Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Ibos.
Ibos (2 813 habitants) s'inscrit parmi les communes rurales bénéficiant de programmes nationaux visant à renforcer leur attractivité. Le niveau de vie médian s'y situe au-dessus de la moyenne nationale.
Seuls 29,9 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Tarbes et Lourdes. Parmi les principaux employeurs figurent CENTRE DISTRIBUTEUR ALIMENTAIRE DU SUD OUEST et WILAU PROPRETE - WILAU SERVICES. Les employés forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (35,6 % des emplois).
La commune est éligible à l' Aide à Finalité Régionale. Elle bénéficie du programme national Fabriques de Territoire. 2 projets ont été subventionnés par l'État pour 79 723 € d'aides d'investissement. 1 tiers-lieu complète l'offre d'accueil économique locale.
24 680 €revenu médian+15% vs dept · +9% vs France
61,7 %Taux d'emploi-8% vs dept · -9% vs France
10,0 %Taux de pauvreté-57% vs dept · -38% vs France
À 19 km, Coarraze (2 177 hab.) enregistre 21 920 € de revenu médian
À 24 680 € par UC, le revenu médian d'Ibos se situe dans une zone proche de la médiane nationale. Le revenu médian du département, 21 370 €, est inférieur à celui d'Ibos de quelque 3 310 €. Le rapport entre le 9e et le 1er décile ressort à 2,9, soit une dispersion modérée des niveaux de vie communaux.
Le marché du travail communal, mesuré sur 1 131 actifs, affiche 7,7 % de chômage et 61,7 % de taux d'emploi. Les employés dominent la structure des emplois à 35,6 %, marquant le profil socioprofessionnel communal.
En 2023, le tissu Sirene affiche 511 établissements actifs d'Ibos, dans une structure commerciale et de services. Le premier secteur NAF rassemble 42,5 % des établissements, autour de la catégorie commerce, transports, hébergement et restauration. Le stock d'établissements a évolué de +42,7 % sur la décennie, avec 31 créations enregistrées en 2024 (une dynamique de création forte). Les plus grands employeurs privés ou publics recensés comprennent CENTRE DISTRIBUTEUR ALIMENTAIRE DU SUD OUEST et WILAU PROPRETE - WILAU SERVICES.
Les finances locales paraissent bien orientées en 2024: 1 203 €/hab de recettes, 842 €/hab de dépenses et 361 €/hab d'épargne brute. Côté solvabilité, il faudrait 1,6 années d'épargne brute pour solder la dette, pendant que l'investissement atteint 424 €/hab. 2 projets locaux ont bénéficié de 79 723 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Le taux global de TFB en 2024 (41,98 %) est conforme à la moyenne nationale. Le taux global de TFB s'écarte de -2,90 points par rapport à la médiane départementale (44,88 %); part communale seule: 39,85 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 35,27 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 18,04 %.
Côté géographie économique, Ibos est un village pyrénéen du maillage montagnard, ce qui module les logiques de marché et d'emploi. Au titre des zonages territoriaux, Ibos relève du dispositif d'Aide à Finalité Régionale (AFR). Les 758 navetteurs sortants rejoignent principalement Tarbes et Lourdes. La CAF recense 420 allocataires d'Ibos, avec 60 foyers RSA parmi eux.
Revenus, emploi, diplômes et prestations
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
24 680 €Revenu médianLa moitié des habitants gagne plus, l'autre moitié gagne moins
1 109Ménages fiscauxFoyers soumis à l'impôt sur le revenu dans la commune
0,27Indice de GiniMesure les inégalités : 0 = égalité parfaite, 1 = inégalité maximale
10,0 %Taux de pauvretéPart de la population vivant avec moins de 60 % du revenu médian national (soit environ 13 000 €/an)
56 %Ménages imposésPart des ménages fiscaux soumis à l'impôt sur le revenu
Distribution des revenus (déciles)
Les déciles de revenu classent les ménages locaux en 10 paliers d'effectifs égaux. Sous le seuil D1 vivent les 10 % les plus modestes ; au-delà de D9, les 10 % les plus aisés. La médiane (Q2) sépare la population en deux moitiés équivalentes. L'écart entre ces seuils donne la mesure visuelle des inégalités locales.
