Classée FRR (socle)
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Le Val-Saint-Père.
Petite commune de 1 898 habitants, Le Val-Saint-Père s'organise autour d'une activité économique locale resserrée. Le niveau de vie médian s'y situe au-dessus de la moyenne nationale.
Seuls 18,1 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Avranches et Saint-Senier-sous-Avranches. Parmi les principaux employeurs figurent CHEREAU-LA MARQUE DU VEHICULE FRIGO et DECATHLON.
La commune est éligible au dispositif FRR (France Ruralités Revitalisation), ainsi qu'à un autre dispositif d'aide territoriale. 2 projets ont été subventionnés par l'État pour 125 382 € d'aides d'investissement.
Roz-sur-Couesnon (1 059 hab., à 18 km) présente 21 120 € de revenu médian
Avec 26 600 € de revenu médian par UC, Le Val-Saint-Père se situe dans le haut du spectre national. Comparée à la médiane départementale (22 430 €), Le Val-Saint-Père se situe environ 4 170 € au-dessus. La dispersion des revenus est modérée (rapport interdécile: 2,9), les 10 % les plus modestes touchant moins de 16 600 € et les 10 % les plus aisés plus de 47 600 €.
Le marché du travail local est dynamique: le taux de chômage s'établit à 4,6 % pour 833 actifs recensés, avec un taux d'emploi de 72,5 %. La structure socioprofessionnelle privilégie les ouvriers (28,8 % des emplois occupés).
L'économie communale s'appuie sur 151 établissements actifs en 2023, portés par le commerce et les services. Parmi les secteurs représentés, celui de commerce, transports, hébergement et restauration rassemble 29,8 % des établissements. Le rythme de création atteint 15 en 2024, en ligne avec une dynamique de création forte — stock total en +79,8 %. Le tissu local compte parmi ses principaux employeurs CHEREAU-LA MARQUE DU VEHICULE FRIGO et DECATHLON.
Les finances locales paraissent bien orientées en 2024: 793 €/hab de recettes, 501 €/hab de dépenses et 292 €/hab d'épargne brute. Il faudrait 1,0 années d'épargne brute pour rembourser la dette (courte), dans une commune qui consacre 74 €/hab à l'investissement. 2 projets locaux ont bénéficié de 125 382 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
La pression fiscale sur le bâti est moyenne en 2024, à 45,36 % de taux global. L'écart avec la médiane départementale — 45,90 % — est de -0,54 points, sur un taux communal pur de 39,68 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 23,50 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 22,59 %.
Le profil économique s'interprète à l'aune du cadre régional: Le Val-Saint-Père est une commune normande, dans le bocage ou la campagne. La commune est couverte par plusieurs dispositifs — FRR (France Ruralités Revitalisation) et Zone de Revitalisation Rurale (ZRR) — pris en compte dans certaines aides publiques. Les flux domicile-travail font état de 628 résidents qui vont travailler dans une autre commune. Sur le versant social, la CAF dénombre 235 allocataires, dont 5 foyers bénéficiaires du RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Pour comprendre la structure des revenus, on classe les ménages du plus modeste au plus aisé puis on les répartit en dix tranches d'effectifs identiques. Les bornes D1 et D9 encadrent ainsi 80 % des situations, tandis que la médiane partage la commune en deux. Plus la distance entre ces deux bornes est large, plus les écarts internes sont marqués.
Entre le premier décile à 16 600 € et le neuvième à 47 600 €, la fourchette des niveaux de vie du Val-Saint-Père dessine une dispersion modérée (médiane 26 600 €).
Revenu médian selon l'âge de la personne de référence du ménage (le déclarant principal). La barre foncée représente la médiane (50 % gagnent plus, 50 % gagnent moins). La zone claire montre l'écart interquartile (Q1–Q3) : la fourchette dans laquelle se situent les 50 % de ménages « du milieu ».
Au fil des âges du Val-Saint-Père, la médiane communale de 26 600 € masque un creux chez les jeunes actifs et un pic autour de 50-60 ans, avant le tassement lié à la retraite.
Pour cerner la structure économique locale, on ventile le revenu disponible par grande catégorie : rémunérations salariées, revenus d'indépendants, retraites, patrimoine (locations, dividendes, plus-values) et redistribution. La somme apparente peut excéder 100 % — les prélèvements obligatoires sont comptés à part en valeur négative.
