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Que voir et faire à Bourges ?

18000 Cher 64 186 hab.
Fiche complète

Que visiter à Bourges : 115 monuments historiques, 5 musées, label Village Fleuri. Patrimoine, musées, sites remarquables, randonnées, terroir et idées de sorties à proximité.

Monuments historiques 115
Points d'intérêt 266
Hôtels 15

01 Labels touristiques de Bourges

Bourges est distinguée par 2 labels touristiques de notoriété nationale.

  • Villes et Pays d'Art et d'Histoire

    Le label Ville ou Pays d'Art et d'Histoire est attribué par le ministère de la Culture aux communes ou groupements de communes qui s'engagent dans une politique de sensibilisation des habitants, des visiteurs et du jeune…

    Site officiel ↗
  • Villes et Villages Fleuris

    Le label Villes et Villages Fleuris récompense l'engagement des communes en faveur de l'amélioration du cadre de vie. Il prend en compte le patrimoine paysager et végétal, le fleurissement, le respect de l'environnement …

    Site officiel ↗

02 Patrimoine et architecture

92 monuments historiques, 1 jardin remarquable, 7 édifices d'architecture contemporaine remarquable.

+ 12 autres édifices protégés non affichés · 23 édifices sans dénomination spécifique (« Maison », « Habitat fortifié »…).

Ancien couvent des Augustins et vestiges de l'église conventuelle, Bourges

Ancien couvent des Augustins et vestiges de l'église conventuelle

classé MH partiellement;inscrit MH partiellement;protection totale 4e quart 15e siècle;1er quart 16e siècle;1ère moitié 18e siècle;1ère moitié 19e siècle Propriété multiple : de la commune, privée
La fondation à Bourges d'un couvent de l'ordre des Augustins est contemporain ou peu antérieur à 1299. Ces religieux succédèrent aux frères de la Pénitence dont l'ordre fut supprimé en 1274. Les Augustins occupaient l'îlot qui était compris entre les rues Mirebeau, Calvin et Saint-Bonnet. Leur établissement fut en partie détruit par l'incendie qui ravagea une partie de la ville en 1487. De la reconstruction de la fin du 15e et du début du 16e siècle datent le réfectoire, le dortoir, l'église et la chapelle Saint-Jacques. D'importants remaniements eurent lieu au début du 18e siècle (bâtiments conventuels, cloître). En 1825, deux maisons furent érigées en bordure de la rue, de part et d'autre d'un passage qui est l'entrée actuel du couvent. Calvin, venu étudier à Bourges en 1529, aurait prêché au couvent des Augustins.

Protégé le 1992/07/20 : classé MH ; 1992/07/20 : inscrit MH · 73, 75 rue Mirebeau ; rue Calvin

Ancien couvent des Ursulines, ou ancien Grand Séminaire, actuel Palais de Justice, Bourges

Ancien couvent des Ursulines, ou ancien Grand Séminaire, actuel Palais de Justice

inscrit MH partiellement;classé MH partiellement;protection partielle 4e quart 17e siècle Architecte : Lingré Joseph (maître de l'oeuvre) Propriété du département
En 1631, l'implantation de la congrégation des Ursulines entraîna, à partir de 1657, l'édification d'un ensemble architectural adapté aux exigences spirituelles et pastorales de l'ordre. Les bâtiments, disposés de manière régulière, étaient accompagnés de cours et d'un jardin. L'église a souvent été attribuée sans preuve à Jules Hardouin-Mansart. L'auteur est en fait Joseph Lingré, maître-architecte nivernais. La façade et le traitement de l'élévation intérieure sont classiques, avec l'emploi de pilastres ioniques et la présence, à la croisée du transept, d'une coupole hémisphérique. Les bâtiments conventuels souffrirent des dégradations causées par les réutilisations successives. Couvent d'Ursulines jusqu'en 1792, grand séminaire au 19e siècle, l'édifice est devenu palais de justice au début du 20e siècle. Les travaux réalisés entre 1821 et les années 1920 touchèrent les couvertures, les charpentes, les niveaux de planchers, les dispositions intérieures, croisées, portes et lucarnes. Ils supprimèrent également les galeries du cloître. Cet ensemble architectural témoigne de la floraison des fondations de la réforme catholique en France au 17e siècle et plus particulièrement du succès des nouveaux ordres féminins.

Protégé le 1992/07/06 : inscrit MH ; 1995/02/03 : classé MH · 8 rue des Arènes ; rue Paul-Duplan ; rue du Marché

Ancien Hôtel-Dieu, Bourges

Ancien Hôtel-Dieu

classé MH partiellement 16e siècle;18e siècle Architecte : Boulot Philippon (maçon);Scuthon Etienne (maçon);Brisset Pierre (charpentier);Jubereau (charpentier);Chapuzet (maître charpentier);Lejuge Jean (architecte);Pelvoysin Guillaume (maître de l'oeuvre) Propriété de la commune
L'Hôtel-Dieu est composé d'un grand corps de bâtiment comprenant chapelle et salle des malades, construit de 1510 à 1526, et de deux ailes en retour, construites après 1628 par Jean Lejuge. La construction du grand corps a été longtemps attribuée à Guillaume Pelvoysin, architecte de la cathédrale, mais il semble qu'il ait été seulement consulté comme expert.

Protégé le 1946/06/14 : classé MH · rue Gambon

Cathédrale Saint-Etienne, Bourges

Cathédrale Saint-Etienne

classé MH limite 12e siècle 13e siècle Propriété de l'État
La cathédrale (cad. IO 260) : classement par liste de 1862

Protégé le 1862 : classé MH · place Etienne-Dolet

Cloître de la cathédrale, Bourges

Cloître de la cathédrale

classé MH partiellement
Ancienne porte : classement par arrêté du 7 juin 1921

Protégé le 1921/06/07 : classé MH · 114 rue Bourbonnaux

Hôtel, Bourges

Hôtel

classé MH partiellement 16e siècle;1er quart 17e siècle;18e siècle Propriété d'une société privée
L'aile nord semble la première à avoir été construite, jusqu'à la tour d'escalier comprise. L'aile en retour, dont l'extrémité donne sur la rue, est datée par deux cartouches : l'un, avec une couronne de roses, porte l'inscription : "Tirer à la rose, 1566, se garder des épines" ; l'autre écu, sous l'allège d'une lucarne, encadré par deux sirènes, porte la même date (la légende est effacée). Une dernière campagne, au 17e siècle, comprend toute l'aile sud avec son quadrillage de bandeaux appareillés, son prolongement à rez-de-chaussée avec toiture en Mansard. Au-dessus de la porte du jardin, un écu porte les armes de la famille Danjou qui compte des trésoriers de France et des secrétaires de Monsieur au 17e siècle. ££Sur la rue, un mur de clôture sur cour intérieure s'ouvre par un portail d'entrée à pilastres Renaissance. Le corps principal présente une tourelle d'escalier avec vis en pierre. L'étage bas sur cour comporte des salles voûtées. A l'extrème nord, un couloir avec escalier de service dessert deux avant-corps dont le plus large se prolonge jusqu'à la rue, avec galerie basse ouverte sur la cour par deux baies plein cintre. A l'étage, une pièce a conservé un ensemble de boiseries d'époque Louis XV, des trumeaux peints à paysage. La façade sur cour s'ouvre par une porte Renaissance avec pilastres et chapiteaux, surmontée d'armoiries et de devises. Celle du corps de logis du 17e siècle présente un décor sculpté de bandeaux saillants en quadrillage.

Protégé le 1961/02/23 : classé MH · 22 rue Joyeuse

Hôtel Bastard, Bourges

Hôtel Bastard

classé MH partiellement 15e siècle;16e siècle Propriété privée
L'hôtel porte le nom de la famille qui possédait ce terrain jusqu'en 1540. Les constructions qui s'y trouvaient ont sans doute été détruites lors du grand incendie de 1487. Les bâtiments actuels doivent dater de l'époque de Philippe de Sausay, baron de Contremoret et seigneur de Millandre. En 1706, Jacques de Gévry en est propriétaire, comme l'indiquent ses armes sur le tympan de la porte de l'escalier de droite. Toutes les transformations qui portent la marque du 18e siècle sont probablement dues à cette campagne de restauration : plafonds en plâtre, boiseries intérieures, parquets, peintures en décor, suppression des meneaux et des grandes cheminées, fenêtres et menuiseries à petits carreaux. La distribution des bâtiments se fait autour d'une cour centrale. A l'entrée, le corps de logis principal est flanqué de deux tourelles d'escalier polygonales dont les ouvertures ont conservé leur décor Renaissance. Derrière ce bâtiment se trouvent deux ailes en retour. Le fond de la cour est occupé par un pavillon, séparé du logis par une courette. Le troisième côté est occupé par un jardin clos. A l'intérieur, une pièce a conservé son décor d'origine avec un plafond à solives et une cheminée à hotte.

Protégé le 1959/03/06 : classé MH · 6 rue Porte-Jaune ; 9 rue de la Monnaie

Hôtel des Echevins (ancien Hôtel de ville), Bourges

Hôtel des Echevins (ancien Hôtel de ville)

classé MH 4e quart 15e siècle;3e quart 16e siècle;1er quart 17e siècle Architecte : Pigny Jacquet de (maître maçon);Gendre Jacquet (maître maçon);Lejuge Jean (architecte);Gargault Antoine (sculpteur) Propriété de la commune
Le corps rectangulaire avec tour d'escalier hors-oeuvre a été construit à partir de 1489, sur le rempart gallo-romain. Il a été inauguré en 1492. En 1559 fut construite la tourelle de la prison, à l'angle de la rue Edouard-Branly et de la petite rue de la Narette (supprimée au 17e siècle), qui bordait la cour à l'ouest. La grande galerie fut élevée en 1624 par l'architecte berruyer Jean Lejuge. L'édifice a abrité l'hôtel de ville jusqu'en 1683, date à laquelle il devint la propriété des Jésuites qui y installèrent leurs petites classes.

Protégé le 1886/07/12 : classé MH · 13 rue Edouard-Branly

Hôtel Lallemant, Bourges

Hôtel Lallemant

classé MH 4e quart 15e siècle;16e siècle Propriété de la commune
Cet hôtel a été construit à la fin du 15e siècle pour la famille Lallemant, issue du commerce et parvenue à la noblesse par les offices royaux et municipaux. Il a été transformé en 1506 en adoptant un décor italianisant.

Protégé le 1840 : classé MH · 6 rue Bourbonnoux ; 5 rue de l'Hôtel-Lallemant

Hôtel ou Palais Jacques-Coeur, Bourges

Hôtel ou Palais Jacques-Coeur

classé MH 15e siècle Architecte : Le Picart Colin;maître maçon;Blois Jean de;maître charpentier;Denuelle (peintre) Propriété de l'État
La grand'maison de l'argentier de Charles VII, specimen remarquable de demeure civile médiévale, fut construite de 1443 à 1450. Les maîtres d'oeuvre furent peut-être Colin Le Picart (maître maçon) et Jean de Blois (maître charpentier). Le plafond peint de la chapelle a été restauré en 1869 par le peintre Denuelle.

Protégé le 1840 : classé MH · 10 bis, 12 rue Jacques-Coeur

Immeuble voisin de l'hôtel Pelvoysin, Bourges

Immeuble voisin de l'hôtel Pelvoysin

classé MH partiellement 4e quart 15e siècle;16e siècle Propriété d'une société privée
Façade (cad. IN 131) : classement par arrêté du 28 janvier 1932

Protégé le 1932/01/28 : classé MH · 17 rue Pelvoysin

Maison du 15e siècle, Bourges

Maison du 15e siècle

classé MH 4e quart 15e siècle Propriété privée
Cette maison a été construite après l'incendie de 1487.

Protégé le 1914/06/08 : classé MH · 92 rue Mirebeau

Maison, dite de la Reine Blanche, Bourges

Maison, dite de la Reine Blanche

classé MH partiellement 4e quart 15e siècle Propriété privée
Cette maison a été construite autour des années 1488-1489, sans doute pour Ursin de Sauzay, échevin de Bourges en 1484, puis administrateur de l'Hôtel-Dieu de 1492 à 1497, qui mourut avant 1503. Une cheminée à l'étage porte les armoiries de cette famille.

Protégé le 1911/05/22 : classé MH · 17 rue Gambon

Église Notre-Dame, Bourges

Église Notre-Dame

classé MH 15e siècle;16e siècle Architecte : Pelvoysin Guillaume;architecte;Legendre Michel (sculpteur);Bellorier Claude (sculpteur) Propriété de la commune
Cette église a été édifiée au 15e siècle. A cette époque, elle ne devait comporter qu'une nef correspondant aux quatre travées orientales actuelles, et un clocher devait s'élever sur la première. L'église a été détruite par l'incendie de 1487 (reste des parties dans la nef), puis reconstruite dans les premières années du 16e siècle et agrandie par l'adjonction des bas-côtés et de la chapelle sud. La tour-clocher, construite en 1525, est attribuée à Guillaume Pelvoysin. Le portail antérieur et le portail latéral ont été transformés en 1640 par les sculpteurs Michel Legendre et Claude Bellorier. Le portail d'entrée, qui s'ouvre dans l'une des chapelles sud, fut surélevé à la fin de la Renaissance par une colonnade encadrant une série de niches. La porte avec ses menuiseries semble être un remaniement du 17e siècle. A l'intérieur, la première travée de la nef conserve les piliers renforcés qui supportaient l'ancien clocher. Les collatéraux conservent également les contreforts qui appartenaient à l'église primitive. L'abside à trois pans est percée de fenêtres à meneaux et réseaux de pierre flamboyants. Un vitrail du 16e siècle, représentant l'histoire de saint Jean-Baptiste, a été conservé dans la dernière travée du bas-côté nord. La tour, de plan rectangulaire, renferme deux salles octogonales couvertes par des voûtes d'ogives à huit branches. L'étage du beffroi est éclairé sur chaque face par deux baies géminées sous un arc de décharge plein cintre. Au-dessus, une balustrade formant cheneau est dominée par une flèche quadrangulaire et terminée par un petit campanile.

