Petites Villes de Demain
Dispositif qui accompagne les communes rurales de moins de 20 000 habitants dans la revitalisation de leurs centres-bourgs.
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Bresles.
Bresles compte 4 029 habitants et présente un profil économique diversifié. Le revenu médian s'inscrit dans la moyenne française.
Seuls 20,2 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Beauvais et Hermes. Parmi les principaux employeurs figurent MIDI SERVICE et INTERMARCHE. Les ouvriers forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (42,3 % des emplois).
Elle bénéficie du programme national Petites Villes de Demain. Un projet a été subventionné par l'État pour 8 273 € d'aides d'investissement.
Le revenu médian atteint 23 580 € à Bury, commune de 2 838 hab. à 14 km
Avec un revenu médian de 22 800 € par UC, Bresles se situe près des repères nationaux. Le revenu médian dans l'Oise — 23 350 € — s'aligne à peu près sur celui de la commune. Les 10 % de ménages les plus modestes perçoivent moins de 13 270 € quand les 10 % les plus aisés dépassent 33 120 €, soit un rapport interdécile modérée de 2,5.
L'équilibre du marché du travail apparaît moyen: chômage à 9,7 %, taux d'emploi à 66,5 %. Les actifs se répartissent principalement dans la catégorie des ouvriers (42,3 %).
Économie à dominante tertiaire, Bresles compte 301 établissements actifs au millésime 2023. Le découpage NAF place commerce, transports, hébergement et restauration en tête, avec 26,6 % des établissements. 41 créations enregistrées en 2024, traduisant une dynamique de création forte (stock total à +42,0 % sur la décennie). Parmi les principaux employeurs identifiés figurent notamment MIDI SERVICE et INTERMARCHE.
Les finances communales sont solides: en 2024, 1 199 €/hab de recettes de fonctionnement et 249 €/hab d'épargne brute, pour 499 €/hab d'encours de dette. La capacité de désendettement ressort à 2,0 années (courte), pour 410 €/hab de dépenses d'équipement. Un projet local a bénéficié de 8 273 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
En 2024, la TFB globale atteint 52,91 % de Bresles, un niveau au-dessus de la médiane française. Rapport au repère départemental (51,48 % de TFB), Bresles affiche +1,43 points d'écart, avec un taux communal de 51,58 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 26,73 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 30,38 %.
Le positionnement géographique — Bresles est dans le maillage des communes des Hauts-de-France — explique pour partie les équilibres économiques et fiscaux. Quelque 1 407 actifs sortent travailler hors des limites communales selon les données MOBPRO de l'INSEE. Les données CNAF identifient 775 allocataires de Bresles, dont 95 foyers au RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Les déciles de revenu classent les ménages locaux en 10 paliers d'effectifs égaux. Sous le seuil D1 vivent les 10 % les plus modestes ; au-delà de D9, les 10 % les plus aisés. La médiane (Q2) sépare la population en deux moitiés équivalentes. L'écart entre ces seuils donne la mesure visuelle des inégalités locales.
À Bresles, le revenu médian par unité de consommation (22 800 €) se situe entre 13 270 € au 1er décile et 33 120 € au 9e, traduisant une dispersion modérée.
Niveau de vie médian rapporté à l'âge du déclarant principal du foyer. Le trait foncé positionne la médiane de chaque tranche d'âge ; la bande pâle, plus large ou plus étroite, dessine l'écart interquartile Q1–Q3 où se regroupent la moitié centrale des ménages.
Ce graphique compare les revenus selon l'âge du déclarant principal: la médiane communale s'établit à 22 800 €, mais l'écart interquartile s'élargit nettement aux âges intermédiaires.
Le revenu disponible moyen est ici éclaté par origine : traitements et salaires, revenus d'indépendants, retraites, fruits du patrimoine (loyers, dividendes, plus-values) et prestations sociales. La somme dépasse parfois 100 % car les impôts directs, retranchés à part, apparaissent comme un poste négatif.
La structure des revenus de Bresles combine 65,2 % de salaires, 30,6 % de pensions, 6,5 % issus du patrimoine et 5,7 % de prestations sociales.
