Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Cers.
Cers (2 503 habitants) s'appuie principalement sur des emplois publics, de santé ou d'enseignement, atypiques pour une commune de cette taille. Le revenu médian y est un peu en retrait par rapport à la moyenne nationale.
Seuls 16,4 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Béziers et Villeneuve-Lès-Béziers. Parmi les principaux employeurs figurent MAIRIE et LE MAS DU MOULIN. Les employés forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (35,4 % des emplois).
La commune est éligible à l' Aide à Finalité Régionale. 2 projets ont été subventionnés par l'État pour 114 161 € d'aides d'investissement.
21 550 €revenu médian+3% vs dept · -5% vs France
65,3 %Taux d'emploi+7% vs dept · -4% vs France
16,0 %Taux de pauvreté-27% vs dept · +0% vs France
À titre de comparaison : 21 720 € de revenu médian à Abeilhan, à 14 km
Selon Filosofi, Cers enregistre 21 550 € de revenu médian, niveau proche du repère national. Face à la médiane départementale (20 880 €), Cers se situe dans des ordres de grandeur proches. La distribution des revenus affiche une dispersion importante (D9/D1 = 3,0): le 1er décile se situe à 12 220 €, le 9e à 36 200 €.
Cers enregistre 14,6 % de chômage, un niveau supérieur à la moyenne française, et un taux d'emploi de 65,3 %. La structure socioprofessionnelle privilégie les employés (35,4 % des emplois occupés).
Le tissu économique de Cers — 194 établissements en 2023 — est majoritairement composé d'activités de services. Sur le plan sectoriel, construction concentre 22,2 % des unités productives. En 2024, 39 établissements ont été créés, dans une trajectoire décennale à +57,7 % — une dynamique de création forte. MAIRIE et LE MAS DU MOULIN comptent parmi les premiers employeurs recensés sur la commune.
Les finances communales dessinent un équilibre correct: 958 €/hab de recettes, 795 €/hab de dépenses et 407 €/hab de dette en 2024. Côté solvabilité, il faudrait 2,5 années d'épargne brute pour solder la dette, pendant que l'investissement atteint 334 €/hab. 2 projets locaux ont bénéficié de 114 160 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Le taux global de TFB en 2024 (47,62 %) est conforme à la moyenne nationale. Par rapport à la médiane départementale (51,66 %), l'écart communal atteint -4,04 points, pour une part communale pure à 43,65 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 36,53 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 33,40 %.
L'économie locale s'apprécie dans le cadre régional: Cers est au cœur de la garrigue languedocienne. La commune est couverte par le dispositif d'Aide à Finalité Régionale (AFR), dispositif pris en compte dans certaines politiques publiques. Les flux domicile-travail font état de 787 résidents qui vont travailler dans une autre commune. Sur le versant social, la CAF dénombre 445 allocataires, dont 70 foyers bénéficiaires du RSA.
Revenus, emploi, diplômes et prestations
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
21 550 €Revenu médianLa moitié des habitants gagne plus, l'autre moitié gagne moins
1 086Ménages fiscauxFoyers soumis à l'impôt sur le revenu dans la commune
0,29Indice de GiniMesure les inégalités : 0 = égalité parfaite, 1 = inégalité maximale
16,0 %Taux de pauvretéPart de la population vivant avec moins de 60 % du revenu médian national (soit environ 13 000 €/an)
45 %Ménages imposésPart des ménages fiscaux soumis à l'impôt sur le revenu
Distribution des revenus (déciles)
Ce graphique montre comment les revenus se répartissent dans la commune. Les déciles découpent la population en 10 tranches égales : D1 est le seuil en dessous duquel se situent les 10 % les plus modestes, D9 le seuil au-dessus duquel se situent les 10 % les plus aisés. La barre centrale (Q2) représente la médiane. Plus l'écart entre D1 et D9 est grand, plus les inégalités de revenus sont marquées.
Les déciles révèlent un écart de 3,0 entre les 10 % aux plus faibles revenus (12 220 €) et les 10 % les plus aisés (36 200 €), autour d'une médiane de 21 550 €.
Revenus par tranche d'âge
L'âge du chef de famille structure fortement le niveau de vie. La médiane (barre foncée) sépare exactement la tranche en deux moitiés, et la zone Q1–Q3 (claire) indique la fourchette occupée par les 50 % de ménages « du milieu » de chaque cohorte.
La segmentation par âge éclaire la médiane de Cers (21 550 €): cycle de vie salarial, accumulation patrimoniale, puis bascule vers les pensions.
Composition des revenus
Ce schéma répartit les ressources des ménages selon leur nature. Salaires, revenus non salariés, pensions, revenus du capital (loyers, dividendes, plus-values) et transferts sociaux composent le revenu disponible moyen. Les impôts directs étant déduits séparément (poste négatif), le total des sources positives peut excéder 100 %.
