Classée FRR (socle)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Le Monastère.
Avec ses 2 295 habitants, Le Monastère relève des communes rurales françaises où la dynamique économique se mesure à petite échelle. Le niveau de vie médian s'y situe au-dessus de la moyenne nationale.
Seuls 15,1 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Rodez et Onet-Le-Château. Parmi les principaux employeurs figurent SCP POOL et SCP POOL.
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale. Un projet a été subventionné par l'État pour 13 058 € d'aides d'investissement.
À Calmont, commune similaire à 10 km, le revenu médian est de 25 540 €
Le revenu médian du Monastère s'établit à 24 580 € par unité de consommation, proche de la médiane nationale. L'écart avec la médiane dans l'Aveyron — 21 690 € — atteint près de 2 890 € en faveur du Monastère. Les 10 % de ménages les plus modestes perçoivent moins de 15 100 € quand les 10 % les plus aisés dépassent 37 680 €, soit un rapport interdécile modérée de 2,5.
Avec un taux de chômage de 4,7 % et 76,3 % de taux d'emploi, l'insertion professionnelle locale apparaît plus favorable que la moyenne. Les actifs se répartissent principalement dans la catégorie des employés (23,9 %).
Le maillage Sirene 2023 identifie 162 unités actives du Monastère, avec un poids important du commerce et des services. Le découpage NAF place administration publique, enseignement, santé, action sociale en tête, avec 22,2 % des établissements. Le stock d'établissements a évolué de +62,0 % sur la décennie, avec 28 créations enregistrées en 2024 (une dynamique de création forte). SCP POOL et SCP POOL comptent parmi les premiers employeurs recensés sur la commune.
Côté finances locales, la commune affiche une situation saine en 2024: 678 € de recettes de fonctionnement par habitant pour 482 € de dépenses, dégageant 195 € d'épargne brute par habitant. La capacité de désendettement ressort à 3,0 années (courte), pour 274 €/hab de dépenses d'équipement. Un projet local a bénéficié de 13 058 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Le taux global de TFB en 2024 (46,06 %) est conforme à la moyenne nationale. Le taux global de TFB s'écarte de +3,40 points par rapport à la médiane départementale (42,66 %); part communale seule: 45,71 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 31,65 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 19,75 %.
Le positionnement géographique — Le Monastère est au cœur de l'arrière-pays occitan — explique pour partie les équilibres économiques et fiscaux. Sur le plan des zonages économiques, la commune relève du FRR (France Ruralités Revitalisation) et du Zone de Revitalisation Rurale (ZRR). Quelque 956 actifs sortent travailler hors des limites communales selon les données MOBPRO de l'INSEE. Les données CNAF identifient 390 allocataires du Monastère, dont 20 foyers au RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Les déciles de revenu classent les ménages locaux en 10 paliers d'effectifs égaux. Sous le seuil D1 vivent les 10 % les plus modestes ; au-delà de D9, les 10 % les plus aisés. La médiane (Q2) sépare la population en deux moitiés équivalentes. L'écart entre ces seuils donne la mesure visuelle des inégalités locales.
Entre le premier décile à 15 100 € et le neuvième à 37 680 €, la fourchette des niveaux de vie du Monastère dessine une dispersion modérée (médiane 24 580 €).
Pour chaque tranche d'âge du déclarant, on lit la médiane de revenu (trait foncé) et l'amplitude des 50 % centraux (zone claire, entre Q1 et Q3). Les courbes générationnelles révèlent souvent un pic de revenu autour de la cinquantaine et un retrait après la retraite.
La segmentation par âge éclaire la médiane du Monastère (24 580 €): cycle de vie salarial, accumulation patrimoniale, puis bascule vers les pensions.
Ce schéma répartit les ressources des ménages selon leur nature. Salaires, revenus non salariés, pensions, revenus du capital (loyers, dividendes, plus-values) et transferts sociaux composent le revenu disponible moyen. Les impôts directs étant déduits séparément (poste négatif), le total des sources positives peut excéder 100 %.
