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Que voir et faire à Montluçon ?

03100 Allier 33 147 hab.
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Monuments, balades, terroir et lieux à découvrir : préparez votre visite à Montluçon.

01 Labels touristiques de Montluçon

Montluçon est distinguée par 1 label touristique de notoriété nationale.

  • Villes et Pays d'Art et d'Histoire

    Le label Ville ou Pays d'Art et d'Histoire est attribué par le ministère de la Culture aux communes ou groupements de communes qui s'engagent dans une politique de sensibilisation des habitants, des visiteurs et du jeune…

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Montluçon rassemble 23 monuments historiques, 1 musée de France, 1 site patrimonial remarquable. l'offre d'hébergement compte 5 hébergements classés Atout France. 4 itinéraires balisés traversent le territoire.

02 Patrimoine et architecture

23 monuments historiques.

Ancienne maison du doyenné, Montluçon

Ancienne maison du doyenné

inscrit MH partiellement 13e siècle
Ancienne maison de notables des XIIIe-XIVe siècles, dite ultérieurement « la grant maison du chappitre », affectée à compter du début du XVIe siècle à l’habitation puis à la dignité du doyen du chapitre collégial Saint-Nicolas (fondé en 1250) [P. Pradel, « Étude sur le chapitre de Saint-Nicolas de Montluçon », Bulletin des Amis de Montluçon, 2e s., n° 7, 1927, p. 99-100], puis louée par le chapitre à des chanoines de la fin du XVIe au XVIIIe siècle [AM Montluçon, terrier Perrine, fol. 4 − AD Allier, 1 G 206, fol. 21v, 23v et 1 G 200, fol. 21v]. La demeure comprend, en façade sur la rue du Doyenné, une haute fenêtre sculptée en pierre calcaire de la seconde moitié du XIIIe siècle, et à l’angle de la façade donnant à l’aplomb et au débouché du passage du doyenné vers la place Notre-Dame, une tourelle en encorbellement, à la base sculptée du XVe siècle. La fenêtre se composait, sous l’arc en plein cintre qui la couvre, de deux arcs trilobés retombant sur une colonnette centrale. Cette partie a, de longue date, disparu [restitution fautive, dans le style roman, par Courtin, sur une lithographie de l’album de l’Ancien Bourbonnais, t. III, 1838]. Sur chacun des deux culots anthropomorphes, ancrés à la retombée des arcs encadrant la baie, se dresse un personnage dansant (un homme et une femme), qui tenait jadis un instrument de musique dans ses mains. La tourelle en encorbellement, restaurée en 1930 dans un grès arkosique local, en pierre de moyen appareil [Bull. des Amis de Montluçon, 2e s., n° 13, 1930, p. 118-119], est ornementée à sa base d’une frise de pampres de vigne d’où émergent deux modillons délicatement sculptés dans le calcaire, représentant un chien accroupi de type épagneul et son maître, coiffé d’un capuchon, serrant un livre entre les mains. La partie occidentale de la demeure, donnant sur la place Notre-Dame, jadis attenante au portail occidental de l’église du chapitre, présente toujours, au deuxième niveau, des vestiges de moulures toriques des XIIIe-XIVe siècles, soutenant d’étroits chapiteaux à décor végétal, et surmontées d’un arc de décharge, sculpté en pierre calcaire.

Protégé le 1926/02/13 : inscrit MH · rue du Doyenné ; 5 place Notre-Dame

Château de Bien Assis, Montluçon

Château de Bien Assis

inscrit MH partiellement 15e siècle
Demeure féodale du 15e siècle, ayant conservé des portes à panneaux et des ferrures d'époque, ainsi que des cheminées. Le corps de logis comprend deux pièces à chaque étage. Sur un long côté, présence d'une tour carrée d'escalier flanquée d'une tourelle circulaire. Manoir vraisemblablement construit par Colas de Péret, secrétaire et trésorier général des finances du duc Jean II de Bourbon, dans le dernier quart du 15e siècle. Devenu la propriété de Gilbert et Estienne Chesauvert, probablement par héritage maternel, dans le second quart du 16e siècle, le manoir appartient à Pierre Mercier, seigneur de Barassier et sieur de Bien-Assis, vers 1580. Il demeure la propriété de cette famille de notables montluçonnais jusqu’en 1763, année de la mort de Marie-Anne Mercier de Bien-Assis. Il fait alors l’objet d’une donation entre vifs à la famille Tardé de La Vaux et du Mousseaux. Il se transmet successivement par mariage aux familles Fourneau de Crébert (1774), Villatte de Peufeilhoux (1796), Alamargot de Villiers et La Saigne de Saint-Georges. Situé au cœur d’une exploitation agricole aux 19e et 20e siècles, il devient en 1970 la propriété des Amis de Montluçon, société d’histoire et d’archéologie, qui en assure la restauration et la mise en valeur. [A. Guy, J. Marty et alii, Le château de Bien-Assis, 5e éd., Montluçon, 2017] Maison noble du 15e siècle, ayant conservé des portes à panneaux et des ferrures d’époque, ainsi que quatre cheminées de style gothique flamboyant et un plafond peint au décor en trompe l’œil de fleurs et d’entrelacs. Le corps de logis comprend deux pièces à chaque étage, surmontées d’un grenier sous comble. Sur un long côté, orienté à l’est, présence d’une tour carré abritant un escalier en vis, surmontée d’une salle de guet à feu et flanquée d’une tourelle circulaire donnant accès à une terrasse crénelée ménagée sous l’enrayure du comble. Une cave voûtée, desservie par un escalier à rampe droite, qui jouxte une source naturelle, règne sous la totalité du corps de logis. L’escalier a été couvert ultérieurement d’une pièce oblongue au couvrement briqueté, dite chapelle, qui flanque le petit côté du corps de logis au nord. Deux corps de bâtiments, formant dépendances, qui régnaient au droit du corps de logis, au nord-est et au sud-est, de même que la bergerie et le colombier en tour ronde, situés à quelques dizaines de mètres à l’ouest du logis, ont été détruits en 1969. Les murs de la salle de compagnie du manoir, située au rez-de-chaussée, du côté sud, sont recouverts de peintures murales en grisaille, exécutées à la détrempe, datant de la période des guerres de Religion (entre 1575 et 1594) et figurant le cycle de Judith et Holopherne, d’après la suite gravée par Denis de Mathonière, tandis que le manteau de la cheminée représente Suzanne et les vieillards, d’après la planche gravée par Étienne Delaulne [S. Gibiat, « Les peintures murales du manoir de Bien-Assis à Montluçon », Bulletin monumental, t. 177-3, 2019, p. 251-265]. Au 1er étage, les solives apparentes du plafond d’une petite pièce cloisonnée présentent des décors de rinceaux peints au pochoir, tandis que des fragments de graffitis (maximes ?) sont présents sur une fraction des murs de la salle septentrionale voisine.

