Petite commune de 139 habitants, Rosières vit au rythme d'une économie rurale traditionnelle. Le niveau de vie médian y dépasse nettement la moyenne française.
Seuls 9,1 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Paris et Baron. Les ouvriers forment la catégorie socioprofessionnelle dominante (100,0 % des emplois).
Un projet a été subventionné par l'État pour 7 248 € d'aides d'investissement.
À Rhuis, commune similaire à 14 km, le revenu médian est de 28 910 €
Le niveau de vie moyen de Rosières — 29 530 € de médiane — se situe au-dessus du repère hexagonal. À l'échelle départementale, la médiane dans l'Oise s'élève à 23 350 €, soit environ 6 180 € de moins qu'à Rosières.
Parmi les 85 actifs recensés, le chômage (7,2 %) et le taux d'emploi (77,8 %) se situent dans la norme française. Côté CSP, les ouvriers (100,0 %) arrivent en tête, suivis des Agriculteurs exploitants (0,0 %).
Selon Sirene (2023), Rosières compte 6 établissements actifs, dans un tissu encore fortement lié à l'agriculture. Sur le plan sectoriel, activités financières et d'assurance concentre 33,3 % des unités productives. En 2024, 1 établissement a été créé, dans une trajectoire décennale à +50,0 % — une dynamique de création forte.
Selon l'OFGL, l'exercice 2024 laisse 154 €/hab d'épargne brute pour 593 €/hab de recettes: une gestion financière saine. Côté solvabilité, il faudrait 3,1 années d'épargne brute pour solder la dette, pendant que l'investissement atteint 0 €/hab.
La pression fiscale sur le bâti est moyenne en 2024, à 41,56 % de taux global. Par rapport à la médiane départementale (51,48 %), l'écart communal atteint -9,92 points, pour une part communale pure à 37,18 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 24,37 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 17,98 %.
L'économie locale s'apprécie dans le cadre régional: Rosières est une commune des plaines flamandes. Côté navettes domicile-travail, 50 actifs vont travailler notamment vers Paris et Baron. Sur le versant social, la CAF dénombre 15 allocataires de Rosières.
Revenus, emploi, diplômes et prestations
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
Revenus déclarés vs disponibles
Le revenu déclaré est le revenu brut avant impôts et prestations sociales. Le revenu disponible est ce qui reste après redistribution (impôts déduits, prestations ajoutées). La différence entre les deux mesure l'effet de la redistribution sur le niveau de vie de la commune.
| Indicateur | Déclaré | Disponible |
|---|---|---|
| Médiane | 31 660 € | 29 530 € |
| Effet de la redistribution | -2 130 € sur la médiane | |
Source : Filosofi 2021 - Revenus disponibles localisés — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Le taux d'activité mesure la part des 15-64 ans qui travaillent ou cherchent un emploi. Le taux d'emploi ne compte que ceux qui travaillent effectivement. Le taux de chômage est la part des actifs qui sont sans emploi et en recherchent un (au sens du recensement, différent de celui de Pôle emploi).
Taux de chômage et d'emploi par sexe et âge
Comparaison des taux d'emploi et de chômage entre les hommes et les femmes, et entre les différentes tranches d'âge. Les jeunes (15-24 ans) ont généralement un taux de chômage plus élevé, en partie parce que beaucoup sont encore en études (d'où un faible taux d'activité).
| Catégorie | Taux d'activité | Taux d'emploi | Taux de chômage |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 83,8 % | 77,8 % | 7,2 % |
| Hommes | 93,5 % | 87,0 % | 7,0 % |
| Femmes | 75,5 % | 69,8 % | 7,5 % |
| 15-24 ans | 47,4 % | 42,1 % | 11,1 % |
| 25-54 ans | 92,6 % | 85,3 % | 7,9 % |
| 55-64 ans | 91,7 % | 91,7 % | 0,0 % |
Emplois par catégorie socioprofessionnelle
Répartition des emplois dans la commune selon la CSP (catégorie socioprofessionnelle). Il s'agit des emplois situés dans la commune (lieu de travail), pas nécessairement occupés par ses habitants.
La catégorie socioprofessionnelle dominante parmi les emplois situés de Rosières est Ouvriers (100,0 %), ce qui colore le profil du marché du travail local.