La structure des revenus du Monastère combine 71,1 % de salaires, 23,6 % de pensions, 7,4 % issus du patrimoine et 4,1 % de prestations sociales.
Cette comparaison contraste les profils de ménage : les couples sans enfant bénéficient en règle générale du niveau de vie le plus confortable, tandis que les foyers monoparentaux et les solos sont plus exposés aux situations précaires. Médiane en sombre, fourchette des 50 % centraux (Q1–Q3) en clair.
À Le Monastère, les couples (avec ou sans enfant) tirent le niveau de vie vers le haut de la médiane (24 580 €), tandis que les foyers monoparentaux restent structurellement plus exposés.
Ce graphique montre comment la nature des revenus se transforme à mesure que le niveau de vie augmente. Aux ménages des premiers déciles, les transferts sociaux apportent souvent un complément majeur. Plus haut, ce sont les salaires et les revenus du capital qui dominent, et la facture fiscale (négative) se concentre sur les plus aisés.
Ce graphique empilé révèle comment le mix de ressources du Monastère évolue: plus on monte dans l'échelle des revenus, plus la part des salaires et du patrimoine écrase celle des transferts sociaux.
Le statut résidentiel structure le niveau de vie : les propriétaires affichent le revenu médian le plus haut, le parc locatif privé occupe une position intermédiaire et le parc HLM rassemble les ménages les plus modestes. L'indice de Gini (entre 0 et 1) compare la concentration des revenus au sein de chaque groupe.
On distingue ici les ménages par la source principale de leur revenu. Les salaires et les pensions offrent typiquement un profil régulier (écart Q1-Q3 contenu) ; à l'inverse, l'activité non salariée et les revenus du patrimoine donnent lieu à des situations plus hétérogènes.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 20 250 € | 24 660 € | 29 730 € |
| Pensions, retraites et rentes | 19 320 € | 23 490 € | 28 520 € |
Deux notions sont confrontées ici. Le revenu déclaré correspond aux montants bruts inscrits par les ménages avant impôt et avant transferts sociaux. Le revenu disponible, lui, intègre la redistribution : impôts directs retirés et prestations sociales ajoutées. L'écart entre les deux chiffre l'effet correcteur du système fiscalo-social local.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 18 490 € | 19 650 € |
| Médiane | 24 620 € | 24 580 € |
| 3e quartile (Q3) | 31 990 € | 30 170 € |
| Indice de Gini | 0,27 | 0,22 |
| Effet de la redistribution | -40 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Trois indicateurs structurent la lecture du marché du travail local. Le taux d'activité agrège emploi et chômage chez les 15-64 ans, le taux d'emploi isole strictement les personnes en poste, et le taux de chômage exprime, sur les seuls actifs, la fraction en recherche (au sens INSEE, plus large que la statistique de France Travail).
En croisant taux d'activité, taux d'emploi et taux de chômage par sexe et par âge, on isole les déséquilibres caractéristiques : chômage plus marqué chez les jeunes, taux d'emploi qui plafonne souvent dans les classes 25-54 ans, et retrait progressif après 55 ans.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 80,0 % | 76,3 % | 4,7 % |
| Hommes | 80,6 % | 77,0 % | 4,5 % |
| Femmes | 79,4 % | 75,5 % | 4,9 % |
| 15-24 ans | 40,9 % | 34,9 % | 14,8 % |
| 25-54 ans | 95,6 % | 91,5 % | 4,3 % |
| 55-64 ans | 62,6 % | 60,8 % | 2,9 % |
Ventilation des postes de travail localisés dans la commune par catégorie socioprofessionnelle INSEE. La grille couvre les emplois au lieu de travail : certains de ces postes sont occupés par des navetteurs venus d'autres communes.
Le graphique CSP révèle le poids prépondérant des Employés (23,9 %) dans les emplois du territoire — un marqueur utile pour lire la sociologie productive du Monastère.
Les 5 grands secteurs de l'économie. L'agriculture domine en milieu rural, tandis que le secteur administration, enseignement, santé est souvent le premier employeur des villes moyennes.
À Le Monastère, 51,9 % des postes relèvent du secteur Commerce, transports, services, qui structure le bassin d'emploi local.