Protégé le 2016/03/18:inscrit MH · Esplanade André-Guy

Château des ducs de Bourbon, Montluçon

Château des ducs de Bourbon

inscrit MH
Résidence des ducs de Bourbon à Montluçon et siège politique, administratif et judiciaire d’une des dix-sept châtellenies du Bourbonnais, établie sur un promontoire rocheux de surveillance, occupé militairement dès l’époque carolingienne. Reconstruit à l’instigation du duc Louis II de Bourbon (1356-1410) à partir de la fin du 14e siècle, puis de ses successeurs. Vraisemblablement interrompue ou du moins ralentie pendant la captivité du duc Jean Ier de Bourbon en Angleterre (1415-1433) et par les derniers épisodes de la guerre de Cent Ans (1434-1448), la construction reprit activement autour de 1450-1456 à l’initiative du duc Charles Ier de Bourbon (1434-1456), se poursuivit sous Jean II (1456-1488) et Pierre II (1488-1503) et fut parachevée dans la première décennie du 16e siècle. Par permission du duc, la tour de l’horloge, beffroi de la ville, fut érigée au milieu du 15e siècle au droit du corps de logis du château et de la maison du concierge ducal. Laissé à l’abandon après la défection du connétable de Bourbon (1523), le château était en mauvais état dès 1566. À partir de 1661, le prince de Bourbon-Condé devient seigneur apanagiste du Bourbonnais. Son conseil prend la décision de céder gracieusement le château à la ville de Montluçon en 1749, pour y aménager une promenade publique sur l’esplanade. La salle Bernard au nord, la galerie basse des lices et les celliers et greniers, qui tombaient en ruines à l’est de l’esplanade, ont été détruits peu après. L’hôtel de ville, le tribunal et la justice de paix furent établis dans le corps de logis du château dans la première moitié du 19e siècle, avant sa transformation en caserne d’infanterie de 1858 à 1913. La maison du concierge, en retour au nord du corps de logis, a été abattue lors d’un agrandissement des casernes autour de 1880. La restauration du château a été menée à bien de 1930 à 1933, avec la restitution de la charpente et de la couverture du grand logis concomitante à celle de la galerie extérieure donnant sur l’esplanade à l’est. La chapelle Saint-Bonnet, attestée dès le 13e siècle, et la chapelle ducale du 15e siècle, qui s’élevait sur deux niveaux dans l’angle sud-est de la galerie, n’ont en revanche pas été restituées. Érigé à l’extrémité ouest d’un vaste plateau de monzogranite, et protégé par une courtine à créneaux factices, jalonnée de neuf tours cylindriques très saillantes, le château se compose d’un corps de logis à trois niveaux, de 48 mètres de longueur sur 10 de large. Il est cantonné à son extrémité sud par une tour maîtresse de plan carré, de 8 mètres de large, formant une forte saillie de 4 mètres à l’ouest, sur une base en glacis taluté. Sa plateforme est couronnée d’un crénelage ornemental, dépourvu de mâchicoulis. Ce donjon, desservi par un escalier en vis jusqu’à la plateforme, est composé de six salles, deux par niveau, dont les principales sont dotées de cheminées monumentales. Vers le milieu de la façade ouest est ménagée une tourelle de plan irrégulier, hébergeant une petite pièce aux niveaux supérieurs (dont une salle de guet), et à l’extrémité nord le corps rectangulaire des latrines, bâti en briques appareillées, qui desservait à la fois le grand logis et la maison du concierge. La grande salle du second étage est voûtée et décorée de clefs de voûte et d’ogives retombant sur des culs de lampe ornés de feuilles de choux frisées. La grande salle du second étage du logis, dotée d’une cheminée monumentale dans sa partie sud, est surmontée d’une charpente apparente en forme de carène de navire renversée. Une lucarne de pierre restituée, de style gothique flamboyant, éclaire les salles ménagées au second étage, à l’ouest. Au droit de la salle nord du logis s’élève à l’orient une tour carrée, de 4 mètres de côté, et de 25 mètres de hauteur, à la corniche sculptée de branches et feuillages, hébergeant un escalier en vis et une horloge sous une toiture en pavillon. Sur la face orientale de cette tour, au niveau du comble du logis, sont sculptés deux piédroits moulurés de cavets, supportés par des culs de lampe décorés de feuillages, terminés par des pinacles fleuronnés, entre lesquels un arc en tiers-point décoré de crochets encadrait jadis le cadran de l’horloge. Au 1er étage, la galerie de bois extérieure à garde-corps en croix de Saint-André et hourdis de tuileau, qui court à l’est depuis l’angle sud de la tour de l’horloge jusqu’à la façade orientale de la tour maîtresse, a été restituée à l’identique en 1931, sur les bases octogonales d’origine de ses colonnes, d’après un dessin très figuratif réalisé en 1749. [P. Pradel, Le château de Montluçon, Moulins, 1926]

Protégé le 1926/05/15 : inscrit MH · Esplanade Louis II de Bourbon

Château des Etourneaux, Montluçon

Château des Etourneaux

inscrit MH partiellement 15e siècle
Maison fossoyée construite au 15e siècle. De plan rectangulaire, la maison forte comprend, à chacun de ses deux niveaux, deux grandes salles ayant conservé leur cheminée à hotte. Flanquant la façade ouest, une tour carrée, cantonnée d'une tourelle, sert de cage à l'escalier en colimaçon. Au sud, un appentis voûté à rez-de-chaussée servait autrefois de chapelle. La façade sur rue, à l'est, est percée de fenêtres moulurées et repose sur un soubassement taluté percé d'une bouche à feu et de deux archères. L'intérieur présente un fragment de peinture murale dans la pièce nord du rez-de-chaussée. Possédé autour de 1490 par Hugues Pinelle, maître des comptes à la chambre des comptes des ducs de Bourbon à Moulins, la maison forte des Étourneaux est un exemple caractéristique de maison fossoyée, construite dans la seconde moitié du 15e siècle. Elle se compose alors de « maisons, foussés, court, grange, columbier, jardins, garenne, estangs, pescheries, prez, pasturaulx, terres labourables et non labourables, aulberies, bois, buissons et autres heritaiges quelconques. » (1497) [AD Allier, A 107, fol. 641]. En 1647, la maison forte échoit à Marguerite Pinelle qui épouse l’année suivante Gilbert Alamargot, sieur d’Argentière. Antoine Urban, avocat, s’en porte acquéreur en 1679. En 1708, Étienne Soullaud s’en sépare en faveur de Gilbert Tardé de Lavaux, greffier en la chancellerie présidiale de Moulins. Marié en 1723 avec Anne Deschamps de Saint-Georges, donataire de la maison et du domaine, Pierre Aujay de Grosbost, président du grenier à sel de Montluçon, en assure la propriété durable à sa descendance [Y. Galet, « Du côté des Étourneaux », Bull. des Amis de Montluçon, 3e s., n° 49, 1998, p. 77-80].