Les salaires représentent 61,4 % du revenu disponible local et les pensions 32,7 %, signe d'un profil du Val-Saint-Père marqué par son équilibre démographique.
Cette comparaison contraste les profils de ménage : les couples sans enfant bénéficient en règle générale du niveau de vie le plus confortable, tandis que les foyers monoparentaux et les solos sont plus exposés aux situations précaires. Médiane en sombre, fourchette des 50 % centraux (Q1–Q3) en clair.
Cette ventilation par configuration familiale mesure l'écart à la médiane locale (26 600 €) et pointe les profils les plus fragiles.
On passe ici d'un profil dominé par les prestations sociales chez les ménages les plus modestes (D1) à une structure tirée par les salaires et les revenus du patrimoine chez les plus aisés (D10). Symétriquement, la part négative des impôts directs progresse avec le décile.
La stratification par décile traduit la logique de redistribution: transferts visibles en bas, dominante salariale au milieu, effet patrimoine en haut de la distribution du Val-Saint-Père.
Selon que le ménage est propriétaire, locataire du parc privé ou locataire HLM, le revenu médian peut varier sensiblement. Le statut le plus aisé reste habituellement la propriété, le plus modeste le logement social. L'indice de Gini renseigne sur la dispersion des revenus au sein de chaque catégorie.
On distingue ici les ménages par la source principale de leur revenu. Les salaires et les pensions offrent typiquement un profil régulier (écart Q1-Q3 contenu) ; à l'inverse, l'activité non salariée et les revenus du patrimoine donnent lieu à des situations plus hétérogènes.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 22 190 € | 27 470 € | 34 720 € |
| Pensions, retraites et rentes | 19 410 € | 24 030 € | 31 110 € |
Deux notions sont confrontées ici. Le revenu déclaré correspond aux montants bruts inscrits par les ménages avant impôt et avant transferts sociaux. Le revenu disponible, lui, intègre la redistribution : impôts directs retirés et prestations sociales ajoutées. L'écart entre les deux chiffre l'effet correcteur du système fiscalo-social local.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 20 560 € | 21 070 € |
| Médiane | 26 940 € | 26 600 € |
| 3e quartile (Q3) | 36 490 € | 34 190 € |
| Indice de Gini | 0,33 | 0,28 |
| Effet de la redistribution | -340 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Au sein des 15-64 ans, on distingue : la part qui travaille ou cherche un emploi (taux d'activité), celle qui occupe effectivement un poste (taux d'emploi), et la fraction d'actifs sans emploi en recherche (taux de chômage). Cette dernière, calculée au sens du recensement, peut différer des chiffres mensuels de France Travail.
Comparaison des taux d'emploi et de chômage entre les hommes et les femmes, et entre les différentes tranches d'âge. Les jeunes (15-24 ans) ont généralement un taux de chômage plus élevé, en partie parce que beaucoup sont encore en études (d'où un faible taux d'activité).
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 76,0 % | 72,5 % | 4,6 % |
| Hommes | 76,0 % | 73,0 % | 3,9 % |
| Femmes | 75,9 % | 71,9 % | 5,2 % |
| 15-24 ans | 31,5 % | 26,6 % | 15,4 % |
| 25-54 ans | 96,7 % | 92,8 % | 4,1 % |
| 55-64 ans | 54,1 % | 52,3 % | 3,2 % |
Les postes recensés ici sont les emplois physiquement implantés dans la commune, classés selon la nomenclature INSEE des CSP. À ne pas confondre avec les CSP des habitants : une partie des emplois locaux est tenue par des actifs résidant ailleurs.
Premier groupe de l'emploi local, les Ouvriers représentent 28,8 % des postes occupés sur le territoire communal.
On retrouve ici la nomenclature simplifiée en cinq grands secteurs. Selon le profil de la commune, le pôle moteur varie : agriculture dans les territoires ruraux, industrie ou construction dans les bassins productifs, services publics (administration-éducation-santé) dans les chefs-lieux.
À Le Val-Saint-Père, 60,3 % des postes relèvent du secteur Commerce, transports, services, qui structure le bassin d'emploi local.