Les salaires représentent 52,7 % du revenu disponible local et les pensions 31,7 %, signe d'un profil de Cers marqué par son équilibre démographique.
Revenus par type de ménage
En croisant revenu et composition familiale, on isole les profils favorisés (typiquement les couples sans enfant, soutenus par un double salaire) et les plus exposés (monoparents et personnes seules). La médiane (barre foncée) et l'écart interquartile Q1–Q3 (zone claire) résument chaque catégorie.
Cette ventilation par configuration familiale mesure l'écart à la médiane locale (21 550 €) et pointe les profils les plus fragiles.
Composition des revenus par décile de niveau de vie
En passant du décile inférieur (D1) au décile supérieur (D10), la structure des ressources évolue : les prestations sociales pèsent fortement chez les ménages modestes alors que salaires et revenus du patrimoine dominent en haut de l'échelle. La contribution des impôts directs, négative, croît avec le niveau de vie.
Du D1 au D10, la décomposition éclaire les ressorts du revenu: à Cers, les salaires représentent 52,7 % du revenu disponible global et les prestations sociales 5,9 %, mais ces parts sont très inégalement distribuées.
Revenu médian selon le statut d'occupation du logement
Cette ventilation par statut d'occupation révèle des écarts récurrents : les propriétaires disposent généralement du niveau de vie le plus élevé, tandis que les locataires du parc social figurent parmi les groupes les plus fragiles. Le Gini calculé pour chaque groupe affine le diagnostic en mesurant l'inégalité interne.
23 010 €PropriétairesGini : 0,29
17 850 €LocatairesGini : 0,22
18 410 €Locataires du parc privéGini : 0,22
Revenu médian par source de revenu
Cette comparaison oppose des sources de revenus stables — salaires, pensions — à d'autres plus volatiles, comme les revenus des indépendants ou du patrimoine. La largeur de la plage Q1-Q3 mesure visuellement cette dispersion.
Source
1er quartile (Q1)
Médiane
3e quartile (Q3)
Salaires et traitements
17 110 €
21 740 €
27 180 €
Pensions, retraites et rentes
15 170 €
21 130 €
26 490 €
Revenus déclarés vs disponibles
Le revenu déclaré est le revenu brut avant impôts et prestations sociales. Le revenu disponible est ce qui reste après redistribution (impôts déduits, prestations ajoutées). La différence entre les deux mesure l'effet de la redistribution sur le niveau de vie de la commune.
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Parmi les 15-64 ans, le taux d'activité additionne les personnes en emploi et celles à la recherche d'un travail ; le taux d'emploi ne retient que les premières. Quant au taux de chômage, il rapporte les chômeurs au seul total des actifs (et suit la définition INSEE du recensement, plus large que celle de France Travail).
65,3 %Taux d'emploiPart des 15-64 ans occupant un emploi
14,6 %Taux de chômagePart des actifs sans emploi (au sens du recensement)
76,5 %Taux d'activitéPart des 15-64 ans actifs (employés + chômeurs)
921Actifs occupésNombre de personnes en emploi
Taux de chômage et d'emploi par sexe et âge
Hommes/femmes d'un côté, classes d'âge de l'autre : cette grille permet de repérer les groupes les plus exposés. Le pic de chômage chez les jeunes (15-24 ans) est largement classique, leur faible taux d'activité tenant à la prolongation des études.
Catégorie
Taux d'activité
Taux d'emploi
Taux de chômage
Ensemble
76,5 %
65,3 %
14,6 %
Hommes
78,6 %
70,0 %
11,0 %
Femmes
74,5 %
60,9 %
18,2 %
15-24 ans
45,9 %
31,1 %
32,4 %
25-54 ans
92,4 %
79,9 %
13,6 %
55-64 ans
54,2 %
49,8 %
8,1 %
Emplois par catégorie socioprofessionnelle
Ventilation des postes de travail localisés dans la commune par catégorie socioprofessionnelle INSEE. La grille couvre les emplois au lieu de travail : certains de ces postes sont occupés par des navetteurs venus d'autres communes.
Premier groupe de l'emploi local, les Employés représentent 35,4 % des postes occupés sur le territoire communal.
Emplois par secteur d'activité
Cette ventilation par grand secteur d'activité éclaire le poids relatif de l'agriculture, de l'industrie, de la construction, du commerce-transports-services et de l'administration-enseignement-santé. Les communes rurales sont souvent agricoles ; les villes moyennes, fréquemment tertiaires-publiques.
La spécialisation économique de Cers se lit d'un coup d'œil: Administration, enseignement, santé, action sociale rassemble 44,0 % de l'emploi total.
Modes de transport domicile-travail
On observe ici la répartition des actifs selon leur mode principal de déplacement pour aller travailler. L'automobile capte généralement l'essentiel des parts, sa dominance étant d'autant plus marquée en territoire peu dense ; les modes collectifs ou actifs s'imposent dans les grandes villes.
