Avec ses 2 018 habitants, Croissy-Beaubourg relève des communes rurales françaises où la dynamique économique se mesure à petite échelle. Le niveau de vie médian y dépasse nettement la moyenne française.
Seuls 14,8 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Paris et Noisy-Le-Grand. Parmi les principaux employeurs figurent ACORUS et CORA.
À Chalifert (12 km, 1 584 hab.), le revenu médian s'élève à 28 210 €
Indicateur clé de niveau de vie, le revenu médian de Croissy-Beaubourg s'élève à 30 400 €, au-delà de la référence nationale. L'écart avec la médiane dans le Seine-et-Marne — 25 000 € — atteint près de 5 400 € en faveur de Croissy-Beaubourg. Les 10 % de ménages les plus modestes perçoivent moins de 17 140 € quand les 10 % les plus aisés dépassent 46 850 €, soit un rapport interdécile modérée de 2,7.
898 actifs, 9,0 % de chômage et 71,7 % de taux d'emploi: le marché local se tient dans la moyenne nationale. Les professions intermédiaires dominent la structure des emplois à 29,0 %, marquant le profil socioprofessionnel communal.
Le maillage productif local rassemble 762 unités en 2023, très marqué par le commerce et les services. Le secteur de commerce, transports, hébergement et restauration domine le tissu avec 34,0 % des unités. 79 créations enregistrées en 2024, traduisant une dynamique de création forte (stock total à +46,3 % sur la décennie). ACORUS et CORA comptent parmi les premiers employeurs recensés sur la commune.
La situation financière apparaît fragile en 2024, avec une épargne brute réduite (67 €/hab) et un encours de dette de 3 211 €/hab. Il faudrait 47,9 années d'épargne brute pour rembourser la dette (très longue), dans une commune qui consacre 2 533 €/hab à l'investissement.
En 2024, la taxe foncière bâtie de Croissy-Beaubourg ressort à 49,26 %, dans la moyenne nationale. Le taux global de TFB s'écarte de +0,85 points par rapport à la médiane départementale (48,41 %); part communale seule: 48,50 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 27,77 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 20,54 %.
À l'échelle régionale, Croissy-Beaubourg est une commune périurbaine francilienne, donnée structurante pour la lecture économique. Les 744 navetteurs sortants rejoignent principalement Paris et Noisy-Le-Grand. La CAF recense 265 allocataires de Croissy-Beaubourg, avec 15 foyers RSA parmi eux.
Revenus, emploi, diplômes et prestations
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Distribution des revenus (déciles)
Pour comprendre la structure des revenus, on classe les ménages du plus modeste au plus aisé puis on les répartit en dix tranches d'effectifs identiques. Les bornes D1 et D9 encadrent ainsi 80 % des situations, tandis que la médiane partage la commune en deux. Plus la distance entre ces deux bornes est large, plus les écarts internes sont marqués.
La distribution des revenus de Croissy-Beaubourg s'étage de 17 140 € pour les 10 % les plus modestes à 46 850 € pour les 10 % les plus aisés, pour une médiane de 30 400 €.
Revenus par tranche d'âge
L'âge du chef de famille structure fortement le niveau de vie. La médiane (barre foncée) sépare exactement la tranche en deux moitiés, et la zone Q1–Q3 (claire) indique la fourchette occupée par les 50 % de ménages « du milieu » de chaque cohorte.
Ce graphique compare les revenus selon l'âge du déclarant principal: la médiane communale s'établit à 30 400 €, mais l'écart interquartile s'élargit nettement aux âges intermédiaires.
Composition des revenus
Le revenu disponible moyen est ici éclaté par origine : traitements et salaires, revenus d'indépendants, retraites, fruits du patrimoine (loyers, dividendes, plus-values) et prestations sociales. La somme dépasse parfois 100 % car les impôts directs, retranchés à part, apparaissent comme un poste négatif.
Entre salaires (70,5 %), pensions (34,4 %), patrimoine (5,8 %) et prestations (2,4 %), la composition des ressources de Croissy-Beaubourg reflète la sociologie du territoire.
Revenus par type de ménage
Comparaison du niveau de vie selon la composition du foyer. Les couples sans enfant ont généralement le niveau de vie le plus élevé (deux revenus, peu de charges), tandis que les familles monoparentales et les personnes seules sont souvent les plus fragiles. La barre foncée indique la médiane, la zone claire l'écart Q1–Q3.
