Commune de 43 526 habitants, Mantes-la-Jolie affiche un mix d'activités sans dominante affirmée. Le revenu médian reste sensiblement inférieur à la médiane nationale, avec un taux de pauvreté élevé (32,0 %).
Seuls 30,7 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Paris et Buchelay. Parmi les principaux employeurs figurent CENTRE HOSPITALIER FRANCOIS QUESNAY et MAIRIE. Le marché du travail reste tendu (18,8 % de chômage).
La commune est éligible à la politique de la ville (QPV), ainsi qu'à 2 autres dispositifs d'aide territoriale. Elle bénéficie du programme national Action Cœur de Ville. 4 projets ont été subventionnés par l'État pour 1 297 186 € d'aides d'investissement. 1 tiers-lieu complète l'offre d'accueil économique locale.
Avec 17 310 € de médiane, le niveau de vie de Mantes-la-Jolie se situe sensiblement sous la médiane française. À titre de repère, la médiane nationale atteint 23 080 € (INSEE, 2021), soit 5 770 € de plus qu'ici. Face à la médiane dans les Yvelines fixée à 28 130 €, le revenu médian communal est en retrait d'environ 10 820 €. Le rapport interdécile (3,4) et le taux de pauvreté (32,0 %) traduisent une dispersion importante des niveaux de vie.
À 18,8 % de chômage, Mantes-la-Jolie fait partie des communes où l'insertion professionnelle reste particulièrement difficile, avec un taux d'emploi de 54,7 %. Parmi les emplois de Mantes-la-Jolie, les employés concentrent 32,5 % des effectifs.
Le maillage productif communal rassemble 2 546 unités Sirene en 2023, dans une logique tertiaire. Parmi les secteurs représentés, celui de commerce, transports, hébergement et restauration rassemble 30,8 % des établissements. Au millésime 2024, 866 nouveaux établissements ont été immatriculés, dans un contexte de dynamique de création positive (stock à +28,3 % sur la période). CENTRE HOSPITALIER FRANCOIS QUESNAY et MAIRIE comptent parmi les premiers employeurs recensés sur la commune.
Exercice 2024: recettes de fonctionnement à 1 724 €/hab, dépenses à 1 537 €/hab, épargne brute à 187 €/hab. Il faudrait 3,8 années d'épargne brute pour rembourser la dette (courte), dans une commune qui consacre 456 €/hab à l'investissement. 4 projets locaux ont bénéficié de 1 297 186 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
La fiscalité locale apparaît plutôt avantageuse en 2024: taxe foncière bâtie à 37,71 %, sous la moyenne française. Comparée au département (33,07 % de médiane TFB), Mantes-la-Jolie présente un écart de +4,64 points — la part communale pure s'élève à 30,98 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 26,60 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 25,46 %.
Le profil économique s'interprète à l'aune du cadre régional: Mantes-la-Jolie est caractéristique des communes franciliennes de deuxième couronne. La commune est couverte par plusieurs dispositifs — Quartier Prioritaire de la Ville (QPV) et dispositif d'Aide à Finalité Régionale (AFR) — pris en compte dans certaines aides publiques. Le nombre de navetteurs sortants — 10 311 — traduit une polarité résidentielle du territoire. Sur le versant social, la CAF dénombre 10 900 allocataires, dont 2 300 foyers bénéficiaires du RSA.