Protégé le 1931/01/26 : classé MH · rue Notre-Dame

Fontaine dite de Bourdaloue, Bourges

Fontaine dite de Bourdaloue

inscrit MH 19e siècle Architecte : Bourdaloue Paul-Adrien (maître de l'oeuvre) Propriété de la commune
"Cette fontaine a été érigée en exécution d'un legs consenti à la ville de Bourges par Paul-Adrien Bourdaloue, maire-adjoint, ingénieur ayant travaillé notamment au nivellement de l'isthme de Suez, décédé en 1868. L'ouvrage est constitué d'un bassin en pierre de forme circulaire et, au centre, de deux vasques superposées ornées au pied de trois lions ailés et, au sommet, d'un "amour". Cet ensemble est prolongé, en avant de la place, par une borne-fontaine en pierre, surmontée d'un motif de fonte représentant un "amour" entouré de dauphins."

Protégé le 1975/10/29 : inscrit MH · place Marcel-Plaisant

Halles Saint-Bonnet, Bourges

Halles Saint-Bonnet

inscrit MH partiellement 4e quart 19e siècle Propriété de la commune
Cet édifice, construit en 1886, fait partie du réaménagement du boulevard de la République réalisé dans les années 1880, à l'initiative du maire Eugène Brisson. Il se présente comme un produit typique de l'architecture nouvelle qui a pris son essor au milieu du 19e siècle. La structure entièrement métallique (charpente de fer reposant sur des colonnes de fonte) et l'emploi du verre pour le cloisonnement des parois, laissent peu de place aux matériaux traditionnels qui subsistent dans les parties basses de l'édifice (brique, pierre).

Protégé le 1987/02/17 : inscrit MH · boulevard de la République ; rue Parmentier

Maison Colladon, Bourges

Maison Colladon

inscrit MH 13e siècle;15e siècle;16e siècle;17e siècle Propriété privée
L'hôtel appartenait au 16e siècle à la famille Colladon, de religion protestante. Il se compose de deux corps de logis. Celui qui se trouve sur la rue comprend, en sous-sol, une grande salle voûtée à deux travées séparées par des colonnes centrales. Cette salle date du 13e siècle. Au premier, une salle ouvrait à cette même époque sur la rue par trois ouvertures en ogives avec tympan plein et colonnette centrale. Ces ogives venaient retomber sur des jambages formés par un faisceau de colonnettes. Au-dessus, des fenêtres du 15e siècle sont ouvertes dans le pignon aigu. Le bâtiment sur cour a subi, au 16e siècle, des transformations. Il s'ouvre par une porte Renaissance à pilastres et frise sculptée. Deux ouvertures à meneaux possèdent des moulures qui accusent le milieu du 16e siècle. L'intérieur conserve un décor du 18e siècle.

Protégé le 1928/02/17 : inscrit MH · 10 rue des Beaux-Arts

Maison de bois dite Maison des Trois Flûtes, Bourges

Maison de bois dite Maison des Trois Flûtes

inscrit MH partiellement limite 15e siècle 16e siècle Propriété privée
Cette maison est attestée depuis 1512. Elle a été édifiée immédiatement après l'incendie de 1487, pour le marchand Louis Olivier. Ce logis a toujours appartenu à des commerçants, parmi lesquels un maître pâtissier au 16e siècle. L'appellation provient du poteau cornier représentant trois flûtes. Les façades extérieures sont constituées de pans de bois en encorbellement les uns au-dessus des autres.

Protégé le 1928/02/17 : inscrit MH · 13 rue Bourbonnoux

Maisons, Bourges

Maisons

inscrit MH partiellement limite 15e siècle 16e siècle Propriété d'une société privée
Ces maisons ont été construites après l'incendie de 1487. Double pignon présentant en bel exemple de comble à fermette et blochets. Poteaux corniers et sablières moulurées entre lesquels s'ouvrent des fenêtres à meneaux. Pièces de remplissage assemblées en croix de Saint-André.

Protégé le 1931/04/17 : inscrit MH · 3 rue Cambournac

Maisons à pans de bois, Bourges

Maisons à pans de bois

inscrit MH partiellement limite 15e siècle 16e siècle Propriété privée
Cette maison a été construite après l'incendie de 1487. Après cette catastrophe, les maisons furent reconstruites en pan de bois mais avec des saillies de façade très peu prononcées pour éviter la transmission du feu d'un côté de la rue à l'autre. L'immeuble actuel est composé de deux maisons dont les pignons sur rue sont juxtaposés. Aux rez-de-chaussées, les anciennes boutiques médiévales ont été transformées en salle de restaurant à l'époque moderne. Les deux étages et les combles ont gardé en façade leur pan de bois apparent, formé de croisillons aux mailles losangées et serrées.

Protégé le 1965/07/12 : inscrit MH · 7, 9 rue Jean-Girard ; anciennement 7, 9 rue Edouard-Vaillant

Ancien château de Lazenay

classé MH partiellement 4e quart 13e siècle;14e siècle Propriété de la commune
Exemple rare à Bourges d'architecture civile de la fin du 13e siècle ou du 14e siècle. La construction du corps d'entrée, seul élément subsistant du domaine avec un château reconstruit vers 1876 à l'emplacement d'un corps de logis élevé vers 1500 par Guillaume Compaing, peut être attribuée à un riche bourgeois de Bourges, Robert de Clamecy. En 1574, le château devint la maison des champs du collège de Jésuites de Bourges et le resta jusqu'à la Révolution, époque à laquelle il fut vendu comme bien national. Au début du 20e siècle, il servit de maison de campagne à des séminaristes. De plan rectangulaire, le corps d'entrée se compose d'un porche d'entrée carré et d'un bâtiment rectangulaire flanqué, au sud, d'une abside pour le four. A l'intérieur, des traces de peintures murales sont conservées à l'étage, notamment une bordure peinte avec écus armoriés (14e ou 15e siècle).

Protégé le 1994/02/10 : classé MH ; 1994/05/19 : classé MH · rue de Lazenay

Ancien prieuré Saint-Martin-des-Champs

classé MH partiellement limite 11e siècle 12e siècle;1er quart 15e siècle Propriété d'une société privée
L'église est le seul élément subsistant de ce prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Martin-de-Marmoutiers, près de Tours, uni au petit séminaire de Bourges en 1742. Il constitue le seul édifice roman de Bourges en partie conservé. La chapelle a été transformée en grange au 19e siècle. La charpente à chevrons portant fermes, probablement datée du début du 15e siècle, est le témoin le plus ancien, à Bourges, de ce type de charpente.

Protégé le 1991/03/22 : classé MH · 2 boulevard Auger ; 8 place Malus

Ancien rempart gallo-romain

classé MH partiellement;inscrit MH partiellement;protection partielle 2e moitié 4e siècle Propriété multiple : de l'État, de la commune
Le rempart a été construit au Bas-Empire, dans la seconde moitié du 4e siècle. La construction s'est implantée au voisinage du fossé défensif de l'oppidum biturige remplacé par un îlot d'habitation détruit au 3e siècle. L'espace est à nouveau occupé, à partir du 7e siècle, par des structures d'habitations puis par la chapelle Notre-Dame de Salles dont le chevet s'est installé sur la base de la tour gallo-romaine. La partie sud a été perturbée par l'implantation de la tour de Philippe Auguste, en 1189, qui a inclus le rempart dans son système défensif.

Protégé le 1886/07/12 : classé MH ; 1914/07/22 : classé MH ; 1935/11/30 : classé MH ; 1964/12/01 : classé MH ; 1996/02/07 : inscrit MH · rue des Trois Maillets ; 9 rue Molière

Ancienne maison de la chanoinesse des Bénédictines de Saint-Laurent

classé MH 17e siècle;19e siècle Propriété privée
Des incertitudes subsistent sur la date d'installation de cette communauté à Bourges (6e siècle ou 9e siècle ?). Des incendies ont eu lieu en 1252, 1353 et 1487. Le rétablissement des lieux conventuels s'est fait vers 1490. On assiste à un renouveau spirituel grâce à la réforme cazalienne. Les bâtiments conventuels sont reconstruits et agrandis sous l'abbatiat d'Anne de Fauvelet, à partir de 1674 (dont la maison de l'abbesse). En 1792, les religieuses sont dispersées. Avec le percement de la rue Neuve-Saint-Laurent (actuelle rue Voltaire), l'église qui occupait cet emplacement est démolie. En 1839 s'installent les Jésuites, qui aménagent une chapelle dans l'un des bâtiments conventuels. A la fin du 19e siècle sont construits les deux pavillons qui encadrent l'entrée de la maison de l'abbesse.

Protégé le 1913/11/15 : classé MH · place Saint-Bonnet ; 2 rue Voltaire

Crypte gallo-romaine de Sainte-Blandine

classé MH Gallo-romain;4e siècle Propriété d'une association
Caveau funéraire de la Basse Antiquité, ayant peut-être servi de sépulture à des évêques de Bourges car il était à proximité du chevet de l'ancienne église Saint-Oustrille.

Protégé le 1956/12/20 : classé MH · 7 rue Bourdaloue

Eglise Saint-Bonnet

classé MH 16e siècle Architecte : Pelvoysin Guillaume (architecte);Laboureau François (maître maçon) Propriété de la commune
Cette église a été construite à partir de 1513 sur les plans de Guillaume Pelvoysin. Cet édifice est considéré comme achevé et consacré en 1539. Les premières travées de la nef et la façade sont modernes. Par mesure de sécurité, une partie de l'édifice a été démolie au 19e siècle. Il reste trois travées d'une nef avec bas-côtés et chapelles terminées par une abside polygonale, avec collatéral et chapelles semblables à celles de la nef. Des piliers cylindriques soutiennent des nervures d'archivoltes. Les voûtes n'ont pas été construites et un plafond recouvre la nef. Les bas-côtés sont voûtés d'arêtes ainsi que les chapelles. Au début du 20e siècle, la façade principale n'existait plus. La nef était fermée par un pan de bois hourdé à l'intérieur.

Protégé le 1910/06/10 : classé MH · place Saint-Bonnet

Eglise Saint-Pierre-le-Guillard

classé MH 2e quart 13e siècle;15e siècle;1er quart 16e siècle Propriété de la commune
Cette église a été construite dans le deuxième quart du 13e siècle. Au 15e siècle, les chapelles latérales ont été construites entre les culées des arcs-boutants. Les chapelles rayonnantes ont été portées au nombre de cinq. Après effondrement, l'élévation latérale nord, les voûtes de la nef, du collatéral nord et de la tribune sur porche ont été reconstruites. Les voûtes de la nef ont été refaites au 16e siècle, après l'incendie de l'édifice. Des fragments de vitraux du 15e siècle sont conservés dans la chapelle des fonds baptismaux.

Protégé le 1929/12/09 : classé MH · place Saint-Pierre

Fontaine monumentale gallo-romaine

classé MH Gallo-romain;2e siècle Propriété du département
Cet ensemble monumental est enterré sous le palais ducal. Une longue salle se compose de dallage et de deux assises de grand appareil antiques. De la fontaine monumentale, seule la partie Est subsiste sur une longueur de 8,40m, une largeur de 2,54m et une hauteur de 1,50m, le reste disparaissant sous la fondation médiévale. Un massif central élevé s'appuie au fond de la salle, au sud, contre un escalier monumental de huit marches dont la quatrième s'élargit en palier derrière le monument. Le massif est bordé, sur les deux autres côtés conservés, par des bassins. Un canal creuse le massif de la fontaine, vraisemblablement alimenté par l'aqueduc venant de Traslay. La fonction de cette fontaine reste indéterminée.

Protégé le 1989/12/08 : classé MH · 2, 2 bis, 4, 6 place Marcel-Plaisant ; 3 rue Fernault ; 17, 19, 21 rue Auron ; 16 rue des Armuriers

Grange aux dîmes

classé MH 13e siècle;14e siècle Propriété de la commune
Le bâtiment paraît avoir eu pour destination de recevoir les redevances en nature que percevait le chapitre. L'étage inférieur, destiné aux vins, est voûté en deux nefs et trois travées sous-tendues de nervures croisées. Les piliers sont cylindriques et les chapiteaux à crochets. Les contreforts extérieurs accusent la fin du 13e ou le début du 14e siècle. Un escalier en pierre monte en dehors du pignon et donne accès au grenier qu'éclairent de petites lancettes géminées ouvertes dans les pignons.

