Classée FRR (socle)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Salles-la-Source.
Salles-la-Source (2 333 habitants) présente un profil rural à chômage contenu, signe d'un bassin d'emploi local relativement absorbant. Le niveau de vie médian s'y situe au-dessus de la moyenne nationale.
Seuls 18,6 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Rodez et Onet-Le-Château. Parmi les principaux employeurs figurent CENTRE HOSPITALIER INTERCOMMUNAL DU VALLON et SAS VERMOREL.
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation), ainsi qu'à 2 autres dispositifs d'aide territoriale. Un projet a été subventionné par l'État pour 76 561 € d'aides d'investissement.
Sainte-Radegonde (1 793 hab., à 15 km) présente 26 930 € de revenu médian
Le niveau de vie médian — 25 940 € — place Salles-la-Source dans la moyenne des communes françaises. Face à la médiane dans l'Aveyron, fixée à 21 690 €, le revenu médian communal lui est supérieur de près de 4 250 €. Le rapport interdécile atteint 2,7, signe d'une dispersion modérée des revenus entre les ménages les plus modestes et les plus aisés.
Le marché du travail local est dynamique: le taux de chômage s'établit à 5,1 % pour 1 040 actifs recensés, avec un taux d'emploi de 76,2 %. Côté catégories socioprofessionnelles, les professions intermédiaires constituent le groupe dominant à 30,4 % des emplois occupés.
Le maillage économique communal rassemble 177 unités en 2023, dans un tissu où l'agriculture pèse plus que la moyenne. La première branche NAF — activités scientifiques, techniques, services administratifs — représente 19,2 % des établissements. L'activité de création reste soutenue: 22 immatriculations en 2024, sur un stock en +43,9 % sur dix ans (une dynamique de création forte). Côté employeurs, CENTRE HOSPITALIER INTERCOMMUNAL DU VALLON et SAS VERMOREL figurent parmi les établissements les plus importants du bassin.
La structure budgétaire apparaît bien tenue: 580 €/hab de dépenses pour 802 €/hab de recettes et 222 €/hab d'épargne brute (2024). Côté solvabilité, il faudrait 4,9 années d'épargne brute pour solder la dette, pendant que l'investissement atteint 509 €/hab. Un projet local a bénéficié de 76 561 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Le taux de TFB appliqué en 2024 (36,66 %) reste sous le repère national moyen. Le taux global de TFB s'écarte de -6,00 points par rapport à la médiane départementale (42,66 %); part communale seule: 35,33 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 29,05 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 16,25 %.
Sur le plan territorial, Salles-la-Source est dans le sud-ouest occitan, entre causses et plateaux: un cadre qui colore les dynamiques économiques locales. Sur le plan des zonages économiques, la commune relève du FRR (France Ruralités Revitalisation) et du Zone de Revitalisation Rurale (ZRR). Quelque 837 actifs sortent travailler hors des limites communales selon les données MOBPRO de l'INSEE. Les données CNAF identifient 285 allocataires de Salles-la-Source, dont 10 foyers au RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
La lecture des déciles permet de visualiser la dispersion des revenus. Chaque borne (D1 à D9) découpe la population locale en dix groupes équilibrés : 10 % des ménages se situent sous D1, 10 % au-dessus de D9. La médiane (Q2) coupe la commune en deux moitiés exactes. Un écart D9/D1 important signale une polarisation entre ménages aisés et modestes.
À Salles-la-Source, le revenu médian par unité de consommation (25 940 €) se situe entre 15 970 € au 1er décile et 42 650 € au 9e, traduisant une dispersion modérée.
Niveau de vie médian rapporté à l'âge du déclarant principal du foyer. Le trait foncé positionne la médiane de chaque tranche d'âge ; la bande pâle, plus large ou plus étroite, dessine l'écart interquartile Q1–Q3 où se regroupent la moitié centrale des ménages.
La segmentation par âge éclaire la médiane de Salles-la-Source (25 940 €): cycle de vie salarial, accumulation patrimoniale, puis bascule vers les pensions.
Pour cerner la structure économique locale, on ventile le revenu disponible par grande catégorie : rémunérations salariées, revenus d'indépendants, retraites, patrimoine (locations, dividendes, plus-values) et redistribution. La somme apparente peut excéder 100 % — les prélèvements obligatoires sont comptés à part en valeur négative.