Protégé le 1974/01/15 : inscrit MH · 65 avenue des Etourneaux

Eglise Saint-Paul, Montluçon

Eglise Saint-Paul

classé MH 3e quart 19e siècle Architecte : Boileau Louis Auguste (architecte)
L'église a été construite de 1863 à 1869 par l'architecte Louis Auguste Boileau, dans un quartier neuf où venaient de s'installer les hauts-fourneaux de l'usine Saint-Jacques. L'édifice va bénéficier, dans sa construction, des nouvelles techniques offertes par le métal (piliers en fonte). Edifice de plan basilical avec un clocher porche, quatre travées, une nef principale flanquée de bas-côtés, une travée de choeur et une abside à pan coupé entourée d'un faux déambulatoire également à pans coupés, constituant la sacristie. Le système de voûtement de nervures d'ogives comporte, au lieu des clés habituelles, un puits de lumière carré vitré percé dans la toiture. La façade occidentale est dominée par le clocher, édifié sur un massif rectangulaire avec un porche central flanqué de deux chapelles latérales, éclairées chacune par une baie en arc brisé. Le portail néo-gothique s'ouvre sous un arc brisé appareillé avec des pierres de deux couleurs alternées (volvic gris et calcaire blanc). Les vitraux historiés du choeur et de l'abside semblent appartenir aux années 1870-1880.

Protégé le 1987/09/15 : classé MH

Gare de Montluçon, Montluçon

Gare de Montluçon

inscrit MH 4e quart 19e siècle;3e quart 20e siècle
Inaugurée en 1859, la gare permettait à la Compagnie Paris-Orléans d'entrer en concurrence avec le canal de Berry pour le transport de la houille des bassins de Commentry et de Saint-Eloy. Elle fut dotée d'un nouveau dépôt en 1880 avec la construction de deux demi rotondes permettant d'abriter 38 machines qui manoeuvraient grâce à deux ponts tournants de 12 et 20 mètres. Le dépôt comportait estacade à charbon, ateliers et portiques pour vider les wagons. En 1951 fut créé un centre pour autorail. Les anciens ponts tournants furent agrandis et un troisième installé. La création d'un pont secteur, qui s'articule sur le pont tournant, constitua une innovation unique en France. Alors que la rotonde classique circulaire pivote sur un axe central, le pont secteur fonctionne comme un éventail et son axe se trouve à une extrémité des rayons. Cet agrandissement était motivé par l'accroissement de la taille des machines et du nombre de locomotives. En 1975, la demi-rotonde sud fut démolie et celle du nord amputée de sept travées. Deux des trois ponts tournants, dont le pont secteur, furent également supprimés. La rotonde subsistante se présente comme un bâtiment annulaire constitué de douze travées concentriques abritant chacune le garage d'une machine. Les entrées forment un alignement d'arcades. Chaque emplacement couvert donne accès à une voie ferrée et comporte une fosse permettant l'entretien des machines. Une charpente ouverte, supportée aux extrémités par des murs pignons maçonnés, est articulée en fermes successives dont la cohésion est renforcée par une armature de tirants métalliques. L'ensemble est couvert d'un lanterneau continu, procurant un éclairage naturel. L'emprise du dépôt est desservie par une voie ferrée qui aboutit à un pont tournant circulaire de 24 mètres à moteur électrique. Il permet le retournement des machines et aussi leur remisage grâce aux voies ferrées disposées en étoile, en direction de chaque travée encore en activité de la rotonde nord.

Protégé le 2011/02/03 : inscrit MH

Maison Alexandre, Montluçon

Maison Alexandre

classé MH partiellement 1er quart 16e siècle
Exemple unique localement de l’architecture civile d’esprit « transition » entre art gothique flamboyant et style Renaissance. Demeure reconstruite sans encorbellement, en 1513, en blocage de galets de rivière du Cher, de pierres et de tuileau, par le maître maçon Colin Magniet, à l’initiative du maître ès arts Pierre Alexandre, son nouveau propriétaire [AM Montluçon, DD 81, 10 mai 1513, accord transactionnel]. À la suite de cet accord passé avec les consuls de Montluçon, la maison antérieure en pans de bois reposant sur trois piliers, en fort encorbellement sur la rue, qui encombrait gravement la manœuvre tournante des charrois sur la voie publique, avait été vouée à la démolition et à l’alignement, moyennant une forte indemnité. Située à l’intersection de deux artères très fréquentées, en vis-à-vis de la halle de la boucherie, la maison Alexandre voisinait au début du 17e siècle avec la demeure de Bérard Bridier, membre d’une des principales familles de marchands bouchers de la ville, à laquelle elle est aujourd’hui réunie. [S. Gibiat, « Aux origines de la réglementation urbanistique : un accord passé entre les consuls de Montluçon et Pierre Alexandre […] », Bull. des Amis de Montluçon, 3e s., n° 59, 2008, p. 177-182]. Cette demeure à usage mixte, bourgeois à l’étage et marchand au rez-de-chaussée, se trouvait adossée à l’orient à la maison des petites écoles de la ville (au niveau du n° 53 Grand’rue), construite à l’initiative des consuls en 1512-1513 [AM Montluçon, GG 35, 11 mars 1512]. Sur chaque façade s’ouvre une large baie au cintre surbaissé, encadrée de moulures prismatiques et surmontée de cordelières enroulées. Celles-ci dessinent des médaillons, à l’intérieur desquels sont des têtes de profil, et se rejoignent pour former un pinacle central amorti par un fruit côtelé. La façade sur la rue Porte-Bretonnie est percée d’une porte à moulure en anse de panier, timbrée d’une accolade à crochets et à fleuron central, encadrant un visage de face, inscrit dans un triangle. L’étage est percé d’une grande fenêtre moulurée décentrée donnant à l’ouest, à meneau et croisillon à l’origine. L’angle de la maison est adouci par une colonne torse qui supporte une niche à statue au socle et au dais à entrelacs fleuris. [P. Pradel, dans J.-H.-M. Clément, Montluçon et ses richesses d’art, 1932, p. 413-414]. Naguère enduites à la chaux, les façades aux pierres apparentes, actuellement jointoyées au ciment, ne se présentent plus sous leur aspect d’origine.

