Commune de 4 009 habitants animée par le commerce et les services, Le Plessis-Belleville s'inscrit dans une dynamique économique tertiarisée. Le niveau de vie médian s'y situe au-dessus de la moyenne nationale.
Seuls 16,2 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Roissy-en-France et Paris. Parmi les principaux employeurs figurent SPS et CENTRE LECLERC. Les ouvriers forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (35,1 % des emplois).
Un projet a été subventionné par l'État pour 72 000 € d'aides d'investissement.
Moussy-Le-Neuf (3 253 hab., à 12 km) présente 27 460 € de revenu médian
Le niveau de vie médian — 24 990 € — place Le Plessis-Belleville dans la moyenne des communes françaises. Face à la médiane dans l'Oise, fixée à 23 350 €, le revenu médian communal lui est supérieur de près de 1 640 €. Le rapport entre le 9e et le 1er décile ressort à 2,5, soit une dispersion modérée des niveaux de vie communaux.
Le marché du travail communal, mesuré sur 2 071 actifs, affiche 9,0 % de chômage et 73,3 % de taux d'emploi. Les ouvriers forment le premier groupe professionnel à 35,1 %.
406 établissements sont actifs du Plessis-Belleville en 2023, avec une prépondérance des activités commerciales et de services. Le premier secteur NAF rassemble 38,7 % des établissements, autour de la catégorie commerce, transports, hébergement et restauration. 71 créations enregistrées en 2024, traduisant une dynamique de création forte (stock total à +50,4 % sur la décennie). Les plus grands employeurs privés ou publics recensés comprennent SPS et CENTRE LECLERC.
La capacité d'autofinancement reste contrainte en 2024: 148 €/hab d'épargne brute pour 1 468 €/hab de dépenses. La capacité de désendettement ressort à 10,2 années (longue), pour 277 €/hab de dépenses d'équipement. Un projet local a bénéficié de 72 000 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
Pression fiscale foncière supérieure à la moyenne française: 60,06 % de TFB globale en 2024. Le taux global de TFB s'écarte de +8,58 points par rapport à la médiane départementale (51,48 %); part communale seule: 55,68 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 24,37 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 23,69 %.
Côté géographie économique, Le Plessis-Belleville est au cœur du bassin minier et des plaines du Nord, ce qui module les logiques de marché et d'emploi. Côté navettes domicile-travail, 1 583 actifs rejoignent quotidiennement un autre pôle d'emploi. La CAF recense 635 allocataires du Plessis-Belleville, avec 40 foyers RSA parmi eux.
Revenus, emploi, diplômes et prestations
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Distribution des revenus (déciles)
Pour comprendre la structure des revenus, on classe les ménages du plus modeste au plus aisé puis on les répartit en dix tranches d'effectifs identiques. Les bornes D1 et D9 encadrent ainsi 80 % des situations, tandis que la médiane partage la commune en deux. Plus la distance entre ces deux bornes est large, plus les écarts internes sont marqués.
À Le Plessis-Belleville, le revenu médian par unité de consommation (24 990 €) se situe entre 14 640 € au 1er décile et 37 100 € au 9e, traduisant une dispersion modérée.
Revenus par tranche d'âge
Cette comparaison croise revenu médian et âge du référent fiscal. La barre sombre indique la médiane de la classe d'âge (50 % au-dessus, 50 % au-dessous), tandis que la zone claire borne l'écart interquartile (Q1–Q3) regroupant le cœur de la distribution.
Les revenus médians par tranche d'âge du Plessis-Belleville se lisent autour de la médiane communale (24 990 €): les seniors sont souvent au-dessus (patrimoine, retraites stables), les moins de 30 ans en dessous (entrées en emploi, CDD).
Composition des revenus
Ce schéma répartit les ressources des ménages selon leur nature. Salaires, revenus non salariés, pensions, revenus du capital (loyers, dividendes, plus-values) et transferts sociaux composent le revenu disponible moyen. Les impôts directs étant déduits séparément (poste négatif), le total des sources positives peut excéder 100 %.
Entre salaires (79,0 %), pensions (22,4 %), patrimoine (4,5 %) et prestations (4,5 %), la composition des ressources du Plessis-Belleville reflète la sociologie du territoire.
