Villages d'Avenir
Programme pour les communes rurales de moins de 3 500 habitants, avec l'appui d'un chef de projet pour concretiser des projets locaux.
Économie
Le niveau de vie médian de Ploumoguer atteint 23 710 € annuels.
Commune rurale de 2 074 habitants, Ploumoguer bénéficie d'un soutien public renforcé pour dynamiser son territoire. Le revenu médian s'inscrit dans la moyenne française.
Seuls 24,7 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Brest et Le Conquet. Parmi les principaux employeurs figurent MAIRIE.
Elle bénéficie du programme national Villages d'Avenir. Un projet a été subventionné par l'État pour 90 000 € d'aides d'investissement.
En comparaison, Saint-Pabu (à 19 km) enregistre 24 010 € de revenu médian
Sur la base du dernier millésime Filosofi, le revenu médian de Ploumoguer atteint 23 710 €, proche du repère hexagonal. À l'échelle départementale, la médiane (22 790 €) est proche de celle de Ploumoguer. La dispersion des revenus est modérée (rapport interdécile: 2,6), les 10 % les plus modestes touchant moins de 14 810 € et les 10 % les plus aisés plus de 37 870 €.
Ploumoguer combine taux de chômage bas (6,8 %) et taux d'emploi élevé (72,2 %), sur une base de 992 actifs. Parmi les emplois de Ploumoguer, les artisans, commerçants, chefs d'entreprise concentrent 22,8 % des effectifs.
Le tissu productif communal (132 unités en 2023) conserve un socle agricole marqué. Sur le plan sectoriel, administration publique, enseignement, santé, action sociale concentre 24,2 % des unités productives. Au millésime 2024, 23 nouveaux établissements ont été immatriculés, dans un contexte de dynamique de création forte (stock à +69,2 % sur la période). Parmi les employeurs identifiés localement figure notamment MAIRIE.
Les comptes de Ploumoguer apparaissent sains en 2024: recettes à 1 256 €/hab, dépenses à 899 €/hab et épargne brute à 357 €/hab. La capacité de désendettement ressort à 1,7 années (courte), pour 1 035 €/hab de dépenses d'équipement.
La pression fiscale sur le bâti est moyenne en 2024, à 42,12 % de taux global. Comparée au département (39,90 % de médiane TFB), Ploumoguer présente un écart de +2,22 points — la part communale pure s'élève à 41,55 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 25,29 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 31,13 %.
L'économie locale s'apprécie dans le cadre régional: Ploumoguer est au cœur de la Bretagne intérieure. Le nombre de navetteurs sortants — 671 — traduit une polarité résidentielle du territoire. Sur le versant social, la CAF dénombre 295 allocataires, dont 10 foyers bénéficiaires du RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Ce graphique montre comment les revenus se répartissent dans la commune. Les déciles découpent la population en 10 tranches égales : D1 est le seuil en dessous duquel se situent les 10 % les plus modestes, D9 le seuil au-dessus duquel se situent les 10 % les plus aisés. La barre centrale (Q2) représente la médiane. Plus l'écart entre D1 et D9 est grand, plus les inégalités de revenus sont marquées.
Entre le premier décile à 14 810 € et le neuvième à 37 870 €, la fourchette des niveaux de vie de Ploumoguer dessine une dispersion modérée (médiane 23 710 €).
Revenu médian selon l'âge de la personne de référence du ménage (le déclarant principal). La barre foncée représente la médiane (50 % gagnent plus, 50 % gagnent moins). La zone claire montre l'écart interquartile (Q1–Q3) : la fourchette dans laquelle se situent les 50 % de ménages « du milieu ».
À Ploumoguer, les 40-59 ans tirent la médiane (23 710 €) vers le haut, tandis que les moins de 30 ans et les 75 ans et plus se positionnent typiquement plus bas.