Protégé le 1928/12/05 : classé MH · 1 rue Porte-Bretonnie

Maison Bridier, Montluçon

Maison Bridier

inscrit MH partiellement 15e siècle
Maison à vocation bourgeoise et marchande, construite au nord de la place (halle) de la grande boucherie, propriété dès le 15e siècle de la famille Bridier, marchands bouchers très influents à Montluçon [O. Mattéoni, « Les bouchers de Montluçon [...] », Bull. des Amis de Montluçon, 3e s., n° 40, 1989, p. 55]. Sa cour ceinte de murs, située à l’arrière, donne sur l’actuelle place François-Maugenest, où se tenaient jadis les principaux marchés. Le boucher Pierre Bridier y possédait une deuxième maison, dotée de deux bans « à vendre souliers », à la fin du 15e siècle. Au 18e siècle, la demeure appartient durablement à des familles de notables, vivant noblement, les Urban des Testards, Garreau de Faye, Deschamps de Verneix puis Guérin de la Genebrière. [J.-P. Phelouzat, « Physionomie de Montluçon au XVe siècle », Bull. des Amis de Montluçon, 3e s., n° 30, 1979, p. 80-81. − S. Gibiat et I. Michard, Montluçon, les hôtels nobles, XVe-XVIIIe siècle, 2006, p. 148-149]. Maison à pans de bois de la fin du 15e siècle. Traces de boutique ancienne au rez-de-chaussée. Premier étage en encorbellement, soutenu par des poteaux corniers.

Protégé le 1929/12/09 : inscrit MH · 2 rue des Serruriers

Maison communale, Montluçon

Maison communale

inscrit MH 4e quart 19e siècle Architecte : Talbourdeau Gilbert (architecte)
Projet conçu par l'architecte municipal Gilbert Talbourdeau en 1897. Edifice inauguré le 24 septembre 1899. Il associe une structure métallique et des façades traditionnelles en maçonnerie.

Protégé le 1997/11/10 : inscrit MH

Maison d'Emile Zèle, Montluçon

Maison d'Emile Zèle

inscrit MH partiellement 15e siècle
Cette élégante maison bourgeoise a été restaurée autour de 1910 par Léonie Duchet (1849-1931), garde des collections puis vice-présidente des Amis de Montluçon et grande bienfaitrice du patrimoine bourbonnais, avec l’actif concours de son propriétaire Émile Zèle (1862-1934), dessinateur à la Compagnie du chemin de fer d’Orléans, professeur de dessin, collectionneur et archéologue amateur, garde des collections des Amis de Montluçon [Bull. des Amis de Montluçon, 2e s., n° 20, 1934, p. 31]. Elle a appartenu dans la seconde moitié du 20e siècle à André Guy (1913-2008), historien, érudit et collectionneur reconnu, président des Amis de Montluçon de 1950 à 1993. Maison à façade en pans de bois à croix de Saint-André de la fin du 15e ou du début du 16e siècle. Poteaux et consoles moulurés ; petite porte de bois reconstituée à l’aide de fragments anciens appartenant à la maison, et surmontée d’une accolade fleuronnée. [P. Pradel, « Inventaire archéologique de Montluçon », Bull. des Amis de Montluçon, 2e s., n° 3, 1926, p. 17 ; P. Pradel, dans J.-H.-M. Clément, Montluçon et ses richesses d’art, 1932, p. 414].

Protégé le 1935/03/11 : inscrit MH · Grand'Rue 56

Maison des Douze Apôtres, Montluçon

Maison des Douze Apôtres

inscrit MH partiellement 15e siècle;16e siècle
Maison d’artisans et de marchands construite le long de la façade méridionale et au droit du croisillon sud de l’église Saint-Pierre. Longtemps propriété de la famille Menot, pintiers (fabricants de récipients en étain) de profession, elle fait l’objet d’un partage, en 1719 et 1725, entre Nicolas Menot, notaire royal, et Gilbert, son frère, marchand regratier puis praticien en droit [AD Allier, 3 E 14431 (147), 30 juillet 1725, vente et acte de dépôt Menot]. Maison constituée d'un rez-de-chaussée de pierre avec une colonnette engagée à l'angle. En façade sur la rue des Cinq Piliers, porte en tiers point encadrée de moulures. Premier étage en bois, à encorbellement, avec poteaux moulurés et décorés de gâbles fleuronnés rejoignant les bases de statuettes représentant les douze apôtres, détériorées à la Révolution. Trois grandes fenêtres, dont une percée dans le pignon, sont surmontées d'accolades supportées par des statuettes d'anges et d'animaux. Sur le pignon, la première ferme de la charpente est supportée par un arc brisé avec faux entrait et poinçon. La niche d'angle est surmontée d'un dais fleuronné et supportée par un ange aux ailes éployées [P. Pradel, « Inventaire du vieux Montluçon », Bull. des Amis de Montluçon, 2e s., n° 2, 1925, p. 49-50].

Protégé le 1930/04/14 : inscrit MH · 1 rue des Cinq-Piliers ; 2 place Saint-Pierre

Maison dit Ostel Millet, Montluçon

Maison dit Ostel Millet

inscrit MH 15e siècle;18e siècle;19e siècle
Demeure construite puis embellie au cours du 15e siècle par Guillaume (décédé vers 1436) puis Olivier Millet (décédé en 1474), officiers de finance et de justice des ducs de Bourbon à Montluçon puis à Moulins, dont les descendants devinrent lieutenants généraux du bailliage royal de Saint-Pierre-le-Moûtier (Nièvre) au 16e siècle. Vendue en 1573 par Anthoine Millet, seigneur de la Chastelette, elle a appartenu tout au long du 17e siècle à des membres de la famille Charreton (sieurs de Fujasse, de Rincey). Devenu propriétaire en 1712, Jean-Baptiste Verrouquier de Saint-Argier fait construire une nouvelle aile au sud dans le 1er quart du 18e siècle. De nouvelles baies sont percées aux étages vers 1765-1773, à la demande d’Étienne de La Roche de Galmaud, lieutenant-colonel de cavalerie, ou de sa veuve Marie d’Assy de Viersat. Une extension est également réalisée à l’est, à une date indéterminée. Frappée d’alignement, la façade donnant sur la rue Notre-Dame est reconstruite dans le style néogothique, au milieu du 19e siècle, à l’initiative du notaire François Augustin Grozieux de Laplaine qui fait placer à l’étage noble, en position centrale, une statue de saint François de Sales en terre cuite, dans une niche surmontée d’un dais de réemploi de style gothique flamboyant. La dénomination de « maison des Condé », retenue en 1928, est dénuée de fondement. [Montluçon, les hôtels nobles, XVe-XVIIIe siècles, 2006, p. 102-105]. Les percements néogothiques au rez-de-chaussée de la façade sur la rue Notre-Dame ont été réalisés en 1998, à l’exception de la porte d’entrée, surmontée d’un cuir à écusson sculpté du 17e siècle. La façade sur cour, rue de la Charité, conserve une tourelle d’escalier ornée d’un décor gothique (encadrement de porte avec accolade, pinacles, écu et écusson surmonté d’une baie à garde-corps sculpté en croix de Saint-André). À l’intérieur, un escalier à vis en pierre au couronnement voûté distribue des appartements décorés aux 18e et 19e siècles.

