Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Grâces.
Village de 2 601 habitants, Grâces s'inscrit dans une trame rurale où l'emploi reste essentiellement de proximité. Le revenu médian s'inscrit dans la moyenne française.
Seuls 17,5 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Guingamp et Ploumagoar. Parmi les principaux employeurs figurent SOCOPA VIANDES et COLLEGE ALBERT CAMUS.
La commune est éligible à l' Aide à Finalité Régionale. Un projet a été subventionné par l'État pour 53 250 € d'aides d'investissement.
23 070 €revenu médian+2% vs dept · +2% vs France
66,2 %Taux d'emploi-3% vs dept · -2% vs France
12,0 %Taux de pauvreté+9% vs dept · -25% vs France
En regard, Plouaret (à 24 km, 2 237 hab.) affiche 21 840 € de revenu médian
Sur la base du dernier millésime Filosofi, le revenu médian de Grâces atteint 23 070 €, proche du repère hexagonal. Le repère départemental (22 710 €) reste comparable à la médiane de Grâces. Le rapport interdécile (2,6) et le taux de pauvreté (12,0 %) traduisent une dispersion modérée des niveaux de vie.
L'insertion professionnelle de Grâces s'appuie sur 975 actifs, un chômage bas (6,9 %) et un taux d'emploi de 66,2 %. La structure socioprofessionnelle privilégie les ouvriers (32,9 % des emplois occupés).
Le tissu productif communal, 179 unités actives (2023), s'appuie sur une composante industrielle significative. Parmi les secteurs représentés, celui de commerce, transports, hébergement et restauration rassemble 31,8 % des établissements. Le rythme de création atteint 19 en 2024, en ligne avec une dynamique de création positive — stock total en +19,3 %. SOCOPA VIANDES et COLLEGE ALBERT CAMUS comptent parmi les premiers employeurs recensés sur la commune.
Exercice 2024: recettes de fonctionnement à 954 €/hab, dépenses à 803 €/hab, épargne brute à 151 €/hab. Côté solvabilité, il faudrait 5,4 années d'épargne brute pour solder la dette, pendant que l'investissement atteint 198 €/hab.
Côté fiscalité locale, le taux global de taxe foncière sur le bâti s'établit à 45,70 % en 2024, proche de la moyenne nationale. L'écart avec la médiane départementale — 43,67 % — est de +2,03 points, sur un taux communal pur de 43,25 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 27,03 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 30,41 %.
Le profil économique s'interprète à l'aune du cadre régional: Grâces est dans la péninsule armoricaine. La commune est couverte par le dispositif d'Aide à Finalité Régionale (AFR), dispositif pris en compte dans certaines politiques publiques. Le nombre de navetteurs sortants — 733 — traduit une polarité résidentielle du territoire. Sur le versant social, la CAF dénombre 420 allocataires, dont 25 foyers bénéficiaires du RSA.
Revenus, emploi, diplômes et prestations
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
23 070 €Revenu médianLa moitié des habitants gagne plus, l'autre moitié gagne moins
1 155Ménages fiscauxFoyers soumis à l'impôt sur le revenu dans la commune
0,23Indice de GiniMesure les inégalités : 0 = égalité parfaite, 1 = inégalité maximale
12,0 %Taux de pauvretéPart de la population vivant avec moins de 60 % du revenu médian national (soit environ 13 000 €/an)
49 %Ménages imposésPart des ménages fiscaux soumis à l'impôt sur le revenu
Distribution des revenus (déciles)
Les déciles de revenu classent les ménages locaux en 10 paliers d'effectifs égaux. Sous le seuil D1 vivent les 10 % les plus modestes ; au-delà de D9, les 10 % les plus aisés. La médiane (Q2) sépare la population en deux moitiés équivalentes. L'écart entre ces seuils donne la mesure visuelle des inégalités locales.
La distribution des revenus de Grâces s'étage de 13 310 € pour les 10 % les plus modestes à 34 010 € pour les 10 % les plus aisés, pour une médiane de 23 070 €.
Revenus par tranche d'âge
Revenu médian selon l'âge de la personne de référence du ménage (le déclarant principal). La barre foncée représente la médiane (50 % gagnent plus, 50 % gagnent moins). La zone claire montre l'écart interquartile (Q1–Q3) : la fourchette dans laquelle se situent les 50 % de ménages « du milieu ».
Ce graphique compare les revenus selon l'âge du déclarant principal: la médiane communale s'établit à 23 070 €, mais l'écart interquartile s'élargit nettement aux âges intermédiaires.
Composition des revenus
Pour cerner la structure économique locale, on ventile le revenu disponible par grande catégorie : rémunérations salariées, revenus d'indépendants, retraites, patrimoine (locations, dividendes, plus-values) et redistribution. La somme apparente peut excéder 100 % — les prélèvements obligatoires sont comptés à part en valeur négative.
Les salaires représentent 53,3 % du revenu disponible local et les pensions 41,3 %, signe d'un profil de Grâces marqué par son équilibre démographique.