On observe ici la répartition des actifs selon leur mode principal de déplacement pour aller travailler. L'automobile capte généralement l'essentiel des parts, sa dominance étant d'autant plus marquée en territoire peu dense ; les modes collectifs ou actifs s'imposent dans les grandes villes.
Parmi les actifs occupés du Monastère, 90,8 % utilisent Voiture pour rejoindre leur lieu de travail, donnant la mesure des alternatives restantes.
Sur ce graphique, les emplois stables — CDI et fonction publique — sont distingués des contrats courts et de l'intérim. La part de chaque catégorie informe sur la sécurité moyenne des trajectoires salariées dans la commune.
Le type de contrat le plus représenté parmi les salariés du Monastère est CDI / Fonction publique (90,9 %).
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
La structure des diplômes décrite ici concerne les résidents de 15 ans ou plus n'étant plus scolarisés. Pour chacun, on retient son plus haut niveau obtenu ; les personnes encore en cursus n'entrent pas dans le total. Le palier « Sans diplôme » incorpore les anciens titulaires du CEP.
En lisant la pyramide des diplômes du plus bas (sans diplôme) au plus haut (bac+5), on identifie le profil scolaire de la commune. Bac+5 et plus nombreux : présence importante de cadres et de professions intellectuelles. CAP-BEP dominants : ancrage ouvrier ou artisanal classique.
À Le Monastère, 10,2 % de la population non scolarisée n'a aucun diplôme, indicateur utile pour situer le capital scolaire local.
En France comme localement, l'écart de diplômes selon le sexe s'est progressivement réduit puis renversé. Les jeunes femmes sont aujourd'hui en moyenne plus diplômées que les jeunes hommes ; chez les plus âgés, c'est encore la situation inverse qui prévaut.
Lecture par cohorte d'âge : la part en scolarité atteint son maximum entre 6 et 14 ans (instruction obligatoire), demeure élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis recule régulièrement à partir de 18 ans. Un palier soutenu chez les 18-24 ans signale la présence d'une population étudiante.
À Le Monastère, le taux de scolarisation culmine entre 6 et 14 ans (obligation scolaire), reste élevé au lycée, puis reflète l'orientation vers l'emploi ou les études supérieures.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Parmi les 390 foyers allocataires du Monastère, 1 perçoivent une aide au logement, 1 la prime d'activité et 1 le RSA — la hiérarchie des prestations éclaire le profil social local.
La commune bénéficie de 1 dispositif d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | SCP POOL | Commerce (NAF 46.73A) | 50 à 99 salariés |
| #2 | SCP POOL | Commerce (NAF 46.73A) | 20 à 49 salariés |
| #3 | SDEL ROUERGUE | Construction (NAF 42.22Z) | 20 à 49 salariés |
| #4 | CEGELEC RODEZ ELECTRICITE | Construction (NAF 43.21A) | 20 à 49 salariés |
| #5 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 10 à 19 salariés |
| #6 | FID'AVEYR | Activités spécialisées, scientifiques et techniques (NAF 69.20Z) | 10 à 19 salariés |
| #7 | COMBELLES CENTRE EQUESTRE | Agriculture, sylviculture, pêche (NAF 01.62Z) | 10 à 19 salariés |
| #8 | TANNERIE ARNAL | Industrie manufacturière (NAF 15.11Z) | 10 à 19 salariés |
| #9 | ASSOCIATION AGAS | Santé humaine et action sociale (NAF 88.99B) | 10 à 19 salariés |
| #10 | TRIANGLE | Services administratifs et de soutien (NAF 79.11Z) | 10 à 19 salariés |
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | Creation d'une mediatheque | 65 287 € | 13 058 € | 20,0 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
Le paysage entrepreneurial du Monastère se compose de 162 établissements, soit 7,1 pour 100 habitants (-27 % vs médiane départementale). Avec 28 créations récentes, le taux de renouvellement atteint 17,3 %. La structure sectorielle fait ressortir Administration publique, enseignement, santé, action sociale (22 %) et Activités scientifiques, techniques, services administratifs (20 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0