Protégé le 2003/05/19 : inscrit MH · 12 rue Notre-Dame ; 1 rue de la Charité

Maison dite de Sainte-Anne, Montluçon

Maison dite de Sainte-Anne

inscrit MH partiellement 15e siècle
Demeure de marchands aisés, déclarée au terrier des ducs de Bourbon sous le nom de Pinon Perron, femme d’Olivier de Beaumanoir, bourgeois et marchand (fin du 15e siècle). Décrite au terrier de 1681 comme formée de « trois maisons jointes ensembles sous un mesme frais », consistant en trois chambres hautes, greniers, deux boutiques et leurs arrière-boutiques, trois celliers et une cave, elle appartient alors en copropriété à Nicolas Berthet, marchand apothicaire, aux trois fils d’Antoine Preschonnet et de Marie Pelletier et à Guillaume Buglet, praticien en droit [AM Montluçon, terrier des ducs de Bourbon (1492-1497), fol. 401 et AD Allier, A 108*, fol. 311, 6 janvier 1681, déclarations à terrier]. À l’angle de la Grand’rue et de l’actuelle rue Sainte-Anne est érigée de longue date une niche à statue qui a par la suite donné son nom à cette artère et à la maison elle-même. Edifice du 15e siècle, dont les deuxième et troisième niveaux sont en encorbellement. La façade présente deux angles en pierre de taille interrompus par de gros corbeaux, une porte et une devanture. Au premier niveau, ces deux percements sont surmontés d'une grosse poutre en bois, portant les colombages en X, placée en tables sous les trois fenêtres du premier étage. Au troisième niveau, le colombage est rectangulaire. Un arc ogival couronne ce pignon, reposant à ses extrémités sur des doubles corbeaux et s'inscrivant dans le triangle constitué par le toit à deux pans et le mur. La façade longitudinale présente une lucarne avec accolade du 15e siècle, une porte avec pilastre et imposte sur le linteau (16e siècle ?) et une fenêtre au chambranle chamffreiné.

Protégé le 1935/03/11 : inscrit MH · Grand'Rue 25 ; Sainte ; à l'angle de la rue Anne

Maison Fallut, Montluçon

Maison Fallut

inscrit MH partiellement 15e siècle
Maison des héritiers de François Biraud (ou Béraud), maître tailleur d’habits, en 1655 [AD Allier, 3 E 14777 (328), 19 avril 1655, vente de la maison sise au 29 rue de la Fontaine, confront ouest]. Au début du 20e siècle, cette maison abritait la boucherie Fallut. Maison du 15e siècle avec façade à pans de bois, avec fermes apparents et saillants au devant du pignon.

Protégé le 1935/03/25 : inscrit MH · 14 rue des Cinq-Piliers

Maison Guy et Sablier, Montluçon

Maison Guy et Sablier

inscrit MH 4e quart 15e siècle;1er quart 16e siècle
Maison bourgeoise, située en vis-à-vis du portail principal de l’église Saint-Pierre et de la maison des Douze Apôtres. En 1649, elle appartenait à Nicolas Guy et à Olivier Sablier, membres d’anciennes familles locales de médecins et d’apothicaires [AD Allier, 3 E 14772 (58), 27 juin 1649, fondation d’obit et vente, confront ouest]. Maison de la fin du 15e siècle, avec un rez-de-chaussée en pierre et un premier étage en bois. Poteaux et sablières moulurés. Pignon agrémenté de deux aisseliers courbes, d'un faux entait et d'un poinçon. Les espaces triangulaires compris entre ces différentes pièces et la première ferme de la charpente sont trilobés. De petits motifs de bois polylobés décorent les aisseliers. Le poteau cornier porte une niche ornée d'accolades et de fleurons.

Protégé le 2006/09/27 : inscrit MH · 3 place Saint-Pierre

Maison Leboix, Montluçon

Maison Leboix

inscrit MH partiellement 2e moitié 15e siècle
Maison de marchands et d’artisans « près de l’église de Saint-Pierre […], tenant la place et fontaine dudict Saint-Pierre devers midy », appartenant à Perrinet Leboix, cordonnier, à la fin du 15e siècle. Ce dernier possédait encore un ban pour la vente à la place du marché au blé (place François-Maugenest), qui avoisinait le marché des cuirs et des souliers [J.-P. Phelouzat, « Physionomie de Montluçon au XVe siècle », Bull. des Amis de Montluçon, 3e s., n° 30, 1979, p. 84. − M. des Gozis, « Les Montluçonnais de 1490-1497 », Annales bourbonnaises, 5e année, 1891, p. 343]. Maison de la fin du 15e - début 16e siècle avec ossature en pans de bois et façade sculptée. Au-dessus du rez-de-chaussée, deux étages sont posés en léger encorbellement. Au-dessus d'une sablière moulurée d'un cordon saillant, le premier étage est divisé en six panneaux, dont les trois supérieurs ont une hauteur double de ceux du bas, dont ils sont séparés par une entretoise horizontale formant l'appui de la fenêtre ouverte dans la partie centrale. Chacun des trois panneaux du bas a une ossature de bois en croix de saint-André. Deux croix de saint-André superposées forment l'ossature des deux panneaux supérieurs de chaque côté de la fenêtre. Les deux poteaux corniers sont décorés de petits pilastres cubiques terminés dans le haut et dans le bas par des moulures prismatiques, et chargés en leur milieu de pinacles aigus à crochets. Ils sont surmontés de dés cubiques où font saillie des moulures prismatiques formant culots qui reçoivent les moulures de la sablière de l'étage supérieur en encorbellement. Ces moulures, formées de deux listels séparés par une gorge, décrivent, au-dessus de la fenêtre et des panneaux, des linteaux arrondis à leurs extrémités. Le second étage présente le même décor et la même disposition que le premier.

Protégé le 1930/04/14 : inscrit MH · 2 rue Porte-Saint-Pierre

Maison Perrot de Saint-Angel, Montluçon

Maison Perrot de Saint-Angel

inscrit MH partiellement 15e siècle
Maison construite au droit de la tour ouest de l’ancienne porte des Forges et communicante avec elle. Elle appartenait aux 16e et 17e siècles à la famille Verrouquier qui a compté parmi ses membres plusieurs procureurs ès juridictions et un notaire royal. Elle est surtout connue pour avoir été la demeure de Gilbert-Bon Perrot de Saint-Angel (1756-1847), commis du subdélégué de l’intendance à Montluçon, officier municipal puis adjoint au maire, et érudit montluçonnais surtout, auteur de Montluçon. Ses établissements civils et religieux du Moyen Âge au XIXe siècle, publié par Léonie Duchet en 1913 [G.-B. Perrot de Saint-Angel, Montluçon […], 1913, p. 5, 7, 8, 38 (ill.), 63, 110, 205 et 264]. Maison bourgeoise du 15e siècle, au rez-de-chaussée construit en grès arkosique blond, percé au 18e siècle de quatre baies cintrées, élevée en pans de bois à croix de Saint-André sur encorbellement au 1er étage. La toiture, modifiée par l’adjonction d’une fenêtre passante, a été couverte d’ardoises au 19e siècle. La demi-tour jointive à la demeure est le dernier vestige, couvert d’une toiture d’ardoises au 19e siècle, de la porte des Forges qui était une des quatre portes fortifiées percées dans l’enceinte de la ville de Montluçon, au bas Moyen Âge.

