de chômage).
La commune est éligible à la politique de la ville (QPV), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale. Elle participe à 2 programmes nationaux d'appui aux territoires (Action Cœur de Ville, Fabriques de Territoire). 21 projets ont été subventionnés par l'État pour 2 429 764 € d'aides d'investissement. 5 tiers-lieux complètent l'offre d'accueil économique locale.
Le niveau de vie médian de Besançon — 20 680 € — reste inférieur à la moyenne française. Face à la médiane dans le Doubs fixée à 23 670 €, le revenu médian communal est en retrait d'environ 2 990 €. La distribution des revenus affiche une dispersion importante (D9/D1 = 3,7): le 1er décile se situe à 10 360 €, le 9e à 38 340 €.
L'indicateur clé du marché local, le chômage, ressort à 15,0 %, bien au-dessus de la moyenne nationale. La structure socioprofessionnelle privilégie les professions intermédiaires (30,5 % des emplois occupés).
Selon Sirene (2023), 9 952 établissements actifs forment le paysage économique de Besançon. Sur le plan sectoriel, commerce, transports, hébergement et restauration concentre 23,3 % des unités productives. Le rythme de création atteint 1 824 en 2024, en ligne avec une dynamique de création positive — stock total en +23,1 %. CHRU JEAN MINJOZ et MAIRIE comptent parmi les premiers employeurs recensés sur la commune.
Exercice 2024: 1 446 €/hab de recettes de fonctionnement, 1 142 €/hab de dépenses et une épargne brute de 304 €/hab, indicateurs d'une situation saine. La capacité de désendettement ressort à 2,7 années (courte), pour 296 €/hab de dépenses d'équipement. 21 projets locaux ont bénéficié de 2 429 764 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Le taux global de TFB en 2024 (45,63 %) est conforme à la moyenne nationale. Par rapport à la médiane départementale (39,01 %), l'écart communal atteint +6,62 points, pour une part communale pure à 43,72 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 27,91 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 32,33 %.
L'économie locale s'apprécie dans le cadre régional: Besançon est au cœur des plateaux et forêts comtois. La commune est couverte par plusieurs dispositifs — Quartier Prioritaire de la Ville (QPV) et Zone Franche Urbaine (ZFU) — pris en compte dans certaines aides publiques. Côté navettes domicile-travail, 10 565 actifs vont travailler notamment vers École-Valentin et Saint-Vit. Sur le versant social, la CAF dénombre 38 195 allocataires, dont 5 410 foyers bénéficiaires du RSA.