Commune rurale de 93 habitants, Courtetain-et-Salans conserve un tissu économique de proximité.
Seuls 14,3 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Vercel-Villedieu-Le-Camp et Étalans. Les agriculteurs exploitants forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (100,0 % des emplois).
Le taux de chômage (14,0 %) est supérieur à la médiane française, le taux d'emploi (72,5 %) inférieur, pour 43 actifs. Les actifs se répartissent principalement dans la catégorie des agriculteurs exploitants (100,0 %).
Économie à base partiellement agricole, Courtetain-et-Salans compte 4 établissements actifs en 2023. Le découpage NAF place activités scientifiques, techniques, services administratifs en tête, avec 50,0 % des établissements. L'activité de création reste soutenue: 1 immatriculation en 2024, sur un stock en +100,0 % sur dix ans (une dynamique de création forte).
Solides, les finances de Courtetain-et-Salans dégagent 540 € d'épargne brute par habitant en 2024, sur 1 348 €/hab de recettes de fonctionnement. Il faudrait 0,2 années d'épargne brute pour rembourser la dette (courte), dans une commune qui consacre 296 €/hab à l'investissement.
La fiscalité locale apparaît plutôt avantageuse en 2024: taxe foncière bâtie à 34,40 %, sous la moyenne française. Rapport au repère départemental (39,01 % de TFB), Courtetain-et-Salans affiche -4,61 points d'écart, avec un taux communal de 31,68 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 26,31 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 19,34 %.
Le positionnement géographique — Courtetain-et-Salans est dans le maillage rural de la Franche-Comté — explique pour partie les équilibres économiques et fiscaux. Quelque 30 actifs sortent travailler hors des limites communales selon les données MOBPRO de l'INSEE. Sur le versant social, la CAF dénombre 15 allocataires de Courtetain-et-Salans.
Revenus, emploi, diplômes et prestations
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Le taux d'activité mesure la part des 15-64 ans qui travaillent ou cherchent un emploi. Le taux d'emploi ne compte que ceux qui travaillent effectivement. Le taux de chômage est la part des actifs qui sont sans emploi et en recherchent un (au sens du recensement, différent de celui de Pôle emploi).
Taux de chômage et d'emploi par sexe et âge
Comparaison des taux d'emploi et de chômage entre les hommes et les femmes, et entre les différentes tranches d'âge. Les jeunes (15-24 ans) ont généralement un taux de chômage plus élevé, en partie parce que beaucoup sont encore en études (d'où un faible taux d'activité).
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 84,3 % | 72,5 % | 14,0 % |
| Hommes | 92,9 % | 78,6 % | 15,4 % |
| Femmes | 73,9 % | 65,2 % | 11,8 % |
| 15-24 ans | 83,3 % | 33,3 % | 60,0 % |
| 25-54 ans | 93,9 % | 87,9 % | 6,5 % |
| 55-64 ans | 58,3 % | 50,0 % | 14,3 % |
Emplois par catégorie socioprofessionnelle
Répartition des emplois dans la commune selon la CSP (catégorie socioprofessionnelle). Il s'agit des emplois situés dans la commune (lieu de travail), pas nécessairement occupés par ses habitants.
Le graphique CSP révèle le poids prépondérant des Agriculteurs exploitants (100,0 %) dans les emplois du territoire — un marqueur utile pour lire la sociologie productive de Courtetain-et-Salans.
Emplois par secteur d'activité
Les 5 grands secteurs de l'économie. L'agriculture domine en milieu rural, tandis que le secteur administration, enseignement, santé est souvent le premier employeur des villes moyennes.
Le secteur Agriculture domine l'emploi de Courtetain-et-Salans avec 100,0 % des postes, devant les autres grands secteurs d'activité économique.
Modes de transport domicile-travail
Comment les actifs de la commune se rendent-ils au travail ? La voiture reste largement dominante en France, surtout en zone rurale. Les transports en commun et le vélo sont plus fréquents dans les grandes agglomérations.
Parmi les actifs occupés de Courtetain-et-Salans, 75,7 % utilisent Voiture pour rejoindre leur lieu de travail, donnant la mesure des alternatives restantes.
Types de contrats de travail
Répartition des salariés selon leur type de contrat. Le CDI (contrat à durée indéterminée) et la fonction publique représentent généralement la majorité des emplois salariés.
Le type de contrat le plus représenté parmi les salariés de Courtetain-et-Salans est CDI / Fonction publique (92,3 %).
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Répartition des habitants selon leur plus haut diplôme obtenu. Seule la population non scolarisée de 15 ans ou plus est prise en compte (les étudiants en cours d'études sont exclus). La catégorie « Sans diplôme » inclut le CEP (certificat d'études primaires).
Répartition par niveau de diplôme
Du niveau le plus bas (sans diplôme) au plus élevé (bac+5 et plus). Un taux élevé de bac+5 et plus indique une commune avec beaucoup de cadres et professions intellectuelles. Un taux élevé de CAP-BEP est typique des communes ouvrières ou artisanales.
La part de diplômés du supérieur atteint — à Courtetain-et-Salans, contre 23,4 % sans diplôme: un écart qui pèse sur le positionnement sur le marché du travail.
Niveau de diplôme par sexe
Comparaison du niveau d'études entre hommes et femmes. Depuis les années 2000, les femmes sont en moyenne plus diplômées que les hommes dans les jeunes générations, tandis que l'inverse prévaut chez les plus de 60 ans.
La comparaison entre hommes et femmes de Courtetain-et-Salans révèle un écart de — sur le niveau supérieur, conforme à la tendance nationale des dernières décennies.
