Revenu médian, chômage, activité et niveau de vie : les principaux indicateurs économiques de Saint-Julien-les-Rosiers.
Saint-Julien-les-Rosiers compte 3 533 habitants et présente un profil économique diversifié. Le revenu médian y est un peu en retrait par rapport à la moyenne nationale.
Seuls 13,4 % des actifs travaillent dans la commune, les autres rejoignant principalement Alès et Salindres. Parmi les principaux employeurs figurent MAIRIE et NET SERVICES.
La commune est éligible à l' Aide à Finalité Régionale.
21 770 €revenu médian+4% vs dept · -4% vs France
65,0 %Taux d'emploi+4% vs dept · -4% vs France
13,0 %Taux de pauvreté-41% vs dept · -19% vs France
Commune voisine de taille comparable, Bessèges (11 km) affiche 16 700 €
Le revenu médian communal — 21 770 € — s'aligne sur la moyenne nationale. Le repère départemental (20 930 €) reste comparable à la médiane de Saint-Julien-les-Rosiers. La dispersion des revenus est modérée (rapport interdécile: 2,7), les 10 % les plus modestes touchant moins de 13 180 € et les 10 % les plus aisés plus de 35 070 €.
Avec 11,9 % de chômage et 65,0 % de taux d'emploi, Saint-Julien-les-Rosiers connaît un marché du travail plus difficile que la moyenne. Première catégorie socioprofessionnelle locale: les artisans, commerçants, chefs d'entreprise, avec 31,5 % des emplois occupés.
Avec 232 établissements actifs en 2023, Saint-Julien-les-Rosiers présente un tissu à forte composante commerciale et de services. Dans la ventilation par secteur, construction pèse 20,7 % du stock d'établissements. Au millésime 2024, 43 nouveaux établissements ont été immatriculés, dans un contexte de dynamique de création forte (stock à +47,8 % sur la période). Le tissu local compte parmi ses principaux employeurs MAIRIE et NET SERVICES.
Sur l'exercice 2024, Saint-Julien-les-Rosiers dégage 173 €/hab d'épargne brute, signe d'une santé financière préservée. Côté solvabilité, il faudrait 3,0 années d'épargne brute pour solder la dette, pendant que l'investissement atteint 374 €/hab.
La pression fiscale communale sur le foncier bâti reste dans la moyenne française en 2024 (45,22 % de TFB globale). Comparée au département (51,18 % de médiane TFB), Saint-Julien-les-Rosiers présente un écart de -5,96 points — la part communale pure s'élève à 37,71 %. La cotisation foncière des entreprises (CFE) ressort à 32,42 %, la taxe d'habitation (résidences secondaires et vacants) atteint 23,79 %.
Le contexte régional pèse sur le profil économique — Saint-Julien-les-Rosiers est typique des villages de l'arrière-pays languedocien. L'ANCT classe Saint-Julien-les-Rosiers dans le dispositif d'Aide à Finalité Régionale (AFR), ce qui module certains dispositifs d'aide. Le nombre de navetteurs sortants — 1 151 — traduit une polarité résidentielle du territoire. Côté social, 525 allocataires sont identifiés par la CAF, dont 65 foyers perçoivent le RSA.
Revenus, emploi, diplômes et prestations
Données Filosofi 2021 — Revenus disponibles par unité de consommation
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (après impôts et prestations sociales) divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). L'UC permet de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles différentes : le premier adulte compte pour 1, chaque personne supplémentaire de 14 ans ou plus pour 0,5 et chaque enfant de moins de 14 ans pour 0,3.
