Classée FRR (socle)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Rosières-en-Santerre.
Rosières-en-Santerre (2 894 habitants) illustre la vitalité d'une ruralité accompagnée par les dispositifs d'aide territoriale. Le revenu médian y est un peu en retrait par rapport à la moyenne nationale.
Environ 37,0 % des actifs occupent un emploi dans la commune, les autres rejoignant principalement Amiens et Roye. Parmi les principaux employeurs figurent MOUSLINE et COLLEGE ENSEIGNEMENT SECONDAIRE JULES VERNE. Le marché du travail reste tendu (16,7 % de chômage).
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale. Elle bénéficie du programme national Petites Villes de Demain. Un projet a été subventionné par l'État pour 82 500 € d'aides d'investissement.
Rivery, commune de taille similaire à 28 km, affiche 22 960 € de revenu médian
À 19 950 € de revenu médian par UC, Rosières-en-Santerre se situe sous le repère national. L'écart avec la médiane départementale (20 620 €) demeure limité. Le rapport entre le 9e et le 1er décile ressort à 2,9, soit une dispersion modérée des niveaux de vie communaux.
1 230 actifs composent la population active, mais le taux de chômage atteint 16,7 %, nettement au-dessus de la moyenne nationale. Les employés forment le premier groupe professionnel à 29,1 %.
Le maillage économique local rassemble 205 unités en 2023, dans un tissu où l'industrie pèse plus que la moyenne. Le premier secteur NAF rassemble 29,8 % des établissements, autour de la catégorie commerce, transports, hébergement et restauration. Le stock d'établissements a évolué de +13,9 % sur la décennie, avec 22 créations enregistrées en 2024 (une dynamique de création positive). MOUSLINE et COLLEGE ENSEIGNEMENT SECONDAIRE JULES VERNE comptent parmi les premiers employeurs recensés sur la commune.
Sur l'exercice 2024, la commune dégage 98 €/hab d'épargne brute sur 676 €/hab de recettes, indicateurs d'une gestion équilibrée. Il faudrait 5,2 années d'épargne brute pour rembourser la dette (raisonnable), dans une commune qui consacre 486 €/hab à l'investissement. Un projet local a bénéficié de 82 500 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Côté fiscalité locale, le taux global de taxe foncière sur le bâti s'établit à 41,14 % en 2024, proche de la moyenne nationale. Rapport au repère départemental (51,64 % de TFB), Rosières-en-Santerre affiche -10,50 points d'écart, avec un taux communal de 32,03 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 24,61 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 25,11 %.
Côté géographie économique, Rosières-en-Santerre est une commune nordiste, entre plaines et littoral, ce qui module les logiques de marché et d'emploi. Au titre des zonages, Rosières-en-Santerre est concernée par le FRR (France Ruralités Revitalisation) et le Zone de Revitalisation Rurale (ZRR). Les 705 navetteurs sortants rejoignent principalement Amiens et Roye. La CAF recense 580 allocataires de Rosières-en-Santerre, avec 130 foyers RSA parmi eux.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Pour comprendre la structure des revenus, on classe les ménages du plus modeste au plus aisé puis on les répartit en dix tranches d'effectifs identiques. Les bornes D1 et D9 encadrent ainsi 80 % des situations, tandis que la médiane partage la commune en deux. Plus la distance entre ces deux bornes est large, plus les écarts internes sont marqués.
La distribution des revenus de Rosières-en-Santerre s'étage de 11 530 € pour les 10 % les plus modestes à 33 570 € pour les 10 % les plus aisés, pour une médiane de 19 950 €.
Cette comparaison croise revenu médian et âge du référent fiscal. La barre sombre indique la médiane de la classe d'âge (50 % au-dessus, 50 % au-dessous), tandis que la zone claire borne l'écart interquartile (Q1–Q3) regroupant le cœur de la distribution.
À Rosières-en-Santerre, les 40-59 ans tirent la médiane (19 950 €) vers le haut, tandis que les moins de 30 ans et les 75 ans et plus se positionnent typiquement plus bas.
Le revenu disponible moyen est ici éclaté par origine : traitements et salaires, revenus d'indépendants, retraites, fruits du patrimoine (loyers, dividendes, plus-values) et prestations sociales. La somme dépasse parfois 100 % car les impôts directs, retranchés à part, apparaissent comme un poste négatif.
