Le marché immobilier de Dijon affiche un prix médian de 2 708 €/m², en léger recul de 4,4 % sur un an. Cette capitale régionale, peuplée de plus de 160 000 habitants, a enregistré 3 016 transactions en 2024. Le segment appartement, dominant, représente 88 % des ventes. Cette page analyse les données DVF 2024 pour vous aider à positionner votre bien.
Comment se porte le marché immobilier à Dijon
En 2024, le marché dijonnais montre des signes de correction avec une baisse des prix de 4,4 %. La fourchette de prix (Q1-Q3) reste large, de 2 160 à 3 425 €/m², signe d'une hétérogénéité persistante des biens. Les appartements, avec 2 655 ventes, sont le moteur du marché, affichant un prix médian de 2 642 €/m². Les maisons, moins nombreuses (361 ventes), se négocient à 3 320 €/m². Dijon reste plus accessible que Villeurbanne (4 308 €/m²) mais dépasse Clermont-Ferrand (2 412 €/m²). La baisse des prix doit être nuancée par une dynamique démographique positive (+3,2 % en 5 ans).
Évolution du prix médian sur 5 ans
Prix médian au m² et nombre de transactions par année (DVF / DGFiP).
Après une période de forte croissance, le marché dijonnais amorce une correction avec une baisse de 4,4 % sur un an (DVF 2024). Cette tendance reflète le durcissement des conditions de crédit au niveau national. Pour un acheteur, ce contexte peut offrir des opportunités de négociation, surtout sur les biens restés longtemps en vente. Pour un vendeur, il impose un prix de mise en marché réaliste et justifié, sous peine de voir le bien invendu. Le timing est moins crucial que la justesse du prix, la demande restant présente grâce à la dynamique démographique (+3,2 % en 5 ans).
Prix détaillés par typologie
Typologie du marché immobilier à Dijon
Le parc immobilier dijonnais est majoritairement composé d'appartements (86 % des logements), avec seulement 14 % de maisons. Les transactions reflètent cette structure : 88 % concernent des appartements, souvent de petite surface médiane (52 m²). Le taux de propriétaires (39,3 %) est inférieur à la moyenne nationale, indiquant un marché locatif actif. Les acheteurs sont principalement des primo-accédants et des investisseurs attirés par des rendements locatifs corrects. Seuls 4 % des logements sont des résidences secondaires.
Marché vendeur ou acheteur ?
Avec 7,3 % de logements vacants et un volume de transactions soutenu (3 016), le marché dijonnais conserve une certaine liquidité. Toutefois, la baisse des prix de 4,4 % et le recul des autorisations de construire (-29 % sur 5 ans) peuvent signaler un rééquilibrage en faveur des acheteurs. Le temps de vente moyen dépend fortement du prix et de la localisation. Un bien bien positionné et correctement estimé trouve preneur dans des délais raisonnables, surtout dans le segment des petits appartements en centre-ville, très demandés.
Vacance longue durée à Dijon
Signal de liquidité du marché : un logement vacant depuis plus de 2 ans révèle souvent un bien dégradé ou difficile à louer/vendre. Données 2025 — Ministère de la Transition écologique.
Une part significative des vacants est immobilisée depuis plus de 2 ans : signal d'un parc qui peine à se renouveler. À vérifier au cas par cas.
Construction neuve à Dijon (5 dernières années)
Logements autorisés par année — données SITADEL (Ministère de la Transition écologique).
Bilan construction à Dijon: 4 866 logements autorisés sur 5 ans, 1 027 pour la dernière année (-42 %).
Effondrement de la construction neuve : forte pression sur le parc existant à anticiper.
Sur les cinq dernières années, 5 583 logements neufs ont été autorisés à Dijon, signe d'une attractivité confirmée. Cependant, la tendance est à un net ralentissement : seulement 580 autorisations en 2024, soit une baisse de 29 % par rapport à la période précédente. Cela indique une prudence des promoteurs face au contexte économique et pourrait, à moyen terme, limiter l'offre neuve et soutenir les prix de l'ancien. Source SITADEL.
Quand acheter ou vendre ?
À Dijon, le marché immobilier suit le rythme classique avec une reprise active en février-mars et un pic des transactions au printemps. L'automne (septembre-octobre) constitue une seconde période favorable, avant le ralentissement hivernal. La taxe foncière, payable en septembre, peut inciter certains vendeurs à finaliser une vente avant cette échéance. L'affluence touristique, modérée (52 hébergements), a peu d'impact sur la saisonnalité des transactions.
Le saviez-vous ?
- Dijon compte 216 monuments historiques protégés, un atout patrimonial unique.
- La gare TGV place Paris à 1h40, un argument majeur pour les actifs.
- Seulement 4 % des logements sont des résidences secondaires à Dijon.
Comparaison avec les communes voisines
Prix médian au m² des communes les plus proches (DVF). Tri par distance.
À retenir sur les prix immobiliers à Dijon
- Prix médian à 2 708 €/m², en baisse de 4,4 % sur un an.
- Écart important entre maisons (3 320 €/m²) et appartements (2 642 €/m²).
- Prix total type : 137 384 € pour un appart, 282 200 € pour une maison.
