Classée FRR (FRR+)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de La Bresse.
Avec 3 853 habitants, La Bresse combine plusieurs secteurs d'activité dans un équilibre économique propre à son échelle. Le revenu médian s'inscrit dans la moyenne française.
Une majorité d'actifs (61,9 %) travaille sur place, les autres rejoignant principalement Cornimont et Gérardmer. Parmi les principaux employeurs figurent MAIRIE et LES ZELLES.
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale. Un projet a été subventionné par l'État pour 51 693 € d'aides d'investissement.
En regard, Le Thillot (à 19 km, 3 167 hab.) affiche 19 090 € de revenu médian
Le niveau de vie médian — 22 260 € — place La Bresse dans la moyenne des communes françaises. Rapporté à la médiane du département (21 080 €), le niveau de vie communal dépasse d'environ 1 180 € le repère. Le rapport interdécile (2,6) et le taux de pauvreté (10,0 %) traduisent une dispersion modérée des niveaux de vie.
Sur un total de 1 652 actifs, la commune affiche un taux de chômage de 6,8 % et un taux d'emploi de 71,6 %, signes d'un marché local tendu vers l'emploi. Parmi les emplois de la Bresse, les ouvriers concentrent 30,2 % des effectifs.
La Bresse enregistre 541 établissements actifs en 2023, avec un poids supérieur à la moyenne pour le secteur industriel. Parmi les secteurs représentés, celui de commerce, transports, hébergement et restauration rassemble 28,1 % des établissements. Le rythme de création atteint 55 en 2024, en ligne avec une dynamique de création positive — stock total en +23,5 %. Les plus grands employeurs privés ou publics recensés comprennent MAIRIE et LES ZELLES.
La capacité d'autofinancement se maintient en 2024 avec 485 €/hab d'épargne brute sur 2 492 €/hab de recettes. La durée théorique de désendettement — 1,0 années — reste courte, aux côtés de 685 €/hab d'investissement. Un projet local a bénéficié de 51 693 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
La fiscalité foncière locale est alignée sur la moyenne française (46,45 % de TFB globale en 2024). L'écart avec la médiane départementale — 45,77 % — est de +0,68 points, sur un taux communal pur de 40,05 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 25,66 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 24,69 %.
Le profil économique s'interprète à l'aune du cadre régional: La Bresse est dans la tradition des villages lorrains. La commune est couverte par plusieurs dispositifs — FRR (France Ruralités Revitalisation) et dispositif d'Aide à Finalité Régionale (AFR) — pris en compte dans certaines aides publiques. Le nombre de navetteurs sortants — 623 — traduit une polarité résidentielle du territoire. Sur le versant social, la CAF dénombre 600 allocataires, dont 50 foyers bénéficiaires du RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
La lecture des déciles permet de visualiser la dispersion des revenus. Chaque borne (D1 à D9) découpe la population locale en dix groupes équilibrés : 10 % des ménages se situent sous D1, 10 % au-dessus de D9. La médiane (Q2) coupe la commune en deux moitiés exactes. Un écart D9/D1 important signale une polarisation entre ménages aisés et modestes.
Les déciles révèlent un écart de 2,6 entre les 10 % aux plus faibles revenus (13 760 €) et les 10 % les plus aisés (36 190 €), autour d'une médiane de 22 260 €.
L'âge du chef de famille structure fortement le niveau de vie. La médiane (barre foncée) sépare exactement la tranche en deux moitiés, et la zone Q1–Q3 (claire) indique la fourchette occupée par les 50 % de ménages « du milieu » de chaque cohorte.
À La Bresse, les 40-59 ans tirent la médiane (22 260 €) vers le haut, tandis que les moins de 30 ans et les 75 ans et plus se positionnent typiquement plus bas.
Ce schéma répartit les ressources des ménages selon leur nature. Salaires, revenus non salariés, pensions, revenus du capital (loyers, dividendes, plus-values) et transferts sociaux composent le revenu disponible moyen. Les impôts directs étant déduits séparément (poste négatif), le total des sources positives peut excéder 100 %.
Les salaires représentent 51,2 % du revenu disponible local et les pensions 41,5 %, signe d'un profil de la Bresse marqué par son équilibre démographique.