Protégé le 1886/07/12 : classé MH · 9 rue Molière ; rue des Trois-Maillets

Hôtel Cujas, ou Salvi

classé MH 1er quart 16e siècle Architecte : Pelvoysin Guillaume;maître maçon Propriété de la commune
L'hôtel, qui porte couramment le nom du jurisconsulte Jacques Cujas (propriétaire en 1585), fut construit pour Durand Salvi, marchand italien installé à Bourges, peut-être par le maître maçon Guillaume Pelvoysin.

Protégé le 1862 : classé MH · 5 rue des Arènes

Hôtel du Bureau des Finances, ou hôtel des Méloizes

classé MH partiellement;inscrit MH partiellement;protection totale 1ère moitié 17e siècle;4e quart 18e siècle Architecte : Lejuge Jean (architecte) Propriété privée
Cet hôtel fut construit de 1623 à 1628 par Jean Lejuge, pour abriter le Bureau des Finances de la généralité de Bourges. La façade sur rue fut modifiée à la fin du 18e siècle, lorsque, après le départ du Bureau des Finances, l'hôtel devint la propriété de la famille Robin de Scevole. La suppression de l'escalier des trésoriers (à l'exception des murs) et du pavillon d'entrée entraîna la reconstruction des façades sur rue des deux ailes. L'escalier fut reporté dans le grand pavillon.

Protégé le 1944/08/18 : classé MH ; 1944/11/09 : inscrit MH · 18 rue Jacques-Coeur

Maison de Bienaimé Georges

classé MH partiellement 4e quart 15e siècle Propriété privée
Cette maison était celle de Bienaimé Georges, maître d'hôtel de Jeanne de France et échevin. Il surveilla la construction du couvent de l'Annonciade et édifia, pour lui, cette maison qui porte la date de 1494. Il reste un fragment de façade gothique comprenant, au rez-de-chaussée et au premier étage, une grande et une petite ouvertures accolées. Elles s'ornent d'un arc en accolade garni de crochets et prolongé par deux tiges de chardon. A cet arc s'ajoute des quadrilobes flamboyants. Deux culs de lampe du premier étage sont sculptés d'un personnage.

Protégé le 1928/06/25 : classé MH · 50 rue Bourbonnoux

Maison dite de Pelvoysin

classé MH partiellement 1er quart 16e siècle Architecte : Pelvoysin Guillaume;architecte Propriété d'une société privée
Cette maison de commerce a été construite entre 1513 et 1515 pour Etienne Jaupitre, bourgeois et marchand drapier à Bourges. Elle est attribuée à l'architecte Guillaume Pelvoysin.

Protégé le 1910/12/12 : classé MH · 15 rue Pelvoysin

Maison du Château et porte romane

classé MH partiellement;inscrit MH partiellement;protection partielle 12e siècle;2e moitié 17e siècle Propriété du département
La maison, construite à partir de 1688 pour le chanoine Moreau sur l'emplacement d'une maison canoniale, est utilisée comme logement pour le directeur de l'école (I.U.F.M.). La maison, qui appartenait au chapitre du Château, est vendue en 1687 puis rebâtie et augmentée à partir de 1688. La nouvelle maison, bâtie en pavillon, consistait en une cave avec cuisine dessus, chambre haute, une salle et cabinet à côté. En 1691 lui furent ajoutés un corps de logis, un jardin et la basse-cour. Un second corps de logis fut bâti en 1770, en forme de pavillon, adossé au premier. La façade principale est inchangée depuis sa construction. La porte d'entrée rectangulaire est surmontée d'un entablement orné de deux écussons ovales. Au-dessus de l'entablement, deux consoles en volutes supportent un fronton interrompu, en ailerons. Une lucarne à ailerons et fronton cintré s'ouvre dans le brisis du toit. Deux arcades en plein cintre soutiennent la voûte de la cave et la divisent en deux travées. Le tailloir du pilier sur lequel retombent les arcs porte le dauphin cantonné d'une étoile et d'une rose, armes de la famille Moreau. La porte romane du 12e siècle provient peut-être de l'église Saint-Oustrille qui était l'église la plus importante d'un ensemble monastique peut-être fondé avant le 6e siècle. La porte aurait appartenu au portail latéral nord de l'église dont il ne reste que la première travée de la nef romane, le jubé du 15e siècle et un jardin sous lequel se trouve une crypte. Cette porte à linteau droit porté par deux piédroits ornés de petites volutes superposées et soutenu par deux modillons à volutes et rinceaux, témoigne de la pénétration de l'art roman septentrional en Berry. Une rangée de bâtons brisés traités en méplat et descendant jusqu'au sol, associés à des ornements végétaux, orne la voussure interne du portail. La voussure externe comporte des tiges recourbées en rinceaux qui semblent dessiner des huit juxtaposés. Cette ornementation disposée suivant le principe rayonnant évoque l'art roman de Normandie et d'Ile de France. Le tympan a été remplacé et orné au 18e ou au 19e siècle.

Protégé le 1989/12/21 : inscrit MH ; 1992/02/10 : classé MH · 1 rue Carolus

Maison Houet, dite maison aux Raisins

classé MH 15e siècle Architecte : Boeswillvald (maître de l'oeuvre) Propriété privée
Sauf destruction et reconstruction en 1545, on peut attribuer cette maison réédifiée au lendemain de l'incendie de 1487 à la famille Houet, notables de Bourges au 15e siècle, anoblie par l'échevinage. Une restauration a été entreprise par Boeswillvald à la suite de l'incendie de la charpente en 1915. L'immeuble est entièrement construit en pans de bois et comporte un rez-de-chaussée, deux étages et un comble. Le rez-de-chaussée est occupé par une boutique et la porte d'entrée sur cour, à droite de la façade, est richement ornée de sculptures. Les consoles des poteaux et la moulure du sommier sont agrémentés de fruits et d'animaux, de même à l'étage. L'ensemble est en pan de bois au quadrillage losangé avec croisées (deux par étage). Les intérieurs ont été modifiés au 18e siècle.

Protégé le 1914/02/21 : classé MH · 11 place Gordaine

Porte Saint-Ours, provenant de la collégiale Saint-Ursin

classé MH limite 11e siècle 12e siècle Architecte : Girardus (sculpteur) Propriété du département
Cette porte provient de la collégiale Saint-Ursin, détruite, située place Saint-Ursin (actuelle place Michelet). Elle a été remontée vers 1810 à cet emplacement, à l'initiative du préfet du Cher, Horace de Barral. Elle donne accès, rue du 95e-de-Ligne, au jardin de la préfecture. Elle porte une signature au tympan Girardus fecit istas portas.

Protégé le 1840 : classé MH · rue du 95ème de Ligne

Vestiges du palais du duc Jean-de-Berry

classé MH limite 14e siècle 15e siècle Architecte : Dammartin Guy de (architecte);Dammartin Drouet de (architecte) Propriété du département
Cet ancien palais a été reconstruit pour Jean de France, duc de Berry, probablement à partir de 1375, par Guy de Dammartin, puis achevée par Drouet de Dammartin, vers 1398, à la mort de son frère. En 1405 a eu lieu la consécration de la Sainte-Chapelle, détruite en 1757. Les restes du palais comprennent encore un étage voûté et un rez-de-chaussée composé de deux salles. La plus petite de ces salles ne conserve que des fragments de bandeau sculpté qui recevait le solivage du plancher et une porte avec gâble aux armoiries du duc et de la duchesse. La plus grande conserve les restes importants de deux cheminées monumentales sur les trois qui chauffaient la salle. Les meneaux, croisillons et réseaux qui décoraient les ouvertures ont été détruits mais se retrouvent par fragments dans les remplissages des murs.

Protégé le 1895/10/28 : classé MH · place Marcel Plaisant

Vieil arc

classé MH Moyen Age Propriété de la commune
La maison aux façades en pans de bois était attenante à la cathédrale. Des murs formaient clôture sur le passage conduisant au pourtour de la cathédrale.

Protégé le 1921/06/07 : classé MH · rue Bourbonnoux ; anciennement 114 rue Bourbonnoux

"Abbaye de Saint-Sulpice située "enclos des Bénédictins""

inscrit MH partiellement 18e siècle Propriété multiple : privée, d'un établissement public communal, de la commune
L'abbaye bénédictine de Saint-Sulpice, réservée aux hommes, est l'une des plus anciennes et des plus importantes du diocèse de Bourges. Au milieu du 7e siècle, l'évêque Sulpicius II fait construire une basilique pour recevoir sa sépulture, un monastère étant attesté sur ce lieu après sa mort. En 1497, l'abbaye se réforme une première fois en s'unissant à la congrégation de Chezal-Benoît ; puis en 1636, en s'associant à la congrégation de Saint-Maur. En 1562, elle est ruinée par les Protestants. Du monastère médiéval et de la reconstruction du début du 17e siècle ne reste aucun témoignage. A partir de 1702, les Mauristes rétablissent les bâtiments conventuels. La disposition traditionnelle autour du cloître est reprise. Le grand bâtiment régulier est bâti par François Virly. En 1741, une partie de ce dortoir est détruite puis refaite à neuf. Des bâtiments conventuels mauristes ne subsiste que le pavillon nord-ouest, attenant au corps de logis des hôtelleries et des infirmeries. Les décors de la façade ouest, la distribution et le décor intérieurs, la porte d'entrée et le jardins témoignent des embellissements apportés au monastère au cours du 18e siècle.

Protégé le 1933/07/08 : inscrit MH ; 2006/01/20 : inscrit MH

"Maison dite "de Bernard Pastoureau""

inscrit MH partiellement 3e quart 16e siècle Propriété d'une société privée
Edifice bâti entre 1565 et 1569, au moment où la cité est ravagée par les troupes huguenotes. Un parement en pierre de taille est plaqué sur la structure médiévale de la maison. Cette construction unit les ornements venus d'Italie et les formes françaises. Tentative d'architecture maniériste dans une ville médiévale, en grande partie reconstruite en pan de bois après l'incendie de 1487, cette maison est l'une des rares réalisations de la période de transition entre la Renaissance et l'architecture classique du règne d'Henri IV.

Protégé le 2004/06/17 : inscrit MH · 25, 25bis rue d'Auron ; 1 rue Fernault

Ancien château d'eau

inscrit MH 3e quart 19e siècle Architecte : Tissandier Gaston-Albert (architecte);Dumoutet Jules (sculpteur) Propriété de la commune
Cet ancien château d'eau a été conçu par l'architecte Albert Tissandier. L'ouvrage, mis en service en 1867, était alimenté par une usine de captage installée dans la vallée de l'Auron. Construit sur un plan circulaire, l'ouvrage s'insère dans une composition classique. Autrefois, il existait un bassin encadré par un grand escalier en fer à cheval qui conduisait à une fontaine abritée sous une grande niche concave. Cette grande niche est inscrite dans un avant-corps orné de piles surmontées d'un fronton décoré et de deux niches latérales. Le bassin et une partie de l'escalier ont été supprimés. L'accès à l'ancienne fontaine se fait par un talus gazonné.

Protégé le 1975/10/29 : inscrit MH · place Séraucourt

Ancien collège des Jésuites, dénommé collège Sainte-Marie, devenu lycée de garçons, actuellement école nationale supérieure d'Art

inscrit MH partiellement 2e quart 17e siècle Propriété de la commune
En 1558, la ville envisage la création d'un collège dans les bâtiments du prieuré Notre-Dame-la-Comtale. En 1573, le collège est confié aux Jésuites qui l'agrandissent progressivement. Vers 1615, puis en 1620 et 1634, des projets de reconstruction sont dessinés par le père Etienne Martellange. Séparés par l'église Notre-Dame-la-Comtale devenue chapelle du collège, les bâtiments s'ordonnaient autour de deux cours et d'un jardin. Les travaux débutent par la cour des classes avec le corps de bâtiment est (1634) , puis par le bâtiment d'entrée (1637) , enfin par l'aile en fond de cour. En 1865, un corps de bâtiment ferme le côté ouest de la cour. Les bâtiments de l'ancien collège, conformes aux traditions jésuites, témoignent de leur activité au début du 17e siècle et de leur rôle dans le renouveau religieux et l'enseignement à Bourges. En 1803-1804, à l'occasion de l'installation du lycée impérial, construction d'un bâtiment dont les trois étages sont portés par des colonnes à chapiteau palmiforme, évoquant l'expédition d'Egypte. En 1865, une construction le relie à l'hôtel des Echevins.

Protégé le 2004/06/17 : inscrit MH · 7 rue Edouard-Branly

Ancien enclos Tivoli (jardin de la cathédrale)

inscrit MH partiellement 1er quart 17e siècle Propriété de l'État
Ce manoir, ou maison de campagne est situé aux portes de la ville, entre les actuelles rues Charlet et Ernest-Renan. Il a été construit pour Jean Mercier, docteur et professeur de droit à l'Université de Bourges, et était réputé au 16e siècle par ses jardins et ses statues. De cette folie détruite, appelée au 16e siècle le Gué aux Dames, au 18e siècle le Gué aux clercs, puis au 19e siècle Enclos Tivoli, subsistaient, lors de la signature de l'arrêté en 1930, une porte et un puits qui portaient l'un et l'autre les armes des Mercier. La porte et le puits avaient été remis aux Domaines, aux fins d'aliénation, par l'autorité militaire qui, à cette date, était propriétaire d'immeubles désaffectés situés à l'emplacement du Gué-aux-Dames, et mis en vente ; distraits de la vente, ces deux éléments auraient alors transportés dans le jardin qui borde le côté nord de la cathédrale. Ils auraient été à nouveau déplacés, vers 1970, lors de la campagne de fouilles archéologiques menée sur ce site. Le puits est déposé dans la cour de l'ancien collège des Jésuites (actuellement Ecole des Beaux-Arts, au numéro 9 de la rue Edouard-Branly). On ignore où se trouve la porte.

