Classée FRR (socle)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Branges.
Branges compte 2 386 habitants et présente le profil d'une commune rurale aux flux d'emploi mesurés. Le revenu médian y est un peu en retrait par rapport à la moyenne nationale.
Seuls 33,6 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Louhans et Lons-Le-Saunier. Parmi les principaux employeurs figurent LDC BOURGOGNE et DOMINIQUE PRUDENT. Les ouvriers forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (56,4 % des emplois).
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale. Un projet a été subventionné par l'État pour 31 292 € d'aides d'investissement.
En regard, Saint-Germain-Du-Plain (à 15 km, 2 362 hab.) affiche 23 320 € de revenu médian
Le niveau de vie médian — 21 690 € — place Branges dans la moyenne des communes françaises. Le revenu médian dans le Saône-et-Loire — 21 760 € — s'aligne à peu près sur celui de la commune. Les 10 % de ménages les plus modestes perçoivent moins de 13 760 € quand les 10 % les plus aisés dépassent 32 560 €, soit un rapport interdécile contenue de 2,4.
Les indicateurs du travail (9,9 % de chômage, 69,5 % d'emploi) placent Branges près des repères français, pour 1 012 actifs. 56,4 % des emplois occupés relèvent de la catégorie des ouvriers, CSP dominante communale.
Le tissu productif communal, 189 unités actives (2023), s'appuie sur une composante industrielle significative. Le découpage NAF place commerce, transports, hébergement et restauration en tête, avec 31,2 % des établissements. L'activité de création reste soutenue: 33 immatriculations en 2024, sur un stock en +28,6 % sur dix ans (une dynamique de création positive). Parmi les principaux employeurs identifiés figurent notamment LDC BOURGOGNE et DOMINIQUE PRUDENT.
Les finances communales présentent un équilibre favorable: 1 124 €/hab de recettes, 329 €/hab d'épargne brute et 89 €/hab d'encours de dette en 2024. Il faudrait 0,3 années d'épargne brute pour rembourser la dette (courte), dans une commune qui consacre 888 €/hab à l'investissement. Un projet local a bénéficié de 31 292 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Au millésime 2024, la TFB globale communale atteint 42,29 %, proche de la référence nationale. Face à la médiane départementale (44,31 %), l'écart ressort à -2,02 points, part communale pure 36,44 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 21,84 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 19,72 %.
Le positionnement géographique — Branges est dans les paysages de Bourgogne — explique pour partie les équilibres économiques et fiscaux. Sur le plan des zonages économiques, la commune relève du FRR (France Ruralités Revitalisation) et du Zone de Revitalisation Rurale (ZRR). Quelque 663 actifs sortent travailler hors des limites communales selon les données MOBPRO de l'INSEE. Les données CNAF identifient 320 allocataires de Branges, dont 20 foyers au RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Pour comprendre la structure des revenus, on classe les ménages du plus modeste au plus aisé puis on les répartit en dix tranches d'effectifs identiques. Les bornes D1 et D9 encadrent ainsi 80 % des situations, tandis que la médiane partage la commune en deux. Plus la distance entre ces deux bornes est large, plus les écarts internes sont marqués.
Entre le premier décile à 13 760 € et le neuvième à 32 560 €, la fourchette des niveaux de vie de Branges dessine une dispersion contenue (médiane 21 690 €).
Niveau de vie médian rapporté à l'âge du déclarant principal du foyer. Le trait foncé positionne la médiane de chaque tranche d'âge ; la bande pâle, plus large ou plus étroite, dessine l'écart interquartile Q1–Q3 où se regroupent la moitié centrale des ménages.
Ce graphique compare les revenus selon l'âge du déclarant principal: la médiane communale s'établit à 21 690 €, mais l'écart interquartile s'élargit nettement aux âges intermédiaires.
Les barres détaillent les briques constitutives du revenu disponible moyen communal : salaires, activités indépendantes, pensions, patrimoine et prestations. Comme les impôts sont retranchés sous forme de poste négatif distinct, la somme des sources positives peut dépasser le cap des 100 %.