D'où proviennent les revenus des habitants ? Ce graphique décompose le revenu disponible moyen de la commune selon ses sources : salaires, activités non salariées, pensions de retraite, revenus du patrimoine (loyers, dividendes, plus-values) et prestations sociales. Le total peut dépasser 100 % car les impôts (négatifs) sont déduits séparément.
Les salaires représentent 62,2 % du revenu disponible local et les pensions 28,2 %, signe d'un profil de Ploumoguer marqué par son équilibre démographique.
Comparaison du niveau de vie selon la composition du foyer. Les couples sans enfant ont généralement le niveau de vie le plus élevé (deux revenus, peu de charges), tandis que les familles monoparentales et les personnes seules sont souvent les plus fragiles. La barre foncée indique la médiane, la zone claire l'écart Q1–Q3.
Cette ventilation par configuration familiale mesure l'écart à la médiane locale (23 710 €) et pointe les profils les plus fragiles.
Comment se composent les revenus des plus modestes (D1) aux plus aisés (D10) ? Chez les ménages les plus modestes, les prestations sociales représentent une part importante des ressources. À l'inverse, les ménages les plus aisés tirent davantage leurs revenus du patrimoine et des salaires. Les impôts (en négatif) pèsent plus lourdement sur les déciles supérieurs.
Ce graphique empilé révèle comment le mix de ressources de Ploumoguer évolue: plus on monte dans l'échelle des revenus, plus la part des salaires et du patrimoine écrase celle des transferts sociaux.
Le niveau de vie varie fortement selon que le ménage est propriétaire de son logement ou locataire. Les propriétaires ont généralement un revenu plus élevé, tandis que les locataires du parc social comptent parmi les ménages les plus modestes. L'indice de Gini mesure les inégalités internes à chaque groupe.
Comparaison des revenus médians perçus par les ménages selon la nature de la ressource principale. Les salaires et les pensions sont généralement les sources les plus stables, tandis que les revenus d'activités non salariées ou du patrimoine présentent une dispersion plus importante (écart Q1-Q3 plus large).
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 19 490 € | 23 480 € | 29 550 € |
| Activités non salariées | 22 420 € | 27 870 € | 36 510 € |
| Pensions, retraites et rentes | 17 050 € | 22 670 € | 28 520 € |
Le revenu déclaré est le revenu brut avant impôts et prestations sociales. Le revenu disponible est ce qui reste après redistribution (impôts déduits, prestations ajoutées). La différence entre les deux mesure l'effet de la redistribution sur le niveau de vie de la commune.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 17 820 € | 19 200 € |
| Médiane | 23 690 € | 23 710 € |
| 3e quartile (Q3) | 31 320 € | 30 050 € |
| Indice de Gini | 0,26 | 0,21 |
| Effet de la redistribution | +20 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Le taux d'activité mesure la part des 15-64 ans qui travaillent ou cherchent un emploi. Le taux d'emploi ne compte que ceux qui travaillent effectivement. Le taux de chômage est la part des actifs qui sont sans emploi et en recherchent un (au sens du recensement, différent de celui de Pôle emploi).
Comparaison des taux d'emploi et de chômage entre les hommes et les femmes, et entre les différentes tranches d'âge. Les jeunes (15-24 ans) ont généralement un taux de chômage plus élevé, en partie parce que beaucoup sont encore en études (d'où un faible taux d'activité).
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 77,5 % | 72,2 % | 6,8 % |
| Hommes | 78,0 % | 72,4 % | 7,2 % |
| Femmes | 76,9 % | 72,0 % | 6,4 % |
| 15-24 ans | 44,4 % | 36,2 % | 18,4 % |
| 25-54 ans | 94,9 % | 89,9 % | 5,3 % |
| 55-64 ans | 57,4 % | 53,7 % | 6,4 % |
Répartition des emplois dans la commune selon la CSP (catégorie socioprofessionnelle). Il s'agit des emplois situés dans la commune (lieu de travail), pas nécessairement occupés par ses habitants.