21 770 €Revenu médianLa moitié des habitants gagne plus, l'autre moitié gagne moins
1 508Ménages fiscauxFoyers soumis à l'impôt sur le revenu dans la commune
0,22Indice de GiniMesure les inégalités : 0 = égalité parfaite, 1 = inégalité maximale
13,0 %Taux de pauvretéPart de la population vivant avec moins de 60 % du revenu médian national (soit environ 13 000 €/an)
50 %Ménages imposésPart des ménages fiscaux soumis à l'impôt sur le revenu
Distribution des revenus (déciles)
Pour comprendre la structure des revenus, on classe les ménages du plus modeste au plus aisé puis on les répartit en dix tranches d'effectifs identiques. Les bornes D1 et D9 encadrent ainsi 80 % des situations, tandis que la médiane partage la commune en deux. Plus la distance entre ces deux bornes est large, plus les écarts internes sont marqués.
Les déciles révèlent un écart de 2,7 entre les 10 % aux plus faibles revenus (13 180 €) et les 10 % les plus aisés (35 070 €), autour d'une médiane de 21 770 €.
Revenus par tranche d'âge
Cette comparaison croise revenu médian et âge du référent fiscal. La barre sombre indique la médiane de la classe d'âge (50 % au-dessus, 50 % au-dessous), tandis que la zone claire borne l'écart interquartile (Q1–Q3) regroupant le cœur de la distribution.
Au fil des âges de Saint-Julien-les-Rosiers, la médiane communale de 21 770 € masque un creux chez les jeunes actifs et un pic autour de 50-60 ans, avant le tassement lié à la retraite.
Composition des revenus
Ce schéma répartit les ressources des ménages selon leur nature. Salaires, revenus non salariés, pensions, revenus du capital (loyers, dividendes, plus-values) et transferts sociaux composent le revenu disponible moyen. Les impôts directs étant déduits séparément (poste négatif), le total des sources positives peut excéder 100 %.
À Saint-Julien-les-Rosiers, les salaires et traitements pèsent 59,3 % du revenu disponible, les pensions et retraites 34,5 %, le patrimoine 6,2 % et les prestations sociales 4,7 %.
Revenus par type de ménage
La taille et la structure du foyer pèsent fortement sur le niveau de vie : deux actifs sans enfant disposent généralement de la meilleure marge, alors que les familles monoparentales et les personnes seules ressortent comme les groupes les plus vulnérables. Le diagramme combine médiane (foncé) et plage Q1–Q3 (clair).
La comparaison par type de ménage de Saint-Julien-les-Rosiers situe la médiane communale à 21 770 €: les couples sans enfant sont généralement au-dessus, les familles monoparentales et personnes seules en dessous.
Composition des revenus par décile de niveau de vie
Ce graphique montre comment la nature des revenus se transforme à mesure que le niveau de vie augmente. Aux ménages des premiers déciles, les transferts sociaux apportent souvent un complément majeur. Plus haut, ce sont les salaires et les revenus du capital qui dominent, et la facture fiscale (négative) se concentre sur les plus aisés.
La composition par décile de Saint-Julien-les-Rosiers met en évidence le basculement progressif: poids majeur des prestations sociales chez les plus modestes (D1-D3), domination des salaires puis du patrimoine chez les plus aisés.
Revenu médian selon le statut d'occupation du logement
Selon que le ménage est propriétaire, locataire du parc privé ou locataire HLM, le revenu médian peut varier sensiblement. Le statut le plus aisé reste habituellement la propriété, le plus modeste le logement social. L'indice de Gini renseigne sur la dispersion des revenus au sein de chaque catégorie.
23 230 €PropriétairesGini : 0,21
18 430 €LocatairesGini : 0,23
18 710 €Locataires du parc privéGini : 0,23
Revenu médian par source de revenu
On distingue ici les ménages par la source principale de leur revenu. Les salaires et les pensions offrent typiquement un profil régulier (écart Q1-Q3 contenu) ; à l'inverse, l'activité non salariée et les revenus du patrimoine donnent lieu à des situations plus hétérogènes.
Source
1er quartile (Q1)
Médiane
3e quartile (Q3)
Salaires et traitements
17 730 €
22 230 €
28 240 €
Pensions, retraites et rentes
17 160 €
21 720 €
27 170 €
Revenus déclarés vs disponibles
Le revenu déclaré est le revenu brut avant impôts et prestations sociales. Le revenu disponible est ce qui reste après redistribution (impôts déduits, prestations ajoutées). La différence entre les deux mesure l'effet de la redistribution sur le niveau de vie de la commune.