La structure des revenus de Salles-la-Source combine 61,5 % de salaires, 30,2 % de pensions, 12,4 % issus du patrimoine et 2,6 % de prestations sociales.
En croisant revenu et composition familiale, on isole les profils favorisés (typiquement les couples sans enfant, soutenus par un double salaire) et les plus exposés (monoparents et personnes seules). La médiane (barre foncée) et l'écart interquartile Q1–Q3 (zone claire) résument chaque catégorie.
À Salles-la-Source, les couples (avec ou sans enfant) tirent le niveau de vie vers le haut de la médiane (25 940 €), tandis que les foyers monoparentaux restent structurellement plus exposés.
Ce graphique montre comment la nature des revenus se transforme à mesure que le niveau de vie augmente. Aux ménages des premiers déciles, les transferts sociaux apportent souvent un complément majeur. Plus haut, ce sont les salaires et les revenus du capital qui dominent, et la facture fiscale (négative) se concentre sur les plus aisés.
Ce graphique empilé révèle comment le mix de ressources de Salles-la-Source évolue: plus on monte dans l'échelle des revenus, plus la part des salaires et du patrimoine écrase celle des transferts sociaux.
Le statut résidentiel structure le niveau de vie : les propriétaires affichent le revenu médian le plus haut, le parc locatif privé occupe une position intermédiaire et le parc HLM rassemble les ménages les plus modestes. L'indice de Gini (entre 0 et 1) compare la concentration des revenus au sein de chaque groupe.
Comparaison des revenus médians perçus par les ménages selon la nature de la ressource principale. Les salaires et les pensions sont généralement les sources les plus stables, tandis que les revenus d'activités non salariées ou du patrimoine présentent une dispersion plus importante (écart Q1-Q3 plus large).
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 21 880 € | 25 840 € | 32 780 € |
| Pensions, retraites et rentes | 19 560 € | 24 620 € | 31 420 € |
D'un côté le revenu déclaré (brut, avant prélèvements et hors prestations), de l'autre le revenu disponible (après impôts directs et après prestations). La distance qui les sépare donne une lecture concrète de l'impact de la redistribution sur les ménages communaux.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 20 220 € | 20 820 € |
| Médiane | 26 260 € | 25 940 € |
| 3e quartile (Q3) | 35 050 € | 33 220 € |
| Indice de Gini | 0,28 | 0,24 |
| Effet de la redistribution | -320 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Le taux d'activité regroupe actifs occupés et chômeurs au sens du recensement ; le taux d'emploi exclut les seconds et ne retient que les personnes ayant effectivement un travail. Le taux de chômage mesure, au sein des seuls actifs, la part de ceux en recherche d'emploi (concept INSEE, distinct des chiffres administratifs de France Travail).
Hommes/femmes d'un côté, classes d'âge de l'autre : cette grille permet de repérer les groupes les plus exposés. Le pic de chômage chez les jeunes (15-24 ans) est largement classique, leur faible taux d'activité tenant à la prolongation des études.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 80,4 % | 76,2 % | 5,1 % |
| Hommes | 81,5 % | 78,3 % | 3,9 % |
| Femmes | 79,3 % | 74,2 % | 6,4 % |
| 15-24 ans | 35,2 % | 28,3 % | 19,5 % |
| 25-54 ans | 96,4 % | 92,1 % | 4,4 % |
| 55-64 ans | 63,9 % | 61,3 % | 4,1 % |
Répartition des emplois dans la commune selon la CSP (catégorie socioprofessionnelle). Il s'agit des emplois situés dans la commune (lieu de travail), pas nécessairement occupés par ses habitants.
Les Professions intermédiaires concentrent 30,4 % des emplois situés à Salles-la-Source: l'équilibre des CSP traduit la spécialisation économique du tissu local.
Découpage des emplois locaux entre les cinq grandes branches INSEE : agriculture, industrie, construction, commerce / transports / services divers, et administration-enseignement-santé-social. En milieu rural, l'agriculture pèse souvent le plus ; ailleurs, c'est fréquemment le secteur administration-éducation-santé.