Protégé le 1935/10/07 : inscrit MH · 1 rue Porte-des-Forges

Ostel de Fourest, Montluçon

Ostel de Fourest

inscrit MH partiellement 15e siècle
Hôtel noble construit par Philippe de Fourest, receveur du châtelain de Montluçon de 1460 à 1498 environ, puis transmis à son fils Robert de Fourest, receveur de Montluçon au début du 16e siècle [O. Mattéoni, Servir le prince. Les officiers des ducs de Bourbon […], Paris, 1998, p. 344-345]. Comme plusieurs autres officiers des ducs de Bourbon, il s’adonnait au commerce et possédait plusieurs ouvroirs (étaux de vente) du côté de la place du marché au blé (rue du Petit-Château), à l’arrière de son hôtel. Dès avant 1580, la demeure appartenait aux Barthonnat, famille de médecins, de notaires et d’avocats, et agents d’affaire des Mercier, sieurs de Bien-Assis. [AM Montluçon, terrier des ducs de Bourbon (1492-1497) [copie, vers 1580], fol. 686v, 28 sept. 1497. − O. Mattéoni, « Une famille de receveurs montluçonnais, la famille de Fourest […] », Bull. des Amis de Montluçon, 3e s., n° 43, 1992, p. 58-59]. Maison du 15e siècle présentant une façade à pans de bois, ornée d'une fenêtre à accolade, timbrée d'un écusson. Sur la façade postérieure, échoppe du 15e siècle en bois. A côté, tourelle de pierre, fenêtres à moulures prismatiques, escalier à vis en pierre.

Protégé le 1935/03/11 : inscrit MH · Grand'Rue 40

Passage du Doyenné, Montluçon

Passage du Doyenné

inscrit MH partiellement 13e siècle
Voûte en croisée d'ogives surplombant l'entrée de la rue du Doyenné, du côté de la place Notre-Dame. Bâtie sur plan carré, légèrement trapézoïdal, mesurant environ quatre mètres de côté. Les nervures sont formées d'un tore se dégageant dans une gorge ; les doubleaux, d'un large filet et de boudins d'angle se dégageant dans des gorges. Les retombées se font sur des corbeaux sculptés, deux d'entre eux présentant des têtes encadrées de bras aux mains levées, supportant la tablette sur laquelle repose le sommier des arcs. Cette voûte réunissait les bâtiments du chapitre de Saint-Nicolas, bâtis de part et d'autre de la rue du Doyenné, entre 1250 et 1300.

Protégé le 1926/02/13 : inscrit MH

Restes de l'ancienne chapelle Saint-Louis, Montluçon

Restes de l'ancienne chapelle Saint-Louis

inscrit MH 13e siècle
Eglise primitive des chanoines du chapitre de Saint-Nicolas. Edifice de plan rectangulaire avec deux travées couverte d'une voûte sur croisée d'ogives pour l'une, d'une voûte d'ogives à six compartiments pour l'autre. Les nervures sont formées d'un tore central en amande et de deux boudins d'angle se détachant dans des gorges. Les clés de voûte sont ornées de feuillages et encadrées de deux petites têtes accolées à deux des angles formés par les nervures. La chapelle a été partagée en hauteur et en largeur pour l'aménagement d'appartements. Le percement de larges ouvertures a fait disparaître les portes anciennes.

Protégé le 1926/05/15 : inscrit MH · rue du Doyenné ; rue de la Comédie

Villa de la Louvière, Montluçon

Villa de la Louvière

inscrit MH 2e quart 20e siècle Architecte : Sappin des Reynaud (architecte);Bougerolle P. (architecte);Rozet Fanny (sculpteur);Caparello (sculpteur);Schnedd (sculpteur)
Villa construite à partir de 1927 par l'architecte Sappin des Reynaud pour un industriel fortuné, François-Joseph Troubat (1874-1968) , servant à abriter ses collections de mobilier et d'oeuvres d'art. Pastiche d'une folie du 18e siècle, les façades de l'édifice sont inspirées par le Petit-Trianon. La salle de bains de Madame est ornée d'un décor en mosaïque de style Art Déco. La villa est agrandie en 1953 par l'architecte P. Bougerolle, les deux nouvelles ailes en rotonde servant de salles d'exposition. Un nouveau bâtiment d'exposition, par le même architecte, est rajouté en 1960. L'ensemble est légué à la ville pour devenir un musée en 1976. Le parc contient des hauts-reliefs par les sculpteurs Fanny Rozet, Caparello et Schnedd, récupérés lors de la démolition d'un hôtel parisien donnant sur l'avenue des Champs-Elysées.