Le graphique CSP révèle le poids prépondérant des Artisans, commerçants, chefs d'entreprise (22,8 %) dans les emplois du territoire — un marqueur utile pour lire la sociologie productive de Ploumoguer.
Les 5 grands secteurs de l'économie. L'agriculture domine en milieu rural, tandis que le secteur administration, enseignement, santé est souvent le premier employeur des villes moyennes.
Le secteur Commerce, transports, services domine l'emploi de Ploumoguer avec 32,8 % des postes, devant les autres grands secteurs d'activité économique.
Comment les actifs de la commune se rendent-ils au travail ? La voiture reste largement dominante en France, surtout en zone rurale. Les transports en commun et le vélo sont plus fréquents dans les grandes agglomérations.
Dominante: Voiture concentre 86,6 % des déplacements domicile-travail des actifs de Ploumoguer.
Répartition des salariés selon leur type de contrat. Le CDI (contrat à durée indéterminée) et la fonction publique représentent généralement la majorité des emplois salariés.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (86,9 %), signal de la solidité du marché du travail local.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Répartition des habitants selon leur plus haut diplôme obtenu. Seule la population non scolarisée de 15 ans ou plus est prise en compte (les étudiants en cours d'études sont exclus). La catégorie « Sans diplôme » inclut le CEP (certificat d'études primaires).
Du niveau le plus bas (sans diplôme) au plus élevé (bac+5 et plus). Un taux élevé de bac+5 et plus indique une commune avec beaucoup de cadres et professions intellectuelles. Un taux élevé de CAP-BEP est typique des communes ouvrières ou artisanales.
Entre 9,4 % sans diplôme et — de diplômés du supérieur, la distribution de Ploumoguer éclaire la trajectoire éducative des habitants.
Comparaison du niveau d'études entre hommes et femmes. Depuis les années 2000, les femmes sont en moyenne plus diplômées que les hommes dans les jeunes générations, tandis que l'inverse prévaut chez les plus de 60 ans.
Les femmes de Ploumoguer sont plus fréquemment diplômées du supérieur que les hommes aux âges récents: l'écart s'élève à environ —.
Part de la population scolarisée au sein de chaque tranche d'âge. La scolarisation est quasi universelle entre 6 et 14 ans (obligation scolaire). Elle reste élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis diminue progressivement avec l'entrée dans la vie active. Un taux élevé chez les 18-24 ans signale la présence d'une importante population étudiante.
La courbe par âge de Ploumoguer permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Les 295 allocataires de Ploumoguer bénéficient principalement des aides au logement (1) et de la prime d'activité (1), loin devant les minima sociaux.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 20 à 49 salariés |
La commune participe a 1 programme national d'appui aux territoires, pilote par l'Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT). Ces dispositifs apportent un accompagnement humain (chef de projet), une ingenierie technique et des financements pour revitaliser le territoire.
Programme pour les communes rurales de moins de 3 500 habitants, avec l'appui d'un chef de projet pour concretiser des projets locaux.
Source : Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT) — programmes Action Coeur de Ville, Petites Villes de Demain, Villages d'Avenir, Fabriques de Territoire. En savoir plus sur anct.gouv.fr.
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DSIL | Renaturation du site côtier d’Illien | 730 000 € | 90 000 € | 12,3 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
Le tissu économique de Ploumoguer comprend 132 établissements actifs, soit 6,4 pour 100 habitants. La création d'entreprises représente 17,4 % du stock (23 créations récentes). Les deux premiers secteurs sont Administration publique, enseignement, santé, action sociale (24 %) et Construction (16 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Pour référence, Saint-Pabu (19 km) affiche 840 €/hab. de dépenses par habitant
La commune affiche une dette de 604 € par habitant pour une capacité d'épargne de 357 €/hab. Le budget de fonctionnement dégage un excédent de 357 € par habitant.
