Petites Villes de Demain
Dispositif qui accompagne les communes rurales de moins de 20 000 habitants dans la revitalisation de leurs centres-bourgs.
Revenus & Emploi
Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Marennes-Hiers-Brouage.
Marennes-Hiers-Brouage rassemble 6 163 habitants dans un tissu économique aux contours variés. Le revenu médian y est un peu en retrait par rapport à la moyenne nationale.
Environ 37,3 % des actifs occupent un emploi dans la commune, les autres rejoignant principalement Bourcefranc-Le-Chapus et Rochefort. Parmi les principaux employeurs figurent CENTRE E. LECLERC et EHPAD DU CENTRE HOSPITALIER DE MARENNES. Le marché du travail reste tendu (14,2 % de chômage).
Elle bénéficie du programme national Petites Villes de Demain. Un projet a été subventionné par l'État pour 25 608 € d'aides d'investissement.
Saint-Georges-De-Didonne, commune de taille similaire à 26 km, affiche 24 900 € de revenu médian
Sur la base du dernier millésime Filosofi, le revenu médian de Marennes-Hiers-Brouage atteint 21 900 €, proche du repère hexagonal. Le repère départemental (22 200 €) reste comparable à la médiane de Marennes-Hiers-Brouage. La distribution des revenus affiche une dispersion modérée (D9/D1 = 2,6): le 1er décile se situe à 12 940 €, le 9e à 33 530 €.
Le marché du travail de Marennes-Hiers-Brouage fait face à des tensions (14,2 % de chômage), avec un taux d'emploi de 62,5 % pour 2 314 actifs. La structure socioprofessionnelle privilégie les employés (33,0 % des emplois occupés).
Selon Sirene, Marennes-Hiers-Brouage dénombre 589 établissements actifs en 2023, dans une structure à dominante tertiaire. Sur le plan sectoriel, commerce, transports, hébergement et restauration concentre 28,7 % des unités productives. Au millésime 2024, 64 nouveaux établissements ont été immatriculés, dans un contexte de dynamique de création positive (stock à +29,5 % sur la période). Côté employeurs, CENTRE E. LECLERC et EHPAD DU CENTRE HOSPITALIER DE MARENNES figurent parmi les établissements les plus importants du bassin.
La marge budgétaire est réduite en 2024: 1 198 €/hab de dépenses quasi-identiques aux 1 241 €/hab de recettes. Côté solvabilité, il faudrait 7,5 années d'épargne brute pour solder la dette, pendant que l'investissement atteint 571 €/hab. Un projet local a bénéficié de 25 608 € de subvention de l'État (DETR/DSIL).
La TFB globale communale, 56,19 % en 2024, s'établit nettement au-dessus du repère national. Par rapport à la médiane départementale (48,18 %), l'écart communal atteint +8,01 points, pour une part communale pure à 51,91 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 26,28 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 33,33 %, une surtaxe sur les résidences secondaires est appliquée.
L'économie locale s'apprécie dans le cadre régional: Marennes-Hiers-Brouage est une commune de la façade atlantique française. Le nombre de navetteurs sortants — 1 276 — traduit une polarité résidentielle du territoire. Sur le versant social, la CAF dénombre 1 025 allocataires, dont 135 foyers bénéficiaires du RSA.
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
La lecture des déciles permet de visualiser la dispersion des revenus. Chaque borne (D1 à D9) découpe la population locale en dix groupes équilibrés : 10 % des ménages se situent sous D1, 10 % au-dessus de D9. La médiane (Q2) coupe la commune en deux moitiés exactes. Un écart D9/D1 important signale une polarisation entre ménages aisés et modestes.
Les déciles révèlent un écart de 2,6 entre les 10 % aux plus faibles revenus (12 940 €) et les 10 % les plus aisés (33 530 €), autour d'une médiane de 21 900 €.
Cette comparaison croise revenu médian et âge du référent fiscal. La barre sombre indique la médiane de la classe d'âge (50 % au-dessus, 50 % au-dessous), tandis que la zone claire borne l'écart interquartile (Q1–Q3) regroupant le cœur de la distribution.
À Marennes-Hiers-Brouage, les 40-59 ans tirent la médiane (21 900 €) vers le haut, tandis que les moins de 30 ans et les 75 ans et plus se positionnent typiquement plus bas.
Ce schéma répartit les ressources des ménages selon leur nature. Salaires, revenus non salariés, pensions, revenus du capital (loyers, dividendes, plus-values) et transferts sociaux composent le revenu disponible moyen. Les impôts directs étant déduits séparément (poste négatif), le total des sources positives peut excéder 100 %.