Protégé le 1930/03/22 : inscrit MH

Ancien grand magasin "Aux Dames de France"

inscrit MH partiellement 1ère moitié 20e siècle Propriété d'une société privée
Magasin fondé en 1905, comprenant deux étages sur rez-de-chaussée, un étage de comble et deux niveaux en sous-sol. Une machine électrique assure la ventilation et anime l'ascenseur. Les rayons sont en acajou et l'ensemble est complété par un salon de lecture et un de correspondance. En 1984-1985, le magasin est réaménagé par la société immobilière parisienne qui le rachète. Le volume est découpé en plateaux, le rez-de-chaussée est divisé en huit boutiques. L'édifice a conservé son aspect extérieur en pierres de taille. Les niveaux supérieurs s'ornent de trumeaux sculptés alternant avec de larges baies rectangulaires. Sur la toiture, des puits de lumière ont remplacé l'ancienne verrière.

Protégé le 2005/04/07 : inscrit MH · 2 place Planchat ; rue Pellevoysin

Ancien grand magasin "Aux Nouvelles Galeries"

inscrit MH partiellement 1ère moitié 20e siècle Propriété d'une société privée
Magasin construit en 1903, et détruit par un incendie en 1928. L'édifice est reconstruit fin 1929, dans le style Art Déco. Il se compose de deux façades disposées de part et d'autre d'une rotonde centrale.

Protégé le 2005/02/08 : inscrit MH · 8 rue Moyenne ; 2 rue du Docteur-Témoin

Ancien grand séminaire

inscrit MH partiellement 4e quart 17e siècle;2e quart 18e siècle Architecte : Lingré Joseph (architecte);Bullet Pierre (maître de l'oeuvre);Franque François (maître de l'oeuvre) Propriété de l'État
La construction du grand séminaire a été décidée par Monseigneur Phelypeaux de la Vrillière, archevêque de Bourges, et réalisée par Joseph Lingré, architecte nivernais, sur des plans de Pierre Bullet. Contemporaine de la révocation de l'Edit de Nantes, cette imposante construction à trois corps (un corps central flanqué de deux ailes transversales) et à cinq niveaux, se voulait le symbole de l'Eglise catholique triomphante. En 1743 fut élevé le corps de porche en demi-lune selon les plans de l'architecte François II Franque. Le bâtiment principal reflète l'académisme architectural du début du règne de Louis XIV. A la Révolution, les lieux servirent de caserne et subirent des dommages. Cette nouvelle affectation explique l'existence de deux ailes s'élevant de part et d'autre de la cour d'honneur, entre le bâtiment principal et le corps d'entrée, et dont l'aspect actuel résulte de travaux effectués en 1835 et 1839.

Protégé le 1992/03/23 : inscrit MH · 52 rue Moyenne ; 2 rue Victor-Hugo

Ancien hôtel des Trésoriers de la Sainte-Chapelle

inscrit MH partiellement 1er quart 15e siècle Propriété privée
Le portail est le seul élément conservé de l'hôtel des Trésoriers de la Sainte-Chapelle. Une inscription très effacée permettait de lire que Arnoul Belin, premier trésorier du Palais de Bourges, avait fait édifier en 1418 cet hôtel pour lui et les trésoriers ses successeurs.

Protégé le 1928/02/17 : inscrit MH · 1 avenue Henri-Ducrot ; anciennement 1 avenue Séraucourt

Ancien monastère de Notre-Dame et Saint-Joseph du Mont-Carmel

inscrit MH Propriété privée
Les parties bâties et non bâties du monastère et les murs de clôture, le tout situé 4 et 6 rue du Puits-noir, sur la parcelle 299, figurant au cadastre section HZ : inscription par arrêté du 1er juin 2023

Protégé le 2023/06/01 : inscrit MH · 4-6 rue du Puits-noir

Ancien palais archiépiscopal, devenu Hôtel de ville

inscrit MH partiellement 2e moitié 17e siècle;4e quart 19e siècle Architecte : Bullet Pierre (architecte);Tarlier Emile (architecte) Propriété de la commune
Pierre Bullet avait prévu de construire un grand palais qui flanquerait le côté sud de la nef de la cathédrale, avec de nombreux bâtiments disposés autour d'une cour d'honneur et d'une cour de service. Du projet initial n'ont été bâtis que deux murs du corps de logis prévu entre les deux cours, ainsi que l'escalier monumental, à jour central. Après l'incendie du 25 juillet 1871, le pavillon La Vrillière est achevé sous la responsabilité d'Emile Tarlier. Les autres bâtiments résultent des avatars du projet initial. Les jardins sont éloignés du projet de Le Nôtre. Ils ont conservé une partie de l'enceinte gallo-romaine et évoquent un jardin public de la deuxième moitié du 19e siècle.

Protégé le 2004/06/10 : inscrit MH · place Etienne-Dolet

Ancienne abbaye Saint-Ambroix, puis hôtel de Bourbon

inscrit MH partiellement 17e siècle Architecte : Lejuge Jean (architecte) Propriété de la commune
L'hôtel de Bourdon est tout ce qui subsiste de l'ancienne abbaye Saint-Ambroix, fondée au Moyen Age. Au début du 17e siècle, elle était dans un état de complet délabrement. Entre 1635 et 1645, les bâtiments actuellement visibles furent reconstruits pour former l'hôtel. Acquise comme bien national à la Révolution, l'église abbatiale fut démolie au 19e siècle et il n'en subsiste que les vestiges du choeur. Cette église avait été réalisée au cours de la reconstruction de l'ensemble, par l'architecte Lejuge, avec emploi de l'ordre dorique à pilastres cannelés. Le bâtiment du dortoir, également dû à Lejuge, date de la même époque. Ce dortoir comprend, au rez-de-chaussée, l'ancienne galerie du cloître incorporée au corps de logis. A l'étage, un couloir situé au-dessus de la galerie précédente dessert cinq cellules de moines ayant conservé leurs aménagements et boiseries du 17e siècle.

Protégé le 1964/02/29 : inscrit MH · 60, 62, 64 avenue Jean-Jaurès

Ancienne salle des fêtes, actuellement maison de la Culture et école de musique

inscrit MH partiellement 2e quart 20e siècle Architecte : Pinon Marcel (architecte);Popineau François (sculpteur) Propriété de la commune
La salle des fêtes, édifiée à l'époque du Front Populaire, est l'oeuvre de Marcel Pinon, architecte de la ville. Cet édifice constitue la première maison de la Culture à exister en France (1963) , inaugurée par André Malraux, et la dernière à fonctionner selon ses principes. Architecture représentative des années 1930 : esthétique Art Déco.

Protégé le 1994/08/12 : inscrit MH partiellement · 1 rue de Séraucourt ; place André-Malraux

Ancienne tour à poudre

inscrit MH partiellement 12e siècle;4e quart 15e siècle Propriété de la commune
La partie du rempart de chaque côté de la tour à poudre était comprise dans l'extension de la ville sous Louis VII et Philippe Auguste, ces remparts étant construits entre 1180 et 1210. Leur mauvais état nécessita leur réfection sous Charles VIII, de 1486 à 1497. La tour à poudre servait de tour d'angle dans cette nouvelle partie du rempart. Construite de 1180 à 1210, elle fut plusieurs fois restaurée et servit à de multiples usages, notamment aux cordiers du rempart d'Auron. Sous le duc Jean de Berry, elle servit de dépôt de poudres fabriquées à l'aide de pâtes à papier provenant du moulin Messire Jacques. Cet usage était toujours le sien après 1793. L'étage inférieur est voûté en demi-sphère. La tour est défendue par des meurtrières rayonnantes, hautes et étroites. A l'intérieur, les dispositions des embrasures et de la coupole affirment le 12e siècle. Avant la reconstruction de 1487, la base de la tour était sans doute polygonale. Au-dessus de la voûte en coupole, la tour à poudre devait comporter un étage couvert par un comble conique.

Protégé le 1980/12/24 : inscrit MH · boulevard Lamarck

Ancienne église des Clarisses

inscrit MH partiellement 1er quart 16e siècle Propriété d'une société privée
Le couvent a été fondé en 1470 par Pierre Cadouet, alors prieur de la collégiale de Notre-Dame de Sales. Au début du 16e siècle, une chapelle funéraire est construite pour Pierre d'Amboise, époux d'Anne de Bueil. Du couvent, reconstruit après un incendie survenu en 1548, subsistent certains bâtiments, dont deux travées d'une chapelle latérale de l'église. Petit séminaire de 1822 à 1857. Couvent d'Ursulines de 1857 à 1901. Pensionnat Jeanne d'Arc tenu par des Dominicaines de 1904 à 1918, des Ursulines de 1919 à 1931, à nouveau des dominicaines depuis 1931.

Protégé le 1933/05/01 : inscrit MH · rue Emile-Deschamps

Ancienne église Saint-Aoustrille-du-Château

inscrit MH partiellement 11e siècle;12e siècle;15e siècle Propriété d'une association
L'église est bâtie à l'emplacement d'un édifice religieux mentionné par Grégoire de Tours. Reconstruit sous Charlemagne au 11e ou 12e siècle par un chapitre de chanoines. L'église fut en partie démolie au cours des guerres de Religion. La tour surmonte la croisée du transept. Les arcades communiquent avec des croisillons démolis. Dans la sacristie convertie en cave, trois travées voûtées d'ogives présentent des clés sculptées de saints personnages. Les nervures reposent sur des colonnettes aux chapiteaux formés de guirlandes.

Protégé le 1926/02/19 : inscrit MH · 7 rue Bourdaloue ; anciennement rue de Dun

Ancienne église Saint-Aoustrillet

inscrit MH milieu 15e siècle;4e quart 16e siècle Propriété privée
Cet édifice a été repris au milieu du 15e siècle : choeur, croisée et bras sud du transept à l'initiative de Jacques Coeur. Macée de Léodepart, femme de Jacques Coeur et Henri Coeur, leur fils, furent inhumés dans cette église. Le bras nord du transept fondé par les Beaucaire. La chapelle nord-ouest a été édifiée à la fin du 16e siècle.

Protégé le 1929/12/09 : inscrit MH · impasse Jacques-Coeur

Ancienne église Saint-Jean-le-Vieil

inscrit MH partiellement 4e quart 12e siècle;13e siècle Propriété privée
Ce prieuré fut successivement sous le patronage de l'abbaye de Saint-Laurent de Bourges, de l'abbaye de Saint-Satur, puis de l'archevêque de Bourges. Au début du 12e siècle, l'oratoire était sous le vocable de Saint-Jean-l'Evangéliste. En 1158, il a été acquis par les chanoines réguliers de Saint-Satur. En 1392-1393, l'église a été réunie à la Sainte-Chapelle, puis érigée en paroisse. De l'église édifiée à la fin du 12e siècle, seule demeure la partie orientale : abside, absidioles et choeur. La salle capitulaire a été convertie en habitation.

Protégé le 1926/02/19 : inscrit MH ; 1926/03/27 : inscrit MH · 2 rue Mayet-Génetry ; 5 place de la Préfecture ; impasse Jeanne-d'Arc

Château de Chappe

inscrit MH partiellement 2e moitié 16e siècle;limite 17e siècle 18e siècle;4e quart 19e siècle Propriété privée
La terre relevait de la seigneurie de Maubranches-Villemenard. Le corps de logis du manoir a été construit entre 1556 et 1584. L'existence d'une motte témoigne de la permanence d'un habitat seigneurial sur le site. Les structures anciennes d'une maison forte, dont les tours d'angle du château actuel sont les vestiges, servirent de base à la construction de l'hôtel du 16e siècle. Après les guerres de Religion, les bâtiments furent restaurés aux 17e et 18e siècles. Le château a conservé le plan habituel d'un manoir médiéval, en forme de quadrilatère fermé, défendu par des tours aux angles de la cour autour de laquelle se répartissaient les bâtiments de service. Un jardin clos aux murs agrémentés de tourelles, descendait vers la rivière. Les bâtiments agricoles étaient regroupés dans deux cours situées de part et d'autre du manoir. Ce manoir est très représentatif de l'évolution d'une petite seigneurie rurale implantée aux portes de la ville.