Le croisement revenu × composition du ménage de Croissy-Beaubourg indique où se situent les marges de manœuvre budgétaires les plus étroites, autour d'une médiane de 30 400 €.
Composition des revenus par décile de niveau de vie
Comment se composent les revenus des plus modestes (D1) aux plus aisés (D10) ? Chez les ménages les plus modestes, les prestations sociales représentent une part importante des ressources. À l'inverse, les ménages les plus aisés tirent davantage leurs revenus du patrimoine et des salaires. Les impôts (en négatif) pèsent plus lourdement sur les déciles supérieurs.
Chez les ménages les plus modestes de Croissy-Beaubourg, les prestations et pensions amortissent la chute des revenus d'activité; chez les plus aisés, le patrimoine monte en puissance à mesure qu'on progresse vers le D10.
Revenu médian selon le statut d'occupation du logement
Selon que le ménage est propriétaire, locataire du parc privé ou locataire HLM, le revenu médian peut varier sensiblement. Le statut le plus aisé reste habituellement la propriété, le plus modeste le logement social. L'indice de Gini renseigne sur la dispersion des revenus au sein de chaque catégorie.
Revenu médian par source de revenu
Cette comparaison oppose des sources de revenus stables — salaires, pensions — à d'autres plus volatiles, comme les revenus des indépendants ou du patrimoine. La largeur de la plage Q1-Q3 mesure visuellement cette dispersion.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 22 950 € | 30 450 € | 38 220 € |
| Pensions, retraites et rentes | 25 060 € | 30 520 € | 37 490 € |
Revenus déclarés vs disponibles
Deux notions sont confrontées ici. Le revenu déclaré correspond aux montants bruts inscrits par les ménages avant impôt et avant transferts sociaux. Le revenu disponible, lui, intègre la redistribution : impôts directs retirés et prestations sociales ajoutées. L'écart entre les deux chiffre l'effet correcteur du système fiscalo-social local.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 22 670 € | 23 150 € |
| Médiane | 32 270 € | 30 400 € |
| 3e quartile (Q3) | 42 050 € | 37 960 € |
| Indice de Gini | 0,27 | 0,22 |
| Effet de la redistribution | -1 870 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Au sein des 15-64 ans, on distingue : la part qui travaille ou cherche un emploi (taux d'activité), celle qui occupe effectivement un poste (taux d'emploi), et la fraction d'actifs sans emploi en recherche (taux de chômage). Cette dernière, calculée au sens du recensement, peut différer des chiffres mensuels de France Travail.
Taux de chômage et d'emploi par sexe et âge
Le tableau confronte taux d'emploi et taux de chômage par sexe puis par classe d'âge. Le segment des 15-24 ans affiche en règle générale un chômage plus élevé : beaucoup poursuivent leurs études, ce qui se traduit aussi par un faible taux d'activité dans cette tranche.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 78,9 % | 71,7 % | 9,0 % |
| Hommes | 81,2 % | 73,1 % | 10,0 % |
| Femmes | 76,7 % | 70,4 % | 8,1 % |
| 15-24 ans | 34,1 % | 25,7 % | 24,5 % |
| 25-54 ans | 96,5 % | 89,7 % | 7,1 % |
| 55-64 ans | 64,0 % | 56,9 % | 11,1 % |
Emplois par catégorie socioprofessionnelle
Les postes recensés ici sont les emplois physiquement implantés dans la commune, classés selon la nomenclature INSEE des CSP. À ne pas confondre avec les CSP des habitants : une partie des emplois locaux est tenue par des actifs résidant ailleurs.
Le graphique CSP révèle le poids prépondérant des Professions intermédiaires (29,0 %) dans les emplois du territoire — un marqueur utile pour lire la sociologie productive de Croissy-Beaubourg.
Emplois par secteur d'activité
Les emplois se répartissent entre cinq grands secteurs économiques. Cette structure dépend fortement du type de territoire : campagnes tournées vers l'agriculture, bassins ouvriers organisés autour de l'industrie, villes intermédiaires portées par le tertiaire public et privé.
La spécialisation économique de Croissy-Beaubourg se lit d'un coup d'œil: Commerce, transports, services rassemble 61,8 % de l'emploi total.
