Petites Villes de Demain
Dispositif qui accompagne les communes rurales de moins de 20 000 habitants dans la revitalisation de leurs centres-bourgs.
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Limours.
Limours rassemble 6 517 habitants dans un tissu économique aux contours variés. Le niveau de vie médian y dépasse nettement la moyenne française, avec une faible exposition à la pauvreté (5,0 %).
Seuls 14,9 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Les Ulis et Orsay. Parmi les principaux employeurs figurent THALES LAS FRANCE SAS et MAIRIE. Les cadres et professions intellectuelles supérieures forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (44,7 % des emplois).
Elle bénéficie du programme national Petites Villes de Demain. Un projet a été subventionné par l'État pour 12 122 € d'aides d'investissement.
À 13 km, Linas (7 987 hab.) enregistre 26 350 € de revenu médian
Le niveau de vie des ménages de Limours, 30 560 € de médiane, s'inscrit au-dessus de la moyenne française. Rapporté à la médiane du département (25 480 €), le niveau de vie communal dépasse d'environ 5 080 € le repère. La fourchette entre 1er et 9e décile va de 17 640 € à 48 800 €, pour un rapport interdécile modérée (2,8).
L'indicateur clé du marché local, le taux de chômage, s'affiche à 6,3 %, et le taux d'emploi à 73,3 %, pour 3 038 actifs. La CSP la plus représentée est celle des cadres et professions intellectuelles supérieures (44,7 %), devant les autres catégories.
579 établissements sont actifs de Limours en 2023, dans un tissu où l'industrie occupe une place notable. Côté sectoriel, activités scientifiques, techniques, services administratifs porte 20,2 % du total des unités actives. Au millésime 2024, 97 nouveaux établissements ont été immatriculés, dans un contexte de dynamique de création forte (stock à +38,5 % sur la période). Côté employeurs, THALES LAS FRANCE SAS et MAIRIE figurent parmi les établissements les plus importants du bassin.
La capacité d'autofinancement reste solide en 2024, avec 596 €/hab d'épargne brute sur 1 780 €/hab de recettes. Côté solvabilité, il faudrait 1,1 années d'épargne brute pour solder la dette, pendant que l'investissement atteint 703 €/hab. Un projet local a bénéficié de 12 122 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
La pression fiscale sur le bâti reste contenue à 36,66 % en 2024, sous le niveau moyen français. Comparée au département (40,90 % de médiane TFB), Limours présente un écart de -4,24 points — la part communale pure s'élève à 35,57 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 26,91 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 26,92 %.
Limours est dans le tissu périurbain de l'Île-de-France; ce cadre régional influe sur les tendances de marché et d'emploi. Côté navettes domicile-travail, 2 494 actifs vont travailler notamment vers Les Ulis et Orsay. Côté social, 850 allocataires sont identifiés par la CAF, dont 55 foyers perçoivent le RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Les déciles de revenu classent les ménages locaux en 10 paliers d'effectifs égaux. Sous le seuil D1 vivent les 10 % les plus modestes ; au-delà de D9, les 10 % les plus aisés. La médiane (Q2) sépare la population en deux moitiés équivalentes. L'écart entre ces seuils donne la mesure visuelle des inégalités locales.
Entre le premier décile à 17 640 € et le neuvième à 48 800 €, la fourchette des niveaux de vie de Limours dessine une dispersion modérée (médiane 30 560 €).
Revenu médian selon l'âge de la personne de référence du ménage (le déclarant principal). La barre foncée représente la médiane (50 % gagnent plus, 50 % gagnent moins). La zone claire montre l'écart interquartile (Q1–Q3) : la fourchette dans laquelle se situent les 50 % de ménages « du milieu ».
Ce graphique compare les revenus selon l'âge du déclarant principal: la médiane communale s'établit à 30 560 €, mais l'écart interquartile s'élargit nettement aux âges intermédiaires.
Le revenu disponible moyen est ici éclaté par origine : traitements et salaires, revenus d'indépendants, retraites, fruits du patrimoine (loyers, dividendes, plus-values) et prestations sociales. La somme dépasse parfois 100 % car les impôts directs, retranchés à part, apparaissent comme un poste négatif.
À Limours, les salaires et traitements pèsent 75,2 % du revenu disponible, les pensions et retraites 29,2 %, le patrimoine 8,8 % et les prestations sociales 2,2 %.