La structure des revenus de Branges combine 55,0 % de salaires, 37,6 % de pensions, 7,1 % issus du patrimoine et 4,5 % de prestations sociales.
Cette comparaison contraste les profils de ménage : les couples sans enfant bénéficient en règle générale du niveau de vie le plus confortable, tandis que les foyers monoparentaux et les solos sont plus exposés aux situations précaires. Médiane en sombre, fourchette des 50 % centraux (Q1–Q3) en clair.
À Branges, les couples (avec ou sans enfant) tirent le niveau de vie vers le haut de la médiane (21 690 €), tandis que les foyers monoparentaux restent structurellement plus exposés.
Comment se composent les revenus des plus modestes (D1) aux plus aisés (D10) ? Chez les ménages les plus modestes, les prestations sociales représentent une part importante des ressources. À l'inverse, les ménages les plus aisés tirent davantage leurs revenus du patrimoine et des salaires. Les impôts (en négatif) pèsent plus lourdement sur les déciles supérieurs.
Du D1 au D10, la décomposition éclaire les ressorts du revenu: à Branges, les salaires représentent 55,0 % du revenu disponible global et les prestations sociales 4,5 %, mais ces parts sont très inégalement distribuées.
Cette ventilation par statut d'occupation révèle des écarts récurrents : les propriétaires disposent généralement du niveau de vie le plus élevé, tandis que les locataires du parc social figurent parmi les groupes les plus fragiles. Le Gini calculé pour chaque groupe affine le diagnostic en mesurant l'inégalité interne.
Selon la nature dominante des ressources, le niveau de vie peut varier nettement. Salaires et pensions de retraite assurent généralement des médianes resserrées. Les revenus d'indépendants et du patrimoine présentent en revanche un écart Q1-Q3 plus large, traduisant une plus forte dispersion individuelle.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 18 370 € | 22 270 € | 26 520 € |
| Pensions, retraites et rentes | 16 650 € | 20 490 € | 25 070 € |
D'un côté le revenu déclaré (brut, avant prélèvements et hors prestations), de l'autre le revenu disponible (après impôts directs et après prestations). La distance qui les sépare donne une lecture concrète de l'impact de la redistribution sur les ménages communaux.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 16 030 € | 17 260 € |
| Médiane | 21 350 € | 21 690 € |
| 3e quartile (Q3) | 26 590 € | 26 260 € |
| Indice de Gini | 0,27 | 0,21 |
| Effet de la redistribution | +340 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Trois indicateurs structurent la lecture du marché du travail local. Le taux d'activité agrège emploi et chômage chez les 15-64 ans, le taux d'emploi isole strictement les personnes en poste, et le taux de chômage exprime, sur les seuls actifs, la fraction en recherche (au sens INSEE, plus large que la statistique de France Travail).
En croisant taux d'activité, taux d'emploi et taux de chômage par sexe et par âge, on isole les déséquilibres caractéristiques : chômage plus marqué chez les jeunes, taux d'emploi qui plafonne souvent dans les classes 25-54 ans, et retrait progressif après 55 ans.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 77,1 % | 69,5 % | 9,9 % |
| Hommes | 80,1 % | 73,6 % | 8,1 % |
| Femmes | 73,8 % | 65,0 % | 11,9 % |
| 15-24 ans | 53,9 % | 44,6 % | 17,3 % |
| 25-54 ans | 94,3 % | 86,2 % | 8,6 % |
| 55-64 ans | 54,5 % | 48,9 % | 10,4 % |
Les postes recensés ici sont les emplois physiquement implantés dans la commune, classés selon la nomenclature INSEE des CSP. À ne pas confondre avec les CSP des habitants : une partie des emplois locaux est tenue par des actifs résidant ailleurs.
Le graphique CSP révèle le poids prépondérant des Ouvriers (56,4 %) dans les emplois du territoire — un marqueur utile pour lire la sociologie productive de Branges.
Cette ventilation par grand secteur d'activité éclaire le poids relatif de l'agriculture, de l'industrie, de la construction, du commerce-transports-services et de l'administration-enseignement-santé. Les communes rurales sont souvent agricoles ; les villes moyennes, fréquemment tertiaires-publiques.