Modes de transport domicile-travail
Mode de déplacement principal utilisé par les actifs pour rejoindre leur lieu de travail. La voiture individuelle domine très largement la pratique française, particulièrement hors des grands centres urbains. Les transports collectifs et la marche ou vélo gagnent du terrain dans les zones denses.
À Croissy-Beaubourg, 61,5 % des actifs privilégient Voiture pour leurs trajets domicile-travail, loin devant les autres modes.
Types de contrats de travail
On lit ici comment les salariés se distribuent entre CDI, fonctionnaires, CDD, intérimaires, apprentis et autres statuts. Les emplois pérennes (CDI + fonction publique) forment, en France, l'ossature dominante du salariat.
Première forme contractuelle: CDI / Fonction publique regroupe 89,9 % des salariés de Croissy-Beaubourg, devant les autres statuts.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
La structure des diplômes décrite ici concerne les résidents de 15 ans ou plus n'étant plus scolarisés. Pour chacun, on retient son plus haut niveau obtenu ; les personnes encore en cursus n'entrent pas dans le total. Le palier « Sans diplôme » incorpore les anciens titulaires du CEP.
Répartition par niveau de diplôme
En lisant la pyramide des diplômes du plus bas (sans diplôme) au plus haut (bac+5), on identifie le profil scolaire de la commune. Bac+5 et plus nombreux : présence importante de cadres et de professions intellectuelles. CAP-BEP dominants : ancrage ouvrier ou artisanal classique.
À Croissy-Beaubourg, 10,5 % de la population non scolarisée n'a aucun diplôme, indicateur utile pour situer le capital scolaire local.
Niveau de diplôme par sexe
En France comme localement, l'écart de diplômes selon le sexe s'est progressivement réduit puis renversé. Les jeunes femmes sont aujourd'hui en moyenne plus diplômées que les jeunes hommes ; chez les plus âgés, c'est encore la situation inverse qui prévaut.
Taux de scolarisation par tranche d'âge
On observe ici l'intensité de la scolarisation selon l'âge. Logiquement maximale entre 6 et 14 ans, elle reste forte aux deux extrémités du cycle (maternelle et lycée) puis s'érode dès l'entrée dans la vie active. Une part importante de 18-24 ans encore scolarisés indique souvent une commune universitaire ou proche d'un pôle d'enseignement supérieur.
Le graphique montre la bascule progressive entre scolarité obligatoire et entrée dans la vie active de Croissy-Beaubourg, avec un palier caractéristique chez les 18-24 ans.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Parmi les 265 foyers allocataires de Croissy-Beaubourg, 1 perçoivent une aide au logement, 1 la prime d'activité et 1 le RSA — la hiérarchie des prestations éclaire le profil social local.
Aides, programmes territoriaux et employeurs
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | ACORUS | Construction (NAF 43.22A) | 250 à 499 salariés |
| #2 | CORA | Commerce (NAF 47.11F) | 250 à 499 salariés |
| #3 | VORWERK FRANCE DIVISION THERMOMIX | Commerce (NAF 47.99A) | 250 à 499 salariés |
| #4 | SAMSIC 1 | Services administratifs et de soutien (NAF 81.21Z) | 250 à 499 salariés |
| #5 | TROPHY | Industrie manufacturière (NAF 26.60Z) | 200 à 249 salariés |
| #6 | GLORY GLOBAL SOLUTIONS FRANCE | Commerce (NAF 46.66Z) | 200 à 249 salariés |
| #7 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 100 à 199 salariés |
| #8 | HOBART ECOMAX BY HOBART | Commerce (NAF 46.69C) | 100 à 199 salariés |
| #9 | LABORATOIRES PRODENE KLINT | Industrie manufacturière (NAF 20.41Z) | 100 à 199 salariés |
| #10 | ENEDIS | Énergie (NAF 35.13Z) | 100 à 199 salariés |
Entreprises (héritage)
L'activité économique de Croissy-Beaubourg repose sur 762 établissements, soit 37,8 pour 100 habitants (+423 % vs médiane départementale). 79 créations récentes (taux de renouvellement : 10,4 %). Le tissu productif s'organise autour de Commerce, transports, hébergement et restauration (34 %) et Activités scientifiques, techniques, services administratifs (21 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0