Entre le premier décile à 14 010 € et le neuvième à 40 270 €, la fourchette des niveaux de vie d'Ibos dessine une dispersion modérée (médiane 24 680 €).
Revenus par tranche d'âge
Revenu médian selon l'âge de la personne de référence du ménage (le déclarant principal). La barre foncée représente la médiane (50 % gagnent plus, 50 % gagnent moins). La zone claire montre l'écart interquartile (Q1–Q3) : la fourchette dans laquelle se situent les 50 % de ménages « du milieu ».
Au fil des âges d'Ibos, la médiane communale de 24 680 € masque un creux chez les jeunes actifs et un pic autour de 50-60 ans, avant le tassement lié à la retraite.
Composition des revenus
Ce schéma répartit les ressources des ménages selon leur nature. Salaires, revenus non salariés, pensions, revenus du capital (loyers, dividendes, plus-values) et transferts sociaux composent le revenu disponible moyen. Les impôts directs étant déduits séparément (poste négatif), le total des sources positives peut excéder 100 %.
Entre salaires (57,0 %), pensions (35,7 %), patrimoine (8,2 %) et prestations (4,1 %), la composition des ressources d'Ibos reflète la sociologie du territoire.
Revenus par type de ménage
Cette comparaison contraste les profils de ménage : les couples sans enfant bénéficient en règle générale du niveau de vie le plus confortable, tandis que les foyers monoparentaux et les solos sont plus exposés aux situations précaires. Médiane en sombre, fourchette des 50 % centraux (Q1–Q3) en clair.
Le croisement revenu × composition du ménage d'Ibos indique où se situent les marges de manœuvre budgétaires les plus étroites, autour d'une médiane de 24 680 €.
Composition des revenus par décile de niveau de vie
On passe ici d'un profil dominé par les prestations sociales chez les ménages les plus modestes (D1) à une structure tirée par les salaires et les revenus du patrimoine chez les plus aisés (D10). Symétriquement, la part négative des impôts directs progresse avec le décile.
Chez les ménages les plus modestes d'Ibos, les prestations et pensions amortissent la chute des revenus d'activité; chez les plus aisés, le patrimoine monte en puissance à mesure qu'on progresse vers le D10.
Revenu médian selon le statut d'occupation du logement
Le statut résidentiel structure le niveau de vie : les propriétaires affichent le revenu médian le plus haut, le parc locatif privé occupe une position intermédiaire et le parc HLM rassemble les ménages les plus modestes. L'indice de Gini (entre 0 et 1) compare la concentration des revenus au sein de chaque groupe.
25 470 €PropriétairesGini : 0,27
18 990 €LocatairesGini : 0,24
20 530 €Locataires du parc privéGini : 0,24
Revenu médian par source de revenu
Selon la nature dominante des ressources, le niveau de vie peut varier nettement. Salaires et pensions de retraite assurent généralement des médianes resserrées. Les revenus d'indépendants et du patrimoine présentent en revanche un écart Q1-Q3 plus large, traduisant une plus forte dispersion individuelle.
Source
1er quartile (Q1)
Médiane
3e quartile (Q3)
Salaires et traitements
19 650 €
24 840 €
31 580 €
Pensions, retraites et rentes
19 550 €
24 770 €
30 020 €
Revenus déclarés vs disponibles
Le revenu déclaré totalise les ressources brutes signalées au fisc ; le revenu disponible tient compte de la redistribution (impôts directs déduits, prestations ajoutées). La différence donne une mesure pratique du « coup de pouce » net assuré par le système social-fiscal aux ménages locaux.
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Le taux d'activité regroupe actifs occupés et chômeurs au sens du recensement ; le taux d'emploi exclut les seconds et ne retient que les personnes ayant effectivement un travail. Le taux de chômage mesure, au sein des seuls actifs, la part de ceux en recherche d'emploi (concept INSEE, distinct des chiffres administratifs de France Travail).