Les salaires représentent 43,8 % du revenu disponible local et les pensions 46,9 %, signe d'un profil de Marennes-Hiers-Brouage marqué par son équilibre démographique.
Cette comparaison contraste les profils de ménage : les couples sans enfant bénéficient en règle générale du niveau de vie le plus confortable, tandis que les foyers monoparentaux et les solos sont plus exposés aux situations précaires. Médiane en sombre, fourchette des 50 % centraux (Q1–Q3) en clair.
Cette ventilation par configuration familiale mesure l'écart à la médiane locale (21 900 €) et pointe les profils les plus fragiles.
Du décile D1 au décile D10, la composition du revenu disponible bascule progressivement : redistribution et minima sociaux occupent une place centrale en bas de distribution, tandis que salaires et patrimoine prennent le dessus en haut. À l'opposé, la ponction fiscale (poste négatif) s'amplifie nettement vers les déciles supérieurs.
Chez les ménages les plus modestes de Marennes-Hiers-Brouage, les prestations et pensions amortissent la chute des revenus d'activité; chez les plus aisés, le patrimoine monte en puissance à mesure qu'on progresse vers le D10.
Le niveau de vie varie fortement selon que le ménage est propriétaire de son logement ou locataire. Les propriétaires ont généralement un revenu plus élevé, tandis que les locataires du parc social comptent parmi les ménages les plus modestes. L'indice de Gini mesure les inégalités internes à chaque groupe.
Selon que le revenu principal provient d'un emploi salarié, d'une retraite, d'une activité indépendante ou du patrimoine, la médiane et la dispersion changent. Les ressources salariales et les pensions présentent une plage Q1-Q3 plus resserrée ; indépendants et patrimoine affichent des étendues nettement plus larges.
| Source | 1er quartile (Q1) | Médiane | 3e quartile (Q3) |
|---|---|---|---|
| Salaires et traitements | 17 370 € | 21 760 € | 27 290 € |
| Activités non salariées | 16 520 € | 24 980 € | 36 770 € |
| Pensions, retraites et rentes | 17 380 € | 22 700 € | 27 580 € |
D'un côté le revenu déclaré (brut, avant prélèvements et hors prestations), de l'autre le revenu disponible (après impôts directs et après prestations). La distance qui les sépare donne une lecture concrète de l'impact de la redistribution sur les ménages communaux.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| 1er quartile (Q1) | 15 300 € | 16 710 € |
| Médiane | 21 490 € | 21 900 € |
| 3e quartile (Q3) | 27 980 € | 27 450 € |
| Indice de Gini | 0,29 | 0,22 |
| Effet de la redistribution | +410 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Trois indicateurs structurent la lecture du marché du travail local. Le taux d'activité agrège emploi et chômage chez les 15-64 ans, le taux d'emploi isole strictement les personnes en poste, et le taux de chômage exprime, sur les seuls actifs, la fraction en recherche (au sens INSEE, plus large que la statistique de France Travail).
Cette ventilation par sexe et par âge met en évidence des écarts récurrents. Le taux de chômage atteint typiquement ses plus hauts niveaux chez les 15-24 ans (parcours encore en formation), et tend à se résorber à mesure que l'on monte dans les tranches d'âge actives.
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 72,9 % | 62,5 % | 14,2 % |
| Hommes | 74,3 % | 63,6 % | 14,4 % |
| Femmes | 71,6 % | 61,5 % | 14,1 % |
| 15-24 ans | 52,1 % | 36,5 % | 30,0 % |
| 25-54 ans | 91,2 % | 79,7 % | 12,6 % |
| 55-64 ans | 49,3 % | 43,4 % | 11,9 % |
Les postes recensés ici sont les emplois physiquement implantés dans la commune, classés selon la nomenclature INSEE des CSP. À ne pas confondre avec les CSP des habitants : une partie des emplois locaux est tenue par des actifs résidant ailleurs.
Premier groupe de l'emploi local, les Employés représentent 33,0 % des postes occupés sur le territoire communal.
On retrouve ici la nomenclature simplifiée en cinq grands secteurs. Selon le profil de la commune, le pôle moteur varie : agriculture dans les territoires ruraux, industrie ou construction dans les bassins productifs, services publics (administration-éducation-santé) dans les chefs-lieux.
À Marennes-Hiers-Brouage, 42,7 % des postes relèvent du secteur Commerce, transports, services, qui structure le bassin d'emploi local.
Comment les actifs de la commune se rendent-ils au travail ? La voiture reste largement dominante en France, surtout en zone rurale. Les transports en commun et le vélo sont plus fréquents dans les grandes agglomérations.