Données du recensement 2022 — Population de 15 à 64 ans
Parmi les 15-64 ans, le taux d'activité additionne les personnes en emploi et celles à la recherche d'un travail ; le taux d'emploi ne retient que les premières. Quant au taux de chômage, il rapporte les chômeurs au seul total des actifs (et suit la définition INSEE du recensement, plus large que celle de France Travail).
65,0 %Taux d'emploiPart des 15-64 ans occupant un emploi
11,9 %Taux de chômagePart des actifs sans emploi (au sens du recensement)
73,8 %Taux d'activitéPart des 15-64 ans actifs (employés + chômeurs)
1 339Actifs occupésNombre de personnes en emploi
Taux de chômage et d'emploi par sexe et âge
Cette ventilation par sexe et par âge met en évidence des écarts récurrents. Le taux de chômage atteint typiquement ses plus hauts niveaux chez les 15-24 ans (parcours encore en formation), et tend à se résorber à mesure que l'on monte dans les tranches d'âge actives.
Catégorie
Taux d'activité
Taux d'emploi
Taux de chômage
Ensemble
73,8 %
65,0 %
11,9 %
Hommes
75,5 %
67,1 %
11,2 %
Femmes
72,1 %
62,9 %
12,7 %
15-24 ans
36,6 %
27,8 %
24,1 %
25-54 ans
92,1 %
81,5 %
11,6 %
55-64 ans
55,4 %
51,0 %
8,0 %
Emplois par catégorie socioprofessionnelle
Les emplois sont décomposés par CSP (cadres, professions intermédiaires, employés, ouvriers, artisans-commerçants, agriculteurs). On lit ici le tissu d'emplois présent dans la commune, pas la structure socioprofessionnelle des ménages résidents.
À Saint-Julien-les-Rosiers, la répartition CSP place en tête les Artisans, commerçants, chefs d'entreprise (31,5 %), indicateur du type d'activités implantées sur la commune.
Emplois par secteur d'activité
Découpage des emplois locaux entre les cinq grandes branches INSEE : agriculture, industrie, construction, commerce / transports / services divers, et administration-enseignement-santé-social. En milieu rural, l'agriculture pèse souvent le plus ; ailleurs, c'est fréquemment le secteur administration-éducation-santé.
Le secteur Commerce, transports, services domine l'emploi de Saint-Julien-les-Rosiers avec 46,6 % des postes, devant les autres grands secteurs d'activité économique.
Modes de transport domicile-travail
Pour les trajets domicile-travail, la voiture demeure le moyen le plus utilisé en France, surtout en milieu rural ou périurbain. Les modes alternatifs — transports en commun, vélo, marche — pèsent davantage à mesure que l'on se rapproche des cœurs d'agglomération.
Le mode de transport le plus utilisé pour se rendre au travail de Saint-Julien-les-Rosiers est Voiture (94,1 % des actifs occupés).
Types de contrats de travail
Répartition des salariés selon leur type de contrat. Le CDI (contrat à durée indéterminée) et la fonction publique représentent généralement la majorité des emplois salariés.
À Saint-Julien-les-Rosiers, CDI / Fonction publique concerne 87,7 % des salariés, repère utile pour apprécier la stabilité de l'emploi local.
Population de 15 ans ou plus non scolarisée — Recensement 2022
La structure des diplômes décrite ici concerne les résidents de 15 ans ou plus n'étant plus scolarisés. Pour chacun, on retient son plus haut niveau obtenu ; les personnes encore en cursus n'entrent pas dans le total. Le palier « Sans diplôme » incorpore les anciens titulaires du CEP.
Répartition par niveau de diplôme
La distribution couvre tous les niveaux, du « sans diplôme » au bac+5 et plus. Un taux élevé de diplômés du supérieur signe une commune à forte proportion de cadres et de professions intellectuelles, tandis qu'une part importante de CAP-BEP renvoie à un héritage ouvrier ou artisanal.