Le secteur Industrie domine l'emploi de Branges avec 45,7 % des postes, devant les autres grands secteurs d'activité économique.
Mode de déplacement principal utilisé par les actifs pour rejoindre leur lieu de travail. La voiture individuelle domine très largement la pratique française, particulièrement hors des grands centres urbains. Les transports collectifs et la marche ou vélo gagnent du terrain dans les zones denses.
À Branges, 88,5 % des actifs privilégient Voiture pour leurs trajets domicile-travail, loin devant les autres modes.
Cette ventilation rapproche les contrats de longue durée (CDI du privé et statuts publics titularisés) des formats plus courts ou plus précaires (CDD, intérim, apprentissage). En France, les premiers constituent traditionnellement la majorité des postes salariés.
Le type de contrat le plus représenté parmi les salariés de Branges est CDI / Fonction publique (83,6 %).
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
La structure des diplômes décrite ici concerne les résidents de 15 ans ou plus n'étant plus scolarisés. Pour chacun, on retient son plus haut niveau obtenu ; les personnes encore en cursus n'entrent pas dans le total. Le palier « Sans diplôme » incorpore les anciens titulaires du CEP.
La distribution couvre tous les niveaux, du « sans diplôme » au bac+5 et plus. Un taux élevé de diplômés du supérieur signe une commune à forte proportion de cadres et de professions intellectuelles, tandis qu'une part importante de CAP-BEP renvoie à un héritage ouvrier ou artisanal.
Les personnes sans diplôme représentent 29,5 % de la population non scolarisée de Branges.
Les courbes par sexe rendent visible un retournement historique. Dans les générations récentes, le niveau d'études moyen des femmes dépasse celui des hommes ; au-delà de 60 ans, le rapport reste à l'inverse au profit des hommes, reflet d'une scolarisation plus tardive des femmes.
Lecture par cohorte d'âge : la part en scolarité atteint son maximum entre 6 et 14 ans (instruction obligatoire), demeure élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis recule régulièrement à partir de 18 ans. Un palier soutenu chez les 18-24 ans signale la présence d'une population étudiante.
À Branges, le taux de scolarisation culmine entre 6 et 14 ans (obligation scolaire), reste élevé au lycée, puis reflète l'orientation vers l'emploi ou les études supérieures.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
À Branges, 320 foyers sont allocataires CAF: aides au logement (1), prime d'activité (1) et RSA (1) dessinent la demande sociale effective.
La commune bénéficie de 1 dispositif d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | LDC BOURGOGNE | Industrie manufacturière (NAF 10.12Z) | 500 à 999 salariés |
| #2 | DOMINIQUE PRUDENT | Transports et entreposage (NAF 49.41B) | 250 à 499 salariés |
| #3 | AL-KO | Industrie manufacturière (NAF 29.20Z) | 50 à 99 salariés |
| #4 | SARL DU PONT NOIR | Santé humaine et action sociale (NAF 86.90A) | 50 à 99 salariés |
| #5 | VOLAILLERS DE NOS REGIONS | Commerce (NAF 46.32C) | 50 à 99 salariés |
| #6 | ATELIERS DAVID THOUVENOT | Industrie manufacturière (NAF 25.62B) | 20 à 49 salariés |
| #7 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 20 à 49 salariés |
| #8 | A.P.L. | Commerce (NAF 46.77Z) | 20 à 49 salariés |
| #9 | LOUHANS-CUISEAUX FC | Arts, spectacles et loisirs (NAF 93.12Z) | 20 à 49 salariés |
| #10 | ASS LUTTE CONTRE LE GASPILLAGE | Autres activités de services (NAF 94.99Z) | 20 à 49 salariés |
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | Refection de la salle du marais | 104 308 € | 31 292 € | 30,0 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
Le paysage entrepreneurial de Branges se compose de 189 établissements, soit 7,9 pour 100 habitants. Avec 33 créations récentes, le taux de renouvellement atteint 17,5 %. La structure sectorielle fait ressortir Commerce, transports, hébergement et restauration (31 %) et Activités scientifiques, techniques, services administratifs (16 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0