Entre salaires (55,0 %), pensions (34,3 %), patrimoine (8,0 %) et prestations (8,1 %), la composition des ressources de Rosières-en-Santerre reflète la sociologie du territoire.
Comparaison du niveau de vie selon la composition du foyer. Les couples sans enfant ont généralement le niveau de vie le plus élevé (deux revenus, peu de charges), tandis que les familles monoparentales et les personnes seules sont souvent les plus fragiles. La barre foncée indique la médiane, la zone claire l'écart Q1–Q3.
Le croisement revenu × composition du ménage de Rosières-en-Santerre indique où se situent les marges de manœuvre budgétaires les plus étroites, autour d'une médiane de 19 950 €.
En passant du décile inférieur (D1) au décile supérieur (D10), la structure des ressources évolue : les prestations sociales pèsent fortement chez les ménages modestes alors que salaires et revenus du patrimoine dominent en haut de l'échelle. La contribution des impôts directs, négative, croît avec le niveau de vie.
Du D1 au D10, la décomposition éclaire les ressorts du revenu: à Rosières-en-Santerre, les salaires représentent 55,0 % du revenu disponible global et les prestations sociales 8,1 %, mais ces parts sont très inégalement distribuées.
Selon que le ménage est propriétaire, locataire du parc privé ou locataire HLM, le revenu médian peut varier sensiblement. Le statut le plus aisé reste habituellement la propriété, le plus modeste le logement social. L'indice de Gini renseigne sur la dispersion des revenus au sein de chaque catégorie.
Comparaison des revenus médians perçus par les ménages selon la nature de la ressource principale. Les salaires et les pensions sont généralement les sources les plus stables, tandis que les revenus d'activités non salariées ou du patrimoine présentent une dispersion plus importante (écart Q1-Q3 plus large).
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 16 060 € | 20 900 € | 26 920 € |
| Pensions, retraites et rentes | 16 510 € | 19 930 € | 24 050 € |
D'un côté le revenu déclaré (brut, avant prélèvements et hors prestations), de l'autre le revenu disponible (après impôts directs et après prestations). La distance qui les sépare donne une lecture concrète de l'impact de la redistribution sur les ménages communaux.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 12 390 € | 15 270 € |
| Médiane | 19 000 € | 19 950 € |
| 3e quartile (Q3) | 26 830 € | 26 280 € |
| Indice de Gini | 0,35 | 0,25 |
| Effet de la redistribution | +950 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Le taux d'activité regroupe actifs occupés et chômeurs au sens du recensement ; le taux d'emploi exclut les seconds et ne retient que les personnes ayant effectivement un travail. Le taux de chômage mesure, au sein des seuls actifs, la part de ceux en recherche d'emploi (concept INSEE, distinct des chiffres administratifs de France Travail).
Comparaison des taux d'emploi et de chômage entre les hommes et les femmes, et entre les différentes tranches d'âge. Les jeunes (15-24 ans) ont généralement un taux de chômage plus élevé, en partie parce que beaucoup sont encore en études (d'où un faible taux d'activité).
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 72,3 % | 60,2 % | 16,7 % |
| Hommes | 75,1 % | 63,1 % | 16,0 % |
| Femmes | 69,4 % | 57,2 % | 17,5 % |
| 15-24 ans | 46,7 % | 31,9 % | 31,7 % |
| 25-54 ans | 89,0 % | 75,6 % | 15,1 % |
| 55-64 ans | 49,8 % | 43,8 % | 12,1 % |
Ventilation des postes de travail localisés dans la commune par catégorie socioprofessionnelle INSEE. La grille couvre les emplois au lieu de travail : certains de ces postes sont occupés par des navetteurs venus d'autres communes.
La catégorie socioprofessionnelle dominante parmi les emplois situés de Rosières-en-Santerre est Employés (29,1 %), ce qui colore le profil du marché du travail local.
Découpage des emplois locaux entre les cinq grandes branches INSEE : agriculture, industrie, construction, commerce / transports / services divers, et administration-enseignement-santé-social. En milieu rural, l'agriculture pèse souvent le plus ; ailleurs, c'est fréquemment le secteur administration-éducation-santé.
La spécialisation économique de Rosières-en-Santerre se lit d'un coup d'œil: Commerce, transports, services rassemble 41,9 % de l'emploi total.
Le trajet domicile-travail français reste très majoritairement automobile, surtout hors des grandes agglomérations. Les transports en commun progressent quand l'offre devient dense, et le vélo ou la marche apparaissent surtout pour des trajets courts dans les zones centrales.