Protégé le 2008/07/31 : inscrit MH · chemin des Vignes-de-Chappe

Couvent des Soeurs du Très-Saint-Sacrement et de la Charité

inscrit MH Propriété privée
Le couvent des Sœurs du Très-Saint-Sacrement et de la Charité en totalité, la terrasse, son escalier et ses murs de soutènement, l’ancienne petite dépendance contemporaine de la construction du couvent, les jardins et les cours, le mur de clôture et les portes sur l’avenue Arnaud-de-Vogüé, tels que représentés sur le plan annexé à l’arrêté et figurant sur le plan cadastral section BI parcelles n°411, 413, 414, 434, 437, 440 et 461, situées 27, 28 et 54 avenue Arnaud-de-Vogüé : inscription par arrêté du 2 novembre 2020

Protégé le 2020/11/02 : inscrit MH · 27, 28 et 54 avenue Arnaud de Vogüé

Domaine des Quatre-Vents

inscrit MH partiellement 18e siècle Propriété privée
La ferme dut, à l'origine, dépendre des biens de l'archevêché de Bourges qui possédait le domaine de Turly. Au début du 19e siècle, le cadastre napoléonien montre que le domaine comporte d'importants bâtiments d'exploitation, un grand verger et un jardin. Sont conservés le manoir, une grange et le puits à manège du 18e siècle. Le puits se présente comme deux pavillons accolés, couverts chacun d'une charpente soutenue par des poteaux d'angle en bois, l'une couvre le manège, l'autre le puits. La machine qui permettait de puiser l'eau de façon continue, mue par la force du cheval, était constituée d'un chapelet muni de godets ou de pots de grès s'enroulant sur un tambour. De ce mécanisme subsistent le tambour, le puits et l'auge en pierre qui lui est accolée. Le palonnier auquel était attelé le cheval, système faisant tourner le tambour, les superstructures qui reliaient ce dernier au puits ont disparu.

Protégé le 1987/03/11 : inscrit MH

Ecole d'artillerie (actuellement direction des services fiscaux du Cher) et fonderie de canons (actuellement direction des armements terrestres, centre de formation des armements terrestres)

inscrit MH partiellement 3e quart 19e siècle Propriété de l'État
La décision, prise en 1860, de créer un grand complexe d'armement à Bourges, regroupant une fonderie destinée à remplacer les trois fonderies "royales" de Strasbourg, Toulouse et Douai, l'école de pyrotechnie de Metz et un arsenal de construction, est née de la volonté de moderniser les fonderies devenues obsolètes et du souci d'éloigner des frontières fonderies et arsenaux. La fonderie a été construite de 1862 à 1866. Une partie du terrain était destinée à l'administration et aux logements des officiers ; l'autre, isolée de la première, comprenait la fonderie et occupait l'espace arrière. Les bâtiments qui la composaient étaient distribués selon un plan symétrique. Un certain nombre de constructions d'origine subsiste : les bâtiments d'habitation et d'administration, des ateliers et des magasins. Edifiées en appareil de pierre de taille, dans un style néo-classique, ces constructions sont caractéristiques du Second Empire. Leurs élévations, qui utilisent un système répétitif de baies normalisées, respectent une symétrie rigoureuse.

Protégé le 1995/03/08 : inscrit MH partiellement · 1, 3 boulevard Lahitolle

Eglise des Carmes

inscrit MH partiellement 1er quart 16e siècle Propriété privée
Le cloître a été édifié vers 1515. Il provient du couvent de Carmes établi par une fondation de Jean Pelourde, en 1374, sur la place du Noher (actuelle place Cujas). Il a été transféré dans l'ancien couvent des Clarisses (aujourd'hui collège et lycée privés Sainte-Marie-Saint-Dominique) en 1861. L'église des Carmes a été démolie en 1878.

Protégé le 1926/03/02 : inscrit MH · 9 rue Emile-Deschamps

Eglise Saint-Pierre-le-Marché (actuelle église Notre-Dame)

Voir notice PA18000040 (Maison sise 14-16, rue Voltaire)

Enclos Sainte-Jeanne

inscrit MH partiellement 1er quart 16e siècle Architecte : Georges Bienaymé (maître de l'oeuvre) Propriété de l'État
L'ordre des religieuses de l'Annonciade a été fondé à Bourges, en l'honneur de la Vierge, par Jeanne de France, duchesse de Berry, installée à Bourges dès 1499, après le procès d'annulation de son mariage avec le duc d'Orléans, devenu Louis XII. Le chantier du couvent a été ouvert peu après 1500. La construction des bâtiments claustraux, commencée sous la direction de Bienaymé Georges, maître d'autel de Jeanne de France et échevin, a été prolongée jusqu'en 1513, après la mort de la duchesse, grâce à la générosité de Charlotte de Bourbon, duchesse de Nevers. L'église pillée par les protestants en 1562.

Protégé le 1927/02/28 : inscrit MH ; 1929/10/24 : inscrit MH · 6 avenue du 95ème de Ligne

Ermitage dit " de l'Incarnation " ou de " Notre-Dame de Grâce " de l'ancien monastère de Notre-Dame et Saint-Joseph du Mont-Carmel

inscrit MH 1ère moitié 17e siècle Propriété de l'État
La règle de sainte Thérèse d'Avila prévoyait que les religieuses pussent se recueillir dans l'isolement grâce à des oratoires placés dans la nature. Afin de se conformer à ces recommandations, les Carmélites arrivées à Bourges en 1617 construisirent, dans leur enclos, trois ermitages. Le premier se situait au chevet de l'église, le deuxième près des jardins de l'Hôtel-Dieu, le dernier - et seul conservé - près des murs de la ville, au nord de l'enclos. Il fut bâti en 1625 grâce à un don fait en 1620 par madame de Marillac.

Protégé le 2011/12/22 : inscrit MH · 33 avenue Jean-Jaurès ; anciennement Grande-rue Saint-Ambroix

Fontaine de Fer, ou fontaine Saint-Firmin

inscrit MH 15e siècle;16e siècle;17e siècle Propriété de la commune
Une source est signalée dès le 13e siècle. Ses eaux ferrugineuses étaient réputées mais son exploitation en fontaine médicale ne date que du milieu du 16e siècle, date à laquelle elle s'appelait Fontaine Saint-Firmin. Sa grande époque de célébrité fut le 17e siècle. Elle fut alors l'objet de travaux importants. En 1759, on en protégea l'accès par une grille de fer entre deux piliers, aujourd'hui disparue. La Révolution dispersa sa clientèle. La promenade qui y conduisait, plantée d'arbres et de charmilles dès le 17e siècle, était au siècle dernier le lieu d'une assemblée populaire.

Protégé le 1971/10/27 : inscrit MH · rue de la Fontaine-de-Fer

Grand magasin des anciens "Etablissements Aubrun"

inscrit MH partiellement 2e quart 20e siècle Architecte : Laville Sylvère (architecte);Pascaud (architecte) Propriété d'une société privée
Une tourelle d'escalier devait appartenir à l'ancien hôtel Lemaire-Doullé. Lors de sa mise en valeur furent découvertes des planches peintes datant des années 1500-1530, figurant des animaux fantastiques, des personnages et des scènes de chasse. Subsistent également deux grosses poutres peintes encore visibles au premier étage du magasin. En 1836, Sylvain Aubrun achète une boutique qui, progressivement, va se voir adjoindre une série de boutiques avoisinantes pour atteindre une superficie de 950 m² constituée de maisons, jardins et cours intérieures. L'ensemble est rasé en 1928 pour l'édification d'un grand magasin entre 1928 et 1929, selon les plans de l'architecte Sylvère Laville. Le bâtiment se compose d'un rez-de-chaussée sur sous-sol, de deux étages, d'un comble et d'un dôme sur terrasse. L'ensemble s'articulait autour d'un hall éclairé par un plafond vitré formant puit de lumière. Le hall était ceinturé par une série de huit poteaux pas niveau, supportant une poutre-ceinture octogonale. Quatre balcons en encorbellement occupaient les angles. L'ensemble avait été revêtu de plâtre et de frises décoratives géométriques rapportées en staff. Chaque niveau formait une vaste galerie circulaire ceinturant le hall autour d'un escalier suspendu en béton armé, à double évolution symétrique à partir d'un palier de repos. En 1959, le puits de lumière est supprimé. En 1978, le plafond orné des frises est masqué.

Protégé le 2005/02/24 : inscrit MH · 10, 12 rue Moyenne ; rue du Docteur-Témoin

Halle au blé

inscrit MH 2e quart 19e siècle Architecte : Juillien Barthélemy (architecte) Propriété de la commune
En 1825, le conseil municipal décida de doter sa ville d'une halle au blé. La première pierre fut posée en 1832. L'inauguration se tint en 1836. Jullien, l'architecte de la ville, fournit les plans et dirigea les travaux. A l'origine, la halle possédait une cour centrale à ciel ouvert, entourée sur ses quatre côtés d'une galerie à arcades couverte d'une charpente en bois. En 1892, cette cour fut couverte par une verrière à charpente métallique et les combles des galeries périphériques furent remaniés. La recherche de classicisme transparaît dans le dessin des arcades plein cintre ainsi que dans la structure du bâtiment dont le plan reprend un modèle de l'antiquité romaine. La halle est entourée d'une enceinte constituée d'un mur en pierre sur trois côtés et d'une grille sur le quatrième.

Protégé le 1984/12/21 : inscrit MH · rue de la Halle ; rue des Cordeliers ; rue Paul-Commenge ; boulevard Juranville

Hôpital général

inscrit MH partiellement 17e siècle;18e siècle;4e quart 19e siècle;1er quart 20e siècle Architecte : Lejuge Jean (architecte) Propriété d'un établissement public communal
Hôpital créé en 1657 pour lutter contre la mendicité. En 1638, une chapelle avait déjà été demandée par la municipalité à l'architecte Jean Lejuge. Le choeur est entouré par des sacristies datées de 1832. Avec l'affluence des mendiants, la ville fait construire au 18e siècle un nouveau bâtiment joignant les deux pavillons du 17e. Pendant la Révolution, les officières quittent l'institution et n'y reviennent qu'avec le Concordat. L'édification du dernier pavillon central transforme l'hôpital pour mendiants en hôpital médical.

Protégé le 2004/06/10 : inscrit MH · rue Taillegrain ; avenue Paul-Sémard

Hôtel de Bengy

inscrit MH partiellement 2e moitié 17e siècle Propriété privée
Pavillon de trois travées, entre cour et jardin, flanqué de deux ailes en retour qui forment pignon sur rue. Une des ailes est consacrée à la cuisine et aux dépendances ; l'autre contenait les écuries, remises et lieux de stockage. L'ensemble des niveaux est commandé par l'escalier rejeté à l'intérieur et à l'extrémité droite, offrant ainsi au rez-de-chaussée et au premier étage la possibilité de créer de vastes salons ou pièces à vivre. Construction des années 1670, achevée avec le portail daté de 1676.

Protégé le 2004/10/04 : inscrit MH · 7, 9 rue du Docteur-Témoin

Hôtel de Bosredon, ou de Chouys

inscrit MH partiellement 3e quart 17e siècle Propriété privée
Cet hôtel a été construit pour le chanoine Charles de Chouys en 1661. Le portail, orné sur ses piédroits de colonnes ioniques, est surmonté d'une corniche faite de petits dés dans sa partie inférieure. L'arc d'ouverture, en plein cintre, est entouré de claveaux simulant du bossage. La porte possède un tympan décoré d'une grosse volute centrale entre des feuillages. La cour intérieure est limitée par trois corps de bâtiments. Au rez-de-chaussée, les ouvertures en plein cintre ont de grosses clés saillantes. A l'étage, les fenêtres dont le tracé décrit un arc surbaissé, ont des balustres en pierre. Les pavillons formant façade ont une corniche à modillons carrés et des lucarnes en pierre dans leur toiture.

Protégé le 1933/05/01 : inscrit MH · 4 avenue du 95ème de Ligne ; anciennement 22 avenue Henri-Ducrot

Hôtel de François Minard

inscrit MH partiellement 3e quart 17e siècle Architecte : Basseville Antoine (maître maçon) Propriété privée
Hôtel construit en 1492, et acheté en 1657 par François Minard, maître des courriers du Berry, qui commande à Antoine Basseville, maître maçon, l'agrandissement du bâtiment qui sert également de bureau pour la messagerie. L'hôtel présentait un plan symétrique axé, avec trois ailes bordant une cour fermée par un mur. Le corps central sur rue était flanqué de deux ailes qui rejoignaient le mur de l'édifice mitoyen, l'hôtel du Sauvage. L'aile droite sur cour, en retour d'équerre, a été détruite entre 1760 et 1765. Les façades présentent un décor géométrique influencé par le style Louis XIII. Certains procédés, tels les larges tables sous les croisées aux allèges constituées par des balustres, le refend qui cerne l'enroulement des volutes, la simplification et l'épaississement des moulures constituées

Protégé le 2006/01/20 : inscrit MH · 20 rue Joyeuse

Immeuble

inscrit MH partiellement 2e moitié 15e siècle Propriété d'une société privée
Cet immeuble a probablement été construit après l'incendie de 1487. La boutique était éclairée sur deux rues. Il ne possédait pas de couloir d'accès à la cour et l'escalier partait directement de la place. La salle du trésor était adossée au mur mitoyen, voûtée en berceau et communiquait avec la chambre du rez-de-chaussée. La vis en pierre dessert les étages supérieurs. Autrefois, elle desservait la cave. Elle se termine par un pigeonnier occupant le comble de la tourelle. Un pan de bois devait exister en façade, sous l'habillage d'ardoise et en retour sur la place.