Le niveau de vie varie sensiblement avec la configuration du ménage. Les couples sans enfant bénéficient souvent de deux revenus pour des charges contenues, tandis que les familles monoparentales et les personnes seules figurent plus fréquemment parmi les situations fragiles. Trait foncé : médiane ; bande claire : écart Q1–Q3.
La comparaison par type de ménage de Limours situe la médiane communale à 30 560 €: les couples sans enfant sont généralement au-dessus, les familles monoparentales et personnes seules en dessous.
En passant du décile inférieur (D1) au décile supérieur (D10), la structure des ressources évolue : les prestations sociales pèsent fortement chez les ménages modestes alors que salaires et revenus du patrimoine dominent en haut de l'échelle. La contribution des impôts directs, négative, croît avec le niveau de vie.
Chez les ménages les plus modestes de Limours, les prestations et pensions amortissent la chute des revenus d'activité; chez les plus aisés, le patrimoine monte en puissance à mesure qu'on progresse vers le D10.
Cette ventilation par statut d'occupation révèle des écarts récurrents : les propriétaires disposent généralement du niveau de vie le plus élevé, tandis que les locataires du parc social figurent parmi les groupes les plus fragiles. Le Gini calculé pour chaque groupe affine le diagnostic en mesurant l'inégalité interne.
On distingue ici les ménages par la source principale de leur revenu. Les salaires et les pensions offrent typiquement un profil régulier (écart Q1-Q3 contenu) ; à l'inverse, l'activité non salariée et les revenus du patrimoine donnent lieu à des situations plus hétérogènes.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 24 020 € | 30 830 € | 38 290 € |
| Pensions, retraites et rentes | 23 560 € | 30 040 € | 38 120 € |
Comparer le revenu déclaré au revenu disponible revient à observer la machine redistributive : on retire les impôts directs payés et on ajoute les prestations sociales reçues. L'écart résultant — positif au global pour la France — chiffre l'effet net de la redistribution sur la commune.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 23 660 € | 23 720 € |
| Médiane | 32 330 € | 30 560 € |
| 3e quartile (Q3) | 42 960 € | 38 430 € |
| Indice de Gini | 0,29 | 0,24 |
| Effet de la redistribution | -1 770 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Trois indicateurs structurent la lecture du marché du travail local. Le taux d'activité agrège emploi et chômage chez les 15-64 ans, le taux d'emploi isole strictement les personnes en poste, et le taux de chômage exprime, sur les seuls actifs, la fraction en recherche (au sens INSEE, plus large que la statistique de France Travail).
Cette ventilation par sexe et par âge met en évidence des écarts récurrents. Le taux de chômage atteint typiquement ses plus hauts niveaux chez les 15-24 ans (parcours encore en formation), et tend à se résorber à mesure que l'on monte dans les tranches d'âge actives.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 78,2 % | 73,3 % | 6,3 % |
| Hommes | 81,3 % | 76,2 % | 6,2 % |
| Femmes | 75,2 % | 70,4 % | 6,3 % |
| 15-24 ans | 37,9 % | 31,0 % | 18,0 % |
| 25-54 ans | 95,0 % | 90,5 % | 4,8 % |
| 55-64 ans | 67,6 % | 63,3 % | 6,4 % |
Les postes recensés ici sont les emplois physiquement implantés dans la commune, classés selon la nomenclature INSEE des CSP. À ne pas confondre avec les CSP des habitants : une partie des emplois locaux est tenue par des actifs résidant ailleurs.
Les Cadres et professions intellectuelles supérieures concentrent 44,7 % des emplois situés à Limours: l'équilibre des CSP traduit la spécialisation économique du tissu local.
Découpage des emplois locaux entre les cinq grandes branches INSEE : agriculture, industrie, construction, commerce / transports / services divers, et administration-enseignement-santé-social. En milieu rural, l'agriculture pèse souvent le plus ; ailleurs, c'est fréquemment le secteur administration-éducation-santé.
Premier employeur sectoriel, le Industrie pèse 39,9 % des emplois situés à Limours, signe du modèle économique local.
Pour les trajets domicile-travail, la voiture demeure le moyen le plus utilisé en France, surtout en milieu rural ou périurbain. Les modes alternatifs — transports en commun, vélo, marche — pèsent davantage à mesure que l'on se rapproche des cœurs d'agglomération.
