Avec 32 801 habitants, Agen structure un bassin de vie intermédiaire dans le Lot-et-Garonne. Le revenu médian reste sensiblement inférieur à la moyenne française, avec un taux de pauvreté élevé (27,0 %).
Une majorité d'actifs (63,4 %) travaille sur place, les autres rejoignant principalement Boé et Estillac. Parmi les principaux employeurs figurent ECOLE NATIONALE D'ADMINISTRATION PENITENTIAIRE et HOPITAL SAINT-ESPRIT. Le marché du travail reste tendu (15,2 % de chômage).
La commune est éligible à la politique de la ville (QPV). Elle participe à 2 programmes nationaux d'appui aux territoires (Action Cœur de Ville, Fabriques de Territoire). Un projet a été subventionné par l'État pour 1 500 000 € d'aides d'investissement. 2 tiers-lieux complètent l'offre d'accueil économique locale.
Les ménages disposent d'un revenu médian de 19 160 € par UC, inférieur à la médiane française. L'écart avec la médiane départementale — 20 610 € — est d'environ 1 450 € en défaveur d'Agen. Avec un rapport D9/D1 de 3,6 et un taux de pauvreté de 27,0 %, la dispersion des revenus reste importante.
Le marché du travail local est très difficile: le chômage atteint 15,2 % pour 15 356 actifs, et le taux d'emploi se limite à 62,9 %. Les employés (34,1 %) devancent les Professions intermédiaires (28,9 %) dans la répartition des emplois occupés.
Le maillage productif communal rassemble 3 444 unités Sirene en 2023, dans une logique tertiaire. Le secteur de commerce, transports, hébergement et restauration domine le tissu avec 29,1 % des unités. 571 créations enregistrées en 2024, traduisant une dynamique de création positive (stock total à +22,9 % sur la décennie). Parmi les principaux employeurs identifiés figurent notamment ECOLE NATIONALE D'ADMINISTRATION PENITENTIAIRE et HOPITAL SAINT-ESPRIT.
La capacité d'autofinancement se maintient en 2024 avec 193 €/hab d'épargne brute sur 1 529 €/hab de recettes. La durée théorique de désendettement — 5,4 années — reste raisonnable, aux côtés de 826 €/hab d'investissement. Un projet local a bénéficié de 1 500 000 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
En 2024, la TFB globale atteint 62,22 % d'Agen, un niveau au-dessus de la médiane française. Rapport au repère départemental (53,73 % de TFB), Agen affiche +8,49 points d'écart, avec un taux communal de 60,85 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 30,05 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 28,97 %.
À l'échelle régionale, Agen est dans la géographie agricole de la Nouvelle-Aquitaine, donnée structurante pour la lecture économique. Au titre des zonages territoriaux, Agen relève du Quartier Prioritaire de la Ville (QPV). Quelque 4 834 actifs sortent travailler hors des limites communales selon les données MOBPRO de l'INSEE. La CAF recense 10 965 allocataires d'Agen, avec 1 985 foyers RSA parmi eux.