Le budget de fonctionnement de Ploumoguer affiche 1 256 € de recettes et 899 € de dépenses par habitant, soit une épargne brute de 357 €/hab (28 % des recettes) (-22 % vs médiane nationale (1 148 €)). Point à relever : les dépenses d'équipement s'élèvent à 1 035 €/hab. En outre, l'encours de dette s'établit à 604 € par habitant (-15 % par rapport à la médiane du département (710 €)). À souligner : les ménages supportent une taxe foncière de 42,1 % (taux global), dans le quart supérieur du département (34ᵉ/277).
Comptes de la commune — OFGL/DGFiP 2024
Les comptes des communes sont publiés par l'Observatoire des Finances et de la Gestion publique Locale (OFGL) à partir des données de la DGFiP. L'épargne brute (recettes − dépenses de fonctionnement) mesure la capacité d'autofinancement. Les montants par habitant permettent de comparer des communes de tailles différentes.
Décomposition du budget communal en 2024. Les recettes de fonctionnement proviennent principalement des impôts locaux et des dotations de l'État. Les frais de personnel et les achats constituent les principaux postes de dépenses.
Les impôts locaux apportent 1,3 M€ aux caisses communales (soit 57 % des recettes), tandis que l'encours de dette atteint 665 k€.
Évolution des principaux indicateurs financiers par habitant. L'épargne brute indique la santé financière de la commune : plus elle est élevée, plus la commune peut investir. L'encours de dette représente le capital restant dû.
Sur la fenêtre 2017–2024, la dette par habitant varie de +180,9 % pendant que l'épargne brute s'établit à 357 €/hab.
Source : Comptes des communes (OFGL) — DGFiP / OFGL — Licence Ouverte v2.0
Taux de fiscalité directe locale — REI/DGFiP 2024
Les taux d'imposition sont votés chaque année par les collectivités. Le taux global cumule les parts communale, intercommunale, départementale et taxes annexes (GEMAPI, syndicats). Depuis 2023, la taxe d'habitation ne s'applique plus qu'aux logements vacants et résidences secondaires.
Le taux global se décompose entre la part communale (votée par le conseil municipal), la part intercommunale (EPCI), et d'éventuelles taxes annexes. Depuis 2021, la part départementale de la taxe foncière a été transférée aux communes.
| Taxe | Communal | Interco. | Autres | Global |
|---|---|---|---|---|
| Taxe foncière (bâti) | 41,55 % | 0,00 % | 0,57 % | 42,12 % |
| Taxe foncière (non bâti) | 48,60 % | 2,20 % | 1,16 % | 81,13 % |
| Taxe d'habitation | 20,32 % | 10,12 % | 0,69 % | 31,13 % |
| CFE | 0,00 % | 24,52 % | 0,77 % | 25,29 % |
Positionnement des taux par rapport aux moyennes pondérées du département et de la France métropolitaine. Un écart positif signifie que la commune taxe davantage.
Le taux de foncier bâti (42,12 %) et de foncier non bâti (81,13 %) positionnent la fiscalité communale, avec un écart de +2,2 % pts sur la TFB face au département.
Évolution des taux globaux de 2021 à 2024. Les variations peuvent refléter les délibérations des collectivités ou la revalorisation annuelle des bases par l'État.
La trajectoire des taux montre une hausse de la TFB (40,86 % → 42,12 %) pour une CFE à 25,29 % en 2024.
Source : REI - Fiscalité directe locale — DGFiP — Licence Ouverte v2.0
| Potentiel financier / habitant | 595 € vs moyenne strate 862 € (-31%) |
| Effort fiscal | 1,345 vs moyenne strate 1,076 |
| Strate démographique | Strate 4 Population DGF : 2 195 |
Le millesime 2019 est le plus recent en open data commune par commune ; DGCL fournit des donnees plus recentes uniquement via consultation web.
Source : https://www.data.gouv.fr/datasets/criteres-de-repartition-des-dotations-versees-par-letat-aux-collectivites-territoriales/ — DGCL - Criteres de repartition des dotations (2019) — Licence Ouverte 2.0