Revenus par type de ménage
Le niveau de vie varie sensiblement avec la configuration du ménage. Les couples sans enfant bénéficient souvent de deux revenus pour des charges contenues, tandis que les familles monoparentales et les personnes seules figurent plus fréquemment parmi les situations fragiles. Trait foncé : médiane ; bande claire : écart Q1–Q3.
Cette ventilation par configuration familiale mesure l'écart à la médiane locale (23 070 €) et pointe les profils les plus fragiles.
Composition des revenus par décile de niveau de vie
On passe ici d'un profil dominé par les prestations sociales chez les ménages les plus modestes (D1) à une structure tirée par les salaires et les revenus du patrimoine chez les plus aisés (D10). Symétriquement, la part négative des impôts directs progresse avec le décile.
Du D1 au D10, la décomposition éclaire les ressorts du revenu: à Grâces, les salaires représentent 53,3 % du revenu disponible global et les prestations sociales 4,6 %, mais ces parts sont très inégalement distribuées.
Revenu médian selon le statut d'occupation du logement
Le statut résidentiel structure le niveau de vie : les propriétaires affichent le revenu médian le plus haut, le parc locatif privé occupe une position intermédiaire et le parc HLM rassemble les ménages les plus modestes. L'indice de Gini (entre 0 et 1) compare la concentration des revenus au sein de chaque groupe.
24 040 €PropriétairesGini : 0,23
18 820 €LocatairesGini : 0,21
19 380 €Locataires du parc privéGini : 0,21
Revenu médian par source de revenu
Selon que le revenu principal provient d'un emploi salarié, d'une retraite, d'une activité indépendante ou du patrimoine, la médiane et la dispersion changent. Les ressources salariales et les pensions présentent une plage Q1-Q3 plus resserrée ; indépendants et patrimoine affichent des étendues nettement plus larges.
Source
1er quartile (Q1)
Médiane
3e quartile (Q3)
Salaires et traitements
18 670 €
23 330 €
27 890 €
Pensions, retraites et rentes
18 790 €
23 210 €
28 250 €
Revenus déclarés vs disponibles
Comparer le revenu déclaré au revenu disponible revient à observer la machine redistributive : on retire les impôts directs payés et on ajoute les prestations sociales reçues. L'écart résultant — positif au global pour la France — chiffre l'effet net de la redistribution sur la commune.
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Trois indicateurs structurent la lecture du marché du travail local. Le taux d'activité agrège emploi et chômage chez les 15-64 ans, le taux d'emploi isole strictement les personnes en poste, et le taux de chômage exprime, sur les seuls actifs, la fraction en recherche (au sens INSEE, plus large que la statistique de France Travail).
66,2 %Taux d'emploiPart des 15-64 ans occupant un emploi
6,9 %Taux de chômagePart des actifs sans emploi (au sens du recensement)
71,1 %Taux d'activitéPart des 15-64 ans actifs (employés + chômeurs)
908Actifs occupésNombre de personnes en emploi
Taux de chômage et d'emploi par sexe et âge
Hommes/femmes d'un côté, classes d'âge de l'autre : cette grille permet de repérer les groupes les plus exposés. Le pic de chômage chez les jeunes (15-24 ans) est largement classique, leur faible taux d'activité tenant à la prolongation des études.
Catégorie
Taux d'activité
Taux d'emploi
Taux de chômage
Ensemble
71,1 %
66,2 %
6,9 %
Hommes
71,9 %
68,0 %
5,5 %
Femmes
70,3 %
64,5 %
8,2 %
15-24 ans
36,1 %
31,7 %
12,2 %
25-54 ans
90,8 %
85,0 %
6,5 %
55-64 ans
53,7 %
50,5 %
6,0 %
Emplois par catégorie socioprofessionnelle
Chaque part du graphique représente une catégorie socioprofessionnelle parmi les emplois localisés sur le territoire communal. Lecture au lieu de travail : il s'agit des postes de la commune, indépendamment du lieu de résidence des actifs qui les occupent.
Premier groupe de l'emploi local, les Ouvriers représentent 32,9 % des postes occupés sur le territoire communal.
Emplois par secteur d'activité
Cette ventilation par grand secteur d'activité éclaire le poids relatif de l'agriculture, de l'industrie, de la construction, du commerce-transports-services et de l'administration-enseignement-santé. Les communes rurales sont souvent agricoles ; les villes moyennes, fréquemment tertiaires-publiques.
À Grâces, 37,3 % des postes relèvent du secteur Commerce, transports, services, qui structure le bassin d'emploi local.
Modes de transport domicile-travail
Comment les actifs de la commune se rendent-ils au travail ? La voiture reste largement dominante en France, surtout en zone rurale. Les transports en commun et le vélo sont plus fréquents dans les grandes agglomérations.
Le graphique des modes révèle la prééminence de Voiture (91,0 %) — un indicateur clé de l'offre de mobilité disponible de Grâces.
Types de contrats de travail
Décomposition des emplois salariés par nature de contrat. Le CDI et les postes de la fonction publique assurent l'essentiel du socle stable ; les CDD, l'intérim, l'apprentissage et les stages apportent une part de flexibilité variable selon les bassins d'emploi.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (85,8 %), signal de la solidité du marché du travail local.