61,7 %Taux d'emploiPart des 15-64 ans occupant un emploi
7,7 %Taux de chômagePart des actifs sans emploi (au sens du recensement)
66,9 %Taux d'activitéPart des 15-64 ans actifs (employés + chômeurs)
1 044Actifs occupésNombre de personnes en emploi
Taux de chômage et d'emploi par sexe et âge
En croisant taux d'activité, taux d'emploi et taux de chômage par sexe et par âge, on isole les déséquilibres caractéristiques : chômage plus marqué chez les jeunes, taux d'emploi qui plafonne souvent dans les classes 25-54 ans, et retrait progressif après 55 ans.
Catégorie
Taux d'activité
Taux d'emploi
Taux de chômage
Ensemble
66,9 %
61,7 %
7,7 %
Hommes
70,8 %
66,8 %
5,8 %
Femmes
63,2 %
57,0 %
9,8 %
15-24 ans
27,4 %
21,1 %
23,0 %
25-54 ans
85,4 %
80,0 %
6,3 %
55-64 ans
53,2 %
49,4 %
7,2 %
Emplois par catégorie socioprofessionnelle
Répartition des emplois dans la commune selon la CSP (catégorie socioprofessionnelle). Il s'agit des emplois situés dans la commune (lieu de travail), pas nécessairement occupés par ses habitants.
Le graphique CSP révèle le poids prépondérant des Employés (35,6 %) dans les emplois du territoire — un marqueur utile pour lire la sociologie productive d'Ibos.
Emplois par secteur d'activité
Les emplois se répartissent entre cinq grands secteurs économiques. Cette structure dépend fortement du type de territoire : campagnes tournées vers l'agriculture, bassins ouvriers organisés autour de l'industrie, villes intermédiaires portées par le tertiaire public et privé.
À Ibos, 65,4 % des postes relèvent du secteur Commerce, transports, services, qui structure le bassin d'emploi local.
Modes de transport domicile-travail
Le trajet domicile-travail français reste très majoritairement automobile, surtout hors des grandes agglomérations. Les transports en commun progressent quand l'offre devient dense, et le vélo ou la marche apparaissent surtout pour des trajets courts dans les zones centrales.
Parmi les actifs occupés d'Ibos, 89,3 % utilisent Voiture pour rejoindre leur lieu de travail, donnant la mesure des alternatives restantes.
Types de contrats de travail
Sur ce graphique, les emplois stables — CDI et fonction publique — sont distingués des contrats courts et de l'intérim. La part de chaque catégorie informe sur la sécurité moyenne des trajectoires salariées dans la commune.
Première forme contractuelle: CDI / Fonction publique regroupe 86,2 % des salariés d'Ibos, devant les autres statuts.
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Pour mesurer le capital scolaire local, on retient le diplôme le plus élevé déclaré par chaque résident. Le champ d'observation couvre la population non scolarisée à partir de 15 ans ; les jeunes encore en formation sont écartés. La catégorie « Sans diplôme » englobe également les titulaires du seul CEP.
Répartition par niveau de diplôme
Du niveau le plus bas (sans diplôme) au plus élevé (bac+5 et plus). Un taux élevé de bac+5 et plus indique une commune avec beaucoup de cadres et professions intellectuelles. Un taux élevé de CAP-BEP est typique des communes ouvrières ou artisanales.
À Ibos, 18,6 % de la population non scolarisée n'a aucun diplôme, indicateur utile pour situer le capital scolaire local.
Niveau de diplôme par sexe
En France comme localement, l'écart de diplômes selon le sexe s'est progressivement réduit puis renversé. Les jeunes femmes sont aujourd'hui en moyenne plus diplômées que les jeunes hommes ; chez les plus âgés, c'est encore la situation inverse qui prévaut.
Taux de scolarisation par tranche d'âge
Part de la population scolarisée au sein de chaque tranche d'âge. La scolarisation est quasi universelle entre 6 et 14 ans (obligation scolaire). Elle reste élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis diminue progressivement avec l'entrée dans la vie active. Un taux élevé chez les 18-24 ans signale la présence d'une importante population étudiante.
Le graphique montre la bascule progressive entre scolarité obligatoire et entrée dans la vie active d'Ibos, avec un palier caractéristique chez les 18-24 ans.