En croisant revenu et composition familiale, on isole les profils favorisés (typiquement les couples sans enfant, soutenus par un double salaire) et les plus exposés (monoparents et personnes seules). La médiane (barre foncée) et l'écart interquartile Q1–Q3 (zone claire) résument chaque catégorie.
Cette ventilation par configuration familiale mesure l'écart à la médiane locale (22 260 €) et pointe les profils les plus fragiles.
Ce graphique montre comment la nature des revenus se transforme à mesure que le niveau de vie augmente. Aux ménages des premiers déciles, les transferts sociaux apportent souvent un complément majeur. Plus haut, ce sont les salaires et les revenus du capital qui dominent, et la facture fiscale (négative) se concentre sur les plus aisés.
Chez les ménages les plus modestes de la Bresse, les prestations et pensions amortissent la chute des revenus d'activité; chez les plus aisés, le patrimoine monte en puissance à mesure qu'on progresse vers le D10.
Le statut résidentiel structure le niveau de vie : les propriétaires affichent le revenu médian le plus haut, le parc locatif privé occupe une position intermédiaire et le parc HLM rassemble les ménages les plus modestes. L'indice de Gini (entre 0 et 1) compare la concentration des revenus au sein de chaque groupe.
On distingue ici les ménages par la source principale de leur revenu. Les salaires et les pensions offrent typiquement un profil régulier (écart Q1-Q3 contenu) ; à l'inverse, l'activité non salariée et les revenus du patrimoine donnent lieu à des situations plus hétérogènes.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 18 640 € | 23 290 € | 29 430 € |
| Pensions, retraites et rentes | 17 920 € | 21 600 € | 26 320 € |
Deux notions sont confrontées ici. Le revenu déclaré correspond aux montants bruts inscrits par les ménages avant impôt et avant transferts sociaux. Le revenu disponible, lui, intègre la redistribution : impôts directs retirés et prestations sociales ajoutées. L'écart entre les deux chiffre l'effet correcteur du système fiscalo-social local.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 16 860 € | 17 870 € |
| Médiane | 22 030 € | 22 260 € |
| 3e quartile (Q3) | 29 640 € | 28 700 € |
| Indice de Gini | 0,28 | 0,24 |
| Effet de la redistribution | +230 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Parmi les 15-64 ans, le taux d'activité additionne les personnes en emploi et celles à la recherche d'un travail ; le taux d'emploi ne retient que les premières. Quant au taux de chômage, il rapporte les chômeurs au seul total des actifs (et suit la définition INSEE du recensement, plus large que celle de France Travail).
Le tableau confronte taux d'emploi et taux de chômage par sexe puis par classe d'âge. Le segment des 15-24 ans affiche en règle générale un chômage plus élevé : beaucoup poursuivent leurs études, ce qui se traduit aussi par un faible taux d'activité dans cette tranche.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 76,8 % | 71,6 % | 6,8 % |
| Hommes | 78,7 % | 72,8 % | 7,5 % |
| Femmes | 74,8 % | 70,3 % | 6,0 % |
| 15-24 ans | 51,6 % | 44,9 % | 13,0 % |
| 25-54 ans | 95,0 % | 89,6 % | 5,6 % |
| 55-64 ans | 58,6 % | 54,1 % | 7,6 % |
Les postes recensés ici sont les emplois physiquement implantés dans la commune, classés selon la nomenclature INSEE des CSP. À ne pas confondre avec les CSP des habitants : une partie des emplois locaux est tenue par des actifs résidant ailleurs.
Premier groupe de l'emploi local, les Ouvriers représentent 30,2 % des postes occupés sur le territoire communal.
Cette ventilation par grand secteur d'activité éclaire le poids relatif de l'agriculture, de l'industrie, de la construction, du commerce-transports-services et de l'administration-enseignement-santé. Les communes rurales sont souvent agricoles ; les villes moyennes, fréquemment tertiaires-publiques.
La spécialisation économique de la Bresse se lit d'un coup d'œil: Commerce, transports, services rassemble 44,4 % de l'emploi total.