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Répartition des habitants selon leur plus haut diplôme obtenu. Seule la population non scolarisée de 15 ans ou plus est prise en compte (les étudiants en cours d'études sont exclus). La catégorie « Sans diplôme » inclut le CEP (certificat d'études primaires).
Répartition par niveau de diplôme
Du sans-diplôme aux titulaires de bac+5 et plus, le graphique reflète le capital scolaire local. Les communes très dotées en diplômés du supérieur long correspondent souvent à des espaces tertiarisés ou universitaires ; à l'inverse, le poids des CAP-BEP caractérise les territoires ouvriers ou artisanaux.
La part sans diplôme atteint 20,8 % de Grâces, donnée utile pour lire le tissu humain de la commune.
Niveau de diplôme par sexe
En France comme localement, l'écart de diplômes selon le sexe s'est progressivement réduit puis renversé. Les jeunes femmes sont aujourd'hui en moyenne plus diplômées que les jeunes hommes ; chez les plus âgés, c'est encore la situation inverse qui prévaut.
Taux de scolarisation par tranche d'âge
Lecture par cohorte d'âge : la part en scolarité atteint son maximum entre 6 et 14 ans (instruction obligatoire), demeure élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis recule régulièrement à partir de 18 ans. Un palier soutenu chez les 18-24 ans signale la présence d'une population étudiante.
La courbe par âge de Grâces permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
La ventilation des prestations CAF de Grâces se répartit entre aides au logement (1 foyers), prime d'activité (1) et RSA (1), sur un total de 420 allocataires.
Aides, programmes territoriaux et employeurs
Commune plutôt résidentielle : 733 actifs quittent la commune chaque jour pour travailler ailleurs, contre 0 navetteurs entrants.
17,5 %
Travaillent dans la commune ?
(en moyenne 30,2 % dans les Côtes-d'Armor · 33,7 % en France)
La commune bénéficie de 1 dispositif d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
AFR
Aide à Finalité Régionale (standard)
AFR 2022-2027
Commune éligible aux aides à finalité régionale : subventions d'investissement, exonérations fiscales pour les grandes entreprises industrielles ou tertiaires qui créent de l'emploi dans des territoires en retard de développement.
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante
(source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées
(artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
#
Établissement
Activité
Tranche d'effectif
#1
SOCOPA VIANDES
Industrie manufacturière (NAF 10.11Z)
100 à 199 salariés
#2
COLLEGE ALBERT CAMUS
Enseignement (NAF 85.31Z)
50 à 99 salariés
#3
EUROVIA BRETAGNE
Construction (NAF 42.11Z)
50 à 99 salariés
#4
CHERITEL TREGOR LEGUMES
Industrie manufacturière (NAF 13.94Z)
50 à 99 salariés
#5
MAC DONALD'S
Hébergement et restauration (NAF 56.10C)
50 à 99 salariés
#6
FIDELE
Industrie manufacturière (NAF 10.92Z)
50 à 99 salariés
#7
REMORQUES CHEVANCE
Industrie manufacturière (NAF 28.30Z)
50 à 99 salariés
#8
MAIRIE
Administration publique (NAF 84.11Z)
20 à 49 salariés
#9
ENEDIS
Énergie (NAF 35.13Z)
20 à 49 salariés
#10
RESIDENCES DE KERANNO
Santé humaine et action sociale (NAF 87.30A)
20 à 49 salariés
22 établissements de 10 salariés et plus
répertoriés sur la commune au total.
Source : INSEE, base Sirene (Licence Ouverte Etalab).
Soit 8,46 établissements de 10 salariés et plus pour 1 000 habitants
(moyenne Côtes-d'Armor : 5,76 · moyenne France : 6,21).
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
53 250 €
Subventions 2023 ?
Soit 20,5 € par habitant
(contre 40,1 €/hab. en moyenne dans les Côtes-d'Armor · 32,6 €/hab. en France)
1
Projets finances 2023 ?
250 620 €
Cout HT total 2023 ?
Projets finances en 2023
Dispositif
Projet
Cout HT
Subvention
Taux
DETR
Aménagement de l'aire de loisirs de Kerpaour
250 620 €
53 250 €
21,2 %
Total 2023-2024 : 53 250 € de subventions sur 1 projet.
Le tissu économique de Grâces comprend 179 établissements actifs, soit 6,9 pour 100 habitants. La création d'entreprises représente 10,6 % du stock (19 créations récentes). Les deux premiers secteurs sont Commerce, transports, hébergement et restauration (32 %) et Construction (16 %).
179établissements actifs
19Créations en 2024
10,6 %Taux de création
57
Commerce, transports, hébergement et restauration
Le top 3 des secteurs: Commerce, transports, hébergement et restauration (57), Construction (29) et Activités scientifiques, techniques, services administratifs (28), reflet de la spécialisation économique locale.
Sur la période 2014–2023, le parc d'établissements affiche +19,3 %; le flux annuel de créations se situe à 19 en 2024.