Cette comparaison contraste les profils de ménage : les couples sans enfant bénéficient en règle générale du niveau de vie le plus confortable, tandis que les foyers monoparentaux et les solos sont plus exposés aux situations précaires. Médiane en sombre, fourchette des 50 % centraux (Q1–Q3) en clair.
À Bresles, les couples (avec ou sans enfant) tirent le niveau de vie vers le haut de la médiane (22 800 €), tandis que les foyers monoparentaux restent structurellement plus exposés.
Du décile D1 au décile D10, la composition du revenu disponible bascule progressivement : redistribution et minima sociaux occupent une place centrale en bas de distribution, tandis que salaires et patrimoine prennent le dessus en haut. À l'opposé, la ponction fiscale (poste négatif) s'amplifie nettement vers les déciles supérieurs.
Du D1 au D10, la décomposition éclaire les ressorts du revenu: à Bresles, les salaires représentent 65,2 % du revenu disponible global et les prestations sociales 5,7 %, mais ces parts sont très inégalement distribuées.
Cette ventilation par statut d'occupation révèle des écarts récurrents : les propriétaires disposent généralement du niveau de vie le plus élevé, tandis que les locataires du parc social figurent parmi les groupes les plus fragiles. Le Gini calculé pour chaque groupe affine le diagnostic en mesurant l'inégalité interne.
On distingue ici les ménages par la source principale de leur revenu. Les salaires et les pensions offrent typiquement un profil régulier (écart Q1-Q3 contenu) ; à l'inverse, l'activité non salariée et les revenus du patrimoine donnent lieu à des situations plus hétérogènes.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 18 520 € | 23 550 € | 28 130 € |
| Pensions, retraites et rentes | 16 800 € | 21 830 € | 26 640 € |
D'un côté le revenu déclaré (brut, avant prélèvements et hors prestations), de l'autre le revenu disponible (après impôts directs et après prestations). La distance qui les sépare donne une lecture concrète de l'impact de la redistribution sur les ménages communaux.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 15 970 € | 17 740 € |
| Médiane | 22 340 € | 22 800 € |
| 3e quartile (Q3) | 28 640 € | 27 750 € |
| Indice de Gini | 0,28 | 0,22 |
| Effet de la redistribution | +460 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Le taux d'activité mesure la part des 15-64 ans qui travaillent ou cherchent un emploi. Le taux d'emploi ne compte que ceux qui travaillent effectivement. Le taux de chômage est la part des actifs qui sont sans emploi et en recherchent un (au sens du recensement, différent de celui de Pôle emploi).
En croisant taux d'activité, taux d'emploi et taux de chômage par sexe et par âge, on isole les déséquilibres caractéristiques : chômage plus marqué chez les jeunes, taux d'emploi qui plafonne souvent dans les classes 25-54 ans, et retrait progressif après 55 ans.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 73,7 % | 66,5 % | 9,7 % |
| Hommes | 78,1 % | 70,6 % | 9,6 % |
| Femmes | 69,4 % | 62,6 % | 9,9 % |
| 15-24 ans | 49,8 % | 40,7 % | 18,2 % |
| 25-54 ans | 89,9 % | 82,2 % | 8,6 % |
| 55-64 ans | 46,8 % | 43,0 % | 8,1 % |
Les postes recensés ici sont les emplois physiquement implantés dans la commune, classés selon la nomenclature INSEE des CSP. À ne pas confondre avec les CSP des habitants : une partie des emplois locaux est tenue par des actifs résidant ailleurs.
Le graphique CSP révèle le poids prépondérant des Ouvriers (42,3 %) dans les emplois du territoire — un marqueur utile pour lire la sociologie productive de Bresles.
Cette ventilation par grand secteur d'activité éclaire le poids relatif de l'agriculture, de l'industrie, de la construction, du commerce-transports-services et de l'administration-enseignement-santé. Les communes rurales sont souvent agricoles ; les villes moyennes, fréquemment tertiaires-publiques.
À Bresles, 42,2 % des postes relèvent du secteur Commerce, transports, services, qui structure le bassin d'emploi local.
Le trajet domicile-travail français reste très majoritairement automobile, surtout hors des grandes agglomérations. Les transports en commun progressent quand l'offre devient dense, et le vélo ou la marche apparaissent surtout pour des trajets courts dans les zones centrales.