Protégé le 1994/02/07 : inscrit MH

Église Notre-Dame, Montluçon

Église Notre-Dame

classé MH 12e siècle;2e moitié 15e siècle;1ère moitié 17e siècle
Edifice présentant un plan à deux nefs, reconstruite par le duc Louis II de Bourbon à l'emplacement d'une église romane vers 1400. Les travaux se poursuivirent au 15e siècle pour en faire une église gothique. L'absidiole nord, quelques parties du croisillon nord, deux murs du choeur et les piles nord de la nef datent du 12e siècle. Le chevet, la croisée du transept, la majeure partie du bas-côté sud remontent au 16e siècle. Les chapelles latérales nord sont du 15e siècle. La porte de la façade occidentale est du 17e siècle, avec pilastres et fronton à niche. Le clocher carré est percé sur chaque face d'une baie trilobée encadrée de moulures. Prieuré-cure dépendant de l’abbaye bénédictine de Menat (Puy-de-Dôme) et de l’archiprêtré de Narzenne, l’église Notre-Dame de Montluçon était le siège de la paroisse de la ville haute de Montluçon, créée au 12e siècle, qui s’étendait sur les campagnes environnantes. Elle aurait pris la suite d’une église dédiée à saint Ménélée, fondateur de l’abbaye auvergnate au 8e siècle. Édifice d’origine romane (fin 11e-12e siècle), dont la reconstruction a été engagée autour de 1400 à l’initiative du duc Louis II de Bourbon et s’est achevée autour de 1510 (une cloche a été fondue en 1511). L’absidiole nord (chapelle Saint-Éloi) et le croisillon nord du transept, deux murs du chœur et les piles nord de la nef datent du 12e siècle. L’édifice gothique, au plan irrégulier et contrarié, se compose de deux vaisseaux, le bas-côté nord n’ayant pas été reconstruit, mais percé de quatre étroites chapelles à baies gothiques moulurées à la fin du 15e siècle. Trois campagnes de travaux peuvent être distinguées. Les bases des piles de la croisée du transept et l’abside de la chapelle de la Vierge furent élevées à la fin du 14e et au début du 15e siècle. Les travaux se poursuivirent lentement vers l’ouest. Une deuxième campagne de travaux fut conduite à partir de 1450 environ : les armoiries des ducs de Bourbon et du prieur Gilles Duboix, à l’extrados des arcs de la croisée du transept, et aux clefs de voûte du chœur et de la sacristie, en témoignent. L’abside à chevet plat et son remplage flamboyant ont été élevés dans cette période. Le clocher, de plan carré, percé de chaque côté d’une baie trilobée encadrée de moulures toriques, fut élevé sur la croisée du chœur, moins haut que prévu initialement. Il était couvert d’ardoises, tandis que la couverture de la nef était en tuiles canal (prix-fait de 1647). Une troisième campagne, vers la fin du 15e siècle, a vu l’érection des travées centrales de la nef et des chapelles nord, mais ce n’est que dans la première décennie du 16e siècle que fut achevée la travée occidentale, avec un pan coupé au sud. Une balustrade animée de quadrilobes, jadis scandée de pinacles à crochets et jalonnée de gargouilles, courait au sommet des murs gouttereaux. Les portails des façades ouest et du pan coupé sud ont été reconstruits en 1622, avec pilastres et frontons à niche. La chapelle du Rosaire, sur le bas-côté nord, a été refondée et agrandie autour de 1611. La chapelle du Sacré-Cœur (ancienne salle capitulaire du prieuré Notre-Dame au Moyen Âge, devenue vicairie Sainte-Madeleine au 16e siècle), au nord du transept, a été réunie à l’église lors de sa reconstruction en 1660. [J.-H.-M. Clément, Montluçon et ses richesses d’art, Montluçon, 1932, p. 338-369. − P. Pradel, « Montluçon. Église Notre-Dame », dans Congrès archéologique de France, CIe session, Allier, 1938, Paris, 1939, p. 25-32 (chronologie de construction rectifiée). – A. Courtillé, Auvergne, Bourbonnais, Velay gothiques. Les édifices religieux, Paris, 2002, p. 307-311. – S. Liegard (dir.), Le prieuré Notre-Dame de Montluçon. Archéologie d’un site millénaire, Revue d’Auvergne, nos 622-623, 2018]

Protégé le 1987/01/27 : classé MH · place Notre-Dame

Église Saint-Pierre, Montluçon

Église Saint-Pierre

classé MH 12e siècle;13e siècle;15e siècle;1ère moitié 17e siècle
Prieuré-cure dépendant de l’église prieurale des Augustins d’Évaux (Creuse) et de l’archiprêtré d’Huriel, l’église Saint-Pierre de Montluçon était le siège de la paroisse de la ville basse de Montluçon, créée au 12e siècle, qui s’étendait également sur les campagnes environnantes. Façade occidentale reconstruite en 1638 (millésime) avec portail sculpté, formé de deux doubles pilastres surmontés d’un fronton triangulaire à niche à statue. Clocher de plan carré à la base romane, surélevé autour de 1640 d’un niveau à arcades (beffroi), couronné par un bulbe en charpente couvert d’ardoises. À l’intérieur, sanctuaire de plan bénédictin datant pour l’essentiel de l’époque romane (12e siècle) ; La nef est couverte d’une charpente apparente du 16e siècle. Les quatre piliers de la croisée du transept, qui soutiennent le clocher, ont été renforcés dès le 13e siècle, d’où leur forme cylindrique. L’un d’eux, dégagé lors de la restauration de 1960, montre un plan cruciforme. L’abside communique avec les absidioles par des chapelles de plan rectangulaire aménagées au 15e siècle. Les bras du transept et le chœur sont voûtés en berceau ; l’abside et les absidioles en cul-de-four ; la croisée du transept est coiffée d’une coupole sur trompes. La chapelle de la Vierge (Saint-Sébastien au 17e siècle), au nord de la nef, a été reconstruite en 1641. La chapelle de la Bonne-Mort, attenante au bras sud du transept, date du 15e siècle. [J.-H.-M. Clément, Montluçon et ses richesses d’art, Montluçon, 1932, p. 370-391. − P. Pradel et M. Génermont, Les églises de France. Allier, Paris, 1938, p. 161-162]

Protégé le 1978/05/30 : classé MH

Mis à jour le 23/02/2026 Source : https://www.pop.culture.gouv.fr/recherche/merimee — Ministère de la Culture - Base Mérimée / POP — Licence Ouverte v2.0

03 Sites patrimoniaux remarquables

Montluçon compte 1 site patrimonial remarquable. Au titre du code du patrimoine, un SPR protège un ensemble urbain ou paysager d'intérêt — le plus souvent le centre ancien — dont l'évolution est encadrée par un plan de gestion.

Site patrimonial remarquable de Montluçon ZPPAUP

Institué en 1990 sous le régime « Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager ». Document de gestion : Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP), approuvé en 1990.

Mis à jour le 23/02/2026 Source : https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/liste-des-sites-patrimoniaux-remarquables/ — Ministère de la Culture - Sites Patrimoniaux Remarquables — Licence Ouverte v2.0

04 Musées et Maisons des Illustres

1 musée labellisé Musée de France.

  • Musée des musiques populaires (vieux château)
    Sciences fondamentales, Technique et industrie
    Le concept inédit du MuPop repose sur l’expérience sensorielle. Le visiteur, dès son entrée, devient acteur. Il s’approprie les instruments, les univers et les sons. Il explore, découvre et vit la musique. Son système d’écoute devient la clé qui ouvre les portes du son. Seul maître à bord, il choisit ses plages musicales, parmi les huit heures de musique réparties en 150 points d’écoute autonomes. Le Système d’écoute mobile individuel (SEM) a été spécifiquement conçu pour le MuPop. Il se compose d’un casque ouvert et d’un boîtier pointeur permettant d’élaborer son propre programme musical. Cinq écrans tactiles au contenu ludique permettent de tester ses connaissances sur les instruments phares de la musique populaire.Le MuPop est l’œuvre de l’architecte Philippe Tixier (Atelier 4). Il prend place dans les anciens hôtels particuliers Méchain et Charnisay au cœur de la Cité médiévale. Le parti architectural consiste à affirmer l’identité de ces deux ensembles. L’hôtel Charnisay qui présente un intérêt patrimonial remarquable est restauré dans son esprit d’origine. L’hôtel Méchain par contre a été beaucoup détruit, modifié et transformé au cours des siècles et seule la façade sur la rue Notre-Dame offre un véritable intérêt patrimonial. Cette façade conservée vient s’insérer, comme un témoignage du passé, dans un nouveau bâtiment qui devient alors le nouvel hôtel Méchain. Les deux bâtiments, qui jouent de leur dualité et de leur complémentarité, établissent un dialogue entre architecture patrimoniale et contemporaine, tradition et modernité. A l’articulation de ces deux architectures se trouve l’entrée principale placée dans le hall atrium qui se prolonge par un patio. Cette extension contemporaine n’est pas un bâtiment mais, dans l’esprit des formes et des matières du lieu, un instrument sculptural qui joue dans la ville, sa « musique populaire ». Son enveloppe de métal bronze déstructure la forme, trouble les perspectives, amuse l’œil et trouve un accord avec les toitures de la Cité médiévale.