Revenus par type de ménage
Cette comparaison contraste les profils de ménage : les couples sans enfant bénéficient en règle générale du niveau de vie le plus confortable, tandis que les foyers monoparentaux et les solos sont plus exposés aux situations précaires. Médiane en sombre, fourchette des 50 % centraux (Q1–Q3) en clair.
Le croisement revenu × composition du ménage du Plessis-Belleville indique où se situent les marges de manœuvre budgétaires les plus étroites, autour d'une médiane de 24 990 €.
Composition des revenus par décile de niveau de vie
On passe ici d'un profil dominé par les prestations sociales chez les ménages les plus modestes (D1) à une structure tirée par les salaires et les revenus du patrimoine chez les plus aisés (D10). Symétriquement, la part négative des impôts directs progresse avec le décile.
Chez les ménages les plus modestes du Plessis-Belleville, les prestations et pensions amortissent la chute des revenus d'activité; chez les plus aisés, le patrimoine monte en puissance à mesure qu'on progresse vers le D10.
Revenu médian selon le statut d'occupation du logement
L'accession à la propriété s'accompagne en moyenne d'un revenu plus élevé ; les locataires du parc social regroupent à l'inverse une grande part des ménages aux niveaux de vie les plus bas. L'indice de Gini apporte un complément utile : il jauge les écarts internes propres à chaque statut.
Revenu médian par source de revenu
Comparaison des revenus médians perçus par les ménages selon la nature de la ressource principale. Les salaires et les pensions sont généralement les sources les plus stables, tandis que les revenus d'activités non salariées ou du patrimoine présentent une dispersion plus importante (écart Q1-Q3 plus large).
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 20 090 € | 25 520 € | 30 280 € |
| Pensions, retraites et rentes | 19 900 € | 24 380 € | 30 190 € |
Revenus déclarés vs disponibles
D'un côté le revenu déclaré (brut, avant prélèvements et hors prestations), de l'autre le revenu disponible (après impôts directs et après prestations). La distance qui les sépare donne une lecture concrète de l'impact de la redistribution sur les ménages communaux.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 18 600 € | 19 530 € |
| Médiane | 25 230 € | 24 990 € |
| 3e quartile (Q3) | 31 940 € | 30 250 € |
| Indice de Gini | 0,26 | 0,21 |
| Effet de la redistribution | -240 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Au sein des 15-64 ans, on distingue : la part qui travaille ou cherche un emploi (taux d'activité), celle qui occupe effectivement un poste (taux d'emploi), et la fraction d'actifs sans emploi en recherche (taux de chômage). Cette dernière, calculée au sens du recensement, peut différer des chiffres mensuels de France Travail.
Taux de chômage et d'emploi par sexe et âge
En croisant taux d'activité, taux d'emploi et taux de chômage par sexe et par âge, on isole les déséquilibres caractéristiques : chômage plus marqué chez les jeunes, taux d'emploi qui plafonne souvent dans les classes 25-54 ans, et retrait progressif après 55 ans.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 80,5 % | 73,3 % | 9,0 % |
| Hommes | 83,4 % | 75,9 % | 9,0 % |
| Femmes | 77,7 % | 70,7 % | 9,0 % |
| 15-24 ans | 47,6 % | 35,8 % | 24,8 % |
| 25-54 ans | 94,4 % | 87,7 % | 7,1 % |
| 55-64 ans | 61,4 % | 56,8 % | 7,6 % |
Emplois par catégorie socioprofessionnelle
Chaque part du graphique représente une catégorie socioprofessionnelle parmi les emplois localisés sur le territoire communal. Lecture au lieu de travail : il s'agit des postes de la commune, indépendamment du lieu de résidence des actifs qui les occupent.
Le graphique CSP révèle le poids prépondérant des Ouvriers (35,1 %) dans les emplois du territoire — un marqueur utile pour lire la sociologie productive du Plessis-Belleville.
Emplois par secteur d'activité
Découpage des emplois locaux entre les cinq grandes branches INSEE : agriculture, industrie, construction, commerce / transports / services divers, et administration-enseignement-santé-social. En milieu rural, l'agriculture pèse souvent le plus ; ailleurs, c'est fréquemment le secteur administration-éducation-santé.
Sur les cinq grands secteurs suivis par l'INSEE, Commerce, transports, services concentre 80,0 % des emplois du Plessis-Belleville.