Emplois par secteur d'activité
Les 5 grands secteurs de l'économie. L'agriculture domine en milieu rural, tandis que le secteur administration, enseignement, santé est souvent le premier employeur des villes moyennes.
Premier employeur sectoriel, le Agriculture pèse 100,0 % des emplois situés à Rosières, signe du modèle économique local.
Modes de transport domicile-travail
Comment les actifs de la commune se rendent-ils au travail ? La voiture reste largement dominante en France, surtout en zone rurale. Les transports en commun et le vélo sont plus fréquents dans les grandes agglomérations.
Le mode de transport le plus utilisé pour se rendre au travail de Rosières est Voiture (74,4 % des actifs occupés).
Types de contrats de travail
Répartition des salariés selon leur type de contrat. Le CDI (contrat à durée indéterminée) et la fonction publique représentent généralement la majorité des emplois salariés.
La structure des contrats place CDI / Fonction publique en tête (92,2 %), signal de la solidité du marché du travail local.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
Répartition des habitants selon leur plus haut diplôme obtenu. Seule la population non scolarisée de 15 ans ou plus est prise en compte (les étudiants en cours d'études sont exclus). La catégorie « Sans diplôme » inclut le CEP (certificat d'études primaires).
Répartition par niveau de diplôme
Du niveau le plus bas (sans diplôme) au plus élevé (bac+5 et plus). Un taux élevé de bac+5 et plus indique une commune avec beaucoup de cadres et professions intellectuelles. Un taux élevé de CAP-BEP est typique des communes ouvrières ou artisanales.
Entre 16,0 % sans diplôme et — de diplômés du supérieur, la distribution de Rosières éclaire la trajectoire éducative des habitants.
Niveau de diplôme par sexe
Comparaison du niveau d'études entre hommes et femmes. Depuis les années 2000, les femmes sont en moyenne plus diplômées que les hommes dans les jeunes générations, tandis que l'inverse prévaut chez les plus de 60 ans.
Les femmes de Rosières sont plus fréquemment diplômées du supérieur que les hommes aux âges récents: l'écart s'élève à environ —.
Taux de scolarisation par tranche d'âge
Part de la population scolarisée au sein de chaque tranche d'âge. La scolarisation est quasi universelle entre 6 et 14 ans (obligation scolaire). Elle reste élevée en maternelle (2-5 ans) et au lycée (15-17 ans), puis diminue progressivement avec l'entrée dans la vie active. Un taux élevé chez les 18-24 ans signale la présence d'une importante population étudiante.
La courbe par âge de Rosières permet de repérer, au-delà de l'obligation scolaire, l'intensité de la poursuite d'études dans le supérieur au sein du territoire.
Source : Recensement de la population 2022 — INSEE — Licence Ouverte v2.0
À Rosières, 15 foyers sont allocataires CAF: aides au logement (1), prime d'activité (1) et RSA (1) dessinent la demande sociale effective.
Aides, programmes territoriaux et employeurs
Les dotations d'investissement de l'Etat (DETR, DSIL, DPV, DSID) financent les projets d'equipement des collectivites : renovation de batiments publics, mobilite, amenagements sportifs, eau et assainissement.
Projets finances en 2023
| Dispositif | Projet | Cout HT | Subvention | Taux |
|---|---|---|---|---|
| DETR | Travaux sur la toiture de l'église | 36 238 € | 7 248 € | 20,0 % |
Source : DGCL - Projets finances par les dotations d investissement (DETR/DSIL/DPV/DSID) — Licence Ouverte 2.0
Entreprises
Rosières héberge 6 établissements, soit 4,3 pour 100 habitants (-29 % vs médiane départementale). On dénombre 1 création récente, soit 16,7 % du parc existant. L'économie locale est portée par Activités financières et d'assurance (33 %) et Autres activités de services (33 %).
Source : SIDE - Démographie des entreprises — INSEE — Licence Ouverte v2.0
Finances locales
Les dépenses par habitant atteint 1 267 €/hab. à Montépilloy, commune de 159 hab. à 6 km
Les finances de Rosières sont saines avec une dette modérée de 473 €/hab et une capacité d'épargne de 154 €/hab. Le budget de fonctionnement dégage un excédent de 154 € par habitant.