Mis à jour le 23/02/2026 Source : https://data.culture.gouv.fr/explore/dataset/musees-de-france-base-museofile/ — Ministère de la Culture - Muséofile — Licence Ouverte v2.0

05 Randonnées et promenades

4
Itinéraires balisés ?
15,1 km
Linéaire traversant ?
4
GR (grande randonnée) ?
ItinéraireRéseauDeÀkm traversants
Chemin de Szombathely, Montluçon - Tournon-Saint-Martin International Montluçon Tournon-Saint-Martin 4,41
Le Cher, de St-Amand-Montrond à Montluçon National 1,61
Le Cher, de Montluçon à La Celle National 6,78
Chemin de Szombathely, Charroux - Montluçon International 2,24

Mis à jour le 19/04/2026 Source : https://www.openstreetmap.org/ — OpenStreetMap (Overpass API) — ODbL

06 Vie culturelle de Montluçon

  • 🎬 1 cinéma — PALACE
  • 🎉 2 festivals — Festival Ciné en herbe, Dire, lire et conter
  • 📚 3 bibliothèques ou médiathèques

07 Autres sites à découvrir de Montluçon

Sites d'intérêt référencés par les offices de tourisme dans la base nationale DATAtourisme (CRT + OT régionaux). 12 lieux sélectionnés autour du patrimoine, de la nature, des musées et du terroir (46 sites déjà cités dans les blocs Patrimoine et Musées plus haut).

🏛 Patrimoine bâti (3)

  • Chapelle Du Sacré Cœur De Jésus

    Ne vous fiez pas à sa façade sobre : l'intérieur de la chapelle dite de la Croix Verte est un véritable joyaux aux riches peintures colorées...

    8 place Louise Thérèse de Montaignac

  • Église Notre-Dame

    Cette église en grande partie gothique s'appuie cependant sur une ancienne partie romane (environ an 1000). Sa construction s'étale du XIVe au début du XVIIe si…

    Place Notre-Dame

  • Église Saint-Paul

    L'église Saint-Paul est l'une des 2 églises de France avec celle du Vésinet construite par le grand architecte Louis. Auguste Boileau qui sut exploiter le 1er l…

    Place Jean Dormoy

🌳 Sites naturels (4)

  • Jardin Bréda

    Accès libre. Ce parc à l'anglaise est composé principalement de massifs d'arbustes variés, de rosiers grimpants, de vieux tilleuls.

    Rue de la Paix

  • Jardin Wilson

    Accès libre. Ce jardin est situé dans le centre historique de la ville de Montluçon et offre un cadre très structuré et agréable avec de belles essences d'arbr…

    Place Pierre Petit

  • Parc Des Ilets

    Accès libre. Les chênes, les acacias, les épicéas donnent un aspect boisé à cet espace de 25 000 m².

    100, Rue des Faucheroux

  • Parc Saint-Jean

    Accès libre. Le parc de plus de 3 hectares dont environ 19 000 m² de pelouse est un heureux compromis entre le jardin paysager et le jardin classique.

    Avenue Henri de la Tourfondue

🎨 Musées & culture (5)

  • Exposition Permanente : La Caverne Du Jouet

    Collectionneurs, amateurs, familles ou amis : venez découvrir, partager et échanger en toute convivialité autour de cette exposition de jouets de 1920 à nos jou…

    6 rue Saint-Roch

  • Micro Folie : Le Musée Numérique

    Micro-Folie rassemble les chefs-d’œuvre de 233 institutions et musées nationaux à découvrir sous forme numérique. Cette galerie d’art virtuelle mêlant arts plas…

    Espace Boris Vian 27 rue des Faucheroux

  • Mupop - Music Museum

    Collection exceptionnelle d'instruments de musiques considérée comme le fonds de référence en France, le MuPop de Montluçon est le premier musée en France consa…

    3 rue Notre-Dame

  • Musée De L'eau Et De La Pêche

    Collection de photographies et de matériel de pêche allant des années 1900 à nos jours. Visite libres ou guidées sur RDV.

    4 bis rue du Diénat

  • Parcours Mémoriel : Marx Dormoy

    Composé de 10 plaques explicatives avec QR code à scanner, le parcours mémoriel "Marx Dormoy" à Montluçon permet de découvrir les réalisations effectuées par l’…

    Place Pierre Petit

Source : DATAtourisme — données ouvertes des offices de tourisme français.

08 Villages et villes labellisés à proximité de Montluçon

Communes distinguées par les principaux labels touristiques nationaux, accessibles en moins d'une heure de route.

09 Que faire à proximité de Montluçon

5 lieux d'intérêt (parcs animaliers, grottes aménagées, sites antiques, trains touristiques) accessibles en moins d'1h30 de route. Source : Wikidata.

🏛️ Sites antiques et préhistoriques (5)

10 Spots de baignade à proximité de Montluçon

Sites de baignade surveillés par l'ARS (mer, lacs, rivières) accessibles en moins d'une heure de route. Classement de qualité de l'eau (A=excellente, B=bonne, C=suffisante, D=insuffisante).

Source : Hub Eau — Contrôle sanitaire des eaux de baignade (ARS).

11 Terroir — appellations AOP / IGP

22Appellations protégées
22IGP i

Indications Géographiques Protégées

Mis à jour le 09/10/2025 Source : https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/aires-geographiques-des-aoc-aop/ — INAO - CoMAGRI — Licence Ouverte v2.0

12 Hébergements touristiques

5 hébergements touristiques classés Atout France (hôtels, résidences, campings, auberges).

5
Hébergements classés ?
204
Chambres (hôtels)
455
Capacité d'accueil ?

Principaux établissements

ÉtablissementTypologieClassementCapacité
BOMOTEL Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 3 étoiles 65 pers.
COMFORT HOTEL MONTLUÇON Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 3 étoiles 131 pers.
HÔTEL B&B MONTLUÇON CENTRE Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 2 étoiles 120 pers.
HÔTEL CHÂTEAU SAINT JEAN Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 5 étoiles 38 pers.
HÔTEL DE L'UNIVERS Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 3 étoiles 101 pers.

Mis à jour le 21/06/2026 Source : Atout France - Hebergements touristiques classes — Licence Ouverte 2.0

Sources et méthodologie

Dernière mise à jour : 21/06/2026
Voir le détail des 6 sources utilisées