Le mode de transport le plus utilisé pour se rendre au travail de Limours est Voiture (79,9 % des actifs occupés).
Décomposition des emplois salariés par nature de contrat. Le CDI et les postes de la fonction publique assurent l'essentiel du socle stable ; les CDD, l'intérim, l'apprentissage et les stages apportent une part de flexibilité variable selon les bassins d'emploi.
À Limours, CDI / Fonction publique concerne 90,7 % des salariés, repère utile pour apprécier la stabilité de l'emploi local.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Pour mesurer le capital scolaire local, on retient le diplôme le plus élevé déclaré par chaque résident. Le champ d'observation couvre la population non scolarisée à partir de 15 ans ; les jeunes encore en formation sont écartés. La catégorie « Sans diplôme » englobe également les titulaires du seul CEP.
La distribution couvre tous les niveaux, du « sans diplôme » au bac+5 et plus. Un taux élevé de diplômés du supérieur signe une commune à forte proportion de cadres et de professions intellectuelles, tandis qu'une part importante de CAP-BEP renvoie à un héritage ouvrier ou artisanal.
Les personnes sans diplôme représentent 14,4 % de la population non scolarisée de Limours.
Les courbes par sexe rendent visible un retournement historique. Dans les générations récentes, le niveau d'études moyen des femmes dépasse celui des hommes ; au-delà de 60 ans, le rapport reste à l'inverse au profit des hommes, reflet d'une scolarisation plus tardive des femmes.
Part de la population scolarisée au sein de chaque tranche d'âge. La scolarisation est quasi universelle entre 6 et 14 ans (obligation scolaire). Elle reste élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis diminue progressivement avec l'entrée dans la vie active. Un taux élevé chez les 18-24 ans signale la présence d'une importante population étudiante.
Le profil de scolarisation par âge de Limours suit la norme française: quasi universelle de 6 à 14 ans, forte entre 15 et 17 ans, puis décroissante à partir de 18 ans en fonction de la présence d'une population étudiante.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Le graphique CAF détaille la composition des 850 foyers aidés de Limours, avec un trio de tête aides au logement / prime d'activité / RSA.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | THALES LAS FRANCE SAS | Industrie manufacturière (NAF 26.51A) | 1 000 à 1 999 salariés |
| #2 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 100 à 199 salariés |
| #3 | VOISIN PARCS ET JARDINS | Services administratifs et de soutien (NAF 81.30Z) | 100 à 199 salariés |
| #4 | COLLEGE MICHEL VIGNAUD | Enseignement (NAF 85.31Z) | 50 à 99 salariés |
| #5 | LYCEE GENERAL ET TECHNOLOGIQUE J VERNE | Enseignement (NAF 85.31Z) | 50 à 99 salariés |
| #6 | ENTRAIDE UNION | Santé humaine et action sociale (NAF 88.91B) | 50 à 99 salariés |
| #7 | CARREFOUR MARKET | Commerce (NAF 47.11D) | 50 à 99 salariés |
| #8 | LE RELAIS DE LA BENERIE | Hébergement et restauration (NAF 56.10A) | 20 à 49 salariés |
| #9 | ADMR DU CANTON DE LIMOURS | Santé humaine et action sociale (NAF 88.10A) | 20 à 49 salariés |
| #10 | CITROEN LIMOURS | Commerce (NAF 45.11Z) | 20 à 49 salariés |
La commune participe a 1 programme national d'appui aux territoires, pilote par l'Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT). Ces dispositifs apportent un accompagnement humain (chef de projet), une ingenierie technique et des financements pour revitaliser le territoire.
Dispositif qui accompagne les communes rurales de moins de 20 000 habitants dans la revitalisation de leurs centres-bourgs.
Source : Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT) — programmes Action Coeur de Ville, Petites Villes de Demain, Villages d'Avenir, Fabriques de Territoire. En savoir plus sur anct.gouv.fr.
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | Installation de panneaux photovoltaiques sur l'ecole maternelle e. herriot | 30 304 € | 12 122 € | 40,0 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
Le paysage entrepreneurial de Limours se compose de 579 établissements, soit 8,9 pour 100 habitants (+25 % vs médiane départementale). Avec 97 créations récentes, le taux de renouvellement atteint 16,8 %. La structure sectorielle fait ressortir Activités scientifiques, techniques, services administratifs (20 %) et Administration publique, enseignement, santé, action sociale (20 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0