Le trajet domicile-travail français reste très majoritairement automobile, surtout hors des grandes agglomérations. Les transports en commun progressent quand l'offre devient dense, et le vélo ou la marche apparaissent surtout pour des trajets courts dans les zones centrales.
Dominante: Voiture concentre 81,6 % des déplacements domicile-travail des actifs de la Bresse.
On lit ici comment les salariés se distribuent entre CDI, fonctionnaires, CDD, intérimaires, apprentis et autres statuts. Les emplois pérennes (CDI + fonction publique) forment, en France, l'ossature dominante du salariat.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (82,0 %), signal de la solidité du marché du travail local.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Répartition des habitants selon leur plus haut diplôme obtenu. Seule la population non scolarisée de 15 ans ou plus est prise en compte (les étudiants en cours d'études sont exclus). La catégorie « Sans diplôme » inclut le CEP (certificat d'études primaires).
Du sans-diplôme aux titulaires de bac+5 et plus, le graphique reflète le capital scolaire local. Les communes très dotées en diplômés du supérieur long correspondent souvent à des espaces tertiarisés ou universitaires ; à l'inverse, le poids des CAP-BEP caractérise les territoires ouvriers ou artisanaux.
La part sans diplôme atteint 23,2 % de la Bresse, donnée utile pour lire le tissu humain de la commune.
En France comme localement, l'écart de diplômes selon le sexe s'est progressivement réduit puis renversé. Les jeunes femmes sont aujourd'hui en moyenne plus diplômées que les jeunes hommes ; chez les plus âgés, c'est encore la situation inverse qui prévaut.
La courbe par tranche d'âge dessine le parcours scolaire : quasi 100 % entre 6 et 14 ans, un palier élevé en maternelle et au lycée, puis une décrue progressive à partir de 18 ans. Un niveau soutenu chez les jeunes adultes reflète une commune accueillant des étudiants en cycle supérieur.
La courbe par âge de la Bresse permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Les 600 allocataires de la Bresse bénéficient principalement des aides au logement (1) et de la prime d'activité (1), loin devant les minima sociaux.
La commune bénéficie de 2 dispositifs d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
AFR 2022-2027
Commune éligible aux aides à finalité régionale : subventions d'investissement, exonérations fiscales pour les grandes entreprises industrielles ou tertiaires qui créent de l'emploi dans des territoires en retard de développement.
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 100 à 199 salariés |
| #2 | LES ZELLES | Industrie manufacturière (NAF 22.23Z) | 100 à 199 salariés |
| #3 | LES ZELLES | Industrie manufacturière (NAF 22.23Z) | 100 à 199 salariés |
| #4 | EHPAD | Santé humaine et action sociale (NAF 87.10A) | 50 à 99 salariés |
| #5 | GRANITERIE PETITJEAN SAS | Industrie manufacturière (NAF 23.70Z) | 50 à 99 salariés |
| #6 | SUPER U | Commerce (NAF 47.11D) | 50 à 99 salariés |
| #7 | COLLEGE PRIVE SAINT LAURENT | Enseignement (NAF 85.31Z) | 20 à 49 salariés |
| #8 | ESCALIERS MOREL | Industrie manufacturière (NAF 16.23Z) | 20 à 49 salariés |
| #9 | SOCIETE DE PRODUCTION INDUSTRIELLE ET MECANIQUE | Industrie manufacturière (NAF 25.73A) | 20 à 49 salariés |
| #10 | TISSUS GISELE | Industrie manufacturière (NAF 13.20Z) | 20 à 49 salariés |
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | Mise en place d'un systeme de videoprotection sur la voie publique | 166 579 € | 51 693 € | 31,0 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
1 structure France Services labellisee a La Bresse. France Services regroupe en un meme lieu les demarches administratives courantes (CAF, Pole emploi, impots, CPAM, etc.).
Source : ANCT - France Services (structures labellisees) — Licence Ouverte 2.0
L'activité économique de la Bresse repose sur 541 établissements, soit 14,0 pour 100 habitants (+85 % vs médiane départementale). 55 créations récentes (taux de renouvellement : 10,2 %). Le tissu productif s'organise autour de Commerce, transports, hébergement et restauration (28 %) et Administration publique, enseignement, santé, action sociale (19 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0