La part sans diplôme atteint 17,1 % de Saint-Julien-les-Rosiers, donnée utile pour lire le tissu humain de la commune.
Niveau de diplôme par sexe
Les courbes par sexe rendent visible un retournement historique. Dans les générations récentes, le niveau d'études moyen des femmes dépasse celui des hommes ; au-delà de 60 ans, le rapport reste à l'inverse au profit des hommes, reflet d'une scolarisation plus tardive des femmes.
Taux de scolarisation par tranche d'âge
Le graphique reporte, pour chaque classe d'âge, la proportion de personnes encore inscrites dans un cycle d'études. La scolarisation est mécaniquement totale de 6 à 14 ans (obligation légale), reste très élevée en maternelle et au lycée, puis s'effrite à mesure que les jeunes basculent vers l'emploi. Un fort taux chez les 18-24 ans trahit une présence étudiante notable.
Le profil de scolarisation par âge de Saint-Julien-les-Rosiers suit la norme française: quasi universelle de 6 à 14 ans, forte entre 15 et 17 ans, puis décroissante à partir de 18 ans en fonction de la présence d'une population étudiante.
Parmi les 525 foyers allocataires de Saint-Julien-les-Rosiers, 1 perçoivent une aide au logement, 1 la prime d'activité et 1 le RSA — la hiérarchie des prestations éclaire le profil social local.
Aides, programmes territoriaux et employeurs
Commune plutôt résidentielle : 1 151 actifs quittent la commune chaque jour pour travailler ailleurs, contre 0 navetteurs entrants.
13,4 %
Travaillent dans la commune ?
(en moyenne 37,9 % dans le Gard · 33,7 % en France)
La commune bénéficie de 1 dispositif d'aides territoriales. Ces classements ouvrent droit à des exonérations fiscales, des aides à l'implantation ou des moyens publics renforcés pour les entreprises et les habitants concernés.
AFR
Aide à Finalité Régionale (standard)
AFR 2022-2027
Commune éligible aux aides à finalité régionale : subventions d'investissement, exonérations fiscales pour les grandes entreprises industrielles ou tertiaires qui créent de l'emploi dans des territoires en retard de développement.
Source : Agence Nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT) — zonages FRR, ZRR, QPV, AFR, ZFU.
Les principaux établissements employeurs, classés par tranche d'effectif décroissante
(source : base Sirene 2026). Certaines dénominations ne sont pas publiées
(artisans, professions libérales, structures ayant exercé leur droit à l'opposition).
#
Établissement
Activité
Tranche d'effectif
#1
MAIRIE
Administration publique (NAF 84.11Z)
20 à 49 salariés
#2
NET SERVICES
Services administratifs et de soutien (NAF 81.22Z)
20 à 49 salariés
#3
ECOLE ELEMENTAIRE
Enseignement (NAF 85.20Z)
10 à 19 salariés
#4
K HELIOS
Construction (NAF 43.22B)
10 à 19 salariés
#5
ESPACE METAL ESPACE THERMOLAQUAGE ESPACE CARROSSERIE ESPACE VENTES
Commerce (NAF 45.20A)
10 à 19 salariés
5 établissements de 10 salariés et plus
répertoriés sur la commune au total.
Source : INSEE, base Sirene (Licence Ouverte Etalab).
Soit 1,42 établissement de 10 salariés et plus pour 1 000 habitants
(moyenne Gard : 4,90 · moyenne France : 6,21).
Saint-Julien-les-Rosiers héberge 232 établissements, soit 6,6 pour 100 habitants (-30 % vs médiane départementale). On dénombre 43 créations récentes, soit 18,5 % du parc existant. L'économie locale est portée par Construction (21 %) et Commerce, transports, hébergement et restauration (20 %).
232établissements actifs
43Créations en 2024
18,5 %Taux de création
48
Construction
46
Commerce, transports, hébergement et restauration