Modes de transport domicile-travail
Pour les trajets domicile-travail, la voiture demeure le moyen le plus utilisé en France, surtout en milieu rural ou périurbain. Les modes alternatifs — transports en commun, vélo, marche — pèsent davantage à mesure que l'on se rapproche des cœurs d'agglomération.
Parmi les actifs occupés du Plessis-Belleville, 78,4 % utilisent Voiture pour rejoindre leur lieu de travail, donnant la mesure des alternatives restantes.
Types de contrats de travail
Sur ce graphique, les emplois stables — CDI et fonction publique — sont distingués des contrats courts et de l'intérim. La part de chaque catégorie informe sur la sécurité moyenne des trajectoires salariées dans la commune.
Première forme contractuelle: CDI / Fonction publique regroupe 90,5 % des salariés du Plessis-Belleville, devant les autres statuts.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
L'INSEE classe les habitants selon le plus haut diplôme déclaré, après les avoir restreints à la population non scolarisée de 15 ans et plus (les élèves et étudiants en cours sont donc exclus). Le bloc « Sans diplôme » rassemble également les détenteurs du certificat d'études primaires (CEP).
Répartition par niveau de diplôme
Du sans-diplôme aux titulaires de bac+5 et plus, le graphique reflète le capital scolaire local. Les communes très dotées en diplômés du supérieur long correspondent souvent à des espaces tertiarisés ou universitaires ; à l'inverse, le poids des CAP-BEP caractérise les territoires ouvriers ou artisanaux.
La part sans diplôme atteint 18,2 % du Plessis-Belleville, donnée utile pour lire le tissu humain de la commune.
Niveau de diplôme par sexe
Le différentiel femmes-hommes en matière de diplôme s'est largement inversé sur trois décennies. Chez les jeunes adultes, le capital scolaire féminin dépasse désormais le masculin en moyenne nationale ; chez les plus de 60 ans, l'écart est encore favorable aux hommes.
Taux de scolarisation par tranche d'âge
Lecture par cohorte d'âge : la part en scolarité atteint son maximum entre 6 et 14 ans (instruction obligatoire), demeure élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis recule régulièrement à partir de 18 ans. Un palier soutenu chez les 18-24 ans signale la présence d'une population étudiante.
Le graphique montre la bascule progressive entre scolarité obligatoire et entrée dans la vie active du Plessis-Belleville, avec un palier caractéristique chez les 18-24 ans.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
La ventilation des prestations CAF du Plessis-Belleville se répartit entre aides au logement (1 foyers), prime d'activité (1) et RSA (1), sur un total de 635 allocataires.
Aides, programmes territoriaux et employeurs
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | SPS | Transports et entreposage (NAF 52.10B) | 250 à 499 salariés |
| #2 | CENTRE LECLERC | Commerce (NAF 47.11F) | 200 à 249 salariés |
| #3 | STEF | Transports et entreposage (NAF 52.10A) | 100 à 199 salariés |
| #4 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 50 à 99 salariés |
| #5 | FEILO SYLVANIA LIGHTING FRANCE | Industrie manufacturière (NAF 27.40Z) | 50 à 99 salariés |
| #6 | STEF | Transports et entreposage (NAF 52.29A) | 50 à 99 salariés |
| #7 | ETABLISSEMENTS DARTY ET FILS | Commerce (NAF 47.54Z) | 50 à 99 salariés |
| #8 | E. LECLERC DRIVE | Commerce (NAF 47.11F) | 50 à 99 salariés |
| #9 | PARIS SAINT DENIS ACIERS | Commerce (NAF 46.72Z) | 20 à 49 salariés |
| #10 | PARIS SAINT DENIS AERO | Commerce (NAF 46.72Z) | 20 à 49 salariés |
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
Projets finances en 2024
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | Extension du restaurant scolaire de le plessis belleville | 297 835 € | 72 000 € | 24,2 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
Entreprises (héritage)
Le paysage entrepreneurial du Plessis-Belleville se compose de 406 établissements, soit 10,1 pour 100 habitants (+67 % vs médiane départementale). Avec 71 créations récentes, le taux de renouvellement atteint 17,5 %. La structure sectorielle fait ressortir Commerce, transports, hébergement et restauration (39 %) et Activités scientifiques, techniques, services administratifs (22 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0