Protégé le 1968/02/16 : inscrit MH · 1 rue des Arènes ; place Planchat ; 23 rue du Commerce

Immeuble de l'entreprise Leiseing

inscrit MH partiellement 2e quart 20e siècle Architecte : Rey Louis (architecte) Propriété privée
L'immeuble Leiseing a été construit en 1930 pour la Société anonyme Jacob Leiseing, entrepreneur de travaux publics, sous la direction de l'architecte Louis Rey, rue Bourbonnoux, à Bourges. Titulaire de nombreux marchés de travaux pour les administrations publiques et la Défense nationale, l'entreprise Leiseing eut une activité importante sur le plan local depuis 1908 jusque dans les années 1970, date à laquelle cessa son activité. Elle fut présente dans la plupart des grands chantiers de construction à Bourges dans l'Entre-deux guerres. L'immeuble de la rue Michel-de-Bourges, siège de l'entreprise, fut réquisitionné par les autorités allemandes en 1942 et devint le quartier général de la Gestapo dans le Cher. Elevé sur rue et donnant sur une cour comprenant des dépendances, il est construit en pierre de taille et béton armé. De simple plan rectangulaire, il présente quatre niveaux et cinq travées de fenêtres délimitées par de faux pilastres colossaux, en forte saillie, qui supportent une imposante corniche. La terrasse était aménagée en jardin. Au-dessus d'un sous-sol où se trouvaient la chaufferie et un local d'archives, l'immeuble comprenait les bureaux, au rez-de-chaussée, et trois étages à usage d'appartements. Dans ce bâtiment moderne et fonctionnel, un ascenseur desservait les étages et une buanderie collective était installée au dernier niveau. Faisant référence au courant du néo-classicisme moderne, la façade sur rue, d'une grande qualité architecturale jusque dans ses détails comme les garde-corps en métal, a été identifiée par la Conservation régionale des Monuments Historiques comme un témoignage significatif de l'architecture de l'Entre-deux-guerres en France et peut être considérée, ainsi que la salle des Fêtes (actuelle Maison de la Culture, notice Mérimée PA00132557) et le jardin des Prés Fichaux (notice Mérimée PA00096939) , comme l'un des rares exemples originaux et remarquables de la création architecturale à Bourges dans les années 1930. Il est intéressant de constater que l'Hôtel des Postes, situé en face de l'immeuble Leiseing, et construit seulement quatre ans auparavant, s'inscrit encore complètement dans un style néo-gothique.

Protégé le 2001/03/05 : inscrit MH · 10-12 rue Michel-de-Bourges

Internat du lycée de jeunes filles, actuel lycée Marguerite de Navarre

inscrit MH partiellement milieu 20e siècle Architecte : Barge Jacques (architecte);Lerat Jean (céramiste);Lerat Jacqueline (céramiste);Malvaux Henri (peintre);Gili Marcel (sculpteur) Propriété de l'État
L'internat du lycée de jeunes filles, rue de Vauvert, à Bourges, fut construit de 1950 à 1952, sous la direction de l'architecte Jacques Barge, dont l'oeuvre la plus connue est l'église de Sainte-Odile, à Paris (1935-1946). Il est aussi l'auteur du Centre social de Châteauroux (1936-1941). Dans la période difficile d'après-guerre, l'architecte réalise l'internat de Vauvert dans le double souci d'une exécution aussi soignée que possible et d'une recherche de solutions économiques. Divers procédés de préfabrication industrielle étaient tentés. Jacques Barge dit avoir conçu cet édifice comme un prototype, un modèle pour l'architecture à venir. L'internat est une réalisation audacieuse par la mise en oeuvre de techniques nouvelles, pensées et mises au point spécialement pour l'exécution de cet ensemble : l'application d'une trame régulière et d'une ossature simple de poutres en béton armé, préfabriquées. Aux impératifs d'ordre économique, se sont ajoutées les exigences précises du programme hygiéniste des constructions scolaires. L'internat de Vauvert est le premier établissement scolaire réalisé suivant les instructions du ministère de l'Education nationale du 28 janvier 1949. La mise en oeuvre économique de matériaux de qualité, la préfabrication et l'observation des principes élémentaires de confort, ont permis une Nouvelle école, remarquable par ses solutions constructives et l'étude de son équipement. Le plan-masse forme une composition en peigne, fonctionnelle, qui donne les avantages de la vie en pavillon tout en facilitant au maximum la surveillance et l'économie d'exploitation. Pour avoir les meilleures orientations possibles, les services et les salles d'hygiène s'alignent sur la façade nord tandis que les six pavillons perpendiculaires, consacrés aux salles d'études, aux salles à manger et aux dortoirs, sont orientés est-ouest. Rigueur géométrique, références à l'Antiquité et à la Renaissance, sont manifestes dans la longue façade monumentale de la rue de Vauvert, où jouent verticales et horizontales, pleins et vides, reliefs, opposition entre surfaces en appareil de pierre de taille et pierre simplement piquetée. La volonté du maître d'oeuvre d'inscrire sa réalisation pilote dans le cadre de la tradition s'exprime aussi dans le décor où s'affirme un souci pédagogique. L'architecte et la directrice de l'établissement confièrent la décoration aux professeurs de l'Ecole des Arts Appliqués de Bourges. Les céramistes Jean et Jacqueline Lerat réalisèrent une série de médaillons de terre cuite évoquant des figures exemplaires de femmes françaises. Une toile d'Henri Malvaux, représentant des jeunes filles dans un verger, devait donner aux enfants la certitude d'un séjour gai et vivifiant. L'Eveil ou Jeune femme se coiffant, sculpture en pierre de Marcel Gili orne l'une des roseraies du parc.

Protégé le 2001/06/28 : inscrit MH · 57 à 61 rue de Vauvert

Jardin des Prés Fichaux

inscrit MH 2e quart 20e siècle Architecte : Marguerita Paul (architecte paysagiste) Propriété de la commune
Ce jardin de 4, 5 hectares, devenu propriété de la ville en 1922, a été aménagé en 1930 par l'architecte-paysagiste Paul Marguerita, à l'initiative du maire Henri Laudier. Les ornements sont en céramique de Sèvres. Le jardin, influencé par l'Art Déco, a été réhabilité entre 1993 et 1995.

Protégé le 1990/11/19 : inscrit MH · boulevard de la République ; carrefour de Verdun

Maison de bois dite Maison des Trois Flûtes

Voir notice PA00096699.

13 rue Bourbonnoux ; rue Joyeuse

Maison dite de la Paneterie, ou maison André

inscrit MH partiellement 4e quart 15e siècle Propriété privée
Cette maison était située sur l'emplacement du siège de la paneterie royale, sur la place Gordaine, où se trouvaient les boucheries et poissonneries royales ainsi que le change, et qui constituait donc l'un des coeurs marchands de la cité. Elle a vraisemblablement été construite dans les années 1487-1490, après l'incendie, pour la famille Cadouet ou la famille André. Antoine André, potier d'étain, et sa femme, nièce d'un certain Hervé Cadouet, tenaient cette maison vers 1490.

Protégé le 1931/04/17 : inscrit MH · 97 rue Mirebeau ; 1 rue Jean-Girard ; anciennement 1 rue Edouard-Vaillant

Maison dite des Trousseau

inscrit MH 12e siècle;15e siècle Propriété privée
Cette maison est un rare exemple d'édifice civil à usage domestique de l'époque romane. Un registre de cens de l'abbaye de Saint-Hyppolite mentionne, entre 1288 et 1299, le grand cellier ou chesal de la veuve de Macé Trousseau. Par la suite, la maison fut comprise dans des constructions plus vastes, au milieu du 15e siècle. Le bâtiment présente un rez-de-chaussée percé de quatre baies au nord et d'une grande arcade placée au 15e siècle. Le premier étage est percé de baies géminées à chapiteaux sculptés.

Protégé le 1975/07/28 : inscrit MH · 2 place Clamecy

Maison du 15e siècle

inscrit MH partiellement 1er quart 15e siècle Propriété privée
Propriété de la Sainte-Chapelle édifiée dans les années 1400, pour Jean de Berry. Le rez-de-chaussée est en maçonnerie de pierre. Au-dessus de ce soubassement, un premier étage en pan de bois est porté en encorbellement par une lisse moulurée maintenue par des consoles en charpente qui reposent sur des corbelets en pierre moulurée. Quelques ouvertures ont conservé leur encadrement à gorges sur la pierre, à bordures dans la partie pan de bois.

Protégé le 1958/09/10 : inscrit MH · 2, 4 rue Henri-Ducrot ; anciennement 2, 4 avenue Henri-Ducrot

Maison Trousseau

inscrit MH partiellement 2e moitié 15e siècle Propriété de la commune
Cette maison porte les armes d'Artaud Trousseau et de Marie de Saint-Palais, dame de Mareuil. La façade a conservé une porte d'entrée avec moulures, surmontée d'un tympan armorié dont les armes ont été buchées. L'écu est porté par deux aigles affrontés. Au-dessus se trouvent une fenêtre et deux ouvertures à meneaux. L'intérieur conserve l'escalier en vis ainsi que deux salles avec cheminées moulurées.

Protégé le 1928/02/17 : inscrit MH · 5 rue Joyeuse

Maison à pans de bois

inscrit MH partiellement limite 15e siècle 16e siècle Propriété privée
Exemple de maison d'habitation du 16e siècle, faisant partie de l'ensemble des anciennes constructions de la rue. La maison comporte un rez-de-chaussée sur cave voûtée, un premier étage et un comble. La charpente est constituée, dans le plan vertical du faîtage, par un pan de bois vertical ajouré et des chevrons régulièrement espacés dans le plan des couvertures.

Protégé le 1964/04/28 : inscrit MH · 9 rue Pelvoysin

Maison à pans de bois

inscrit MH partiellement 4e quart 15e siècle Propriété privée
Une des plus anciennes maisons de ce quartier, présentant des caractéristiques particulières et intéressantes. Les solives du plancher de l'étage soutiennent seules le large encorbellement sur toute la façade. Le rez-de-chaussée servit certainement d'atelier à un artisan. La lucarne de type rural rend l'idée de faubourg qu'était à l'origine ce quartier.

Protégé le 1978/12/29 : inscrit MH · 4 cour Sylvain-Pichonnat

Maison à pans de bois, dite maison de la Tournelle

inscrit MH partiellement 2e moitié 15e siècle Propriété privée
Cette maison fut achetée (1607) et habitée par le peintre Jean Boucher. Maison basse à pignon haut. Le rez-de-chaussée est en pierre de taille et a été habillé d'un faux pan de bois en plâtre. L'étage est en pan de bois, de même que la tourelle qui offre la particularité d'être constituée d'un pan de bois circulaire reposant sur un encorbellement en assises de pierres moulurées dont l'assise supérieure est dénaturée. A l'intérieur, le décor formé par les solives dans la grande salle du premier étage est bien conservé.

Protégé le 1963/10/10 : inscrit MH · 50 rue Moyenne ; 13 rue Victor Hugo

Maison, ou hôtel Chambetin

inscrit MH partiellement 15e siècle Propriété privée
Cette maison porte un écu aux armes de Perrot, seigneur de Chambetin. On lit : Maître Jehan de Chambetin. De 1806 à 1904, elle a abrité le couvent des bénédictines de Saint-Laurent et un pensionnat de jeunes filles. De 1904 à 1905 s'y trouvait un collège de jeunes filles. Le rez-de-chaussée s'ouvre par une porte du 15e siècle avec jambages terminés par pinacles et crochets. Une arcature en ogive ornée de crochets et terminée par un fleuron contient un tympan dans lequel se trouvent deux anges qui soutiennent un écu orné de trois trèfles tigés et trois perroquets. Trois fenêtres ont conservé leurs moulures.

Protégé le 1928/02/17 : inscrit MH · 7 rue Louis-Pauliat ; anciennement 3 rue du Four

Manoir du Beugnon

inscrit MH partiellement 12e siècle;13e siècle;16e siècle;18e siècle Propriété privée
Le lieu est connu à l'époque romaine sous le nom de Buignum. La maison actuelle a été reconstruite au fil des siècles sur des fondations romaines dont quelques vestiges sont encore visibles dans la partie nord. Une partie du manoir fut démolie vers 1573, après un siège au cours des guerres de Religion. Le bâtiment le plus récent date de 1763 et a été édifié à l'emplacement d'une aile du manoir pour servir de séchoir à lin. Le manoir, dont les différents bâtiments sont ordonnés autour d'une cour carrée, est précédé d'un jardin orné de plantations en équerre ainsi que de jardins potagers à cheval sur la Rampenne et comprenant de petites mares jusqu'au canal du Berry. Il se compose d'une grange, d'un pigeonnier et d'un portail en anse de panier entre les deux. Le bâtiment du séchoir à lin, daté du 18e siècle, a été transformé en habitation. Lui fait suite, à cheval sur la Rampenne, le moulin. C'est dans cette ferme que le révérent père Prot, jésuite, revenant du Vénézuéla, acclimata vers la fin du 16e siècle, les coqs d'Inde (dindons) dont il avait rapporté en France les premiers couples.