- Dynamique démographique positive (+3,2 % en 5 ans) soutenant la demande.
Glossaire immobilier — comprendre les termes utilisés sur cette page
- DVF — Demandes de Valeurs Foncières
- Base de données ouverte de la DGFiP qui recense toutes les transactions immobilières effectuées en France. Elle est mise à jour deux fois par an et constitue la source la plus fiable pour mesurer les prix réels du marché.
- Prix médian vs prix moyen
- Le prix médian est la valeur centrale : 50 % des biens se vendent moins cher, 50 % plus cher. Il est moins sensible aux valeurs extrêmes que le prix moyen, qui peut être tiré par quelques transactions exceptionnelles. Le prix médian est donc plus représentatif du marché réel.
- Q1, Q3 et fourchette interquartile
- Q1 (premier quartile) est le prix sous lequel se vendent 25 % des biens les moins chers. Q3 (troisième quartile) est le prix au-dessus duquel se vendent les 25 % les plus chers. La fourchette Q1–Q3 contient donc 50 % des transactions et donne une idée concrète de l'éventail de prix réel.
- Rendement locatif brut
- Calcul simple : (loyer mensuel × 12) / prix d'achat × 100. Il ne tient compte ni de la vacance locative, ni des charges, ni de la taxe foncière, ni des frais de gestion. C'est un indicateur de comparaison rapide entre biens.
- Rendement locatif net
- Rendement après prise en compte de la vacance locative (typiquement 8 %), des frais de gestion et charges récurrentes (~12 %), et de la taxe foncière. Plus représentatif de la rentabilité réelle. Sur villagesfrancais.fr, il est calculé avec ces hypothèses standard à titre indicatif.
- DPE — Diagnostic de Performance Énergétique
- Étiquette de A (très économe) à G (passoire thermique) qui mesure la consommation énergétique d'un logement. Depuis 2023, les biens classés G ne peuvent plus être loués ; F en 2028, E en 2034. Un parc local avec beaucoup de F/G présente un risque réglementaire majeur.
- Indices composites IPI / IAI / IOL / IPTI
- IPI = pression immobilière (équilibre offre/demande). IAI = accessibilité immobilière (rapport prix/revenu local). IOL = opportunité locative (rendement potentiel et demande). IPTI = pression touristique (poids des résidences secondaires et locations saisonnières). Tous notés sur 10.
- PPR — Plan de Prévention des Risques
- Document opposable qui zonera la commune en fonction des risques naturels (inondation = PPRI, mouvement de terrain, submersion marine, etc.). Un PPR actif peut imposer des contraintes constructives et impacter les conditions d'assurance d'un bien.
- Carte des loyers
- Estimation officielle des loyers mensuels au m² produite par le Ministère de la Transition écologique à partir d'annonces réelles (Leboncoin, SeLoger). Fournit une fourchette basse, médiane et haute pour chaque commune et pour chaque type de bien (apparts/maisons).
- Taxe foncière
- Impôt local annuel dû par tout propriétaire d'un bien bâti. Elle est calculée sur la base de la valeur locative cadastrale × le taux global voté par la commune (et complété par le département/intercommunalité). Elle est restée à la charge du propriétaire même quand le bien est loué.
Méthodologie & sources
Toutes les analyses publiées sur cette page reposent exclusivement sur des sources publiques officielles et ouvertes. Aucune donnée propriétaire ou scrapée d'agences. Les chiffres sont mis à jour à mesure que les producteurs publient leurs nouvelles versions.
-
Transactions immobilières réelles enregistrées par la DGFiP.
-
Loyers mensuels au m² estimés à partir d'annonces réelles.
-
Données population, parc logement, équipements de proximité.
-
Logements autorisés et commencés (suivi mensuel).
-
Diagnostics de performance énergétique du parc local.
-
Plans de prévention, radon, sismicité, arrêtés catnat.
Questions fréquentes sur les prix à Dijon
Quel est le prix moyen d'un appartement à Dijon ?
Le prix médian d'un appartement à Dijon est de 2 642 €/m², pour une surface médiane de 52 m². Le budget médian pour un tel bien est donc d'environ 137 000 €, selon les données DVF 2024.
Le prix de l'immobilier à Dijon baisse-t-il ?
Oui, les prix médians ont reculé de 4,4 % sur un an. Cette correction intervient après une période de forte croissance et doit être pondérée par la hausse de la population (+3,2 % en 5 ans) qui soutient la demande structurelle.
Combien coûte une maison à Dijon ?
Une maison se vend en médiane 3 320 €/m² à Dijon, pour une surface type de 85 m². L'investissement médian pour une maison est donc d'environ 282 000 €, selon les 361 ventes enregistrées en 2024.
Vous voulez connaître la valeur précise de votre bien à Dijon ? Une estimation personnalisée vaut mieux qu'une moyenne.
- Estimation basée sur les ventes réelles de votre secteur
- Prise en compte des spécificités de votre bien
- Mise en relation avec un expert local
Estimer votre bien à Dijon
Estimation gratuite basée sur les transactions réelles du marché local.
Votre demande a bien été envoyée
Un professionnel de votre secteur va prendre contact avec vous prochainement. Aucun engagement de votre part.
Une erreur est survenue. Merci de réessayer dans un instant.