Dominante: Voiture concentre 82,1 % des déplacements domicile-travail des actifs de Marennes-Hiers-Brouage.
Cette ventilation rapproche les contrats de longue durée (CDI du privé et statuts publics titularisés) des formats plus courts ou plus précaires (CDD, intérim, apprentissage). En France, les premiers constituent traditionnellement la majorité des postes salariés.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (82,9 %), signal de la solidité du marché du travail local.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Répartition des habitants selon leur plus haut diplôme obtenu. Seule la population non scolarisée de 15 ans ou plus est prise en compte (les étudiants en cours d'études sont exclus). La catégorie « Sans diplôme » inclut le CEP (certificat d'études primaires).
Du niveau le plus bas (sans diplôme) au plus élevé (bac+5 et plus). Un taux élevé de bac+5 et plus indique une commune avec beaucoup de cadres et professions intellectuelles. Un taux élevé de CAP-BEP est typique des communes ouvrières ou artisanales.
À Marennes-Hiers-Brouage, 25,9 % de la population non scolarisée n'a aucun diplôme, indicateur utile pour situer le capital scolaire local.
Comparaison du niveau d'études entre hommes et femmes. Depuis les années 2000, les femmes sont en moyenne plus diplômées que les hommes dans les jeunes générations, tandis que l'inverse prévaut chez les plus de 60 ans.
Le graphique reporte, pour chaque classe d'âge, la proportion de personnes encore inscrites dans un cycle d'études. La scolarisation est mécaniquement totale de 6 à 14 ans (obligation légale), reste très élevée en maternelle et au lycée, puis s'effrite à mesure que les jeunes basculent vers l'emploi. Un fort taux chez les 18-24 ans trahit une présence étudiante notable.
La courbe par âge de Marennes-Hiers-Brouage permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Le graphique CAF détaille la composition des 1 025 foyers aidés de Marennes-Hiers-Brouage, avec un trio de tête aides au logement / prime d'activité / RSA.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante (source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées (artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
| # | Établissement | Activité | Tranche d'effectif |
|---|---|---|---|
| #1 | CENTRE E. LECLERC | Commerce (NAF 47.11F) | 100 à 199 salariés |
| #2 | EHPAD DU CENTRE HOSPITALIER DE MARENNES | Santé humaine et action sociale (NAF 87.10A) | 100 à 199 salariés |
| #3 | LES HUITRES TAFFORET | Agriculture, sylviculture, pêche (NAF 03.21Z) | 50 à 99 salariés |
| #4 | CENTRE HOSPITALIER DUBOIS MEYNARDIE | Santé humaine et action sociale (NAF 86.10Z) | 50 à 99 salariés |
| #5 | MAIRIE | Administration publique (NAF 84.11Z) | 50 à 99 salariés |
| #6 | OLERON STP | Industrie manufacturière (NAF 20.30Z) | 20 à 49 salariés |
| #7 | COLLEGE JEAN HAY | Enseignement (NAF 85.31Z) | 20 à 49 salariés |
| #8 | INTERMARCHE | Commerce (NAF 47.11D) | 20 à 49 salariés |
| #9 | SAS ROGER BERTRAND | Industrie manufacturière (NAF 25.62B) | 20 à 49 salariés |
| #10 | SOCIETE REGONDEAU | Construction (NAF 43.32A) | 20 à 49 salariés |
La commune participe a 1 programme national d'appui aux territoires, pilote par l'Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT). Ces dispositifs apportent un accompagnement humain (chef de projet), une ingenierie technique et des financements pour revitaliser le territoire.
Dispositif qui accompagne les communes rurales de moins de 20 000 habitants dans la revitalisation de leurs centres-bourgs.
Source : Agence Nationale de la Cohesion des Territoires (ANCT) — programmes Action Coeur de Ville, Petites Villes de Demain, Villages d'Avenir, Fabriques de Territoire. En savoir plus sur anct.gouv.fr.
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | Videoprotection - mise en securite de batiments communaux et d'espaces publics | 82 019 € | 25 608 € | 31,2 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
1 structure France Services labellisee a Marennes-Hiers-Brouage. France Services regroupe en un meme lieu les demarches administratives courantes (CAF, Pole emploi, impots, CPAM, etc.).
Source : ANCT - France Services (structures labellisees) — Licence Ouverte 2.0
Marennes-Hiers-Brouage héberge 589 établissements, soit 9,6 pour 100 habitants. On dénombre 64 créations récentes, soit 10,9 % du parc existant. L'économie locale est portée par Commerce, transports, hébergement et restauration (29 %) et Activités scientifiques, techniques, services administratifs (16 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0