À Cers, 86,7 % des actifs privilégient Voiture pour leurs trajets domicile-travail, loin devant les autres modes.
Types de contrats de travail
Cette ventilation rapproche les contrats de longue durée (CDI du privé et statuts publics titularisés) des formats plus courts ou plus précaires (CDD, intérim, apprentissage). En France, les premiers constituent traditionnellement la majorité des postes salariés.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (87,4 %), signal de la solidité du marché du travail local.
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
La structure des diplômes décrite ici concerne les résidents de 15 ans ou plus n'étant plus scolarisés. Pour chacun, on retient son plus haut niveau obtenu ; les personnes encore en cursus n'entrent pas dans le total. Le palier « Sans diplôme » incorpore les anciens titulaires du CEP.
Répartition par niveau de diplôme
L'échelle s'étire du « sans diplôme » au bac+5 et plus. Une forte proportion de diplômés du supérieur long trahit habituellement une commune à profil cadre et profession intellectuelle ; une part marquée de CAP-BEP renvoie plutôt à un tissu ouvrier ou artisanal.
Les personnes sans diplôme représentent 23,5 % de la population non scolarisée de Cers.
Niveau de diplôme par sexe
Cette comparaison hommes/femmes met en lumière la bascule générationnelle : dans les générations entrées en études après 2000, les femmes obtiennent en moyenne des diplômes plus élevés, alors que la tendance inverse demeure chez les générations nées avant 1960.
Taux de scolarisation par tranche d'âge
Lecture par cohorte d'âge : la part en scolarité atteint son maximum entre 6 et 14 ans (instruction obligatoire), demeure élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis recule régulièrement à partir de 18 ans. Un palier soutenu chez les 18-24 ans signale la présence d'une population étudiante.
La courbe par âge de Cers permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
La commune bénéficie de 1 dispositif d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
AFR
Aide à Finalité Régionale (standard)
AFR 2022-2027
Commune éligible aux aides à finalité régionale : subventions d'investissement, exonérations fiscales pour les grandes entreprises industrielles ou tertiaires qui créent de l'emploi dans des territoires en retard de développement.
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante
(source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées
(artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
#
Établissement
Activité
Tranche d'effectif
#1
MAIRIE
Administration publique (NAF 84.11Z)
20 à 49 salariés
#2
LE MAS DU MOULIN
Santé humaine et action sociale (NAF 87.10A)
20 à 49 salariés
#3
INTERMARCHE
Commerce (NAF 47.11D)
20 à 49 salariés
#4
ALMA CERSIUS
Commerce (NAF 46.34Z)
20 à 49 salariés
#5
ALMA CERSIUS
Industrie manufacturière (NAF 11.02B)
10 à 19 salariés
#6
ECOLE PRIMAIRE LE BOUSCAROU
Enseignement (NAF 85.20Z)
10 à 19 salariés
#7
INTER AMBULANCES
Santé humaine et action sociale (NAF 86.90A)
10 à 19 salariés
7 établissements de 10 salariés et plus
répertoriés sur la commune au total.
Source : INSEE, base Sirene (Licence Ouverte Etalab).
Soit 2,8 établissements de 10 salariés et plus pour 1 000 habitants
(moyenne Hérault : 5,67 · moyenne France : 6,21).
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
114 161 €
Subventions 2024 ?
Soit 45,6 € par habitant
(contre 21,8 €/hab. en moyenne dans l'Hérault · 32,6 €/hab. en France)
2
Projets finances 2024 ?
360 617 €
Cout HT total 2024 ?
Projets finances en 2024
Dispositif
Projet
Cout HT
Subvention
Taux
DETR
Travaux de securisation de voirie aux abords du groupe scolaire le bouscarou : phase 2
207 211 €
62 163 €
30,0 %
DETR
Travaux de gros entretien de l'eglise st genies
153 406 €
51 997 €
33,9 %
Total 2023-2024 : 187 661 € de subventions sur 3 projets.
Cers héberge 194 établissements, soit 7,8 pour 100 habitants (-32 % vs médiane départementale). On dénombre 39 créations récentes, soit 20,1 % du parc existant. L'économie locale est portée par Construction (22 %) et Commerce, transports, hébergement et restauration (20 %).
194établissements actifs
39Créations en 2024
20,1 %Taux de création
43
Construction
39
Commerce, transports, hébergement et restauration
Le secteur « Construction » domine avec 43 établissements (22 %), devant « Commerce, transports, hébergement et restauration » (39) et « Administration publique, enseignement, santé, action sociale » (37).
De 2014 à 2023, le stock d'établissements évolue de 123 à 194 (+57,7 %), avec 39 créations enregistrées en 2024.