Protégé le 1963/06/24 : inscrit MH · boulevard de l'Industrie ; 1 rue de Mazières

Monument à Jacques Coeur

inscrit MH Architecte : Préault Auguste (sculpteur);Souchon Augustin (architecte);Gours (sculpteur) Propriété de la commune
Réalisée en ronde-bosse et en marbre, entre 1872 et 1879, la statue de Jacques Coeur d'Auguste Préault est une commande prestigieuse pour le musée du château de Versailles, ce qui explique le matériau inhabituel pour un hommage à un grand homme, sous la IIIe République. Le piédestal, oeuvre de l'architecte berruyer Augustin Souchon et du sculpteur-ornemaniste Gours est un exemple unique de concours organisé localement pour cette partie de monument souvent négligée, ici très ornée, dans le style du Palais Jacques Coeur.

Protégé le 2017/03/23:inscrit MH · place Jacques Coeur

Moulin à eau de la Chappe

inscrit MH 13e siècle;18e siècle;19e siècle;20e siècle Propriété privée
L'existence du moulin de la Chappe est attestée en 1241 sous l'appellation de « Charasse » ou « Charosses » car il était situé sur une voie romaine carrossable, recouverte d'une chape, qui franchissait la rivière « Auron » à cet endroit, par un pont aujourd'hui disparu. L'Auron s'écoule dans un environnement essentiellement agricole, depuis sa source dans le département de l'Allier jusqu'à sa confluence avec l'Yèvre, au niveau de Bourges. Dans la cité, l'Auron faisait mouvoir quatre moulins dont celui de la Chappe qui est aujourd'hui le seul en activité. Après avoir subi une inondation, le moulin fut reconstruit en 1428, par ses propriétaires, les chanoines de la Sainte-Chapelle de Bourges, comme étant aux droits de l'ancienne abbaye de Saint-Hippolyte de Bourges. L'une des vannes par lesquelles le moulin contrôlait le courant qui alimentait la roue, porte la date de 1441. Le chapitre de la Sainte-Chapelle demeura propriétaire du moulin jusqu'à sa vente comme bien national en 1792. Vers 1560, la gravure de Joris Hoefnagel représente, établi au milieu de l'Auron, le moulin de la Chappe et le pont qui, rive droite, le reliait à la cité près de la porte de la Chappe, et, rive gauche, aboutissait à des chemins qui traversaient des prairies. Un second pont franchissait la rivière un peu plus en en aval, à l'emplacement actuel du pont d'Auron, face à la porte du même nom qui était l'entrée sud de la ville. Sur les plans et les vues de Bourges des XVIe et XVIIe siècles, le moulin de la Chappe semble n'être constitué que d'un seul bâtiment. C'est sur ses fondations que repose la plus élevée des constructions qui composent aujourd'hui le moulin. Sur le plan cadastral de 1814, à l'emplacement de l'ancien pont disparu vers 1700, une nouvelle construction abrite la roue. Au XIXe siècle, « l'usine » était mise en mouvement par une roue hydraulique qui prenait l'eau par-dessus. Des pales de bois étaient fixées sur une armature métallique. La roue encore en place mais en mauvais état est à l'arrêt depuis 1973. La minoterie toujours en activité est mue par l'électricité. Au XVIIIe siècle, entre le bâtiment du moulin et la rive droite, ont été construits un radier en équerre, constitué de dalles de pierres et un pont qui reliait le moulin à la ville. Un déversoir bâti en 1818, haussé en 1828 puis entièrement reconstruit en béton en 1873, fut posé sur le radier. La rivière qui s'élargit légèrement devant le barrage, y retombe 1,20 m ou 1,40 m plus bas selon les étiages. La traversée de Bourges par le canal de Berry en 1832 et la création d'un port de marchandises modifièrent les lieux. Le site du moulin de la Chappe fut utilisé pour maintenir la retenue des eaux nécessaires à l'alimentation du canal de Berry. Les eaux venant d'amont se fondent dans un bassin aux berges en parement perré, créé en 1864. Dans cette « râcle », les eaux sont distribuées entre le canal et le bras de la rivière qui fait tourner le moulin. Le fonctionnement de l'usine se trouve subordonné aux besoins de la navigation qui doit être satisfaite avant lui. Le canal qui a participé à l'industrialisation du quartier, fut déclassé en 1955 et en partie comblé en 1976. Le corps de bâtiment principal, construit sur les bases de celui du XIIIe siècle, abrite les mécanismes et la minoterie. Il a été surélevé une première fois vers 1910 et une seconde en 1928. Au-dessus d'un rez-de-chaussée où sont les mécanismes liés à la roue, il s'élève sur quatre niveaux. A la suite du corps de bâtiment principal, du côté de la rive gauche, se trouve une seconde construction. Elle a conservé une trompe d'angle en pierre d'appareil, qui témoigne d'une certaine recherche de stéréotomie, et un contrefort visible sur une gravure de 1851. Au-dessus de la trompe, une inscription garde le nom du maçon Dardeau et la date 1776. Sous ce corps de bâtiment reconstruit en 1879-1880, s'ouvrent les voies des cinq vannes de décharge. Une sixième est placée entre la voie de la roue motrice et le déversoir. En 1876, fut créé un exutoire reliant l'Auron en aval du moulin de la Chappe, au canal de Berry en aval de l'écluse de la Chappe. Il servit à alimenter le canal de Berry en eau.

Protégé le 2022/02/09 : inscrit MH · 4 impasse du moulin de la Chappe

Observatoire astronomique et météorologique de l'abbé Louis-Théophile Moreux

inscrit MH 1er quart 20e siècle Architecte : Moreux Louis-Théophile (architecte) Propriété privée
L'Abbé Théophile Moreux, figure célèbre dès la fin du 19ème siècle, est le fondateur de l'observatoire astronomique et météorologique privé de Bourges. Son observatoire, construit sur ses plans et financé sur ses propres ressources, fut terminé en 1909. Si l'édifice a disparu à la mort de l'abbé, il en reste néanmoins une construction empreinte de références à l'art islamique. La coupole se situait sur la terrasse crénelée d'une tour d'aspect compact. Les façades blanchies à la chaux étaient couvertes de décors en céramique et percées de baies jumelées. A ce jour, il ne reste aucune trace de la coupole et de la lunette astronomique. Cependant, l'observatoire demeure la seule construction de ce type en Berry au 19ème et début du 20ème siècles préfigurant la naissance, en 1956, de la Station de radioastronomie de Nançay, dans le Cher. Cet observatoire représente un jalon non négligeable dans l'histoire de l'astronomie en France , sous la Troisième république.

Protégé le 2010/07/20 : inscrit MH · 22 rue Ranchot

Portail monumental de l'hôtel Gassot-de-La-Vienne

inscrit MH 2e quart 18e siècle Propriété d'une société privée
Cet hôtel a primitivement appartenu aux Pelorde, puis aux Bengy et enfin aux Gassot de la Vienne, qui y firent construire le portail en 1749. Le portail de l'hôtel Gassot de la Vienne, qui était situé rue Jacques-Coeur et aujourd'hui détruit, avait été remonté au 19e siècle au 3, place Rabelais. En 1975, il fut démonté et ses pierres furent entreposées à l'hôtel de Bourbon, puis transportées au dépôt de la ville de Bourges (à Asnières) , lors de la rénovation de l'hôtel de Bourbon en 1990.

Protégé le 1933/05/01 : inscrit MH · 3 place Rabelais

Portique monumental gallo-romain

inscrit MH Gallo-romain Propriété privée
Ce portique s'étirait sur une longueur de 73m et comptait initialement quinze vastes niches, alternativement demi-circulaires et rectangularies. Neuf niches subsistent aujourd'hui, séparées en deux groupes, l'un de six, l'autre de trois, par les travaux de fondations de l'extrémité nord du palais ducal. Chacune d'elle est séparée de sa voisine par un mur de refend, axé en façade par un pilastre dorique à rudentures et cannelures, et sommé par un chapiteau dorique. Les arcades, affirmées par des archivoltes moulurées, prennent naissance sur des impostes encadrant les pilastres. La totalité du décor de façade est réalisée en pierre de taille de grand appareil. Le reste de l'édifice était construit en petit appareil à assises réglées avec cordons de briques. Ce monument devait être lié à une vaste aire publique, sans doute le forum, ou servir de bordure à une voie commerçante importante. C'est l'unique specimen préservé de la Gaule romaine.

Protégé le 1988/12/20 : inscrit MH

Recette principale et direction départementale de la Poste

inscrit MH partiellement 1er quart 20e siècle Architecte : Tarlier Henri (architecte) Propriété multiple : de l'État, de la commune
Commencé en 1913 d'après les plans de Henri Tarlier, repris à partir de 1919, l'édifice est achevé en 1926. La construction reprend le style néo-gothique pour évoquer les période faste de l'histoire communale. L'aménagement intérieur présente une structure poteaux-poutres de béton et de maçonneries apparentes.

Protégé le 2004/09/28 : inscrit MH · 29 rue Moyenne ; 1 rue Michel-de-Bourges

Théâtre municipal Jacques-Coeur

inscrit MH partiellement Gallo-romain;3e quart 19e siècle Propriété de la commune
Théâtre à l'italienne édifié en 1859 en remplacement de l'ancien théâtre détruit par un incendie. Décor éclectique sur la façade principale. A l'intérieur, les niveaux, le décor blanc et or des balcons, le lambrequin de la scène sont toujours en place.

Protégé le 2004/10/05 : inscrit MH · 14 rue Jacques-Coeur

Jardin des Prés Fichaux

Label 2004 Jardin contemporain, Public, Jardin régulier
À la confluence de l’Yèvre et de la Voiselle, au nord du centre-ville de Bourges, le jardin des Prés-Fichaux propose au visiteur une escapade paysagère dans l’environnement urbain de la préfecture du Cher. La création du jardin public est décidée en 1920 pour assainir le quartier qui est alors marécageux et fragmente le territoire entre le centre-ville et la gare. Paul Marguerita, alors conducteur-voyer de la ville de Bourges et paysagiste autodidacte, est appelé pour la maîtrise d’œuvre.&nbsp,À&nbsp,la&nbsp,suite&nbsp,de&nbsp,l'exposition&nbsp,des&nbsp,Arts&nbsp,décoratifs&nbsp,de&nbsp,Paris,&nbsp,ce dernier propose&nbsp,la&nbsp,conception d’un&nbsp,jardin&nbsp,régulier, géométrique, qui renoue avec la tradition des jardins à la française, composé d’allées droites et de parterres de gazon ordonnancés. &nbsp,Le jardin&nbsp,s’inscrit dans un triangle dont l’entrée principale à l’ouest donne une vue sur le reste des Prés-Fichaux grâce à un belvédère. L’axe ouest-est du jardin est souligné par un boulingrin, lui-même encadré par des arcades d’ifs, qui font la notoriété du jardin, et au bout duquel une pièce d’eau met en valeur une statue de Pêcheuse et l’enfant par Popineau. L’eau, canalisée dans de multiples bassins,&nbsp,participe à la composition géométrique de l’ensemble. Il s’en suit plusieurs bosquets de tilleuls accueillant un amphithéâtre, un atrium et également de nombreuses statues&nbsp,, la sculpture et la céramique prenaient une large place dans le jardin des années 1930. Le Jardin des Prés-Fichaux reste donc un témoignage du renouveau du jardin régulier au début du XXe siècle. Les formes géométriques du jardin sont le signe de ce retour à l'ordre, «&nbsp,à la raison&nbsp,», qui caractérise le style Art déco développé dans l'entre-deux-guerres.

Boulevard de la République · Ouverture : saisonnière

"Conseil départemental du Cher, ancien établissement de Fabrication d’armement de Bourges"

Label 2023 1985 Architecte : "Vidal Henri (architecte);Bayard Yves (architecte);Ministère de la Défense (maître d’ouvrage);Groupement industriel des armements terrestres - GIAT (maître d’ouvrage)" architecture industrielle, usine, usine de construction mécanique, usine d'armes

6 Route de Guerry

Caisse régionale du Crédit agricole

Label 2019 1973 Architecte : Herbert Michel (architecte) architecture artisanale commerciale et tertiaire, édifice artisanal commercial ou tertiaire, banque

8 allée des Collèges

Chapelle Saint-Paul des Gibjoncs

Label 2016 1969-1971 Architecte : Mansiat Jacques (architecte);Blatter Pierre (architecte) architecture religieuse, édifice religieux, édifice religieux chrétien, église

avenue de Lattre-de-Tassigny ; route de Saint-Michel

Château d’eau de la Chancellerie

Label 2019 1962 Architecte : Chantiers navals de La Ciotat (entrepreneur) génie civil, ouvrage d'art, ouvrage lié à l'alimentation en eau, réservoir

La Chancellerie ; rue des Machereaux

Cité-jardin de l’Aéroport

Label 2016 1928;1931;1937;1945;1949;1951;1954 Architecte : Payret-Dortail Maurice (architecte);Demay Jean (architecte);Festoc Jean (architecte) urbanisme et espaces aménagés, secteur urbain, secteur urbain concerté, lotissement

"rue Joseph-Le Brix ; rue Nungesser-et-Coli; rue Louis-Blériot ; rue Latham ; rue Mesmin ; rue Guilbeau "

Collège et lycée technique Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle

Label 2024 1990;1996 Architecte : Bulle Fabienne (architecte);Brinon Jean-Michel (architecte) architecture scolaire, édifice scolaire, école, école secondaire

52 avenue de la Libération

Conservatoire à rayonnement départemental

Label 2024 2007 Architecte : Ivars & Ballet (agence d'architecture) architecture scolaire, école, école professionnelle

34 rue Henri-Sellier

03 Sites patrimoniaux remarquables

Bourges compte 1 site patrimonial remarquable. Au titre du code du patrimoine, un SPR protège un ensemble urbain ou paysager d'intérêt — le plus souvent le centre ancien — dont l'évolution est encadrée par un plan de gestion.