La spécialisation économique de Salles-la-Source se lit d'un coup d'œil: Administration, enseignement, santé, action sociale rassemble 37,0 % de l'emploi total.
Mode de déplacement principal utilisé par les actifs pour rejoindre leur lieu de travail. La voiture individuelle domine très largement la pratique française, particulièrement hors des grands centres urbains. Les transports collectifs et la marche ou vélo gagnent du terrain dans les zones denses.
Parmi les actifs occupés de Salles-la-Source, 92,2 % utilisent Voiture pour rejoindre leur lieu de travail, donnant la mesure des alternatives restantes.
Cette ventilation rapproche les contrats de longue durée (CDI du privé et statuts publics titularisés) des formats plus courts ou plus précaires (CDD, intérim, apprentissage). En France, les premiers constituent traditionnellement la majorité des postes salariés.
Le type de contrat le plus représenté parmi les salariés de Salles-la-Source est CDI / Fonction publique (91,8 %).
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Champ retenu : population non scolarisée de 15 ans et plus, classée par diplôme maximal. Les étudiants et lycéens en cours d'études sont volontairement exclus pour ne pas biaiser la lecture. Le palier « Sans diplôme » inclut le CEP (certificat d'études primaires).
Du sans-diplôme aux titulaires de bac+5 et plus, le graphique reflète le capital scolaire local. Les communes très dotées en diplômés du supérieur long correspondent souvent à des espaces tertiarisés ou universitaires ; à l'inverse, le poids des CAP-BEP caractérise les territoires ouvriers ou artisanaux.
Les personnes sans diplôme représentent 14,8 % de la population non scolarisée de Salles-la-Source.
Comparaison du niveau d'études entre hommes et femmes. Depuis les années 2000, les femmes sont en moyenne plus diplômées que les hommes dans les jeunes générations, tandis que l'inverse prévaut chez les plus de 60 ans.
Lecture par cohorte d'âge : la part en scolarité atteint son maximum entre 6 et 14 ans (instruction obligatoire), demeure élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis recule régulièrement à partir de 18 ans. Un palier soutenu chez les 18-24 ans signale la présence d'une population étudiante.
À Salles-la-Source, le taux de scolarisation culmine entre 6 et 14 ans (obligation scolaire), reste élevé au lycée, puis reflète l'orientation vers l'emploi ou les études supérieures.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Le graphique CAF détaille la composition des 285 foyers aidés de Salles-la-Source, avec un trio de tête aides au logement / prime d'activité / RSA.
La commune bénéficie de 2 dispositifs d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
AFR 2022-2027
Commune éligible aux aides à finalité régionale : subventions d'investissement, exonérations fiscales pour les grandes entreprises industrielles ou tertiaires qui créent de l'emploi dans des territoires en retard de développement.
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | CENTRE HOSPITALIER INTERCOMMUNAL DU VALLON | Santé humaine et action sociale (NAF 86.10Z) | 100 à 199 salariés |
| #2 | SAS VERMOREL | Construction (NAF 43.99D) | 50 à 99 salariés |
| #3 | ROUERGUE VACANCES LOISIRS | Hébergement et restauration (NAF 55.10Z) | 20 à 49 salariés |
| #4 | INTERMARCHE | Commerce (NAF 47.11D) | 20 à 49 salariés |
| #5 | SOGETREL | Construction (NAF 42.22Z) | 20 à 49 salariés |
| #6 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 10 à 19 salariés |
| #7 | SNA-S - OC - ANTENNE DE RODEZ AVEYRON | Administration publique (NAF 84.13Z) | 10 à 19 salariés |
| #8 | EMILIEN VIGUIER CHARPENTIER EURL | Construction (NAF 43.91A) | 10 à 19 salariés |
| #9 | LE CRENEAU | Autres activités de services (NAF 94.99Z) | 10 à 19 salariés |
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | Adaptation du projet de l'ecole de souyri a la forte croissance demographique et mise en accessibilite d'une salle communale | 881 896 € | 76 561 € | 8,7 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
Salles-la-Source héberge 177 établissements, soit 7,6 pour 100 habitants (-22 % vs médiane départementale). On dénombre 22 créations récentes, soit 12,4 % du parc existant. L'économie locale est portée par Activités scientifiques, techniques, services administratifs (19 %) et Construction (16 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0