Pour les trajets domicile-travail, la voiture demeure le moyen le plus utilisé en France, surtout en milieu rural ou périurbain. Les modes alternatifs — transports en commun, vélo, marche — pèsent davantage à mesure que l'on se rapproche des cœurs d'agglomération.
Parmi les actifs occupés du Val-Saint-Père, 90,7 % utilisent Voiture pour rejoindre leur lieu de travail, donnant la mesure des alternatives restantes.
Sur ce graphique, les emplois stables — CDI et fonction publique — sont distingués des contrats courts et de l'intérim. La part de chaque catégorie informe sur la sécurité moyenne des trajectoires salariées dans la commune.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (88,2 %), signal de la solidité du marché du travail local.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
La structure des diplômes décrite ici concerne les résidents de 15 ans ou plus n'étant plus scolarisés. Pour chacun, on retient son plus haut niveau obtenu ; les personnes encore en cursus n'entrent pas dans le total. Le palier « Sans diplôme » incorpore les anciens titulaires du CEP.
La distribution couvre tous les niveaux, du « sans diplôme » au bac+5 et plus. Un taux élevé de diplômés du supérieur signe une commune à forte proportion de cadres et de professions intellectuelles, tandis qu'une part importante de CAP-BEP renvoie à un héritage ouvrier ou artisanal.
La part sans diplôme atteint 15,0 % du Val-Saint-Père, donnée utile pour lire le tissu humain de la commune.
Comparaison du niveau d'études entre hommes et femmes. Depuis les années 2000, les femmes sont en moyenne plus diplômées que les hommes dans les jeunes générations, tandis que l'inverse prévaut chez les plus de 60 ans.
Part de la population scolarisée au sein de chaque tranche d'âge. La scolarisation est quasi universelle entre 6 et 14 ans (obligation scolaire). Elle reste élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis diminue progressivement avec l'entrée dans la vie active. Un taux élevé chez les 18-24 ans signale la présence d'une importante population étudiante.
La courbe par âge du Val-Saint-Père permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
À Le Val-Saint-Père, 235 foyers sont allocataires CAF: aides au logement (1), prime d'activité (1) et RSA (1) dessinent la demande sociale effective.
La commune bénéficie de 1 dispositif d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
France Ruralités Revitalisation
Commune éligible au dispositif FRR : exonérations fiscales et sociales pour les entreprises créées ou reprises en zone rurale à revitaliser (remplace la ZRR depuis le 1er juillet 2024).
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | CHEREAU-LA MARQUE DU VEHICULE FRIGO | Industrie manufacturière (NAF 29.20Z) | 250 à 499 salariés |
| #2 | DECATHLON | Commerce (NAF 47.64Z) | 20 à 49 salariés |
| #3 | MAISON LEMETAYER TRAITEUR | Hébergement et restauration (NAF 56.21Z) | 20 à 49 salariés |
| #4 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 10 à 19 salariés |
| #5 | MANCHE AUTO | Commerce (NAF 45.11Z) | 10 à 19 salariés |
| #6 | GARAGE LEMAUVIEL | Commerce (NAF 45.11Z) | 10 à 19 salariés |
| #7 | POINT P | Industrie manufacturière (NAF 23.61Z) | 10 à 19 salariés |
| #8 | POINT P | Commerce (NAF 46.73A) | 10 à 19 salariés |
| #9 | LES 13 ASSIETTES | Hébergement et restauration (NAF 55.10Z) | 10 à 19 salariés |
| #10 | DEPANNAGE GALIVEL | Commerce (NAF 45.20A) | 10 à 19 salariés |
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DSIL | Construction de 8 logements locatifs | 1 413 728 € | 115 572 € | 8,2 % |
| DETR | Realisation d'un plan d'adressage | 19 622 € | 9 810 € | 50,0 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
On recense 151 établissements actifs à Le Val-Saint-Père, soit 8,0 pour 100 habitants (+30 % vs médiane départementale). Le renouvellement entrepreneurial atteint 9,9 %, avec 15 créations récentes. Les activités se concentrent dans Commerce, transports, hébergement et restauration (30 %) et Administration publique, enseignement, santé, action sociale (16 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0