Site patrimonial remarquable de Bourges SECTEUR S

Institué en 1965. Document de gestion : Plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV), approuvé en 1994.

04 Musées et Maisons des Illustres

5 musées labellisés Musée de France.

  • Musée des arts décoratifs Protégé au titre des Monuments historiques.
    Arts décoratifs, Art moderne et contemporain
    Présentation d'objets d'art et de mobilier datant des XVIIe et XVIIIe siècles, parmi lesquels un grand cabinet d'ébène gravé, sculpté et marqueté, vers 1650. Peintures françaises, hollandaises, italiennes. Tapisseries flamandes dont une suite des Mois. Céramiques : faïences de Nevers et de Delft. Objets d'art et objets familiers du XVIe au XVIIIe siècles (émaux de Limoges. armes, ivoires, bibelots, verreries, montres et horloges, boutons d'habits, etc.).Cet hôtel particulier, dont la construction commence vraisemblablement en 1497, est terminé dans les premières années du XVIe siècle. Les façades de ce bâtiment sont ornées d’un décor antiquisant d’une grande qualité et d’une extrême finesse, laissant supposer l’intervention d’un atelier d’ornemanistes italiens. L’hôtel Lallemant constitue un exemple précoce d’édifice de la première Renaissance française construit avant les châteaux de la Loire : aile François Ier de Blois, châteaux d’Azay le Rideau, Chambord et Chenonceau. Il est bâti sur le rempart gallo-romain de la ville. Cette position particulière explique le passage incliné commandant tous les accès : intérieurs par l'escalier en vis en œuvre et extérieurs en faisant communiquer la cour haute (où se trouvait l'entrée principale) et la cour basse (actuel accès des visiteurs). Il est propriété de la Ville de Bourges depuis 1826.
  • Musée des meilleurs ouvriers de France
    Technique et industrie
    Seul musée dédié intégralement aux Meilleurs Ouvriers de France.Ce Musée est installé dans l'enceinte de l'ancien palais archiépiscopal créé au XVIIe siècle par l'architecte Bullet, à une centaine de mètres au sud de la cathédrale Saint-Étienne, classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco en 1992, en plein cœur du secteur sauvegardé de la cité historique.
  • Musée du Berry Protégé au titre des Monuments historiques.
    Archéologie, Ethnologie, Histoire
    Importantes séries d'archéologie régionale, préhistoriques (stations des Roches, Monthaud, La Garenne, Bellon), protohistoriques (riche mobilier funéraire de l'âge du fer), de Bourges et des environs (cistes, oenochoés), et gallo-romaines (céramiques, bronzes, fibules, monnaies. Nombreuses sculptures religieuses et funéraires : séries de 250 stèles ornées, sarcophage de Charenton-sur-Cher du VIIe siècle). Ethnographie régionale : vie familiale et domestique, piété populaire, artisanat, outillage agricole ; remarquable collection de céramique populaire du XIXe siècle en grès de La Borne (pichets, fontaines, écritoires, croix de carrefours, etc.). Tableaux du XVIe au XIXe siècles des écoles française, italienne, flamande et hollandaise. Cité d'Avaricum.Hôtel particulier construit au début du XVIe siècle pour Durand Salvi, marchand italien établi à Bourges. L'hôtel a gardé le nom de son plus illustre possesseur, le juriste Cujas, qui en fut propriétaire de 1585 à 1590. Façades en briques et pierres. Sculptures décoratives de la première moitié du XVIe siècle, en extérieur et intérieur. Remontage de plusieurs éléments architecturaux anciens, dont la façade de l'Hôtel de Vayre.
  • Musée Estève Protégé au titre des Monuments historiques.
    Art moderne et contemporain
    Le musée Estève abrite la plus importante collection au monde dédié à Maurice Estève, un artiste singulier dans le panorama de la peinture abstraite de la seconde moitié du XXe siècle. Elle retrace de manière exhaustive son parcours artistique à travers plus de 60 tableaux, des collages, des dessins et de nombreuses lithographies.Hôtel des Échevins (ancien Hôtel de Ville) (cad. IO 20) : classement au titre de monument historique par arrêté du 12 juillet 1886.
  • Muséum d'histoire naturelle Gabriel Foucher
    Archéologie, Photographie, Sciences de la nature, Technique et industrie
    Le muséum est un lieu de découverte et d'étonnement, constituant une véritable banque de données scientifiques. L'objectif du muséum est d'apporter à tous les publics une information accessible et de qualité. « A chacun sa place » : présentation de la notion d'espèce à partir d'animaux naturalisés. « L'univers du vivant » : la systématique à partir d'exemples vivants. « Cosmos destination Berry » : l'histoire de la terre (astronomie, géologie). « musée de l'homme » : une rencontre des hommes de la préhistoire aux populations actuelles, suivi d'un voyage à l'intérieur du corps. A voir les grands animaux naturalisés, dont le couple de bisons européens face à trois loups. L'arbre à perroquets.

05 Savoir-faire d'exception

Bourges compte 2 entreprises labellisées « Entreprise du Patrimoine Vivant », un label d'État qui distingue les savoir-faire artisanaux et industriels rares et d'excellence.

Roset Sas Ameublement et décoration

Fabricant, éditeur et distributeur français de mobilier contemporain premium depuis 1860, nous concevons et fabriquons sièges, meubles et objets pour la maison dans nos ateliers de l’Ain. Présents principalement à l’international, l’export représente 75 % de notre chiffre d’affaires. Nous collaborons avec près de 80 designers de toutes nationalités.

✓ Visite possible
Rosinox Equipements Industriels, Médicaux, Mécaniques

06 Randonnées et promenades

2
Itinéraires balisés ?
10,1 km
Linéaire traversant ?
2
GR (grande randonnée) ?
ItinéraireRéseauDeÀkm traversants
Sentier International Bourges Gargilesse-Dampierre 5,67
Sentier International Vézelay Bourges 4,45

07 Vie culturelle de Bourges

  • 🎬 2 cinémas — MEGA CGR, MAISON DE LA CULTURE DE BOURGES
  • 🎉 10 festivals — Bourges Contemporain, BulleBerry, Récréations…
  • 📚 5 bibliothèques ou médiathèques

08 Autres sites à découvrir de Bourges

Sites d'intérêt référencés par les offices de tourisme dans la base nationale DATAtourisme (CRT + OT régionaux). 19 lieux sélectionnés autour du patrimoine, de la nature, des musées et du terroir (86 sites déjà cités dans les blocs Patrimoine et Musées plus haut).

🏛 Patrimoine bâti (1)

  • Maison Des Musées

    Espace d'échanges et de rencontres autour du nouveau projet muséal de la Ville de Bourges.

    Place Etienne-Dolet

🌳 Sites naturels (2)

  • L'espace Naturel Sensible : "Les Garettes"

    Ce site de 27 hectares, situé au nord de Bourges, abrite une grande diversité animales et végétales dont certaines bénéficient d'un statut de protection ou de r…

    Asnières-Lès-Bourges

  • L’espace Naturel Sensible : « Marais Boisé Du Val D’auron »

    Ce site est un espace constitué de milieux naturels et artificiels qui sont étroitement liés à la création du plan d'eau du Val d'Auron dans les années 70.

    Lac d'Auron

🎨 Musées & culture (15)

  • Antre Peaux - Transpalette - Centre D'art Contemporain

    Ce centre art contemporain explore et expose de nouveaux artistes divers et variés.

    24-26 route de La Chapelle

  • Atelier 53

    Didier Mori réalise des sculptures en carton. C'est une technique personnelle et originale qui permet des expressivités inédites et fortes. De "vils matériaux"…

    53 rue d'Auron

  • Atelier De Sculpture - Christine Lambert

    L'atelier de Sculpture "rue Emile Zola" est plus qu'un atelier, c'est un espace conviviale, dédié à l'art de la sculpture et du modelage.

    10 Rue Émile Zola

  • Château D'eau - Château D'art

    Le Château d'eau - Château d'art est un lieu dédié la diffusion des arts.

    Place Séraucourt

  • Galerie D'art Laramée

    Tableaux contemporains, street art et moderne, artistes présents Chanoir, Onemizer, Leslie Berthet Laval, Daniel Castan, Christof Monnin, hank China... sculptur…

    19 rue Coursalon

  • Galerie Du Phare

    Située à Bourges, à proximité du Palais ducal Jean de Berry, la Galerie du Phare est un espace intimiste, dédié à l’Art, qui contribue à la diversité culturell…

    6 bis rue Henri Ducrot

  • Galerie Exposition - Le Pot Aux Roses

    Créatrice de bijoux en résine et textile, elle s'est installée dans un magnifique espace créateurs.

    12 rue de la Grosse Armée

  • Galerie La Box

    La Box est la galerie d’art contemporain de l’École nationale supérieure d’art de Bourges. Chaque année, depuis 1990, elle organise une dizaine d’expositions ou…

    9 rue Édouard Branly

7 autres lieux dans cette catégorie.

🍷 Terroir & vignobles (1)

  • Brasserie Bos

    Brasserie fabricant des bières à partir des produits agricoles régionaux. Visites, dégustations et ateliers de découverte brassage à la brasserie.

    11 allée Napoléon III

Source : DATAtourisme — données ouvertes des offices de tourisme français.

09 Grands Sites de France à moins d'une heure de Bourges

Sites paysagers d'exception labellisés par le Ministère de la Transition écologique (Réseau des Grands Sites de France), accessibles en moins d'une heure de route de Bourges.

  • Le Bec d'Allier Le Bec d'Allier 49 min de route · 54 km · en démarche

10 Villages et villes labellisés à proximité de Bourges

Communes distinguées par les principaux labels touristiques nationaux, accessibles en moins d'une heure de route.

11 Que faire à proximité de Bourges

9 lieux d'intérêt (parcs animaliers, grottes aménagées, sites antiques, trains touristiques) accessibles en moins d'1h30 de route. Source : Wikidata.

🦁 Zoos et aquariums (2)

🏛️ Sites antiques et préhistoriques (6)

🚂 Trains touristiques (1)

12 Spots de baignade à proximité de Bourges

Sites de baignade surveillés par l'ARS (mer, lacs, rivières) accessibles en moins d'une heure de route. Classement de qualité de l'eau (A=excellente, B=bonne, C=suffisante, D=insuffisante).

Source : Hub Eau — Contrôle sanitaire des eaux de baignade (ARS).

13 Terroir — appellations AOP / IGP

17Appellations protégées
1AOP i
16IGP i

Une appellation peut être produite sur une seule commune ou sur des centaines. Les appellations sont classées ci-dessous de la plus restreinte à la plus large, avec le nombre de communes couvertes par leur aire de production.

Appellations d'Origine Protégée

Indications Géographiques Protégées

14 Hébergements touristiques

Selon l'INSEE, Bourges compte 19 établissements d'hébergement touristique (hôtels et campings recensés).

17
Hôtels ?
1
Campings ?

18 hébergements touristiques classés Atout France (hôtels, résidences, campings, auberges).

18
Hébergements classés ?
838
Chambres (hôtels)
100
Emplacements (campings)
2 268
Capacité d'accueil ?

Principaux établissements

ÉtablissementTypologieClassementCapacité
ACE HÔTEL BOURGES Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 3 étoiles 173 pers.
BEST WESTERN HÔTEL D'ANGLETERRE Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 4 étoiles 65 pers.
CAMPING DE BOURGES Site ↗ CAMPING 3 étoiles 321 pers.
HÔTEL B&B BOURGES 1 Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 2 étoiles 156 pers.
HÔTEL B&B BOURGES 2 Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 2 étoiles 112 pers.
HÔTEL BHOMA BOURGES OLYMPIA Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 3 étoiles 82 pers.
HÔTEL DE BOURBON MERCURE BOURGES Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 4 étoiles 132 pers.
HÔTEL IBIS BOURGES Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 3 étoiles 177 pers.
HÔTEL IBIS STYLES BOURGES Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 3 étoiles 170 pers.
HÔTEL INN DESIGN BOURGES Site ↗ HÔTEL DE TOURISME 2 étoiles 86 pers.

+ 8 autres établissements.

15 Curiosités & records de Bourges

2,1 km
Distance au McDonald's le plus proche ?
3
McDonald's dans un rayon de 20 km ?

Le McDo le plus proche

Le restaurant McDonald's le plus proche de Bourges se situe à 2,1 km. Au total, 3 McDonald's sont accessibles dans un rayon de 10 km.

Source : OpenStreetMap — Overpass API (2026-03). Licence ODbL (Open Database License).

Résumé

Bourges rassemble 115 monuments historiques, 5 musées de France, 1 jardin remarquable, 1 site patrimonial remarquable. l'offre d'hébergement compte 18 hébergements classés Atout France. 2 itinéraires balisés traversent le territoire.

Sources et méthodologie

Dernière mise à jour : 19/07/2026
Voir le détail des 8 sources utilisées