Le budget de fonctionnement de Rosières affiche 593 € de recettes et 439 € de dépenses par habitant, soit une épargne brute de 154 €/hab (26 % des recettes) (-52 % par rapport à la médiane du département (913 €)). La pression fiscale foncière s'établit à 41,6 % (taux global), dans le quart inférieur du département. À noter : l'encours de dette s'établit à 473 € par habitant (-16 % par rapport à la médiane du département (561 €)).
Comptes de la commune — OFGL/DGFiP 2024
Les comptes des communes sont publiés par l'Observatoire des Finances et de la Gestion publique Locale (OFGL) à partir des données de la DGFiP. L'épargne brute (recettes − dépenses de fonctionnement) mesure la capacité d'autofinancement. Les montants par habitant permettent de comparer des communes de tailles différentes.
Structure budgétaire
Décomposition du budget communal en 2024. Les recettes de fonctionnement proviennent principalement des impôts locaux et des dotations de l'État. Les frais de personnel et les achats constituent les principaux postes de dépenses.
Côté fonctionnement, 86 k€ entrent et 64 k€ sortent; les charges de personnel concentrent l'essentiel des dépenses (12 %).
Évolution des finances
Évolution des principaux indicateurs financiers par habitant. L'épargne brute indique la santé financière de la commune : plus elle est élevée, plus la commune peut investir. L'encours de dette représente le capital restant dû.
La capacité d'autofinancement ressort à 154 €/hab en 2024 contre 41 €/hab en 2017, pour un encours de dette de 473 €/hab.
Source : Comptes des communes (OFGL) — DGFiP / OFGL — Licence Ouverte v2.0
Taux de fiscalité directe locale — REI/DGFiP 2024
Les taux d'imposition sont votés chaque année par les collectivités. Le taux global cumule les parts communale, intercommunale, départementale et taxes annexes (GEMAPI, syndicats). Depuis 2023, la taxe d'habitation ne s'applique plus qu'aux logements vacants et résidences secondaires.
Décomposition des taux
Le taux global se décompose entre la part communale (votée par le conseil municipal), la part intercommunale (EPCI), et d'éventuelles taxes annexes. Depuis 2021, la part départementale de la taxe foncière a été transférée aux communes.
| Taxe | Communal | Interco. | Autres | Global |
|---|---|---|---|---|
| Taxe foncière (bâti) | 37,18 % | 3,96 % | 0,42 % | 41,56 % |
| Taxe foncière (non bâti) | 19,15 % | 8,19 % | 0,72 % | 74,88 % |
| Taxe d'habitation | 13,84 % | 3,82 % | 0,32 % | 17,98 % |
| CFE | 0,00 % | 23,04 % | 1,33 % | 24,37 % |
| TEOM | — | — | — | 11,26 % |
Comparaison avec les moyennes
Positionnement des taux par rapport aux moyennes pondérées du département et de la France métropolitaine. Un écart positif signifie que la commune taxe davantage.
Le taux de foncier bâti (41,56 %) et de foncier non bâti (74,88 %) positionnent la fiscalité communale, avec un écart de -9,9 % pts sur la TFB face au département.
Évolution des taux
Évolution des taux globaux de 2021 à 2024. Les variations peuvent refléter les délibérations des collectivités ou la revalorisation annuelle des bases par l'État.
Sur 2021–2024, le taux global de TFB évolue vers 41,56 % (+0,42 % pts), tandis que la CFE s'établit à 24,37 %.
Source : REI - Fiscalité directe locale — DGFiP — Licence Ouverte v2.0
| Potentiel financier / habitant | 673 € vs moyenne strate 657 € (+2%) |
| Effort fiscal | 0,817 vs moyenne strate 0,975 |
| Strate démographique | Strate 1 Population DGF : 140 |
Le millesime 2019 est le plus recent en open data commune par commune ; DGCL fournit des donnees plus recentes uniquement via consultation web.
Source : https://www.data.gouv.fr/datasets/criteres-de-repartition-des-dotations-versees-par-letat-aux-collectivites-territoriales/ — DGCL - Criteres de repartition des dotations (2019) — Licence Ouverte 2.0