Le mode de transport le plus utilisé pour se rendre au travail de Rosières-en-Santerre est Voiture (80,0 % des actifs occupés).
Cette ventilation rapproche les contrats de longue durée (CDI du privé et statuts publics titularisés) des formats plus courts ou plus précaires (CDD, intérim, apprentissage). En France, les premiers constituent traditionnellement la majorité des postes salariés.
Première forme contractuelle: CDI / Fonction publique regroupe 82,4 % des salariés de Rosières-en-Santerre, devant les autres statuts.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Pour mesurer le capital scolaire local, on retient le diplôme le plus élevé déclaré par chaque résident. Le champ d'observation couvre la population non scolarisée à partir de 15 ans ; les jeunes encore en formation sont écartés. La catégorie « Sans diplôme » englobe également les titulaires du seul CEP.
Du niveau le plus bas (sans diplôme) au plus élevé (bac+5 et plus). Un taux élevé de bac+5 et plus indique une commune avec beaucoup de cadres et professions intellectuelles. Un taux élevé de CAP-BEP est typique des communes ouvrières ou artisanales.
Les personnes sans diplôme représentent 34,7 % de la population non scolarisée de Rosières-en-Santerre.
Comparaison du niveau d'études entre hommes et femmes. Depuis les années 2000, les femmes sont en moyenne plus diplômées que les hommes dans les jeunes générations, tandis que l'inverse prévaut chez les plus de 60 ans.
La courbe par tranche d'âge dessine le parcours scolaire : quasi 100 % entre 6 et 14 ans, un palier élevé en maternelle et au lycée, puis une décrue progressive à partir de 18 ans. Un niveau soutenu chez les jeunes adultes reflète une commune accueillant des étudiants en cycle supérieur.
Le graphique montre la bascule progressive entre scolarité obligatoire et entrée dans la vie active de Rosières-en-Santerre, avec un palier caractéristique chez les 18-24 ans.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Parmi les 580 foyers allocataires de Rosières-en-Santerre, 1 perçoivent une aide au logement, 1 la prime d'activité et 1 le RSA — la hiérarchie des prestations éclaire le profil social local.
La commune bénéficie de 1 dispositif d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | MOUSLINE | Industrie manufacturière (NAF 10.31Z) | 100 à 199 salariés |
| #2 | COLLEGE ENSEIGNEMENT SECONDAIRE JULES VERNE | Enseignement (NAF 85.31Z) | 20 à 49 salariés |
| #3 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 20 à 49 salariés |
| #4 | INTERMARCHE | Commerce (NAF 47.11D) | 20 à 49 salariés |
| #5 | SANTERRE 2000 | Services administratifs et de soutien (NAF 82.92Z) | 20 à 49 salariés |
| #6 | ASS RECUP'AIRE-EI | Eau, assainissement, déchets (NAF 38.32Z) | 20 à 49 salariés |
| #7 | SANA TERRA | Commerce (NAF 46.21Z) | 20 à 49 salariés |
| #8 | SIEP DU SANTERRE | Eau, assainissement, déchets (NAF 36.00Z) | 20 à 49 salariés |
| #9 | ECOLE PRIMAIRE PRIVEE SAINTE FAMILLE | Enseignement (NAF 85.20Z) | 10 à 19 salariés |
| #10 | ECOLE ELEMENTAIRE JACQUES DEBARY | Enseignement (NAF 85.20Z) | 10 à 19 salariés |
La commune participe a 1 programme national d'appui aux territoires, pilote par l'Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT). Ces dispositifs apportent un accompagnement humain (chef de projet), une ingenierie technique et des financements pour revitaliser le territoire.
Dispositif qui accompagne les communes rurales de moins de 20 000 habitants dans la revitalisation de leurs centres-bourgs.
Source : Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT) — programmes Action Coeur de Ville, Petites Villes de Demain, Villages d'Avenir, Fabriques de Territoire. En savoir plus sur anct.gouv.fr.
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | Requalification de la friche marechal | 1 329 852 € | 82 500 € | 6,2 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
Le tissu économique de Rosières-en-Santerre comprend 205 établissements actifs, soit 7,1 pour 100 habitants. La création d'entreprises représente 10,7 % du stock (22 créations récentes). Les deux premiers secteurs sont Commerce, transports, hébergement et restauration (30 %) et Administration publique, enseignement, santé, action sociale (19 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0