La commune bénéficie de 1 dispositif d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
AFR
Aide à Finalité Régionale (standard)
AFR 2022-2027
Commune éligible aux aides à finalité régionale : subventions d'investissement, exonérations fiscales pour les grandes entreprises industrielles ou tertiaires qui créent de l'emploi dans des territoires en retard de développement.
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante
(source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées
(artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
#
Établissement
Activité
Tranche d'effectif
#1
CENTRE DISTRIBUTEUR ALIMENTAIRE DU SUD OUEST
Commerce (NAF 47.11F)
500 à 999 salariés
#2
WILAU PROPRETE - WILAU SERVICES
Services administratifs et de soutien (NAF 81.21Z)
100 à 199 salariés
#3
SOCIETE D'EXPLOITATION DE L'ENTREPRISE BAYOL
Construction (NAF 42.21Z)
50 à 99 salariés
#4
CAFETERIA GREENWICH
Hébergement et restauration (NAF 56.10B)
50 à 99 salariés
#5
KEOLIS PYRENEES
Transports et entreposage (NAF 49.39B)
50 à 99 salariés
#6
EMERA EHPAD MAISONNEE ZELIA
Santé humaine et action sociale (NAF 87.10A)
50 à 99 salariés
#7
FED DEP LEO LAGRANGE HTS PYRENEES
Santé humaine et action sociale (NAF 88.99A)
50 à 99 salariés
#8
LORENZI
Construction (NAF 43.34Z)
50 à 99 salariés
#9
AAD
Santé humaine et action sociale (NAF 88.10A)
50 à 99 salariés
#10
ETIENNE LACROIX LOGISTIQUE
Transports et entreposage (NAF 49.41A)
50 à 99 salariés
95 établissements de 10 salariés et plus
répertoriés sur la commune au total.
Source : INSEE, base Sirene (Licence Ouverte Etalab).
Soit 33,77 établissements de 10 salariés et plus pour 1 000 habitants
(moyenne Hautes-Pyrénées : 7,38 · moyenne France : 6,21).
La commune participe a 1 programme national d'appui aux territoires, pilote par l'Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT). Ces dispositifs apportent un accompagnement humain (chef de projet), une ingenierie technique et des financements pour revitaliser le territoire.
ANCT
Fabriques de Territoire
Lieu hybride (tiers-lieu, mediation numerique, coworking) soutenu par l'Etat pour dynamiser la vie locale.
Ref. : fabt-47
Source : Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT) — programmes Action Coeur de Ville, Petites Villes de Demain, Villages d'Avenir, Fabriques de Territoire.
En savoir plus sur anct.gouv.fr.
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
79 723 €
Subventions 2024 ?
Soit 28,3 € par habitant
(contre 75,8 €/hab. en moyenne dans l'Hautes-Pyrénées · 32,6 €/hab. en France)
2
Projets finances 2024 ?
334 211 €
Cout HT total 2024 ?
Projets finances en 2024
Dispositif
Projet
Cout HT
Subvention
Taux
DETR
Refonte de l'isolation sous toiture de 10 logements de la gendarmerie
318 475 €
70 000 €
22,0 %
DETR
Securisation du stade de foot : achat d'une barriere anti-intrusion
15 736 €
9 723 €
61,8 %
Total 2023-2024 : 227 723 € de subventions sur 3 projets.
1 tiers-lieu recense a Ibos. Les tiers-lieux (coworking, fablabs, espaces culturels) sont des lieux hybrides qui renforcent l'attractivite economique locale.
Le tissu économique d'Ibos comprend 511 établissements actifs, soit 18,2 pour 100 habitants (+98 % vs médiane départementale). La création d'entreprises représente 6,1 % du stock (31 créations récentes). Les deux premiers secteurs sont Commerce, transports, hébergement et restauration (42 %) et Activités scientifiques, techniques, services administratifs (14 %).
511établissements actifs
31Créations en 2024
6,1 %Taux de création
217
Commerce, transports, hébergement et restauration
Le secteur « Commerce, transports, hébergement et restauration » domine avec 217 établissements (42 %), devant « Activités scientifiques, techniques, services administratifs » (71) et « Construction » (54).
Le tissu passe de 358 unités (2014) à 511 (2023), porté par 31 créations sur la dernière année documentée.