Parmi les actifs occupés de Bresles, 84,3 % utilisent Voiture pour rejoindre leur lieu de travail, donnant la mesure des alternatives restantes.
Cette ventilation rapproche les contrats de longue durée (CDI du privé et statuts publics titularisés) des formats plus courts ou plus précaires (CDD, intérim, apprentissage). En France, les premiers constituent traditionnellement la majorité des postes salariés.
Le type de contrat le plus représenté parmi les salariés de Bresles est CDI / Fonction publique (85,3 %).
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
La structure des diplômes décrite ici concerne les résidents de 15 ans ou plus n'étant plus scolarisés. Pour chacun, on retient son plus haut niveau obtenu ; les personnes encore en cursus n'entrent pas dans le total. Le palier « Sans diplôme » incorpore les anciens titulaires du CEP.
Du niveau le plus bas (sans diplôme) au plus élevé (bac+5 et plus). Un taux élevé de bac+5 et plus indique une commune avec beaucoup de cadres et professions intellectuelles. Un taux élevé de CAP-BEP est typique des communes ouvrières ou artisanales.
La part sans diplôme atteint 30,4 % de Bresles, donnée utile pour lire le tissu humain de la commune.
Les courbes par sexe rendent visible un retournement historique. Dans les générations récentes, le niveau d'études moyen des femmes dépasse celui des hommes ; au-delà de 60 ans, le rapport reste à l'inverse au profit des hommes, reflet d'une scolarisation plus tardive des femmes.
Le graphique reporte, pour chaque classe d'âge, la proportion de personnes encore inscrites dans un cycle d'études. La scolarisation est mécaniquement totale de 6 à 14 ans (obligation légale), reste très élevée en maternelle et au lycée, puis s'effrite à mesure que les jeunes basculent vers l'emploi. Un fort taux chez les 18-24 ans trahit une présence étudiante notable.
À Bresles, le taux de scolarisation culmine entre 6 et 14 ans (obligation scolaire), reste élevé au lycée, puis reflète l'orientation vers l'emploi ou les études supérieures.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
À Bresles, 775 foyers sont allocataires CAF: aides au logement (1), prime d'activité (1) et RSA (1) dessinent la demande sociale effective.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | MIDI SERVICE | Hébergement et restauration (NAF 56.29B) | 100 à 199 salariés |
| #2 | INTERMARCHE | Commerce (NAF 47.11D) | 100 à 199 salariés |
| #3 | COLLEGE CONDORCET | Enseignement (NAF 85.31Z) | 50 à 99 salariés |
| #4 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 50 à 99 salariés |
| #5 | ABRISUD | Industrie manufacturière (NAF 25.11Z) | 50 à 99 salariés |
| #6 | RDO SPRINGS | Industrie manufacturière (NAF 25.93Z) | 50 à 99 salariés |
| #7 | LUMINO PARIS NORD | Transports et entreposage (NAF 49.41A) | 20 à 49 salariés |
| #8 | SARL T.B.W. | Construction (NAF 43.12A) | 20 à 49 salariés |
| #9 | BERTO I D F EST | Transports et entreposage (NAF 49.41C) | 20 à 49 salariés |
| #10 | ENTREPRISE DEGAUCHY DIDIER | Construction (NAF 43.12A) | 20 à 49 salariés |
La commune participe a 1 programme national d'appui aux territoires, pilote par l'Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT). Ces dispositifs apportent un accompagnement humain (chef de projet), une ingenierie technique et des financements pour revitaliser le territoire.
Dispositif qui accompagne les communes rurales de moins de 20 000 habitants dans la revitalisation de leurs centres-bourgs.
Source : Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT) — programmes Action Coeur de Ville, Petites Villes de Demain, Villages d'Avenir, Fabriques de Territoire. En savoir plus sur anct.gouv.fr.
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | Extension et renouvellement du parc de cameras de videosurveillance | 18 385 € | 8 273 € | 45,0 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
Bresles héberge 301 établissements, soit 7,5 pour 100 habitants (+24 % vs médiane départementale). On dénombre 41 créations récentes, soit 13,6 % du parc existant. L'économie locale est portée par Commerce, transports, hébergement et restauration (27 %) et Construction (19 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0