Taux de scolarisation par tranche d'âge
Part de la population scolarisée au sein de chaque tranche d'âge. La scolarisation est quasi universelle entre 6 et 14 ans (obligation scolaire). Elle reste élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis diminue progressivement avec l'entrée dans la vie active. Un taux élevé chez les 18-24 ans signale la présence d'une importante population étudiante.
À Courtetain-et-Salans, le taux de scolarisation culmine entre 6 et 14 ans (obligation scolaire), reste élevé au lycée, puis reflète l'orientation vers l'emploi ou les études supérieures.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
À Courtetain-et-Salans, 15 foyers sont allocataires CAF: aides au logement (1), prime d'activité (1) et RSA (1) dessinent la demande sociale effective.
Aides, programmes territoriaux et employeurs
Entreprises
Le paysage entrepreneurial de Courtetain-et-Salans se compose de 4 établissements, soit 4,3 pour 100 habitants (-42 % vs médiane départementale). Avec 1 création récente, le taux de renouvellement atteint 25,0 %. La structure sectorielle fait ressortir Activités scientifiques, techniques, services administratifs (50 %) et Construction (25 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Finances locales
À titre de comparaison : 508 €/hab. de dépenses par habitant à Cusance, à 7 km
Les finances de Courtetain-et-Salans sont saines avec une dette modérée de 106 €/hab et une capacité d'épargne de 540 €/hab. Le budget de fonctionnement dégage un excédent de 539 € par habitant.
Côté fonctionnement, Courtetain-et-Salans dégage 1 348 € de recettes et engage 809 € de dépenses par habitant, soit une épargne brute de 539 €/hab (40 % des recettes) (-30 % vs médiane nationale (1 148 €)). Les dépenses d'équipement s'élèvent à 296 €/hab. Sur un autre plan, la pression fiscale foncière s'établit à 34,4 % (taux global). Qui plus est, l'endettement atteint 106 €/hab, dans le quart inférieur du département.
Comptes de la commune — OFGL/DGFiP 2024
Les comptes des communes sont publiés par l'Observatoire des Finances et de la Gestion publique Locale (OFGL) à partir des données de la DGFiP. L'épargne brute (recettes − dépenses de fonctionnement) mesure la capacité d'autofinancement. Les montants par habitant permettent de comparer des communes de tailles différentes.
Structure budgétaire
Décomposition du budget communal en 2024. Les recettes de fonctionnement proviennent principalement des impôts locaux et des dotations de l'État. Les frais de personnel et les achats constituent les principaux postes de dépenses.
Les impôts locaux apportent 31 k€ aux caisses communales (soit 48 % des recettes), tandis que l'encours de dette atteint 10 k€.
Évolution des finances
Évolution des principaux indicateurs financiers par habitant. L'épargne brute indique la santé financière de la commune : plus elle est élevée, plus la commune peut investir. L'encours de dette représente le capital restant dû.
Sur la fenêtre 2017–2024, la dette par habitant varie de -90,1 % pendant que l'épargne brute s'établit à 540 €/hab.
Source : Comptes des communes (OFGL) — DGFiP / OFGL — Licence Ouverte v2.0
Taux de fiscalité directe locale — REI/DGFiP 2024
Les taux d'imposition sont votés chaque année par les collectivités. Le taux global cumule les parts communale, intercommunale, départementale et taxes annexes (GEMAPI, syndicats). Depuis 2023, la taxe d'habitation ne s'applique plus qu'aux logements vacants et résidences secondaires.
Décomposition des taux
Le taux global se décompose entre la part communale (votée par le conseil municipal), la part intercommunale (EPCI), et d'éventuelles taxes annexes. Depuis 2021, la part départementale de la taxe foncière a été transférée aux communes.
| Taxe | Communal | Interco. | Autres | Global |
|---|---|---|---|---|
| Taxe foncière (bâti) | 31,68 % | 2,17 % | 0,55 % | 34,40 % |
| Taxe foncière (non bâti) | 17,45 % | 2,76 % | 0,82 % | 52,74 % |
| Taxe d'habitation | 15,77 % | 2,87 % | 0,70 % | 19,34 % |
| CFE | 0,00 % | 24,78 % | 1,53 % | 26,31 % |
Comparaison avec les moyennes
Positionnement des taux par rapport aux moyennes pondérées du département et de la France métropolitaine. Un écart positif signifie que la commune taxe davantage.
Le taux de foncier bâti (34,40 %) et de foncier non bâti (52,74 %) positionnent la fiscalité communale, avec un écart de -4,6 % pts sur la TFB face au département.
Évolution des taux
Évolution des taux globaux de 2021 à 2024. Les variations peuvent refléter les délibérations des collectivités ou la revalorisation annuelle des bases par l'État.
La taxe foncière bâti passe de 34,23 % en 2021 à 34,40 % en 2024, soit une hausse de +0,17 % pts sur la période.
Source : REI - Fiscalité directe locale — DGFiP — Licence Ouverte v2.0
| Potentiel financier / habitant | 626 € vs moyenne strate 657 € (-5%) |
| Effort fiscal | 0,830 vs moyenne strate 0,975 |
| Strate démographique | Strate 1 Population DGF : 89 |
Le millesime 2019 est le plus recent en open data commune par commune ; DGCL fournit des donnees plus recentes uniquement via consultation web.
Source : https://www.data.gouv.fr/datasets/criteres-de-repartition-des-dotations-versees-par-letat-aux-collectivites-territoriales/ — DGCL - Criteres de repartition des dotations (2019) — Licence Ouverte 2.0